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La gestion des abrutis ou comment supporter la bêtise humaine

Je partage avec vous aujourd’hui un magnifique texte tiré de l’ouvrage de l’Américain Robert Greene « Atteindre l’excellence », paru en Novembre 2012 sous le titre original de « Mastery ».

Ce passage traite d’une question récurrente devenue la source principale à de nombreux désagréments dans notre vie de tous les jours. Elle concerne ce que Robert Greene a nommé « Les abrutis », des personnages que nous rencontrons souvent et fréquemment dans notre vie quotidienne. L’auteur nous livre en bonus dans cet extrait, quelques pistes pour pouvoir « gerer » ces personnes particulières et nous permettre ainsi de supporter la bêtise humaine.

À lire et à relire sans modération. Bonne lecture.

« On passe sa vie à rencontrer des abrutis. Ils sont trop nombreux pour qu’on leur échappe. Concrètement, ce qui compte est le résultat à long terme. Il faut atteindre celui-ci de façon aussi efficace et créative que possible. Telle devrait être la référence de tout acte humain.

Mais les abrutis ont d’autres valeurs. Ils donnent la priorité au court terme : Le gain immédiat, l’attention du public et des médias, les habits à la mode, etc. Ils sont les esclaves de leur ego et de leur manque de confiance en eux-mêmes. Ils aiment la polémique. Dans leurs critiques, ils soulignent des points qui n’ont rien à voir avec le sujet.

Ils s’intéressent davantage à leur carrière et à leur position qu’à la vérité. Ils ne font pas grand-chose, mais sèment des embûches autour d’eux pour empêcher quiconque de faire quoi que ce soit. Ils manquent de bon sens élémentaire, s’énervent pour des broutilles et ignorent les problèmes porteurs de catastrophes à long terme.

La tendance naturelle des abrutis est de vous faire descendre à leur niveau. Ils vous agacent, vous narguent et vous attirent dans la polémique. On se sent alors mesquin et perplexe. On perd le sens des priorités.

On ne peut avoir le dernier mot avec eux ni les gagner à une belle cause car il ne leur importe pas de se comporter de façon logique et productive. Bref, on perd son temps, son énergie et sa patience.

Avec les abrutis, il vous faut adopter la philosophie suivante : Ils sont incontournables comme saisons. Chacun est un peu abruti à sa façon, quand l’impatience, la vanité ou la cupidité l’emportent. La nature humaine n’est pas parfaite.

Dans la mesure où vous vous sentez parfois l’un d’eux, vous pouvez accepter les autres. Vous en viendrez à sourire de leurs simagrées, à tolérer leur présence comme celle d’un garnement et à renoncer à toute ambition de les changer.

Tout cela fait partie de la comédie humaine et là, il n’y a rien qui doive vous exaspérer ni vous donner des insomnies. Cette attitude (supporter la bêtise humaine) doit s’acquérir pendant la phase d’apprentissage, au cours de laquelle on ne manque pas de rencontrer des abrutis.

S’ils vous font du tort, neutralisez-les en gardant l’œil sur votre objectif et sur vos priorités, ignorez-les dans la mesure du possible.

Le comble de la sagesse est de faire un pas de plus en exploitant leur bêtise, c’est-à-dire en les prenant comme sujet d’étude de votre travail, comme exemple de ce qu’il ne faut pas faire ou en retournant leurs actions à votre avantage. Ainsi, leur bêtise devient pour vous un atout, elle vous aide à parvenir au résultat concret qu’ils semblent mépriser. »

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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