Intelligence Économique & Gouvernance

La pensée latérale

Le concept de pensée latérale, on le doit à Edward de Bono né en 1933 à Malte et vivant aux États-Unis. C’est un psychologue, médecin et spécialiste en sciences cognitives.

Son concept de pensée latérale a été décris pour la première fois en 1971 dans un ouvrage destiné au monde de l’entreprise et intitulé « Lateral Thinking for Management ». Il est également l’auteur de nombreux ouvrages dédiés à la créativité et à l’innovation au sein de l’entreprise.

Comment peut-on décrire le concept de pensée latérale appelée également imagination créatrice ?

La pensée latérale consiste à tenter de résoudre un problème grâce à des approches qui peuvent sembler non rationnelles, illogiques et souvent inhabituelles. C’est une méthode très efficace pour repenser un problème sous un  angle différent et en empruntant des chemins ignorés jusque-là : Thinking out of the box

Pratiquer la pensée latérale, c’est d’abord et avant tout une question de perception des choses. L’objectif est de rechercher différents points de vue et de générer de nouvelles idées.

Il faut admettre d’abord que notre attention est souvent centrée sur la difficulté que nous éprouvons face à un problème. Mais, il serait plus pertinent de s’arrêter un instant et de diriger notre regard vers des aspects du problème qui ont été ignorés jusque-là. Il ne s’agit pas de générer immédiatement de nouvelles idées géniales mais juste de constater l’existence de zones qui n’ont pas encore été explorées.

Il faut donc se poser en permanence la question s’il s’agit vraiment de la seule façon d’envisager ou de résoudre notre problème ? Le défi consistera alors à accepter le fait que nous sommes régis par des habitudes et qu’une fois notre idée faite, il est généralement très difficile de s’en débarrasser.

Le but de la pensée latérale est de trouver de nouvelles options alors que toutes les possibilités semblent avoir été envisagées et réfléchir à de nouvelles possibilités.

La pensée latérale est finalement un exercice qui permet de libérer notre esprit et d’envisager les choses sous une multitude d’angles afin de trouver l’issue à notre blocage, problème ou tout autre difficulté.

Dans son livre « Réfléchir vite et bien »,
Edward de Bono estime que la pensée latérale est à la fois un état d’esprit et un ensemble de méthodes bien définies. Elle implique d’abord la volonté d’essayer de voir les choses de manière différente, qu’on admette notre vision des choses comme une possibilité parmi d’autres, ensuite que l’on comprenne comment le cerveau utilise des structures et comment il faut s’évader d’une structure une fois formée pour en trouver une meilleure. Qu’y a-t-il de bien sorcier là-dedans ?

En conclusion je vous dirais que, dans le cas où la notion de pensée latérale n’est pas encore suffisamment claire pour vous, je vous invite à lire le conte ci-après qui décrit de manière pertinente une action entreprise avec le mode de pensée latérale.

Le conte des 2 galets ou comment mieux comprendre la pensée latérale

Très bonne lecture 😊.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

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La démarche d’intelligence économique est un outil qui reste à découvrir en Algérie

Je vous livre en exclusivité le contenu de l’interview que j’ai accordé au Journal Ebourse dans son édition de ce jour 24 Avril 2022.

Dans la présente interview, j’ai essayé de mettre en avant l’un des fondamentaux de l’intelligence économique, à savoir, prendre conscience de son espace d’ignorance et tenter d’acquérir la connaissance, soit la bonne réponse à un problème identifié, en posant la bonne question. J’ai soutenu également lors de cet interview que l’intelligence économique est un précieux outil au service de la gouvernance des entreprises et des organisations mais qui reste malheureusement méconnu aussi bien par les entreprises que par les universités et grandes écoles de formation.

Ebourse : Vous définissez l’intelligence économique comme étant l’art et la science des questions. Pourriez-vous nous en donner quelques précisions ?

Mr Abdeldjelil Labdi : Je vous répondrais à cette question, en m’appuyant sur une célèbre citation d’Albert Einstein qui disait que, s’il avait une heure, soit 60 minutes pour résoudre un problème dont sa vie dépendait, il passerait les 55 premières minutes à trouver la meilleure question à se poser. Lorsqu’il trouverait cette question, il lui suffirait, alors, 5 minutes seulement pour trouver la bonne réponse. Autrement dit, un problème, lorsqu’il est bien posé et mieux identifié, il est toujours à demi résolu. 

Savoir ce que l’on veut est essentiel dans notre vie, aussi bien professionnelle que personnelle, et c’est le fondement même de la démarche d’intelligence économique. La finalité première du management des entreprises est de résoudre des problèmes. Cela se passe, bien entendu, tous les jours. Quoi de mieux que de connaître en profondeur ses problèmes ? Comment ? Par le questionnement permanent, bien sûr. Trouvez la bonne question relative à votre souci et le problème est quasiment résolu. C’est le fondement même de l’intelligence économique: Prendre conscience de son espace d’ignorance et tenter d’acquérir la connaissance (ou l’information) qui manque.

