Intelligence Économique & Gouvernance

Qui a parlé de médiocrité et d’incompétence en Algérie ?

Tout le monde parle de médiocrité et d’incompétence en Algérie, mais sachez bien une chose : La médiocrité, l’incompétence et je dirais aussi la débilité sont un « patrimoine » [sic] universel très bien partagé entre toutes les nations du monde. Même aux States il y a des débiles, des médiocres et des incompétents, suivez mon regard en direction de cette casquette rouge.

Vous avez des doutes, alors je vous conseillerais de lire en toute urgence le merveilleux livre de Laurence J. Peter & Raymond Hull intitulé « Le Principe de Peter » que je pourrais peut être vous offrir si vous ne l’avez pas encore lu (voir ma proposition en fin d’article).

« Le principe de Peter » vous plongera dans l’émerveillement, en vous faisant découvrir que votre patron, votre chef de service,votre contremaître… sont moins compétents que vous ne le croyez. Vous serez étonné de constater que, malgré cette incompétence, ils ont pu s’élever aussi haut dans l’échelle sociale. Peut-être vous poserez-vous la question : Et moi alors ?

J’ai lu pour la première fois ce livre au cours de l’année 1990 et je pensais en ce temps que notre pays était bien sous-developpé, constitué essentiellement de personnes incapables, médiocres et incompétentes. Je le reconnais aujourd’hui, j’avais tout faux et ce magnifique livre est venu remettre de l’ordre en relativisant quelques peu les choses.

En première conclusion, je dirais sans l’ombre d’un doute que la médiocrité, l’incompétence et la débilité sont donc bien universelles et présentes dans tous les pays du monde sans exception aucune. Tout le monde est concerné par ce fléau mondial bien humain. Vous avez encore des doutes, regardez ce qui se passe en ce moment même au Trocadero.

Revenons maintenant à notre médiocrité, incompétence et débilité bien nationales.

Ne nous fourvoyons pas et regardons les choses avec courage et lucidité. Pour être honnête, la médiocrité était déjà présente à notre indépendance en 1962 mais elle s’est installée durablement à partir du début des années 80 en perdurant à ce jour. C’est une vérité qu’il est difficile d’accepter, je le sais, mais elle est bien là, active et manifeste, et il vous sera difficile de l’ignorer.

Vous avez des doutes ?

Je ne vous parlerais alors que d’un seul indicateur concret : Quelle est la langue de l’Algérie de 2025 ?

Nous sommes peut-être l’un des rares pays au monde qui fonctionne avec trois langues : Deux langues officielles (Arabe & Tamazight) et une langue officieuse, le français. Même notre état civil est bilingue (Arabe & Français). Est-ce normal ?

Vous voyez maintenant que s’il n’y avait pas de médiocrité et d’incompétence à un moment donné de notre histoire récente, rien ne serait arrivé.

Et je pourrais vous citer de multiples exemples du même genre !

Pour commencer à nous soigner (oui, il y a beaucoup de malades parmi nous), il faudrait se débarrasser de notre état d’esprit de victime qui rend les autres responsables de tous ses malheurs.

Et j’ajouterais par ailleurs que combattre frontalement le mal, la hogra, la marginalisation et tout autre situation vécue péniblement est une erreur stratégique qui vous fera foncer droit dans le mur.

La meilleure manière d’agir serait de diffuser de la bonne culture et du bien sans s’essouffler un instant et laisser le temps faire les choses. La bonne intelligence ne se décrète pas du jour au lendemain, ce n’est pas possible.

Si vous êtes en avance sur votre temps, ne reprochez pas aux autres de ne pas vous suivre, chacun est limité par sa propre perception des choses. Bien au contraire, essayez plutôt de vulgariser vos lumières et de les rendre accessibles au commun des mortels.

Vous n’avez pas d’autres choix si vous voulez convaincre les autres.

Les avis pourraient aussi être dans certains cas partagés, contraires ou contradictoires et il n’y a aucun souci à se faire pour cela, la vie continuera à se dérouler malgré tout.

