En application des dispositions de l’instruction n° 05-2025 du 17 juillet 2025 relative au droit de change pour voyage à l’étranger, la présente note a pour objet de préciser les modalités de mise en œuvre des conditions d’octroi dudit droit.
Il est ainsi rappelé aux banques la nécessité d’observer rigoureusement les prescriptions de l’instruction n°05-2025, notamment celles de son article 10 et d’appliquer systématiquement les dispositions législatives et réglementaires en vigueur à l’effet de s’assurer que les capacités financières du bénéficiaire effectif lui permettent de s’acquitter du montant afférent à l’opération pour son propre compte et/ou au profit des personnes apparentées, telles que définies dans l’instruction n°05-2025 sus visée.
Dans ce cadre, l’octroi de ce droit de change est désormais subordonné à la détention par le demandeur, d’un compte bancaire ouvert auprès de la banque domiciliataire. Les banques doivent, à ce titre, mettre en œuvre l’ensemble des mesures de vigilance prévues par les textes en vigueur, notamment celles relatives à la connaissance du client, à la vérification de l’identité et à l’évaluation de la cohérence des opérations avec le profil du titulaire.
Le règlement de la contrevaleur en dinars du montant en devises doit être effectué exclusivement par des moyens scripturaux émis par les banques, tels que la carte CIB, le chèque bancaire ou tout autre instrument scriptural autorisé. Les paiements en espèces ne sont plus admis.
Par ailleurs, les banques doivent aviser les bénéficiaires ayant séjourné à l’étranger pour une durée effective inférieure à sept (07) jours, qu’ils doivent restituer le montant du droit de change perçu, sous peine de s’exposer à la perte du droit de change pour une durée de cinq (05) années, sans préjudice de poursuites judiciaires.
Les mesures visées ci-dessus visent à sécuriser les conditions d’octroi de ce droit, à assurer son utilisation par les seuls bénéficiaires effectifs et à garantir le bon déroulement de l’opération, à même d’offrir davantage de confort et de sécurité pour le citoyen.
Aussi, les banques sont invitées à prendre, sans délai, les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre des dispositions de la présente.
La présente note prend effet à compter de la date de sa signature.
Ce sont les termes de la note aux banques portant le N° 01/DGIG/2025 du 15 décembre 2025, rédigée et signée par le Directeur Général de l’Inspection Générale de la Banque d’Algérie.
Traduction et interprétation
À travers cette note très explicite, les autorités financières algériennes serrent les vis pour accéder à l’allocation touristique.
Le but recherché ?
Limiter le nombre de citoyens qui vont bénéficier de cette allocation.
Pourquoi ?
Officieusement, c’est l’existence de tentatives de fraudes avérées qui sont à l’origine de ces mesures.
Les non-dits ?
Est-ce que les réserves de changes se sont contractées ces derniers temps entraînant ainsi ces mesures ?
Et si c’est le cas, que faudrait-il faire ?
Il ne faut pas vivre au-dessus de ces moyens et revenir à un mode de gestion plus prudent : Annuler de manière temporaire l’octroi de l’allocation touristique jusqu’à nouvel ordre.
Est-ce qu’il faut alors revenir à l’allocation de 100 Euros ?
La réponse est négative bien sur et ce pour préserver la dignité des Algériens.
Tu n’as pas les moyens, tu restes chez toi.
(C) 2025 Labdi Abdeldjelil