C’est donc un précieux outil au service de la gouvernance des entreprises et des organisations, selon vos propres dires. Pourquoi alors aucune entreprise, me semble-t-il, ne l’a adopté jusqu’à présent en Algérie ?

L’ignorance est un fléau universel. Toute la planète en souffre et notre pays n’y échappe malheureusement pas. Nos entreprises ne savent tout simplement pas qu’il existe un outil très pratique qui peut leur rendre d’énormes services dans leur gestion de tous les jours. Nos grandes écoles et universités sont également dans la même ignorance et elles n’en parlent presque pas. La démarche d’intelligence économique est donc un outil qui reste à découvrir.

Qu’en est-il justement de son enseignement dans nos écoles et nos universités ?

A mon sens, on ne peut dissocier les deux disciplines que sont le management et l’intelligence économique. Ces deux disciplines doivent agir simultanément et en parfaite cohérence au profit de l’entreprise. L’intelligence économique ne doit jamais rester un luxe inaccessible pour le monde de l’entreprise.

Les formations dispensées jusqu’à maintenant au profit de l’entreprise aussi bien par l’université que par nos écoles privées sont, à mon sens, incomplètes pour bien armer nos étudiants de façon à affronter les défis du monde de l’entreprise d’aujourd’hui et de demain où l’incertitude, l’insécurité, l’imprévisibilité et l’instabilité règnent en maîtres.

Même les nombreuses formations High Tech et très coûteuses dispensées par le privé, du type MBA toutes spécialités confondues et Ingéniorat d’affaires, sont concernées par cette problématique. Nos étudiants destinés à être les acteurs du monde de l’entreprise de demain doivent nécessairement s’approprier l’ensemble des techniques, savoir et savoir-faire du monde très fermé de l’information et de son utilisation dans le monde de l’entreprise.

L’information, l’information opérationnelle, l’information stratégique, l’information prévisionnelle ou encore le renseignement sont nécessaires pour accroître la visibilité de l’entreprise dans un monde de plus en plus mouvant et instable. 

Ce ne sont pas uniquement les informations brutes qui sont collectées à travers les sources classiques qui sont sollicitées lorsque l’on veut mettre en place une meilleure gouvernance. Ce sont également les informations issues des traitements analytiques grâce aux nombreux outils informatiques disponibles actuellement qui doivent être intégrés dans les processus décisionnels en entreprise. 

Et toute cette technologie de la gestion de l’information est fournie grâce à la démarche d’intelligence économique. Je dirais qu’enseigner du management sans intelligence économique est un investissement qui n’est ni performant ni rentable. Nos écoles, universités et académies dédiées à l’entreprise doivent se remettre en cause et s’adapter au nouveau monde de demain qui frappe déjà à nos portes.

Il est aussi déplorable de constater qu’aucun cabinet ou bureau d’expertise n’est ouvert en Algérie pour des services d’intelligence économique. Comment expliquez-vous cette défaillance ?

Je vous répondrais à cette question en constatant tout simplement que le terme «Intelligence économique» est toujours inexistant dans le lexique des codes d’activités délivrés par le Centre national du registre du commerce en Algérie. Traduction : L’intelligence économique n’est pas une activité reconnue d’utilité publique par les autorités. 

Que préconisez-vous pour mettre sur rail l’intelligence économique dans notre pays ?

J’estime, à mon sens, que l’urgence des urgences sera de commencer par définir, avec précision, le modèle de développement économique que nous souhaitons mettre en place pour notre jeune pays. 

Vers la fin des années 80, nos décideurs ont pris conscience de la non pertinence du modèle socialiste suivi dès notre indépendance acquise. Dès lors, ils ont décidé de lancer tout un plan de réformes économiques pour aller vers une économie plus libérale. Nous sommes donc, depuis plus d’une trentaine d’années, dans une phase de transition vers une économie de marché. Cette phase de longue transition doit être écourtée en toute urgence et décider enfin de ce que nous souhaitons pour notre jeune nation. 

Nous n’avons malheureusement pas beaucoup de choix à faire. Tendre vers une économie de marché sera notre unique salut. Bien évidemment, le caractère social de l’Etat algérien devra être maintenu mais en examinant attentivement quelles mesures seraient idoines pour préserver les populations vulnérables. Un autre gros chantier devra être entrepris pour voir comment réhabiliter le travail, source de toute richesse. Nous devrons également produire au moins ce que nous mettons sur nos tables à manger (sécurité alimentaire), réhabiliter la justice, la santé et l’éducation, piliers non négligeables d’un Etat viable.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

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Qu’est-ce qui freine l’avancée du numérique en Algérie ?

Appelons un chat, un chat, si nous souhaitons mieux comprendre notre environnement et bien avancer. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication laissent des traces et cela n’arrange pas tout le monde. Les agents véreux de l’administration voient d’un très mauvais œil tout ce qui se rapporte à la technologie et en particulier à l’informatique. Les opérations de numérisation des procédures administratives faites dans différents secteurs ont limité très fortement l’intervention humaine et donc protégé contre toute intervention intempestive bloquante. Moins il y a d’intervention de l’homme et plus c’est fonctionnel et fluide.