Je ne suis nullement responsable de toute cette gabegie perçue autour de nous et je ne suis pas responsable de son élimination. Frantz Fanon s’est déjà exprimé sur cette question en affirmant que le peuple a le gouvernement qu’il mérite et qu’inversement, le gouvernement a aussi le peuple qu’il mérite.

Lorsque l’ignorance prends le dessus, il faut surtout s’en préserver, c’est une question de survie humaine.

La bonne stratégie serait donc de diffuser en permanence et en non-stop du bon savoir, de la bonne culture, des bonnes pratiques. Faire du bien sans hésitation aucune, partager vos expériences, vos savoirs et savoir-faire, et laisser le temps au temps pour changer les choses.

Nous ne pouvons contrer le mal que par la diffusion du bien, l’ombre ne peut être éliminée que grâce à la propagation de lumières et que l’élimination de la haine ne peut être réalisée que par une très large diffusion de l’amour inconditionnel.

أعود بالله من الشيطان الرجيم
بسم الله الرحمن الرحيم

لَا يُكَلِّفُ اللَّهُ نَفْسًا إِلَّا وُسْعَهَا ۚ لَهَا مَا كَسَبَتْ وَعَلَيْهَا مَا اكْتَسَبَتْ ۗ رَبَّنَا لَا تُؤَاخِذْنَا إِنْ نَسِينَا أَوْ أَخْطَأْنَا ۚ رَبَّنَا وَلَا تَحْمِلْ عَلَيْنَا إِصْرًا كَمَا حَمَلْتَهُ عَلَى الَّذِينَ مِنْ قَبْلِنَا ۚ رَبَّنَا وَلَا تُحَمِّلْنَا مَا لَا طَاقَةَ لَنَا بِهِ ۖ وَاعْفُ عَنَّا وَاغْفِرْ لَنَا وَارْحَمْنَا ۚ أَنْتَ مَوْلَانَا فَانْصُرْنَا عَلَى الْقَوْمِ الْكَافِرِينَ.
[Sourate Al-Baqarah – Aya 286]

———————

Si vous souhaitez lire le magnifique livre de Laurence Junior Peter & Raymond Hull « Le principe de Peter« , il suffit de vous abonner à ma Newsletter au lien ci-dessous :

Abonnement à Ma Newsletter ▶️

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Crise algéro-française : Ce que j’en pense ?

Les tensions entre la france et l’algérie semblent mener droit vers une rupture inévitable qui serait peut-être salutaire pour tous.

La droite et surtout l’extrême droite française, en entretenant un conflit d’un autre temps, a enfermé la france dans une logique dépassée.

Selon mes projections tirées de l’histoire commune algéro-française, cette rupture totale très probable pourrait marquer la fin de la 5ème République et l’émergence d’un renouveau fondé sur la diversité culturelle et éthnique comme richesse nationale.

Le paysage politique français a profondément changé, rendant obsolètes les clivages traditionnels entre droite et gauche. La mondialisation et ses impacts économiques ont contribué à cette transformation, redéfinissant les priorités pour chaque pays.

Face aux défis à venir, une république française plus inclusive et ouverte serait une réponse stratégique.

Pour cela, la france devra assumer pleinement son héritage colonial et s’appuyer sur sa diversité pour bâtir un avenir plus serein.

La diversité ethnique actuelle de la france sera sa future richesse, n’en déplaise aux radicaux de tout bord.

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Quelle est l’état de notre situation financière en 2025 ?

Début de citation : « Dans une démarche visant à garantir la stabilité financière des fonctionnaires et à répondre à leurs besoins essentiels, notamment à l’approche du mois sacré du Ramadan, le gouvernement a décidé de procéder au paiement des salaires du mois de mars 2025 via la méthode du « paiement à découvert ».

Il s’agit du troisième mois consécutif où cette mesure exceptionnelle est appliquée, soulignant ainsi l’engagement des autorités à assurer la régularité des rémunérations malgré les contraintes budgétaires. » Fin de citation.

Cette information a été diffusée par Algérie 360° hier le 01 mars 2025, premier jour du mois de Ramadhan.

Que celui qui a compris ce communiqué nous explique ce qui se passe.

Je ne suis pas financier mais je crois que les finances sont devenues des sciences très mystérieuses pour le citoyen ordinaire.

