Intelligence Économique & Gouvernance

Prendre soin de soi est un acte managérial d’importance

Partons d’un principe très simple. Si vous ne prenez pas soin de vous, personne ne le fera à votre place. Ensuite, si vous ne prenez pas soin de vous, comment voulez-vous prendre soin de votre entreprise, de vos collaborateurs, de vos clients ou de vos partenaires ?

Vous n’êtes pas que manager dans votre vie. Vous avez une famille, un conjoint, des enfants, des amis. Tout ce beau monde ne doit pas disparaître avec l’acte de management.

N’oubliez jamais de prendre soin de vous. Avec le métier de manager, il peut vite devenir difficile de trouver un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie privée, une situation qu’il faut vite prendre en charge.

La première des choses à faire est d’apprendre à dire non pour éviter d’en faire trop à chaque fois. Cela est valable pour tout le monde avec lequel vous êtes en rapport : Famille, conjoint, enfants, amis, collaborateurs, partenaires, clients, etc.

Nous pouvons aussi être happés par les différents projets que nous développons et oublier de faire des pauses. Il faut savoir prendre des temps de récupération pour soi afin de renouveler son énergie vitale. De temps à autre, nous pourrions par exemple nous couper de notre téléphone et de notre ordinateur, cela ne peut que nous faire du bien et nous donner l’occasion de nous reposer.

N’oublions pas également que notre sommeil, notre alimentation ou encore notre activité physique ont un véritable impact sur nos capacités ainsi que sur notre vitalité. Un temps de sommeil suffisant, une alimentation équilibrée et saine ainsi qu’un minimum d’activité physique (une marche régulière et quotidienne de 30 minutes suffirait) sont le minimum requis pour une hygiène de vie acceptable.

Si vous méditez de temps en temps, ce serait encore mieux et cela ne peut que vous faire du bien. Que signifie méditer ? C’est un bien gros mot n’est-ce pas ! Je vous rassure tout de suite, vous ne risquez pas de perdre votre religion et devenir Bouddhiste, ça n’a rien à voir. Méditer, c’est tout simplement prendre le temps de rencontrer soi-même pendant quelques instants grâce aux bienfaits de la respiration.

C’est juste un rendez-vous avec soi. Pendant une séance de médiation, nous ne réfléchissons à rien, nous n’analysons rien. Nous ne faisons que respirer et écouter notre propre corps. Rien d’autre. Juste quelques minutes où nous arrêtons tout et nous nous connectons avec nous-mêmes. Vous ne pouvez imaginer le bien que cela fait. Juste quelques instants et vous faites le plein d’énergie.

La respiration recommandée dans la méditation est bien sûr la respiration abdominale : Inspirer par le nez et expirer par la bouche, rien de sorcier et les bébés le font magnifiquement bien. C’est la meilleure manière de gérer votre stress et de renforcer votre résilience ainsi que votre endurance.

Voilà, c’était quelques petits conseils pour nos amis managers espérant qu’ils leur seront utiles. N’oubliez pas de me faire part, en commentaires, de vos astuces et petites idées personnelles pour améliorer votre qualité de vie. Merci 😊.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Quelle est la différence entre le leadership et le management ?

Même si le management et le leadership sont des notions qui sont proches, il existe néanmoins quelques différences. La principale distinction entre les deux repose sur le fait que le management est le résultat d’une action qui est extérieure à vous alors que le leadership est une compétence interne et bien à soi.

Vous êtes devenu manager grâce à la décision d’une autorité qui est extérieure à vous : Direction d’entreprise, conseil d’administration ou tout autre entité détenrice de pouvoir qui vous désigne en tant que manager. Être manager est donc un statut octroyé par une entité extérieure alors qu’un leader anime et guide ses équipes grâce à son propre talent d’orateur et celui de meneur d’hommes.

Être leader n’est pas une fonction ou un titre officiel mais un ensemble d’attitudes et de compétences humaines. Contrairement au management, il est possible d’exercer son leadership indépendamment de sa position hiérarchique. De plus, le leadership peut s’apprendre, se développer et devenir à la portée de tous, alors que le statut de manager ne peut l’être que grâce à l’intervention de sa hiérarchie.