Pourquoi l’administration fiscale n’est pas fortement numérisée ? Une question pertinente ! Visitez les infrastructures détenues par l’administration fiscale et vous devinerez pourquoi cette administration ne veut pas se moderniser et s’équiper convenablement. La collecte de l’impôt est pourtant une activité vitale des gouvernements et permet de financer les activités des pouvoirs publics. Pourquoi donc laisser cette administration dans un état archaïque ? Intervention de l’homo-sapien ? Trop de numérisation limiterait son intervention ?

Oui, tout à fait, la numérisation est l’ennemi numéro un de la bureaucratie et de la corruption quand elle permet l’accès facile et rapide à l’information tout en garantissant plus de transparence et de visibilité. Moins il y a d’intervention humaine et mieux ça marche. Plus il y a de transparence et moins il y aura d’agents véreux, c’est tout simple. La loi s’applique à tous, de la même manière et sans aucune exception.

Qu’en est-il de la situation au niveau des Douanes Algériennes ? Le même constat pourrait être établi : Avec moins d’intervention humaine, il y aura plus d’efficacité. Quel est l’arme redoutable de l’agent véreux ? L’information, bien sûr, l’information précieuse qu’il cache si bien. Introduisons donc plus de transparence, partageons l’information à tout va, facilitons l’accès à l’information et le tour est joué. Par quel moyen cela serait-il possible de le faire ? La numérisation, les outils technologiques, les NTIC, la Data pour tous, l’interopérabilité, les connexions facilitées, etc.

Qu’en est-il des transactions Monétiques ces dernières années en Algérie ?

Les chiffres communiqués par le GIE Monétique sont édifiants à plus d’un titre et je vous laisse le soin de le découvrir par vous même.

Les transactions Monétique (Source GIE Monétique )
Le premier chiffre est celui du nombre de transactions effectuées et le second est le montant des transactions.

2016 : 7 366 – 15 Millions DA
2017 : 107 844 – 267 Millions DA
2018 : 176 982 – 332 Millions DA
2019 : 202 480 – 503 Millions DA
2020 : 4 593 960 – 5 423 Millions DA
2021 : 7 821 346 – 11 176 Millions DA
2022 : 1 186 188 – 2 145 Millions DA

NB : Pour l’année 2022, cela ne concerne que les mois de janvier et de février 2022.

On observe donc parfaitement que les transactions monétiques n’ont finalement démarré que durant l’année 2020 passant en une année (de 2019 à 2020) de 202 480 transations à 4 593 960 (une croissance de 2268%) accompagnés d’un montant qui passe de 503 millions de DA à 5 423 millions de DA (soit une progression de 1078%).

Que s’est-il donc passé durant cette année 2020 pour faire bondir ces chiffres ?

Deux événements majeurs se sont produits cette année 2020 : La pandémie sanitaire bien sûr ainsi qu’un événement lié à Algérie Poste. Ce dernier évènement est, je pense, celui qui est à l’origine en réalité de ce notable changement. En fait, le 05/01/2020 a été le début de l’interopérabilité des cartes CIB (Banques) et Edahabia (Algérie Poste). C’est en quelque sorte l’autorisation d’Algérie Poste à rejoindre le paysage bancaire Algérien à travers sa nouvelle carte Edahabia. C’est donc Algérie Poste qui a fait grimper les chiffres durant l’année 2020 et les doubler encore plus l’année 2021 qui a suivi avec 7 821 346 transactions (170% de croissance) pour un montant de 11 176 millions de DA (206% d’augmentation).

Quelques chiffres pour mieux saisir les enjeux entre nos Banques et Algérie Poste :
▪︎ Plus de 23,6 millions de comptes CCP pour une moyenne de 14 millions de comptes bancaires.
▪︎ Plus de 10 millions de carte Edahabia et environ 2,5 millions de cartes CIB distribuées.
▪︎ Plus de 3800 bureaux de poste répartis sur le territoire national.

Pour les personnes qui ne le savent pas, Algérie Poste n’a été autorisée à effectuer des virements de compte à compte qu’au mois de décembre 2019. Oui, c’est incroyable, mais c’est ainsi que cela se passe. Avant cette date, il était interdit à Algérie Poste de faire le compte à compte et cette interdiction émane bien sur des lobby bancaires, ABEF en tête de liste. Je rappelle que l’ABEF est l’association des banques et établissements financiers.

En résumé, il faut juste retenir que les Banques n’ont jamais porté dans leur cœur Algérie Poste qui a toujours été vue comme une rude concurrente. L’ABEF n’a jamais accepté qu’Algérie Poste puisse faire le travail d’une banque. Il a fallu l’arbitrage du Chef du Gouvernement pour autoriser enfin Algérie Poste à effectuer le compte à compte à la fin de l’année 2019. La survenue de la pandémie sanitaire le premier trimestre 2020 n’a fait que renforcer la décision prise qui permettra au titulaires de cartes Edahabia de faire des transactions en ligne et éviter de fréquenter les Bureaux de Poste en soutien aux conseils sanitaires prodigués par les autorités. Une excellente chose finalement. Eh bien non malheureusement, le lobby bancaire frappera de nouveau durant le premier trimestre de l’année 2021.