Que signifie la phrase suivante pour le citoyen lambda : Le gouvernement a décidé de procéder au paiement des salaires du mois de mars 2025 via la méthode du « paiement à découvert ».

Le mot clé étant bien sur le paiement à découvert.

Être en paiement à découvert, c’est une bonne chose ou plutôt une mauvaise chose ?

Moi, ce que je sais, c’est que lorsque ton compte bancaire est à découvert, cela signifie que ça va mal pour toi et qu’il va falloir se bouger pour rétablir ta situation financière qui est au rouge.

Est-ce que les comptes de l’état Algérien sont à découvert ?

Est-ce que l’Algérie n’a plus d’argent et donc incapable d’assurer les salaires de ces fonctionnaires ?

Nous avons, dans un passé très récent, déjà entendu ce type de discours délivré par un ex-premier ministre aujourd’hui incarcéré. N’oublions pas que c’est le troisième mois de l’année 2025 où les salaires sont payés à découvert.

Le discours officiel et les rapports des institutions financières internationales (Banque Mondiale & FMI notamment) nous disent tous que tout va bien et qu’en Algérie tous les signaux sont au vert. Il a même été avancé que l’Algérie est devenue la 3ème économie du continent Africain.

Que celui qui sait, éclaire notre lanterne.

Les finances publiques sont-elles devenues une science occulte ?

Alors, ça va ou ça va pas ?

Dernière question : Pourquoi seul Algérie 360° a diffusé sur cette question ?

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Mon coup de gueule !

Cette semaine a été riche en enseignements et tout particulièrement pour ce qui a trait au management pratiqué en Algérie.

La diffusion sur LinkedIn par un DRH à Alger d’un document douteux intitulé L’art de la guerre RH à l’Algérienne en dit long sur la nature du management pratiqué en Algérie.

Au début, j’avais des doutes mais plus maintenant : Le management pratiqué en Algérie est bien toxique et le document diffusé en donne la preuve irréfutable.

Le souci dans cette histoire, c’est que le nombre de personnes qui se sont opposés à la diffusion d’un tel document nous remettant 50 ans en arrière, est très insuffisant et cela est inquiétant pour la bonne santé mentale de notre société.

L’auteur du document est même allé plus loin en avançant sans la moindre honte ni hésitation (لا حياء ولا حشمة) que « Ce texte s’inspire du réalisme stratégique de Sun Tzu et du pragmatisme politique de Machiavel, loin des idées utopistes prônées par les adeptes du courant RH idéaliste, centré sur des futilités et négligeant l’essentiel. »

Il ajoute encore que « Trop d’utopisme et d’idéalisme tue la performance, donc vivement une approche pragmatique de la GRH, ça commence à devenir un peu Woke ce domaine malheureusement. »

Incroyable mais vrai que de tels propos puissent être étalés publiquement dans un réseau professionnel comme LinkedIn sans que cela ne soulève la moindre des réactions.

Nous avons apparemment un sérieux problème d’éthique et de bonne moralité avec la diffusion de ce genre de documents qui portent un préjudice certain à l’image de notre pays quant à certaines pratiques managériales qui doivent disparaître à jamais de notre espace entrepreneurial.

N’oublions pas que nous sommes en 2025, à l’ère de l’intelligence artificielle et de la 5G et qu’il est grand temps de se réveiller et mettre de l’ordre dans la Maison Algérie.

La fonction RH a vraiment besoin d’être serieusement dépoussiérée pour se mettre à jour afin de servir et non de desservir le monde de l’entreprise en Algérie.

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Un guide pour DRH en Algérie : Entre éthique, légalité et toxicité organisationnelle

Ce guide (à consulter en fin d’article), élaboré par un Chef de Département des Ressources Humaines et de la Formation à Alger, sous couvert de gestion des conflits et de maîtrise des problématiques RH, adopte une posture ouvertement belliqueuse et manipulatrice.

L’utilisation de la métaphore militaire pour parler du management des ressources humaines n’est pas anodine. Elle introduit une vision antagoniste des relations de travail, où les employés sont perçus comme des ennemis potentiels à neutraliser, plutôt que comme des collaborateurs à accompagner.