Enfin et en guise de conclusion, nous dirons qu’il est vivement souhaité que le management et le leadership soient utilisés simultanément. Le manager doit développer son leadership pour mettre en dynamique plus facilement ses équipes et réussir. Le leader, quant à lui, doit apprendre les techniques de management pour créer une vraie cohésion d’équipe.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Le management par le bon sens

J’ai souvent été sollicité pour encadrer des formations sur des méthodes de management un peu particulières sur demande de responsables de formation ou de DRH d’entreprises et parmi lesquelles, je citerais :
▪︎ La méthode Agile,
▪︎ La méthode Kaizen,
▪︎ La théorie des contraintes,
▪︎ La Lean Management,
▪︎ La Méthode Six Sigma,
▪︎ Et j’en passe.

Je pourrais en citer encore plusieurs autres démarches ou méthodes aussi géniales les unes que les autres, mais arrêtons-nous là. Les auteurs de livres sur la gestion d’entreprise et le management sont très prolifiques et nous assistons tous les jours à l’émergence de nouvelles méthodes et de nouveaux concepts.

Qu’en est-il de leur efficacité ? Et l’effet de mode alors ?

Tout est discutable bien sûr. Si je prends le Lean Management par exemple, c’est une méthode de gestion inventée par le célèbre constructeur automobile Japonais Toyota. Cette méthode reste valable dans le domaine industriel mais peut-on l’appliquer au secteur de la santé publique, c’est à dire dans les hôpitaux et structures de santé ?

Je ne le pense pas. Il n’y a qu’à voir le monde de la santé en France aujourd’hui où on a essayé d’introduire de la rentabilité au sein des hôpitaux grâce au Lean Management. Résultat des courses : Une situation des plus catastrophique au sein du personnel soignant. Ces derniers se désengagent de plus en plus des métiers de la santé, malaises, débrayages, grèves, suicides, burnout, démissions et reconversions, décrivent on ne peut mieux la situation qui prévaut actuellement dans le secteur.

Le Lean Management évacue la dimension humaine dans ses processus, ce qui est dramatique pour un hôpital. Le même résultat mitigé a été observé dans la gestion des Call Center et des Grandes Surfaces et tout particulièrement pour les métiers de téléconseillers et de caissière. Un mode de gestion qui ignore l’humain est inévitablement condamné à échouer. Et puis, n’oublions jamais que ce ne sont pas les Professeurs qui font l’économie mais plutôt les entrepreneurs et ces derniers écrivent très peu malheureusement.

Pour ma part et tout particulièrement pour un pays comme le notre, ces méthodes de gestion trop sophistiquées ne peuvent être efficaces et rendre service. Toutes les méthodes de management décrites dans les manuels de gestion partent d’un postulat non explicite mais essentiel : Nous sommes supposés évoluer dans un environnement d’économie libérale. Est-ce notre cas ?

Je ne le pense pas ! Nous avons un modèle économique hybride qu’il est difficile de décrire ou de nommer. Nous avons été socialistes à notre indépendance et avons pris conscience de la non pertinence de ce modèle la fin des années 80. Des réformes économiques ont été décidées le début des années 90 pour démarrer notre transition vers une économie de marché. Qu’en est-il aujourd’hui plus de trente ans après ? Nous sommes toujours dans la transition qui dure et perdure. Comment voulez-vous alors introduire de l’agilité ou une théorie des contraintes dans vos processus de gestion ?

Autre question pertinente : Est-ce qu’il y a en Algérie un véritable « marché » qui régule et sanctionne les entreprises défaillantes ? Oui et non n’est-ce pas ! La situation n’est pas encore bien claire pour le moment et les pouvoirs publics interviennent trop souvent et directement dans la gestion des entreprises, ce qui n’est pas du tout leur rôle.

Que faire alors dans cet imbroglio économique ?