En effet, en date du 21 mars 2021, les plus hautes autorités du pays décident de la fermeture de tous les comptes commerciaux d’Algérie Poste. Cette décision a été prise en réaction à la situation au niveau des Bureaux de Poste suite au manque de liquidité financière. En gros, il a été admis que ce sont les comptes commerciaux détenus par Algérie Poste qui sont à l’origine du manque de liquidité financière.

Est-ce vraiment le cas ? Rien n’est sûr et en tous les cas, moi je n’y crois pas. C’est juste une réaction du lobby bancaire suite à la diffusion par le GIE Monétique et pour la première fois les chiffres éloquents sur les transactions monétiques depuis 2016 à ce jour. Au vu du succès éclatant de la carte Edahabia par rapport à la carte CIB, les banques ont eu peur pour leur avenir et ont actionné leurs réseaux pour finalement induire en erreur les premiers décideurs. Les comptes commerciaux d’Algérie Poste n’ont rien à voir avec le manque de liquidité financière et il faut chercher les vrais raisons du côté économique plutôt. Avec la pandémie sanitaire, l’économie nationale s’est tout simplement réduite au strict minimum touchant ainsi aux flux monétaires.

En conclusion, je dirais que si nous souhaitons développer le Numérique en Algérie, il faut encourager Algérie Poste à Aller de l’avant et non la bloquer. Les pouvoirs publiques doivent soutenir et assister Algérie Poste à remettre à jour le vieux dossier de la Banque Postale.

Algérie Poste sera-t-elle la première banque numérique en Algérie ?

Je dirais oui sans aucune hésitation aucune !

Pour donner enfin au numérique tout son essor, deux gros chantiers devraient être ouverts dans l’urgence :
1- La réforme du système bancaire et monétaire,
2- Une grande réforme fiscale visant en tout premier lieu, l’équité fiscale.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

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Comment devenir un excellent manager ou dirigeant d’entreprise ?

Est-il nécessaire d’avoir fait une prestigieuse école de commerce, une école du type Harvard Business School de Boston/Usa ou une HEC Montréal avec un Bac + 5 ou même un Bac +7 pour prétendre le devenir ?

Est-il nécessaire de maîtriser les meilleurs outils du management moderne ou branché genre « théorie des contraintes », « les Six Sygma », « la méthode Kaizen », « l’agilité », « le lean management » et autres « sciences » de gestion pour espérer rejoindre le club de l’excellence ?

Est-il indispensable enfin de détenir de prestigieuses certifications à l’international dans divers domaines liés au monde de l’entreprise pour espérer avoir le titre d’excellent manager ?

Alors là, vous n’y êtes pas du tout et les enjeux sont ailleurs. C’est vrai, je l’admet, une bonne formation, des outils précis et une certaine technicité sont nécessaires dans le monde de l’entreprise mais elles ne seront jamais suffisantes. La technicité est nécessaire dans le management, c’est certain, mais cela restera insuffisant. Se suffire de ses « bagages » est une hérésie qui vous mènera droit dans le mur.

Pour faire du bon management, il y a des pré-requis beaucoup plus puissants que toute cette technicité et nous pouvons en citer au moins trois.

Être bien dans ses baskets, être bien dans sa peau menant une vie bien équilibrée, bien aligné et en parfaite cohérence avec ses propres valeurs et croyances serait le premier pré-requis indispensable pour prétendre devenir un bon manager. Avant de vouloir « s’occuper » des autres, il va falloir d’abord commencer à bien s’occuper de soi-même, c’est le minimum requis.

Si vous vivez une vie personnelle ou familiale chaotique, comment voulez-vous prétendre introduire de bonnes pratiques managériales au sein de votre entreprise : C’est de la folie et cela n’arrivera jamais. Vous n’avez pas su bien vous occuper de vous-même et de vos proches et vous estimez que vous pouvez vous occuper de tout ce monde qui travaille sous votre autorité : Ce n’est pas possible.

Soyez raisonnable et commencez à prendre conscience de l’impossibilité de cette mission : Votre échec est tout à fait garanti. Ce premier pré-requis devrait être le premier critère dans le choix des dirigeants d’entreprise. Un responsable qui prend bien soin de lui-même, de sa famille et de ses proches devrait être normalement bien outillé pour prendre soin des autres et en premier lieu de prende soin de ses propres collaborateurs.

Ce sera notre deuxième pré-requis indispensable pour prétendre au titre de bon manager : Se préoccuper de la situation des autres, être très sensible à la dimension humaine de vos responsabilités. Vos collaborateurs, votre personnel, vos salariés, vos employés, vos cadres sont d’abord et avant tout des êtres humains : Ne l’oubliez jamais. L’être humain est une magnifique créature dotée de pouvoirs immenses et il va falloir y aller avec précaution en évitant à tout prix les écarts qui ne manqueront pas d’impacter directement les résultats de l’entreprise que vous dirigez. La règle d’or dans ce domaine serait d’éviter de faire aux autres ce que vous ne voulez pas que l’on vous fasse : Retenez bien cette leçon.