Un guide contraire à l’éthique et à la bienveillance managériale

Le document incite clairement à des pratiques de gestion qui relèvent d’une forme de manipulation et de harcèlement organisationnel. L’approche prônée repose sur la stigmatisation de certains profils d’employés, les assimilant à des nuisibles qu’il faut combattre par tous les moyens, y compris grâce à des méthodes coercitives et insidieuses.

L’emploi de stratégies de pression psychologique, comme l’isolement, la surcharge de travail ou la rétention d’information, est contraire aux principes de bienveillance et de respect de la dignité des travailleurs. Ces techniques relèvent davantage d’une volonté de briser les individus que de chercher une véritable amélioration du climat de travail.

Une instrumentalisation dangereuse du droit du travail algérien

Le guide joue sur les “zones grises” du droit du travail algérien pour justifier des méthodes de gestion agressives. Il encourage une lecture biaisée des articles de loi, non pas pour garantir un management juste et équitable, mais pour contourner les protections légales des salariés et exploiter certaines failles procédurales.

L’exemple du licenciement pour faute grave illustre bien cette tendance : Plutôt que de s’assurer d’un traitement objectif et équitable des cas de toxicité, le guide cherche à manipuler le système pour parvenir à une éviction systématique des employés ciblés.

De plus, l’utilisation de l’article 3 bis de la loi 90-11 sur le harcèlement moral est paradoxale. Alors que l’auteur du guide reconnaît que prouver ce type de harcèlement est difficile, il préconise lui-même des méthodes qui pourraient parfaitement être qualifiées de harcèlement institutionnel par un tribunal.

Un manuel de management toxique et pervers ?

Le contenu du guide ne relève pas d’une simple gestion stricte des ressources humaines, il décrit plutôt une méthodologie détaillée de harcèlement managérial. Plusieurs éléments le caractérisent comme un modèle de management toxique :

L’instauration d’un climat de peur : L’utilisation du blâme public, de la mise à pied préventive et des licenciements stratégiques vise avant tout à intimider l’ensemble des employés.

La manipulation psychologique : L’usure émotionnelle, l’isolement et la surcharge de travail sont des techniques classiquement utilisées dans les environnements de travail toxiques pour pousser un individu à la faute ou à la démission.

Le détournement des règles internes : Plutôt que d’appliquer le règlement intérieur de manière juste et équitable, le guide suggère de le modifier pour créer un arsenal disciplinaire à sens unique, destiné à neutraliser toute forme de contestation.

En ce sens, ce guide ne s’inscrit pas dans une logique d’amélioration de la gestion des conflits ou de la productivité, mais dans une approche hostile qui risque de générer du mal-être, du stress, voire des conflits sociaux graves.

Un guide potentiellement illégal et nuisible à la performance organisationnelle

Si ce guide se présente comme un manuel stratégique pour DRH, il dépasse largement le cadre d’une gestion saine et légale des ressources humaines. Il encourage des pratiques qui pourraient tomber sous le coup du harcèlement moral et des abus de pouvoir, exposant les entreprises qui l’appliqueraient à de lourdes sanctions juridiques et à une détérioration de leur climat de travail.

Plutôt que de s’inspirer de Sun Tzu pour mener une “guerre” interne contre certains salariés, une approche réellement stratégique du management consisterait à créer un environnement de travail où la toxicité est réduite par des pratiques transparentes, éthiques et respectueuses de la dignité humaine.

Un DRH efficace ne devrait pas être un stratège manipulateur, mais un médiateur capable d’identifier et de résoudre les conflits de manière constructive, en s’appuyant sur des principes de justice et d’équité.

Je conseille vivement enfin à lire le fabuleux livre de Lawrence Junior Peter intitulé « Le principe de Peter » si vous souhaitez mieux appréhender les questions RH dans le monde de l’entreprise.

Je serais ravi de vous l’offrir en guise de cadeau de bienvenue si vous vous abonnez à Ma Newsletter et voici le lien d’inscription :

C’est ici ▶️ qu’il faut s’inscrire à Ma Newsletter


Lien de consultation du guide pour les DRH en Algérie :

Guide RH pour éliminer les salariés toxiques en Algérie

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Pratiques d’intelligence économique en Algérie ?