Le bon sens, du bon sens et encore du bon sens : C’est ma démarche, inspirée d’un vécu Algérien imprégné de notre culture paysanne. Ce bon sens est renforcé et complété par une démarche d’intelligence économique dont les maîtres mots sont l’information, l’esprit de curiosité, l’observation, le questionnement permanent. Je n’oublie jamais d’intégrer de la dimension humaine dans tous mes processus, actions et décisions. Nous sommes des êtres humains et le demeurerons longtemps encore.

Enfin, la technologie ou plutôt ce qui est souvent appelé les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication). Pour être précis, je dirais plutôt bases de données, data, analyse de données, intelligence artificielle, numérisation ou digitalisation seront les gages de réussite pour le futur.

Qui détient l’information, détient le pouvoir, un vieil adage qui reste toujours d’actualité.

Merci pour votre attention 😊.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Le pouvoir dans les organisations et la culture du secret

Très souvent nous pouvons être amenés à croire que c’est en gardant les informations secrètes, en prenant les décisions seul ou encore en assumant seul des responsabilités que nous avons du pouvoir. Nous pouvons même penser, à tord, que plus nous mettrons de la verticalité dans nos rapports avec nos collaborateurs, plus nous renforcerons notre pouvoir.

Nous avons tout faux dans cette démarche et c’est bien plutôt l’inverse qui se produit. En effet, c’est en partageant les informations avec nos collaborateurs (ou nos partenaires) et en leur permettant de participer activement aux prises de décisions ou à l’élaboration de plans d’action que nous allons les engager encore plus dans nos différents projets.

Les équipes vont se sentir à chaque fois valorisées et en retour elles seront toujours reconnaissantes. Plus nous partagerons le pouvoir et plus les équipes reconnaîtront notre position et donc, indirectement, notre pouvoir.

C’est pour cette raison, que partager le pouvoir, c’est finalement renforcer son propre pouvoir.

Quel est votre avis sur cette question ?

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Le bon sens et la raison dans la gouvernance des entreprises

Le bon sens et la raison sont les meilleurs gages de réussite en matière de gouvernance des entreprises

Il est bon de savoir que la priorité d’un bon manager n’est pas de tout contrôler pour la simple et unique raison que cela ne sera pas toujours possible. Le métier de manager n’est plus de tout savoir et de tout décider.

Désormais, le bon manager devrait être plutôt très proche de ses équipes pour mieux les accompagner et les animer. Il n’est plus pertinent de faire des reproches en public à un collaborateur. Cela risque de le froisser, de le désengager pleinement de ses activités et à retarder inévitablement l’atteinte de vos objectifs. Quand ce sera nécessaire de faire des reproches ou des remontrances, faites-le en restreint et en privé tout en évitant de toucher à la dignité des personnes.

De plus, n’oublions jamais de donner tous les moyens nécessaires à vos équipes pour qu’elles réalisent aisément leurs missions. Cela signifie que si l’un de vos collaborateurs a besoin d’intervenir sur un toit et qu’il n’a pas d’échelle pour le faire, il ne pourra jamais y arriver : Cela est tout simplement ce que nous appelons du bon sens.

Il faut savoir aussi que la peur de la sanction empêche tout collaborateur à prendre des initiatives créatrices de valeurs. Donc ne sanctionnons pas de manière systématique, répétée et abusive. Prenons toujours le temps de comprendre ce qui s’est réellement produit avec calme et sérénité. Dans tous les cas, Il ne sert à rien de s’emporter à tout va et savoir aplanir les choses quand il le faut. Penser plutôt à récompenser et à féliciter le plus souvent possible vos équipes afin de mieux les motiver.

Sachant enfin que toute personne étant unique de par sa constitution, ne cherchons pas à uniformiser tous nos collaborateurs. Au contraire, travaillons sur les forces de chacun pour aller au bout de nos objectifs et identifions leurs faiblesses afin d’apporter toute l’aide et l’assistance nécessaires pour leur amélioration.