Pour ce qui a trait à ce qui nous semble être le troisième pré-requis indispensable pour prétendre au titre de bon manager, cela ne peut être que notre magnifique outil universel de gestion : Le bon sens. Du Bon Sens, du Bon Sens et encore du Bon Sens, une dose de Rationalité accompagnée d’un soupçon d’Irrationalité.

C’est ma fameuse règle des 3BSRI, un outil très puissant que je vous recommande vivement, un outil qui ne peut jamais s’user que lorsque l’on s’en sert.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

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Le Football est l’opium des peuples

L’équipe nationale Algérienne vient d’être éliminée de la Coupe d’Afrique des Nations après deux défaites successives et c’est bien dommage. Le tenant du titre Africain vient finalement d’être éliminé au premier tour de la CAN 2022 !

Il est utile de rappeler que le football n’est pas une science exacte et on ne gagne pas tous les jours et indéfiniment. Une fois nous gagnons et une autre fois nous perdons. Tout cela est tout à fait normal, c’est Dame Coupe et c’est la vie. Il est impossible d’avoir une succession de réussites à l’infini et cela n’arrive jamais. Un peu d’humilité et de modestie nous ferait donc beaucoup de bien en ce moment.

N’oubliez jamais que sans l’échec, la réussite n’aurait aucune saveur. Prenons acte de notre échec d’aujourd’hui et commençons dès demain à préparer notre prochain succès. Dans le monde de la compétition sportive, le facteur chance n’est pas un facteur négligeable et compte pour de vrai. Il est tout à fait juste que nous sommes dans le monde de l’invisible et de l’inconnu mais cela n’empêche nullement l’existence de cette merveilleuse et inouie chance.

Le véritable problème est ailleurs. Je ne vous le cache pas, j’ai été vraiment navré lorsque j’ai visionné certaines vidéos circulant sur les réseaux sociaux mettant en évidence la joie de nos voisins (aussi bien Marocains que Tunisiens) suite à l’élimination de notre équipe nationale. Cela m’a interloqué et ce n’est pas normal.

Est-ce qu’il y a vraiment une haine profonde entre les peuples du Maghreb (Algérie – Maroc et Tunisie) ? Les vidéos diffusées sont-elles l’expression de la majorité des populations de nos deux pays voisins ? Si tel est le cas, il va falloir s’en inquiéter sérieusement et il y a un véritable risque pour l’avenir de cette région d’Afrique du Nord.

Football et politique, religion et politique sont des mélanges détonnants et explosifs et il va falloir faire attention. Le football est une compétition sportive ; dès fois, nous gagnons et il nous arrivera de perdre aussi. Lorsque ce sera le cas, examinons ce qui n’a pas fonctionné et redéployons-nous. C’est aussi simple que cela.

Les défis pour nos peuples du Maghreb (Algérie – Maroc et Tunisie) sont ailleurs : Lutte contre la pauvreté, le chômage, le développement économique, la santé publique, l’éducation, la justice, la démocratie.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

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Comment devenir un Manager éclairé, visionnaire et leader au sein de son entreprise ?

Trois facteurs clés de succès sont indispensables pour faire un bon manager, éclairé, visionnaire et leader pour son entreprise.


Être bien dans ses baskets, dans sa tête et être aligné sur ses valeurs sera le premier facteur clé de succès. Il ne faut surtout pas traîner de lourdeurs dans sa vie. Il faut être bien dans sa peau et avoir une bonne qualité de vie.

Et si nous n’avons pas tout cela ? Que faire alors ?

L’urgence serait de rétablir la connexion avec soi-même et démarrer une large introspection pour mieux se connaître et savoir ce que l’on veut. En gros, le bon manager doit d’abord s’occuper de soi-même avant de s’occuper des autres et de son entreprise. Le bon manager doit avant tout être clean dans son esprit et avoir le bon Mindset.

Comment ?

Grâce au développement personnel bien sur. Une personne qui subit une vie « merdique » au sens le plus général (je m’excuse du terme) ne fera jamais un bon manager. Il est grand temps pour lui de mettre de l’ordre dans sa vie et autour de lui : Il s’agit bien sûr d’une urgence !

L’ingénierie de l’information est à la base du management pertinent et ce sera le deuxième facteur clé de succès. L’information est la matière première de base la plus recherchée pour prendre la bonne décision qui servira les intérêts de l’entreprise et la conduira à bon port.

Quel type d’information privilégiée faut-il rechercher ?

Où trouver les informations utiles ?

Comment évaluer et apprécier les informations collectées pour les rendre utiles à l’entreprise ?

Toutes les réponses à ces questions sont bien entendu contenues dans la démarche d’intelligence économique que le manager doit nécessairement acquérir et intégrer dans tous ses processus de décision. La démarche d’intelligence économique est avant tout une manière de penser les choses ainsi qu’une méthode pratique de résolution de problèmes basée essentiellement sur l’information. Lorsque nous savons ce que nous voulons avec précision et que nous savons également où exactement nous voulons aller, cela ouvre toujours des pistes multiples pour accéder à des informations pertinentes qui nous mettrons sur la voie de la réussite et du succès.