Est-ce qu’il y a des entreprises en Algérie qui utilisent de manière formelle une démarche d’intelligence économique ?

Je tiens à préciser que, quand je parle de démarche formelle d’intelligence économique, je suppose que figurent en bonne place des structures chargées de l’intelligence économique dans les organigrammes des entreprises : Service – Bureau – Département ou Division Intelligence économique par exemple.

J’aimerais aussi clarifier dès le départ ma position en avançant que ma réponse à la question posée en début d’article est malheureusement négative et je suis désolé pour tous les efforts et énergies qui ont été dépensés de 2005 à ce jour pour introduire une démarche d’intelligence économique en Algérie.

Je n’ai pas compté les nombreux colloques, séminaires et assises avec, dans beaucoup de cas, une invitation d’orateurs et de participants étrangers où l’intelligence économique figurait en bonne place.

Pour moi, et je le précise une seconde fois, aucune entreprise en Algérie n’utilise aujourd’hui de manière formelle une démarche d’intelligence économique. Je souhaiterais d’ailleurs vivement l’intervention de personnes pour me contredire sur cette question et j’en serais très heureux pour mon pays.

Bien sûr, terminologiquement, je ne parle pas de veille, ni de veille stratégique ou encore moins de knowledge management mais bien d’intelligence économique dont, il est vrai, que la veille et le management des connaissances en sont des composantes non négligeables.

Je rappelle egalement qu’il y avait bien une Direction Générale pour l’Intelligence Economique – Etudes et Prospective (DGIEEP) créée  en mars 2008 au sein du Ministère de l’Industrie (et de la PME/PMI à l’époque) mais qui a été finalement dissoute en décembre 2021 et remplacée par la Direction Générale de la veille stratégique, des études et des systèmes d’information. Le terme « Intelligence économique » a donc bien disparu du lexique du Ministère de l’Industrie.

Je rappelle aussi que la première entité en Algérie à s’être lancée dans une formation en intelligence économique était l’Université de la Formation Continue à Alger en 2007 : C’était une Post-Graduation Spécialisée.

Et en soutien à l’effort de diffusion de la culture relative à cette nouvelle discipline, la DGIEEP publie en 2010, en collaboration avec le cabinet privé Veil Tech, un manuel de référence sur la formation en intelligence économique en Algérie.

En 2011, l’Institut Supérieur de Gestion et de Planification (ISGP) de Bordj El Kiffan/Alger (sous tutelle du Ministère des Finances) lance en collaboration avec le Ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, un Master en intelligence économique et management stratégique destiné aux entreprises.

En 2012, c’est au tour de l’Ecole Nationale Supérieure de Management (ENSM), toujours à Alger, de proposer un Master professionnel sur l’intelligence économique avec des experts nationaux et internationaux.

Enfin, et plus récemment, l’École Supérieure d’Économie d’Oran lance une première promotion de Master en intelligence économique et stratégies compétitives qui sortira cet été 2025.

Nous avons donc formé une multitude de cadres dans le domaine de l’intelligence économique depuis 2007 à ce jour et finalement pour quel résultat ?

Que sont devenus tous les cadres formés dans le domaine de l’intelligence économique ?

Est-ce qu’ils ont tous produit des mémoires de fin d’études ?

Où ont-ils effectué leur stages de terrain du moment qu’aucune entreprise ne pratique de manière formelle une démarche d’intelligence économique en Algérie ?

Quels ont été leurs thématiques de mémoires de fin d’études ?

C’est justement ces deux dernières préoccupations qui ont été portées à ma connaissance par un certain nombre d’étudiants qui éprouvent ou qui ont éprouvé des difficultés pour entamer et terminer leurs mémoires de fin d’études.

Est-il raisonnable de lancer des formations universitaires en intelligence économique alors qu’en Algérie aucune entreprise ne pratique cette démarche ?

Et que faudrait-il faire alors dans ce cas de figure ?

Pour ma part, je dirais qu’il est tout à fait absurde de lancer de longues études universitaires en intelligence économique (deux ans et plus) et qu’il est encore moins pertinent de proposer des doctorats dans cette discipline.