Voilà, c’était un résumé très sucint de ce que pourrait être un management dans lequel nous intégrons de la dimension humaine. Il n’y a rien à inventer et tout est issu de l’emploi pertinent du bon sens et de la raison.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Manager, c’est d’abord apprendre à faire confiance

La confiance est un élément fondamental dans le management et c’est pourquoi le management est souvent appelé l’art de faire travailler intelligemment les gens. Un bon manager est celui dont les équipes travaillent plus et mieux même quand il est absent. Si vous êtes absent et que tout se passe bien, alors cela signifie que vous avez fait correctement votre travail.

La présence du manager sur les lieux du travail n’est jamais obligatoire pour que tout se déroule normalement et j’encourage vivement cette manière de faire les choses. En effet, être toujours présent signifie que nous pensons que nos équipes n’y arriveront pas sans nous.

Traduction : Vous n’avez pas suffisamment confiance envers vos équipes.

Cette présence quasi-permanente rend nos équipes dépendantes de notre présence et manager c’est tout à fait le contraire. Nous devons nous assurer que durant notre absence, nos équipes doivent avoir l’envie de nous prouver (mais aussi de se prouver à elles-même) qu’elles peuvent y arriver. Ainsi, la confiance que nous leur manifestons fera que leur satisfaction et expérience en seront encore plus grandies.

Être absent, c’est donc obliger les équipes à développer leurs compétences et à s’engager pour atteindre les objectifs retenus. C’est précisément ce style de management qui est à encourager et à développer au sein de nos entreprises.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Ma première rencontre avec l’intelligence économique

Je tiens à préciser que ma première rencontre avec l’intelligence économique remonte à l’année 1992 (trente ans déjà) où j’ai démarré une formation dans le domaine du Management. Il s’agissait de la 1ère Post Graduation Spécialisée (PGS) en Management organisée en Algérie dans le cadre de la coopération Algéro-Française. Cette formation à duré deux années (de 1992 à 1994) et m’a permis de toucher du doigt pour la première fois au monde de l’économie et de l’entreprise.

Je suis mathématicien de formation à l’origine et je n’avais à l’époque aucune notion d’économie, de gestion, encore moins de droit ou de marketing. Cette formation avait pour but de me mettre à jour sur les questions de management et de gouvernance car on venait juste de me confier de nouvelles responsabilités dans le domaine de la gouvernance institutionnelle.

En terme de qualité, la formation était excellente à plus d’un titre m’ayant permis de découvrir pour la première fois de nouvelles disciplines pour le pauvre mathématicien que j’étais : Management – Stratégie (j’avais des notions sur cette question) – Recherche opérationnelle (que je connaissais déjà en tant que mathématicien) – Marketing – Droit – Sociologie – Ressources humaines et j’en passe. Les deux années m’ont permis de combler énormément de vides dans mon esprit très curieux pour tout ce qui touche de près ou de loin à ce qui fait tourner notre société.

Cette première PGS en Management avait pour but de mettre à jour nos dirigeants d’entreprises dans le domaine de la gestion et améliorer leur prestation. Cette mesure a été prise dans le cadre des réformes économiques qui venaient juste d’être mises en place dans le cadre de notre « transition » vers l’économie de marché qui dure malheureusement encore aujourd’hui.

Au fur et à mesure que la formation avançait, je me rendais compte que les contenus délivrés étaient excellents, nécessaires mais non suffisants. Quelque chose manquait à cette formation, quelque chose d’essentiel était absent dans les programmes développés.

J’ai immédiatement identifié avec précision le manque constaté la toute première année de formation et cela avait un lien avec ce que j’ai nommé à l’époque « la gestion de l’information pour la prise de décision ». On entendait pas encore parler d’intelligence économique en ce moment, nous étions au début des années 90.

J’étais convaincu à ce moment là que si nous souhaitons avoir de bons managers pour nos entreprises, il était nécessaire de leur apprendre comment prendre des décisions grace à la gestion pertinente des informations. Il est vital pour un chef d’entreprise de se familiariser avec l’information dans ses actes quotidiens. Bien entendu, cette conviction m’est venue à l’esprit tout simplement en raison de ma formation de base et découlait de mon vécu professionnel d’analyste.

Sitôt la formation terminée, j’ai décidé d’approfondir cette manière de gérer les choses en mettant en pratique ce que je venais d’apprendre en PGS Management avec ce que je savais déjà du monde de l’information. J’ai démarré alors mon premier projet d’entreprise qui consistait à l’époque à la réalisation d’un processus de numérisation de données internes.

Le projet à démarré en août 1994 avec l’introduction du premier PC au sein de notre entité. C’était, je me le rappelle comme aujourd’hui, un petit PC de la marque Olivetti avec 40 Mo de disque dur et sa fameuse disquette 3 pouces et demi. Cette histoire devrait figurer en bonne place dans un musée consacré à l’informatique.

Le processus de numérisation a donc pris une année entière avec la saisie d’une multitude de données sur nos premiers SGBD (Système de Gestion de Base de Données) sous Dos. Mon choix s’est porté à l’époque sur le Logiciel d’Ashton-Tate Dbase 3+ qui répondait très largement à nos besoins du moment.

À la fin du processus de saisie de données avec activation du partage des différentes Bases de Données, toutes les procédures de travail ont été changées, transformées et finalement révolutionnées. Le travail qui demandait auparavent un délai d’au moins une semaine pour le faire se réalisait finalement en quelques clics de souris. Il fallait tout juste attendre le temps que l’imprimante finisse son travail d’impression des résultats.

Incroyable mais vrai, une véritable magie se mettait en place, une révolution des modes de gestion était en marche. C’est la toute puissance des nouvelles technologies qui s’exprimait et s’étalait au grand jour. Je me suis même mis à la programmation sous Dbase pour automatiser toutes nos routines : Gestion du personnel, finances et comptabilité, recherche documentaire, etc.

Cela a été une expérience formidable en intégrant les technologies de l’information et de la communication dans la gestion. On pouvait accéder instantanément à toutes les informations souhaitées. Nous avions besoin d’un donneur de Sang O négatif, pas de souci, c’est pas compliqué. Il suffisait de consulter la base de données du personnel et trouver en quelques clics celui qui était le plus proche. Nous avions besoin d’un ingénieur en agronomie ou d’un technicien en bâtiment dans un rayon de 100km, pas de souci. On interroge la base de données et les résultats sortent immédiatement. Quelle merveille !

C’est suite à cette première expérience que j’ai commencé à construire et affiner ma démarche d’intelligence économique. Pour faire simple, ma démarche d’intelligence économique est basée sur quelques principes élémentaires : Le bon sens d’abord et c’est l’essentiel, le questionnement permanent et enfin le recours aux technologies de l’information et en particulier aux base de données.

Vous avez un problème à résoudre, alors commencez par mieux connaître ce problème en créant une base de données où vous allez consigner tous les événements liés à ce problème. Commencez par saisir vos données de base et patientez le temps d’avoir suffisamment de données pour pouvoir commencer à analyser. Grâce à des requêtes informatiques, vous allez extraire des données de vos bases et ce sont ces extractions de données qui vont vous permettre de trouver une issue à votre problème.

J’ai utilisé cette méthode une multitude de fois et toujours avec grand succès. Le processus est simple : Identification du problème – Création de la ou des bases de données nécessaires pour bien comprendre le problème – Saisie de données – Observation et extraction de données – Émergence d’idées de solutions – Mise en œuvre de la solution – Vérification et contrôle des résultats. Si c’est satisfaisant, c’est parfait. Dans le cas contraire, reprendre le processus depuis le début.

La grande difficulté a été toujours au moment de la création de la base de données et surtout sur le choix des rubriques d’information de la base de données. Il fallait à chaque fois prendre tout le temps nécessaire pour faire les bons choix : Il ne sert à rien de courir, il faut toujours partir à point. Toutes les chances de succès de la démarche se retrouvent dans la nature des informations à privilégier dans la base de données. Et bien sûr, nous pouvions multiplier les bases de données autant de fois que nécessaire et les croiser. Cela nous permettait l’accès à des informations capitales et extrêmement intéressantes.

En terme de Logiciels, je ne suis pas resté longtemps avec Dbase. Dès que le système d’exploitation de Microsoft est passé au mode graphique, je me suis reconverti à Access (C’est un SGBD de Microsoft en mode graphique) et finalement lorsque les bases de données dévenaient trop importantes, c’est vers Oracle que je me suis dirigé. Oracle, c’est du lourd.

En conclusion, je vous dirais que ma démarche d’intelligence économique serait un condensé de bon sens, de questionnement permanent accompagnés d’une dose de technologies, rien de plus : L’essentiel est dans la pratique de la démarche.

Bravo pour être resté jusqu’à la fin de cet article et merci pour votre confiance et fidélité 😊.

Dans le cas où vous souhaitez acquérir les fondamentaux de la démarche d’intelligence économique, je porte à votre information que je dispense des formations en ligne sur cette question. Pour avoir plus de détails sur cette formation personnalisée qui se fera en One to One, prenons rendez-vous en ligne.

Pour bénéficier d’un rendez-vous en ligne gratuit cliquez ici ▶️

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Protection de l’entreprise & Gouvernance

Que peut apporter une démarche d’intelligence économique pour la protection de l’entreprise ?

Essayons d’abord de préciser les choses : Nous souhaitons protéger l’entreprise, d’accord, mais la protéger contre quoi ? Quels sont les risques éventuellement encourus par l’entreprise ? Quels sont les facteurs de menace ? Quels sont les facteurs de risque et de vulnérabilité ?

Rappelons-nous que deux mots clés décrivent on ne peut mieux la démarche d’intelligence économique. Il s’agit des termes « questionnement permanent » et « anticipation ». Le questionnement permanent pour mieux connaître nos problèmes (et faire émerger des solutions ou voies de sorties) et l’anticipation pour avoir plus de visibilité sur le futur.

Le seul travail à faire pour mieux protéger nos entreprises serait de collecter des informations révélant et identifiant des menaces probables ou possibles pouvant avoir des conséquences néfastes sur le devenir de l’entreprise. Deux types de données sont à collecter en pratique : Données internes & Données externes.

En interne, les informations à collecter toucheront impérativement à toutes les fonctions de l’entreprise :
1☆ Les données financières et comptables pour s’informer sur la viabilité de l’entreprise et l’équilibre des comptes.

2☆ Les données commerciales pour analyser l’efficacité de la fonction commerciale et des personnels engagés dans cette fonction.

3☆ Les données liées à la production s’il s’agit d’une entreprise industrielle. Dans ce cas de figure, c’est les questions de coûts de production qui seront mis en avant afin d’optimiser au maximum la rentabilité de l’entreprise pour être compétitif. L’accès aux matières premières, les stocks en notre possession seront également des points à éclaircir.

4☆ L’état de la ressource humaine.

Nous commencerons par numériser toutes les données internes de l’entreprise. Cela nous permettra par la suite d’avoir un accès rapide aux informations souhaitées, nous faciliter le travail d’analyse et enfin décider.

Les rubriques d’information seront organisées en quatre principales bases de données :
1- Reporting financier et comptable,
2- Reporting lié à la fonction commerciale,
3- Reporting lié à la fonction production,
4- Reporting lié à la fonction ressource humaine (état et disponibilité de la ressource, absentéisme, arrêts maladie, turnover, etc.).

Pour les données externes, il s’agira de dresser une liste la plus complète possible des sources d’informations à surveiller pour observer l’environnement général de l’entreprise. C’est la mise en place de notre système de veille :
▪︎Veille commerciale et concurrentielle,
▪︎Les tendances du marché,
▪︎Veille juridique, réglementaire et fiscale,
▪︎Les marchés financiers,
▪︎Marchés mondiaux des matières premières et des fournitures,
▪︎Obligations environnementales,
▪︎Toute source d’information fiable et pertinente.

Pour ce qui est du Reporting, il va falloir opter pour un choix judicieux quant à la fréquence des retours. En effet, il y a lieu de décider si le Reporting doit être quotidien, hebdomadaire ou mensuel. Tout dépendra bien sûr de la nature des informations collectées.

Quand cela est possible, il y a lieu de privilégier le Reporting quotidien sinon ce serait au moins la semaine. Un Reporting mensuel est à éviter car en terme de réactivité, un mois c’est trop long pour réagir à des imprévus. Les tendances générales doivent être révélées au moins à une semaine prés pour mieux ajuster vos décisions managériales. Un mois est un délai trop long pour mettre en place des mesures de réactivité face aux risques et aux menaces.

Finalement, le meilleur pari pour protéger l’entreprise serait d’améliorer sa gouvernance et la démarche d’intelligence économique sera votre meilleur outil.

Dans le cas où vous souhaitez acquérir les fondamentaux de la démarche d’intelligence économique, je porte à votre information que je dispense des formations en ligne sur cette question. Pour avoir plus de détails sur cette formation personnalisée qui se fera en One to One, prenons rendez-vous en ligne.

L’inscription pour un rendez-vous en ligne, c’est ici !

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

La bienveillance est une stratégie gagnante !

La bienveillance envers ses collaborateurs est une excellente stratégie pour renforcer leur engagement, fidélité et loyauté envers l’entreprise.

N’ayez pas peur de vous rapprocher de vos collaborateurs en engageant régulièrement et fréquemment des conversations avec eux. Cela vous permettra de mieux les connaître et avoir ainsi accès de manière indirecte à leurs préoccupations personnelles et difficultés professionnelles.

Ce sera alors une excellente occasion pour leur apporter aide et assistance autour de leurs soucis. Ce n’est jamais du temps perdu, je vous l’assure. Bien au contraire, cette façon de faire est un réel investissement ainsi qu’un pari sur le futur d’une ressource humaine généreuse et infinie.

J’ai rencontré au cours de ma vie professionnelle énormément de chefs d’entreprise, CEO ou tout simplement « Patrons » ou « Grands Boss » qui s’enferment à double tour dans leurs bureaux capitonnés.

Même la secrétaire particulière ou l’assistante personnelle ne peut accéder directement à leur bureau s’ils ne lui ouvrent pas eux-mêmes la porte en actionnant le bouton de la serrure électromagnétique. Incroyable mais vrai, le Boss est bien caché et se protège. A-t-il peur de quoique ce soit ?

En tous les cas c’est l’impression qui se dégage à travers cette attitude. Ce genre de « petits chefs » ont peur du contact direct avec leur personnel. Pourquoi ? Ils ont peur d’être dévoilés ? Que risquent-ils de dévoiler ? Que veulent-ils cacher ?

Ne nous mentons pas chers amis, il s’agit tout simplement d’un manque de confiance en soi et d’une absence flagrante d’assurance : Incompétence quand tu nous tiens.

En conclusion, je vous dirais que si vous souhaitez améliorer vos rapports avec vos collaborateurs et les encourager à performer, une seule issue : Rapprochez-vous d’eux. Nous sommes d’abord et avant tout des êtres humains.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter

Rôle et place de l’information dans la gouvernance des entreprises

Dans la vie moderne, l’information joue un rôle considérable dans beaucoup de domaines et le gagnant est celui qui est le mieux informé.

Prendre une décision consiste avant tout à réunir, puis à interpréter des informations. Dans bien des cas, lorsque le dossier est complet, lorsque toutes les informations nécessaires ont été réunies, la décision s’impose d’elle-même.

Lorsqu’une décision est difficile à prendre, cela signifie tout simplement que le dossier est incomplet. Le plus souvent, l’homme qui gère mal ses affaires est un homme mal informé. Les informations dont il dispose sont fragmentaires. Il conduit ses affaires au jugé, à l’à-peu-près et non au vu d’indications précises, de chiffres, de pourcentages.

Qu’il s’agisse d’une décision simple ou d’une suite de décisions aux implications multiples, le réflexe que doit avoir la personne qui veut réussir doit toujours être d’examiner les informations, toutes les informations et de regarder les chiffres, tous les chiffres.

Ne jamais s’engager avant d’avoir réuni toutes les informations utiles et réserver sa décision jusqu’à réunion complète de ces informations. Seuls les chiffres, seuls les informations solides doivent gouverner la réalité. Tout le reste est du domaine du rêve et expose à des réveils désagréables.

Le chef d’entreprise devra être curieux au maximum de tout ce qui concerne son entreprise. Il devra demander à son comptable une très grande variété de chiffres, sur tous les aspects de l’activité de l’entreprise. Des chiffres bruts et aussi des ratios, des pourcentages.

Toute la politique à suivre pour la direction de l’entreprise est inscrite dans les chiffres, qui ont tendance à sommeiller au niveau du service comptabilité, mais qu’il faut à tout prix ramener au jour, en procédant à des analyses, à des récapitulations, afin que les chiffres, ainsi alignés, ainsi mis en vedette, puissent hurler haut et fort les vérités criantes qu’ils contiennent. Tout ce que l’entreprise doit faire pour prospérer est inscrit dans les chiffres.

De même, le chef d’entreprise demandera le maximum d’informations, de rapports, aux personnes qui sont en contact avec la clientèle, afin d’être au courant des réflexions, des objections des clients.

Tout ce qui est utile à l’entreprise pourra être trouvé par la simple lecture de ces rapports. Au besoin, il ira voir sur place. En tout cas, il évitera le travail en vase clos. Il ouvrira largement ses fenêtres aux informations, d’où qu’elles viennent.

Quant à ceux qui secondent un chef quel qu’il soit, ils se montreront efficaces en lui fournissant spontanément le plus possible d’informations sur le secteur d’activité dans lequel ils travaillent.

Dans tous les domaines, dans toutes les activités, l’information a une valeur inestimable. Disposer de mauvaises informations ou d’informations insuffisantes, c’est s’exposer à de lourdes erreurs dans l’action.

Quelle que soit mon activité, je dois prendre connaissance de tout ce qui intéresse cette activité. Je dois me maintenir curieux à l’égard de cette activité, sous peine de devenir très rapidement incompétent. Les heures consacrées à réunir des informations se paient largement, se paient toujours, et plus que jamais, à notre époque particulièrement complexe.

L’homme bien renseigné évite les erreurs et, de plus, gagne un temps considérable dans la prise de décisions quelles qu’elles soient. Toute décision relève pour lui de la plus froide raison et non plus de facteurs émotionnels. Voyant les faits, il sera obligé de voir les choses telles qu’elles sont, alors que l’homme imparfaitement renseigné a une tendance fâcheuse à les voir telles qu’il voudrait qu’elles soient.

Réunir des informations, c’est les demander à ceux qui les détiennent, c’est lire les publications qui les contiennent, c’est aussi observer, ouvrir largement la fenêtre sur le monde et apprendre à y lire, non seulement des informations, mais également des enseignements.

Observer ! Voir ce qui est devant moi et ne demande qu’à être vu, le voir ou, plus exactement, en prendre conscience. Comme c’est difficile ! Tout est inscrit dans le « vaste livre du monde », mais comme il est difficile de le voir, de l’interpréter !

Ce magnifique texte est extrait du livre La technique du succès écrit par André Muller et ne peut être qu’une pertinente description de la démarche d’intelligence économique au combien utile dans la gouvernance des entreprises et organisations. Ce texte est tout simplement un formidable programme détaillé et complet dont la mise en œuvre ne peut qu’être bénéfique à l’entreprise.

Dans le cas où vous souhaitez acquérir les fondamentaux de la démarche d’intelligence économique, je porte à votre information que je dispense des formations en ligne sur cette question. Pour avoir plus de détails sur cette formation personnalisée et qui se fera en One to One, prenons rendez-vous en ligne.

L’inscription pour un rendez-vous en ligne c’est ici

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

Autres actualitées

Abonnement à la newsletter