Enfin, le manager ne doit jamais perdre de vue la dimension humaine de son entreprise et ce sera le troisième facteur clé de succès.

Comment réussir à intégrer la dimension humaine dans tous les processus au sein de l’entreprise ?

Une compétence essentielle est à acquérir : L’intelligence émotionnelle. Intelligence sociale, intelligence relationnelle ou intelligence collective seront également des concepts à retenir. L’essentiel sera d’avoir en permanence à l’esprit que nos partenaires, nos fournisseurs, nos clients, nos collaborateurs ou nos employés sont d’abord et avant tout des êtres humains. Être humain signifie que vous avez affaire à un être fait de chair et de sang qui manifeste et exprime en permanence des émotions, des ressentis et ces derniers doivent absolument retenir notre attention pour que les choses ne nous échappent pas.

Voilà donc ma vision de ce que j’appelle le Soft Management (ou Management bienveillant) qui fera de vous l’excellent Manager de demain : Un Leader éclairé, bien informé n’ayant pas peur de mettre en avant sa vulnérabilité d’être humain.

Le sujet vous intéresse et vous souhaitez approfondir ces questions, prenons alors rendez-vous pour se rencontrer. Prenez juste le temps de renseigner ce questionnaire pour une première prise de contact.

Prise de contact et rendez-vous en ligne gratuit

Merci 😊

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

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La démarche d’intelligence économique : Un précieux outil au service de la gouvernance des entreprises et des organisations

Un retour en images de ma dernière conférence autour de la démarche d’intelligence économique tenue la matinée du 12 décembre 2021 au niveau de l’École Nationale Polytechnique d’Oran Maurice Audin (ENPO-MA).

Oran – 12 décembre 2021 – ENPO-MA

La démarche d’intelligence économique est d’abord et avant tout une manière de penser et d’agir ainsi qu’une méthodologie de résolution de problèmes.

Oran – 12 décembre 2021 – ENPO-MA

Présentation des fondamentaux de la démarche d’intelligence économique :

▪︎ Le questionnement permanent
▪︎ Le rôle de l’information dans la démarche
▪︎ Le processus de collecte de l’information
▪︎ Analyse et utilisation de l’information dans les process de prise de décision

Oran – 12 décembre 2021 – ENPO-MA

Objectifs recherchés par la démarche :

▪︎ Mettre l’information au centre des préoccupations des gestionnaires avec comme finalité une projection vers un futur probable ou possible porteur de menaces et/ou d’opportunités.

▪︎ Faire adopter un changement d’attitude, de vision et de démarche aux cadres et les amener vers une vision globale et pertinente de l’entreprise ou de l’organisation.

Enfin, un grand merci à Mme Amel Belkacemi Directrice Adjointe Chargée des Systèmes d’information et de la Communication & des Relations Extérieures de l’ENPO-MA.

(C) Labdi Abdeldjelil

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Est-ce que les experts ou les stratèges sont capables de prédire le futur ?

Les plus grands experts reconnus en management des entreprises ou en stratégie sont tout à fait capables d’expliquer et de démontrer avec brio toute réussite ou échec survenu dans le passé. Ils savent en effet expliquer intelligemment et dans le détail ce qui s’est produit ainsi que ce qui est à l’origine de la réussite (ou de l’échec) de telle ou telle entreprise. Ils excellent finalement dans la connaissance de tout événement qui s’est déjà produit et cela est certain.

Qu’en est-il par contre de leur savoir-faire et expertise dans les événements qui ne se sont pas encore produits, autrement dit, ont-ils une compétence avérée dans la prédiction de l’avenir et de la gestion du futur ?

Concrètement, la première question qui vient à l’esprit est de savoir si ces mêmes experts sont capables de suggérer à une entreprise en difficulté un plan d’action précis à mettre en place pour l’amener avec certitude à sortir de ses difficultés et réussir ? Plus simplement dit, les experts en management et en stratégie sont-ils capables de prévoir et de gérer le futur ou l’avenir avec le maximum de certitudes ?

Pour ma part, je ne le pense pas et j’estime que ce n’est nullement la vocation des experts et des stratèges de faire de la prédiction. En réalité, personne ne peut prédire le futur ou l’avenir et l’expert n’est pas une exception à cette règle. Un expert n’a pas pour vocation de vous trouver la solution miracle pour vous sortir de votre situation de crise ou de tension. À la limite, il pourrait vous indiquer une famille ou un faisceau de solutions à mettre en œuvre qui devraient, en théorie, résoudre votre souci.

L’expert ou le stratège ne peuvent que vous indiquer la direction ou la voie à suivre. Le détail des actions à entreprendre resteront sous la responsabilité du Top Management qui doit faire appel à son intuition et à son ressenti quant à la faisabilité ou non de certaines actions ainsi que des répercussions possibles sur l’entreprise.

Une démarche empirique, de la créativité, de l’innovation, beaucoup de bon sens, une dose de rationalité ainsi qu’un soupçon d’irrationalité seront la démarche à privilégier pour les managers. La règle des 3BSRI est alors vivement recommandée dans ces cas de figure. Les entreprises ou organisations sont des organismes bien vivants et complexes dans leur maîtrise et leur prise en charge ne peut qu’être de même nature.

(C) 2021 Labdi Abdeldjelil

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Veille Stratégique & Intelligence économique : Mirage ou réalité ?

Quatre mots magiques, quatre mots ensorcelants et branchés. Honneur à celui qui en parle et à celui qui les utilise. Il n’y a pas meilleur marketing de soi-même : Vous êtes un véritable sachant, une authentique lumière.

Attention ⚠️ Attention ⚠ Attention ⚠️

Il y a un redoutable piège caché dans l’utilisation de ces quatre mots : L’effet de mode. L’effet de mode est un véritable danger pour le management, un fossoyeur de la bonne gouvernance. Tout le monde s’y met et pourquoi pas moi ? On fait comme son voisin et c’est cela l’effet de mode, mais le risque est bien là. Si vous souhaitez pratiquer de la veille stratégique et de l’intelligence économique avec cet état d’esprit (effet de mode), je vous le déconseille vivement et vous suggère tout simplement d’améliorer ce que vous avez déjà en place grâce à votre Bon Sens : Je vous assure que ce sera mieux et plus bénéfique pour votre entreprise ou organisation.

Maintenant si vraiment vous savez ce que vous voulez et si vous estimez que ces outils vous seront utiles pour améliorer la gouvernance de votre entreprise, alors je vous encourage à mieux les découvrir pour en tirer le meilleur.

La veille stratégique est composée de deux mots : « Veille » et « Stratégique ». La veille signifie collecte de l’information sur un sujet donné et centralisation de l’information collectée. Le terme stratégique lui nous dicte de rechercher des informations stratégiques pour l’entreprise. Dit plus simplement, veille stratégique signifie collecter des informations qui seront importantes et vitales pour l’entreprise.

Qu’est-ce qu’une information importante pour l’entreprise ? Tout le problème de la veille est là. Quelles sont les catégories d’informations que vous estimez nécessaires d’obtenir pour une meilleure visibilité ainsi qu’une meilleure prise de décision pour votre entreprise ? Qu’est-ce qui est important à savoir selon vous ? Où est-ce que vous allez collecter ces informations ? Quelles seront vos sources d’informations privilégiées ? Comment que vous allez stocker les informations collectées ? Et quelle méthode d’analyse allez-vous utiliser pour valider vos données ? Bien entendu, les réponses à toutes ces questions sont dans l’ingénierie de l’information que développe merveilleusement la démarche d’intelligence économique. Et finalement, la veille stratégique est tout simplement une composante (essentielle) de l’intelligence économique.

Revenons maintenant aux deux mots restants : « Intelligence » et « Économique ». Une première remarque d’abord. Le mot « intelligence » prête à confusion. Cela n’a rien à voir avec son sens cognitif ou intellect du terme connu sous le vocable en arabe de (الفهامة ou الذكاء ). Le mot « intelligence » est plutôt inspiré de la langue anglaise qui prend plutôt une tout autre signification : Intelligence (en anglais) = Renseignement.

On est donc dans un tout autre registre : Intelligence Économique = Renseignement Économique. L’intelligence économique s’occupe donc de la collecte de l’information économique au sens large du terme. L’intelligence économique collecte de l’information légale, ouverte, accessible et disponible. Il n’est nullement question ici de voler de l’information ou de faire des intrusions illégales pour collecter de l’information. Cela est plutôt le rôle des services de renseignements ou des services spécialisés et non celui de l’entreprise. À chacun son métier.

Les experts du monde de l’information nous apprennent que 95% de l’information utile à l’entreprise relève du domaine public : Elle est donc tout à fait ouverte et accessible. Dans certains cas, il va falloir peut-être payer un abonnement à un site spécialisé pour pouvoir accéder librement à certaines informations mais nous sommes toujours dans la plus stricte légalité. Pourquoi alors tenter de chercher des choses pas nettes dans l’obscurité la plus totale ? Dans ces cas de figure, l’entreprise prend énormément de risques qui peuvent la conduire au pénal. Faites donc gaffe et Attention ⚠ .

Voilà, j’ai essayé à travers cet article d’approfondir quelque peu la signification des notions de veille stratégique et d’intelligence économique et j’espère que le message a été bien capté. Si vous souhaitez en savoir plus sur la démarche d’intelligence économique que je préconise pour nos entreprises, prenons alors tout simplement rendez-vous pour en discuter et transmettez-moi vos coordonnées de contacts en renseignant ce formulaire :

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(C) 2021 Labdi Abdeldjelil

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Quels sont les préalables indispensables pour améliorer la qualité de la gouvernance des entreprises ?

Il y a des préalables indispensables à l’amélioration de la qualité du management et de la gouvernance des entreprises et c’est mon intime conviction.

Tous les outils techniques en vogue actuellement dans le monde du management et de la gestion des entreprises :
– Lean Management
– Excellence opérationnelle
– Théorie des contraintes
– Méthode des Six Sigma
– Démarche KaiZen
– Méthode Agile
– Les meilleurs outils numériques
– Big Data
– Intelligence artificielle, et j’en passe, seront incapables seuls et ne peuvent absolument rien faire si les préalables indispensables ne sont pas présent. Aucun résultat ne sera possible, il n’y a rien à attendre, un très grand vide, de la perte de temps et bien sûr de la perte d’un argent fou si ces outils sont utilisés seuls.

Quel sont ces préalables indispensables qui feront bouger nos entreprises vers un monde meilleur, le monde de la création de richesses et de valeurs ?

C’est tout simplement et en tout premier lieu l’intégrité du dirigeant d’entreprise, son engagement vis à vis de l’entité qu’il dirige ainsi que son souci du facteur humain. Si le premier responsable de l’entreprise ne défend pas à coeur et mordicus les intérêts de son entreprise, tout part en vrille et à la dérive.

Quelques questions pertinentes pour éclaircir ces trois concepts :

▪︎ Est-ce qu’il y a une contradiction entre la stratégie personnelle du chef d’entreprise avec la stratégie de l’entreprise qu’il dirige ? Ses intérêts entrent-ils en conflit avec ceux de l’entreprise ? Si son foccus est ailleurs et en dehors de l’entreprise, la bataille est perdue d’avance et il faut désormais présenter ses condoléances à cette malheureuse entreprise : Ce sont les préalables intégrité et engagement.

▪︎ Quelle est l’attitude du premier responsable d’entreprise vis à vis du personnel, hommes et femmes, qu’il dirige ? Est-ce qu’il y a présence d’une dimension humaine dans le style de management ou de direction qu’il utilise ? Est-ce que le bien-être des cadres constitue une préoccupation permanente chez ce dirigeant ? Si ce n’est pas le cas, rien ne fonctionnera alors normalement dans cette entreprise et il faut prévoir dès maintenant une multitudes de conflits qui surviendront pour finalement bloquer tout le processus. Vraiment désolé pour cette entreprise, elle est vraiment entre de mauvaises mains : Cela est le souci du facteur humain.

Finalement, tout est dans les valeurs que défend le chef d’entreprise. Les compétences techniques sont certes nécessaires mais elles demeurent insuffisantes pour asseoir un bon management, un management correct. Le chef d’entreprise, le Boss, doit s’imprégner de hautes valeurs humaines qu’il défendra au sein de son entreprise. L’ensemble des décisions qu’il prendra quotidiennement dans le cadre de l’exercice de ces fonctions doivent être toutes inspirées et imprégnées de ces valeurs.

En conclusion, j’évoquerais une question essentielle que nous n’évoquons jamais et qui ne retiens l’attention de personne. Notre pays fêtera l’année prochaine (en juillet 2022) ses soixante ans d’indépendance. Une génération est actuellement entrain de partir massivement en retraite, c’est la génération de l’indépendance.

Si l’on examine de près la pyramide actuelle des âges au sein de nos entreprises, nous remarquerons qu’une nouvelle génération est entrain d’escalader les organigrammes des entreprises et là je parle des générations Y et Z (les personnes nées après 1980 et après l’an 2000). Ces deux générations ont une idée tout à fait différente de celle de leurs aînés et cela commence déjà à poser problème quant à la cohésion des équipes et des positions très hétérogènes par rapport au monde de l’entreprise et comment qu’il est perçu.

Ces nouvelles générations (qu’on appelle également les millénnials ou les digitals natives), aspirent à vivre et à travailler autrement que ce que l’on fait actuellement. Ils ne se reconnaissent plus dans les valeurs enseignées durant leurs études et rêvent désormais d’autre chose. Le travail à distance, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, le cas particulier des femmes et de leurs préoccupations particulières, sont des points qui méritent qu’on s’y arrête un moment pour les approfondir quelque peu.

La principale caractéristique qui retiens l’attention dans tout cela est très certainement le manque d’engagement des générations Y et Z vis à vis de l’entreprise. Les millénnials ne font pas confiance à l’entreprise pour lui confier leur vie, tout le contraire des Baby Boomers (nés entre 1946 et 1964) et ceux de la génération X (nés entre 1965 et 1979). Finalement, il y a un grand risque pour les années à venir que seule la génération X restera aux commandes des entreprises, mais pour combien de temps.

Que faire alors aujourd’hui pour tenter d’engager un peu plus les millénnials au monde de l’entreprise ?

Qui doit être à l’avant-garde de cette question ?

Quel sera le rôle des pouvoirs publics et des différents démembrements de l’état sur cette question ?

Comment introduire et inculquer un peu plus d’intégrité et d’engagement chez les dirigeants d’entreprise ?

Comment sensibiliser les chefs d’entreprise sur la question du facteur humain dans le monde professionnel ?

(C) 2021 Labdi Abdeldjelil

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