Je sais, mon point de vue est radical et expéditif mais c’est vraiment ce que je pense.

La seule chose que je pourrais concevoir serait d’enseigner les fondamentaux de l’intelligence économique et l’enseigner à tout le monde, sans exception. Un module d’une cinquantaine d’heures sera largement suffisant pour commencer à diffuser une culture d’intelligence économique à tous : Étudiants toutes spécialités confondues, cadres, dirigeants d’entreprise et j’en passe.

Il faut enseigner dans une première phase les fondamentaux de la discipline et ensuite à chacun d’adapter cette démarche dans son domaine d’activité et d’expertise : Le temps fera la différence.

C’est ce que j’ai fait pour sept (07) promotions de cadres du Ministère de l’Industrie durant un séminaire de cinq jours que j’ai intitulé : La gestion opérationnelle de l’information dans la prise de décision. En gros, j’ai introduit tout simplement les fondamentaux de l’intelligence économique aux cadres du Ministère de l’industrie et c’est à eux maintenant de développer leur outil.

L’intelligence économique est une discipline qui ne peut être « académisée » car elle est basée essentiellement sur des pratiques quotidiennes très terre à terre et concrètes.

Trop de théorie nuit à la théorie et que vive le concret et le palpable.

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Rappel du sens de ma démarche sur les réseaux sociaux

La gouvernance (d’entreprise et institutionnelle) fait partie de mes centres d’intérêts. Il m’est arrivé et il m’arrivera souvent d’aborder des questions qui relèveront (un peu) de la politique.

Cela se produira généralement lorsque je constate et décris des dysfonctionnements dans la gouvernance de mon pays ou de certaines de nos entreprises ainsi que lors des comportements déviants de mes compatriotes.

Les articles que je publierais sur ces questions qui m’interpellent ne sont en fait que des réactions spontanées de ma part ainsi qu’une attitude toute citoyenne.

Mon souci, c’est que lorsque l’on aborde des thématiques de gouvernance institutionnelle, il est très difficile d’éviter de parler de politique. Cela me gêne énormément et met dés fois mal à l’aise certains de mes lecteurs.

J’en suis désolé.

En ce qui concerne mes convictions personnelles, je tiens à préciser que j’ai développé depuis fort longtemps déjà une allergie aiguë pour tout ce qui a trait aux partis politiques, à l’esprit partisan et aux politiciens. Je pense (peut être à tord) que la politique est la science du mensonge par excellence. 

Ma conviction profonde est que la politique à toujours fait du tord à tout ce qu’elle touche et tout particulièrement à l’économie, aux relations internationales et à la sécurité.

Un regard sur ce qui se passe en ce moment même de l’autre côté de l’atlantique et ses répercussions futures sur la stabilité mondiale en est la meilleure preuve.

Qu’allah 🙏 nous préserve des méfaits des puissants de ce monde.

Merci pour votre compréhension.

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Quel est l’avenir du cash en Algérie ?

Heureusement qu’il n’est pas interdit de rêver et cela est bien le cas en Algérie, du moins je l’espère.

Imaginons alors un instant que l’interdiction du paiement en cash dans un certain nombre de transactions (notamment immobilières) introduit dans la nouvelle loi de finances pour l’année 2025 sera effectif et bien réel pour cette année.

Quelles seraient alors les implications ?

Quel soulagement ! Plus de Chkara, moins de plastique, moins d’actions obscures, moins de corruption, moins de mauvaise influence et moins d’interventions dans les transactions économiques et commerciales et enfin plus de transparence. Il y aura alors comme première conséquence utile plus de recettes fiscales et donc un meilleur financement de l’action des pouvoirs publics. Les déviations comportementales dans l’économie regresseront inévitablement et tout le monde trouvera son compte.

Est-ce que ce sera vraiment le cas ?

Pour ma part, je ne le pense pas et je suis sincèrement désolé pour mon pessimisme.

L’ancien Premier Ministre Ahmed Ouyahia (aujourd’hui incarcéré) a tenté à trois reprises d’imposer le recours au chèque (après un certain niveau de montant) et cela sans succès. Le mécanisme juridique (loi) a été bien mis en place et en dernier recours, le gouvernement a reconnu son impossibilité à appliquer cette nouvelle réglementation relative au paiement cash.

Pourquoi ce retournement et à trois reprises ?

Les résistances au changement, bien sûr.

C’est quoi, cette histoire de résistance au changement ?

C’est tout simplement tous les adeptes de l’argent facile en Algérie : Ils sont nombreux, puissants et ils sont partout.

Est-ce que la situation a changé quelque peu depuis ?

Malheureusement non. Les maisons d’arrêt sont au complet mais rien n’a bougé chez nous. Les adeptes de l’argent facile sont toujours aussi nombreux et écument tous les secteurs. C’est une réalité qu’il faut accepter malheureusement et réfléchir sérieusement à comment il serait possible de la dépasser sans heurts ni violence. Les solutions sages existent et chaque problème aura sa solution pertinente.

Que va-t-il se passer durant les mois à venir quant à l’application de cette nouvelle loi ?

C’est le mauvais film de Maître Ouhayia qui sera rediffusé. L’actuel gouvernement annoncera lui aussi son incapacité à mettre en œuvre cette nouvelle réglementation et ce suite à des dysfonctionnements graves qui feront leur apparition dans la société Algérienne au cours des mois à venir.

Deux acteurs majeurs monteront en cadence pour demander au gouvernement de revoir sa décision : Le secteur immobilier (promoteurs immobiliers, agences immobilières, notaires en particuliers) et l’industrie automobile (tout particulièrement les concessionnaires automobile).

Notons toutefois que nous sommes presque à la fin du premier mois de l’année 2025 et aucun texte d’application de cette nouvelle réglementation n’a vu le jour.

Pourquoi cela et pourquoi ce retard ?

El Bendir, comme on dit chez nous, autrement dit le tambour en bon français. Les résistants sont en train de chauffer leur Bendir et sont à la manœuvre pour préparer toutes les conditions idoines pour faire émerger la revendication afin de stopper immédiatement la nouvelle réglementation relative au cash.

Quelles seraient alors les marges de manœuvre du gouvernement pour gérer cette situation ?

Je vous laisse le soin de le faire en commentaires en nous partageant vos avis et suggestions les plus appropriées.

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

L’intelligence économique Marocaine en action sur Tiktok sur fond de mandarines

Ces trois derniers jours, j’ai été quelque peu surpris par la diffusion sur Tiktok de nombreuses vidéos avertissant les citoyens Algériens que leur mandarines sont impropres à la consommation et pouvant nuire à leur santé allant jusqu’au décès et ce en raison de la présence de vers nuisibles dans ces fruits.

Bizarre tout cela quand même !

Après recherche et investigations sur le Net, il ressort ce qui suit :

Les dernières inondations survenues en Espagne ont eu un impact significatif sur la culture des agrumes dans ce pays et en particulier sur les mandarines et les clémentines.

Ces événements climatiques extrêmes ont causé des dégâts considérables sur les vergers, entraînant une réduction de la production et des pertes économiques pour les agriculteurs. En conséquence, l’exportation de mandarines et de clémentines en France a été affectée.

La baisse de la production espagnole a conduit à une diminution des volumes disponibles pour l’exportation, ce qui a entraîné une augmentation des prix et une pénurie sur le marché français.

Les importateurs français cherchent désormais des alternatives, notamment auprès du Maroc et de l’Algérie pour compenser cette pénurie.

Concernant la production d’agrumes,
la situation au Maroc est favorable. Ce pays a connu une production stable et même légèrement en hausse cette année pour les agrumes. Les vergers marocains, moins touchés par les inondations, continuent de fournir des quantités suffisantes pour répondre à la demande internationale, y compris celle de la France.

En Algérie, la situation de la culture des agrumes est également positive.
Pour la saison agricole 2023-2024, la production d’agrumes a atteint plus de 18 millions de quintaux, soit environ 1,8 million de tonnes

Cette performance est supérieure aux attentes et représente une augmentation par rapport aux saisons précédentes. Les wilayas du sud, comme El Oued, El Menia et Ouargla, ont joué un rôle crucial dans cette croissance.

Les superficies dédiées à la production d’agrumes augmentent régulièrement, avec une expansion de 5 000 hectares par an. Les efforts des agriculteurs et le soutien du gouvernement, notamment par des subventions et des mesures incitatives, ont contribué à cette réussite.

Est-ce l’Algérie exporte ses agrumes ?

Oui, l’Algérie exporte ses agrumes en Europe, y compris en France. Depuis fin 2019, environ 90 tonnes d’agrumes ont été exportées vers la France, principalement des variétés précoces comme la Thompson, la Washington et la Clémentine.

Les produits agricoles algériens sont demandés dans toute l’Europe en raison de leur qualité et de leur variété. L’Algérie continue d’explorer de nouvelles opportunités pour augmenter ses exportations agricoles vers l’Europe, malgré quelques défis logistiques et réglementaires.

Conclusion

Apparemment, le Maroc est très bien outillé et conseillé en matière d’intelligence économique (et de guerre économique) pour monopoliser à lui seul la satisfaction en agrumes de toute l’Europe avec comme leitmotiv : Tous les moyens sont bons pour bloquer son voisin de l’Est.

Une démarche d’intelligence bien économique et de désinformation est en ce moment en marche sur Tiktok et il faut s’en préserver. Le marché européen et mondial des agrumes est, quant à lui, largement vaste pour satisfaire tous les producteurs Nord-Africains et même ceux de Jaffa en Israël.

(C) 2024 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

L’affaire Boualem Sansal : Que faut-il en penser ?

De nombreuses et multiples voix, françaises notamment, se sont mis en selle sur leurs grands chevaux pour affronter et combattre la « mauvaise Algérie », la « méchante Algérie », l’Algérie dictatoriale et anti-démocratique, l’Algérie vivant dans le siècle dernier, l’Algérie du moyen âge (الجاهلية) et tout cela pour défendre une personne qui n’est en réalité pas du tout Algérien.

Ne l’oublions pas, Boualem Sansal est d’abord et avant tout un ressortissant Marocain originaire du Rif. Ce sont ses parents ou grands parents qui ont fui la répression Marocaine et la misère pour se réfugier en Algérie.

L’Algérie a toujours été généreuse avec tout le monde et pas uniquement avec ses enfants. De ce fait, Boualem Sansal étant né en Algérie de parents Marocains a tout de même obtenu la nationalité Algérienne comme beaucoup de ses compatriotes du Rif. Il a profité à fond du système Algérien allant jusqu’à ses études aux USA payées en totalité par l’Algérie.

Il faut noter que l’écrasante majorité des Marocains qui émigrent en Algérie viennent du Rif et s’établissent tout particulièrement dans l’ouest Algérien. C’est d’ailleurs pour cette raison que les berbères Marocains du Rif sont nommés par nos amis de l’ouest Algérien « El Kbaïl », les Kabyles (extrait du mot tribus). Nos berbères Algériens sont quant à eux plutôt nommés « Zouaoua », cela pour faire juste la différence.

Donc, notre ami Boualem et au vu de son âge et de sa santé fragile est actuellement en prison en Algérie pour répondre à des actes d’accusation très graves : Trahison, intelligence avec l’étranger, atteinte à la souveraineté nationale et à l’intégrité territoriale et j’en passe. L’issue de son procès ne lui sera que fatale, inévitablement.

Question : Quel intérêt peut avoir l’Algérie à condamner à perpétuité ou à mort une personne qui a trahi un pays qui n’est en réalité pas le sien ?

Pour ma part, je considère que la déchéance de la nationalité Algérienne à Boualem Sansal serait la meilleure des condamnations que l’on pourrait lui infliger accompagnée de son expulsion vers son nouveau pays d’adoption en l’occurrence la France.

Cette suggestion me rappelle une scène de notre merveilleux film sur la révolution Algérienne, « L’opium et le baton », où un grand et vieil acteur dit à un jeune maquisard de l’ALN qui était sur le point de tuer un harki : Mon fils, évite de salir tes mains avec le sang des traîtres.

(C) 2024 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter