Intelligence Économique & Gouvernance

L’observation est un précieux outil dans la gouvernance des entreprises

L’observation, l’esprit de curiosité, le souci du détail sont de précieux outils que nous pouvons développer pour mieux gérer nos entreprises et organisations.

👉 Que peut-on améliorer ?

👉 Que peut-on numériser ?

👉 Que peut-on automatiser ?

Ces trois questions sont en permanence dans mon esprit. Lorsque je suis sur un nouveau poste ou une nouvelle fonction, ces trois questions sont ma planche de salut pour améliorer l’existant.

L’amélioration continue de ce qui fonctionne à tout le temps été une de mes obsessions. Et c’est grâce à l’observation minutieuse de mon environnement, à l’écoute attentive de mes collaborateurs et partenaires, à mon esprit de curiosité très développé ainsi qu’au souci du détail que j’arrive à trouver des issues.

Un délai sera toujours nécessaire pour envisager les choses sous de nouveaux angles. Généralement, je me suis toujours donné au moins trois mois avant de décider de quoique ce soit, à l’exception, bien sûr, de tout ce qui nécessite une décision d’urgence et l’urgence ne peut jamais attendre.

Finalement c’est vous qui décidez de la durée de votre période d’observation. Il n’y a pas de grandes règles, c’est plutôt au filling, au jugé et au ressenti : Du bon sens en fait. Bien entendu, évitez de trop attendre, un délai d’observation trop long est à banir et cela reste valable également pour la précipitation. Comme le dit si bien l’adage, il ne sert à rien de courir, il faut partir à point.

Merci pour votre attention 😊.

(C) 2023 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Business – Éthique & Réseaux sociaux

LinkedIn est un réseau professionnel mais c’est également un réseau social, nous avons tendance à l’oublier. J’ai souvent lu sur des publications que LinkedIn n’est pas du tout comme Facebook : C’est tout faux. LinkedIn et Facebook sont tous les deux des réseaux sociaux (c’est à dire constitués d’êtres humains) avec quelques petites différences. LinkedIn et Facebook s’adressent, par exemple, à des personnes différentes.

LinkedIn est une communauté qui est constituée par des êtres humains mais des êtres humains qui exercent des fonctions ou des responsabilités dans des entreprises ou organisations, et ces dernières sont mises en avant. Au sein de Facebook, nous sommes sur un autre registre. Les hommes (ou femmes) sont les mêmes mais avec des objectifs et enjeux totalement différents.

Depuis quelques années, LinkedIn est entrain de changer pour se transformer de réseau social par excellence dans le monde du B to B (Business to Business) en réseau social privilégiant le H to H (Human to Human). C’est l’humain qui est mis en avant aujourd’hui, non le business, et la tendance s’accentue de plus en plus fortement.

Que signifie tout cela en pratique ?

Les produits et services n’intéressent plus personne sur Linkedin et n’essayez surtout pas de les vendre directement : C’est peine perdue. La fonction de vendeur de produits ou de services est presque bannie et l’action de l’algorithme de LinkedIn vous le fera ressentir très fortement lorsque vous tenterez de placer votre produit ou service dans une publication. Le Blocage de votre publication est immédiat et très peu de personnes la verront.

Ce sont les valeurs humaines qui sont désormais valorisées par l’algorithme dans les publications et c’est bon à savoir :

▪︎ 👉 Parlez-nous de vous !

▪︎ 👉 Dites-nous qui vous êtes ?

▪︎👉 Quelles sont vos valeurs ?

▪︎👉 Qu’est-ce que vous aimez en premier ?

▪︎👉 Qu’est-ce qui vous fait horreur ?

▪︎👉 Quels sont vos retours d’expérience ?

▪︎👉 Quels sont les meilleurs moments de votre vie durant lesquels vous avez énormément appris ? Dites-le nous !

Nous sommes acheteurs de tout cela ! Désormais sur LinkedIn, les gens préfèrent « acheter » de « bonnes personnes » plutôt que de bon produits. À retenir !

L’auteur à succès Simon Sinek l’avait déjà très bien compris et il le disait souvent dans ses conférences et ses livres : « Ce que les gens achètent, ce n’est pas ce que vous faites, mais pourquoi vous le faites. Le but n’est pas de faire du Business avec tous ceux qui ont besoin de votre produit. Le but est de faire du business avec les gens qui croient en ce que vous croyez. »

Nos amis marketeurs ont du pain sur la planche pour pouvoir s’adapter à cette nouvelle situation qui pourrait être tout simplement résumée en trois mots : Éthique des affaires.

Évitons à tout pris le « washing » qui est une très mauvaise stratégie. Pour ceux qui ne le savent pas, le washing en marketing peut se résumer en quelques mots : Mentir pour faire du profit. L’entreprise va donc chercher à se donner une image positive, qui est en fait en décalage avec la réalité.

Washing = Blanchiment = Lavage

Cela se fait soit directement avec des messages trompeurs, soit indirectement en faisant diversion. Choisissons plutôt l’authenticité et la responsabilité et faisons du chiffre d’affaire en toute éthique et en respectant nos propres valeurs.

C’est cela le futur du business et il y a de la place pour tout le monde.

Merci 😊.

(C) 2023 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

L’Algérie peut-elle être un jour une Start-up Nation ?

Je viens juste de supprimer mon dernier article « L’Algérie peut-elle être une Start-up Nation ? » et ce juste pour éviter d’induire en erreur mes lecteurs tout en apportant aujourd’hui plus de matière afin de mieux les éclairer.

Dans l’article supprimé, j’avais posé quelques questions parmi lesquelles je souhaitais savoir pourquoi la jeune équipe de créateurs Farm AI n’a pas été prise en charge par une structure publique et officielle dédiée aux Startups relevant du Ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises.

Pour cette question, il faut reconnaître que j’avais tout faux et que j’étais dans l’erreur. C’est grâce à un de mes contacts sur LinkedIn que j’ai pu être informé de mon ignorance et qu’il en soit remercié pour cela.

Finalement, la jeune équipe de Farm AI a donc bien été prise en charge par Algeria Venture. Je rappelle pour ceux qui ne le savent pas (et dont je faisais partie mais plus maintenant) Algeria Venture est une initiative du gouvernement algérien à travers la coordination entre le Ministère de l’Economie de la Connaissance, des Startups et des Micro-entreprises et la Compagnie Nationale Sonatrach en tant que sponsor principal et contributeur à l’inclusion des startups.

Mais… Il y aura toujours un mais.

Quelle à été la qualité de la prise en charge de Farm AI par Algeria Venture ?

Je ne m’exprimerais pas sur la qualité de cette prise en charge, toutefois, je vous dirais juste que la communication de Algeria Venture n’est pas parfaite et pourrait être améliorée dans l’avenir. Une petite visite de la page sur LinkedIn de Algeria Venture vous permettra de vous faire une petite idée par vous-même et m’éviter ainsi de polémiquer.

Même la communication officielle n’a pas été à la hauteur pour lever les ambiguïtés et clarifier les choses. Aucune structure officielle n’a mis en évidence que les jeunes créateurs de Farm AI sont pris en charge dans un dispositif public et Algeria Venture n’a à aucun moment été citée comme un acteur incontournable de cet événement : Beaucoup de choses sont donc perfectibles.

Le reste des questions :

Pourquoi tout le dispositif public et officiel dédié aux Startups n’a pas été capable de capter ces talents pour les prendre en charge ?

Avons-nous pris toutes les mesures pertinentes et intelligentes pour capter le génie de nos jeunes innovateurs ou sommes-nous toujours dans des schémas anciens et rétrogrades ?

Comment que nos jeunes créateurs arrivent aujourd’hui à capter l’intérêt des structures officielles dédiées aux Startups pour être pris en charge ? Le mérite ? Les nouvelles idées ou idées originales ? Le réseau de relations ? Le parrainage ? Le mentoring ? Un autre système « spécial » ?

Je ne vous cache pas que ces questions découlent directement de certaines de mes croyances que je vous partage aujourd’hui :

1- Je ne pense pas que l’état puisse un jour devenir un entrepreneur et ce n’est nullement sa vocation. La seule fonction acceptable pour un état serait la régulation. Quand on parle de régulation de l’économie, l’état dispose de deux leviers fondamentaux : Le taux d’intérêt bancaire et la fiscalité. Un gros chantier en perspective.

2- Est-ce que L’Algérie peut devenir un jour une Start-up Nation ? Je ne le pense pas. L’innovation, la créativité, l’entrepreneuriat relèvent de la sphère privée et non de la sphère publique. Injecter de l’argent public pour encourager des Start-up n’est pas une bonne idée et présente énormément de risques (de corruption, de trafic d’influence, de déviations comportementales et j’en passe).

3- Je vous rappelle juste que les champions mondiaux des Start-up sont Américains et aux States, il n’ont pas de Ministère dédié aux Start-up mais ils ont quand même la Silicon Valley. Cette dernière observation pertinente m’a été faite par un de mes contacts sur LinkedIn et il avait tout à fait raison. Laissons donc le soin à des fonds privés à risque d’investir dans le monde des Start-up.

Merci pour votre attention 😊

(C) 2023 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter