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Intelligence Économique & Gouvernance

L’intelligence économique : Des méthodes d’analyse de l’information issues du bon sens

J’ai le plaisir de vous partager aujourd’hui le contenu de l’interview que j’ai accordé à la Revue de l’Assurance publiée dans son 39ème numéro et réalisée grâce à la persévérance de Mme Fella Midjek à qui j’adresse mes vifs remerciements.

Revue de L’ASSURANCE : En quoi consiste l’intelligence économique ?

M. Labdi Abdeldjelil : C’est d’abord trouver de bonnes sources d’information. Comment analyser l’information ? Pour prendre des décisions, il faut d’abord analyser les informations. Il s’agit de collecter l’information, la traiter et l’analyser, pour ensuite décider. Il s’agit de sources ouvertes comme la presse, les médias en général et l’internet. Il y a des sources officielles, donc institutionnelles, les agences publiques et les agences de l’État. Et puis, il y a les sources humaines qui sont les personnes avec lesquelles on est en rapport.

Le grand souci qui se pose est lié aux sources humaines et aux sources ouvertes. C’est un problème de fiabilité et de crédibilité. Comment se prononcer sur cela ? C’est grâce à toute une ingénierie de l’information que la discipline développe que le problème est pris en charge. Pour pouvoir analyser les informations, tout particulièrement pour les sources ouvertes et humaines, ne pas perdre de vue que l’être humain est une entité complexe et nous devons en tenir compte. 

Quels sont ces outils ?

Il existe des méthodes d’analyses issues des sciences universelles et en tête desquelles se trouve le bon sens. Même dans notre vie personnelle, nous pouvons optimiser notre vie grâce à la démarche d’intelligence économique. Depuis quelques années, je développe une formation d’une durée de 20 heures sur 3 ou 5 jours, pour transmettre les fondamentaux de l’intelligence économique. Mais, c’est avec la pratique de tous les jours qu’on développe cette compétence.  

L’intelligence économique est une compétence humaine : La curiosité, le questionnement permanent, l’observation, le bon sens, etc.  

Il existe deux grands outils qui sont utilisés dans la démarche : Le premier qu’on nomme « Le cycle de collecte de l’information ». Le second est « Le processus d’analyse de l’information ». Mais, la formation ne suffit pas à elle seule, et c’est la pratique qui va faire la différence. Il est primordial de collecter des informations pour résoudre des problèmes. Ensuite, vous allez avoir une idée de solution que vous allez mettre en pratique et vous allez observer les résultats obtenus. S’ils sont positifs, c’est que votre solution est bonne. Si les résultats ne sont pas bons, il faudra alors tenter de rechercher le pourquoi. D’abord, collecter de nouvelles informations, ensuite décider de nouveau et ainsi de suite. Ceci permet, donc, d’affiner cette information, avec le temps.

Vous dites que cette discipline est applicable à tous les secteurs d’activités. Donc, celui des assurances peut-il faire appel à l’intelligence économique ?

Il n’y a pas, en ce moment, une très forte demande en matière de formation en intelligence économique. Pourquoi cela ? Il y a tout  simplement au sein des entreprises une grande ignorance quant à l’existence de cette discipline. C’est l’ignorance quant à l’utilité de la démarche d’intelligence économique qui en est la cause.

Il y a eu des tentatives de faire des formations en intelligence économique par le passé mais nous avons compliqué les choses rendant cette nouvelle discipline difficilement accessible au commun des mortels. Nous avons même copié ce qui se faisait ailleurs mais sans tenter de l’adapter au contexte Algérien. Les gens pensent après que c’est une discipline compliquée et l’évitent.

L’ISGP (Institut Supérieur de Gestion et de Planification) organise des formations en intelligence économique depuis 2011 au profit du secteur de l’Industrie et j’ai eu le privilège d’encadrer quelques promotions de Master en Veille Stratégique et Intelligence Économique. Le secteur des assurances pourrait tirer profit de cette discipline et aurait grandement besoin d’acquérir la démarche, au moins pour les fondamentaux, pour ensuite la développer au profit du secteur.

Cliquez ici pour consulter la revue de l’assurance n°39 : Revue de l’Assurance n°39

(C) 2023 Labdi Abdeldjelil

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L’observation est un précieux outil dans la gouvernance des entreprises

L’observation, l’esprit de curiosité, le souci du détail sont de précieux outils que nous pouvons développer pour mieux gérer nos entreprises et organisations.

👉 Que peut-on améliorer ?

👉 Que peut-on numériser ?

👉 Que peut-on automatiser ?

Ces trois questions sont en permanence dans mon esprit. Lorsque je suis sur un nouveau poste ou une nouvelle fonction, ces trois questions sont ma planche de salut pour améliorer l’existant.

L’amélioration continue de ce qui fonctionne à tout le temps été une de mes obsessions. Et c’est grâce à l’observation minutieuse de mon environnement, à l’écoute attentive de mes collaborateurs et partenaires, à mon esprit de curiosité très développé ainsi qu’au souci du détail que j’arrive à trouver des issues.

Un délai sera toujours nécessaire pour envisager les choses sous de nouveaux angles. Généralement, je me suis toujours donné au moins trois mois avant de décider de quoique ce soit, à l’exception, bien sûr, de tout ce qui nécessite une décision d’urgence et l’urgence ne peut jamais attendre.

Finalement c’est vous qui décidez de la durée de votre période d’observation. Il n’y a pas de grandes règles, c’est plutôt au filling, au jugé et au ressenti : Du bon sens en fait. Bien entendu, évitez de trop attendre, un délai d’observation trop long est à banir et cela reste valable également pour la précipitation. Comme le dit si bien l’adage, il ne sert à rien de courir, il faut partir à point.

Merci pour votre attention 😊.

(C) 2023 Labdi Abdeldjelil

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Business, éthique et réseaux sociaux

LinkedIn est un réseau professionnel mais c’est également un réseau social, nous avons tendance à l’oublier. J’ai souvent lu sur des publications que LinkedIn n’est pas du tout comme Facebook : C’est tout faux. LinkedIn et Facebook sont tous les deux des réseaux sociaux (c’est à dire constitués d’êtres humains) avec quelques petites différences. LinkedIn et Facebook s’adressent, par exemple, à des personnes différentes.

LinkedIn est une communauté qui est constituée par des êtres humains mais des êtres humains qui exercent des fonctions ou des responsabilités dans des entreprises ou organisations, et ces dernières sont mises en avant. Au sein de Facebook, nous sommes sur un autre registre. Les hommes (ou femmes) sont les mêmes mais avec des objectifs et enjeux totalement différents.

Depuis quelques années, LinkedIn est entrain de changer pour se transformer de réseau social par excellence dans le monde du B to B (Business to Business) en réseau social privilégiant le H to H (Human to Human). C’est l’humain qui est mis en avant aujourd’hui, non le business, et la tendance s’accentue de plus en plus fortement.

Que signifie tout cela en pratique ?

Les produits et services n’intéressent plus personne sur Linkedin et n’essayez surtout pas de les vendre directement : C’est peine perdue. La fonction de vendeur de produits ou de services est presque bannie et l’action de l’algorithme de LinkedIn vous le fera ressentir très fortement lorsque vous tenterez de placer votre produit ou service dans une publication. Le Blocage de votre publication est immédiat et très peu de personnes la verront.

Ce sont les valeurs humaines qui sont désormais valorisées par l’algorithme dans les publications et c’est bon à savoir :

▪︎ 👉 Parlez-nous de vous !

▪︎ 👉 Dites-nous qui vous êtes ?

▪︎👉 Quelles sont vos valeurs ?

▪︎👉 Qu’est-ce que vous aimez en premier ?

▪︎👉 Qu’est-ce qui vous fait horreur ?

▪︎👉 Quels sont vos retours d’expérience ?

▪︎👉 Quels sont les meilleurs moments de votre vie durant lesquels vous avez énormément appris ? Dites-le nous !

Nous sommes acheteurs de tout cela ! Désormais sur LinkedIn, les gens préfèrent « acheter » de « bonnes personnes » plutôt que de bon produits. À retenir !

L’auteur à succès Simon Sinek l’avait déjà très bien compris et il le disait souvent dans ses conférences et ses livres : « Ce que les gens achètent, ce n’est pas ce que vous faites, mais pourquoi vous le faites. Le but n’est pas de faire du Business avec tous ceux qui ont besoin de votre produit. Le but est de faire du business avec les gens qui croient en ce que vous croyez. »

Nos amis marketeurs ont du pain sur la planche pour pouvoir s’adapter à cette nouvelle situation qui pourrait être tout simplement résumée en trois mots : Éthique des affaires.

Évitons à tout pris le « washing » qui est une très mauvaise stratégie. Pour ceux qui ne le savent pas, le washing en marketing peut se résumer en quelques mots : Mentir pour faire du profit. L’entreprise va donc chercher à se donner une image positive, qui est en fait en décalage avec la réalité.

Washing = Blanchiment = Lavage

Cela se fait soit directement avec des messages trompeurs, soit indirectement en faisant diversion. Choisissons plutôt l’authenticité et la responsabilité et faisons du chiffre d’affaire en toute éthique et en respectant nos propres valeurs.

C’est cela le futur du business et il y a de la place pour tout le monde.

Merci 😊.

(C) 2023 Labdi Abdeldjelil

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L’Algérie peut-elle être un jour une Start-up Nation ?

Je viens juste de supprimer mon dernier article « L’Algérie peut-elle être une Start-up Nation ? » et ce juste pour éviter d’induire en erreur mes lecteurs tout en apportant aujourd’hui plus de matière afin de mieux les éclairer.

Dans l’article supprimé, j’avais posé quelques questions parmi lesquelles je souhaitais savoir pourquoi la jeune équipe de créateurs Farm AI n’a pas été prise en charge par une structure publique et officielle dédiée aux Startups relevant du Ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises.

Pour cette question, il faut reconnaître que j’avais tout faux et que j’étais dans l’erreur. C’est grâce à un de mes contacts sur LinkedIn que j’ai pu être informé de mon ignorance et qu’il en soit remercié pour cela.

Finalement, la jeune équipe de Farm AI a donc bien été prise en charge par Algeria Venture. Je rappelle pour ceux qui ne le savent pas (et dont je faisais partie mais plus maintenant) Algeria Venture est une initiative du gouvernement algérien à travers la coordination entre le Ministère de l’Economie de la Connaissance, des Startups et des Micro-entreprises et la Compagnie Nationale Sonatrach en tant que sponsor principal et contributeur à l’inclusion des startups.

Mais… Il y aura toujours un mais.

Quelle à été la qualité de la prise en charge de Farm AI par Algeria Venture ?

Je ne m’exprimerais pas sur la qualité de cette prise en charge, toutefois, je vous dirais juste que la communication de Algeria Venture n’est pas parfaite et pourrait être améliorée dans l’avenir. Une petite visite de la page sur LinkedIn de Algeria Venture vous permettra de vous faire une petite idée par vous-même et m’éviter ainsi de polémiquer.

Même la communication officielle n’a pas été à la hauteur pour lever les ambiguïtés et clarifier les choses. Aucune structure officielle n’a mis en évidence que les jeunes créateurs de Farm AI sont pris en charge dans un dispositif public et Algeria Venture n’a à aucun moment été citée comme un acteur incontournable de cet événement : Beaucoup de choses sont donc perfectibles.

Le reste des questions :

Pourquoi tout le dispositif public et officiel dédié aux Startups n’a pas été capable de capter ces talents pour les prendre en charge ?

Avons-nous pris toutes les mesures pertinentes et intelligentes pour capter le génie de nos jeunes innovateurs ou sommes-nous toujours dans des schémas anciens et rétrogrades ?

Comment que nos jeunes créateurs arrivent aujourd’hui à capter l’intérêt des structures officielles dédiées aux Startups pour être pris en charge ? Le mérite ? Les nouvelles idées ou idées originales ? Le réseau de relations ? Le parrainage ? Le mentoring ? Un autre système « spécial » ?

Je ne vous cache pas que ces questions découlent directement de certaines de mes croyances que je vous partage aujourd’hui :

1- Je ne pense pas que l’état puisse un jour devenir un entrepreneur et ce n’est nullement sa vocation. La seule fonction acceptable pour un état serait la régulation. Quand on parle de régulation de l’économie, l’état dispose de deux leviers fondamentaux : Le taux d’intérêt bancaire et la fiscalité. Un gros chantier en perspective.

2- Est-ce que L’Algérie peut devenir un jour une Start-up Nation ? Je ne le pense pas. L’innovation, la créativité, l’entrepreneuriat relèvent de la sphère privée et non de la sphère publique. Injecter de l’argent public pour encourager des Start-up n’est pas une bonne idée et présente énormément de risques (de corruption, de trafic d’influence, de déviations comportementales et j’en passe).

3- Je vous rappelle juste que les champions mondiaux des Start-up sont Américains et aux States, il n’ont pas de Ministère dédié aux Start-up mais ils ont quand même la Silicon Valley. Cette dernière observation pertinente m’a été faite par un de mes contacts sur LinkedIn et il avait tout à fait raison. Laissons donc le soin à des fonds privés à risque d’investir dans le monde des Start-up.

Merci pour votre attention 😊

(C) 2023 Labdi Abdeldjelil

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Ma Démarche d’Intelligences

Cette démarche a été conçue dans le monde réel et uniquement pour le servir. Elle n’est pas née dans une salle de classe ou dans un centre de formation, elle s’est forgée et a été améliorée à partir d’années d’expérience, jusqu’à atteindre la quasi-perfection.

C’est ma confrontation avec les problèmes réels vécus sur le terrain qui m’a permis de développer ce magnifique outil de résolution de problèmes. Oui, Ma Démarche d’Intelligences est d’abord et avant tout un outil de résolution de problèmes.

Résoudre des problèmes est l’une des tâches permanentes et constantes que nous ferons toute notre vie. C’est vrai, le terme « problème » est quelque peu gênant car il recèle en son sein des connotations négatives. Pour le commun des mortels, « problème » signifie blocage, « problème » est l’équivalent de « pas de solution », « problème » égal souci, « problème » veut dire enfin que vous êtes entrain de patiner dans de la boue et qu’il va être difficile de vous en sortir.

Ma Démarche d’Intelligences est vraiment à l’opposé de cette interprétation des choses. Pour moi, chaque problème a une solution ou plutôt chaque problème a une multitude de solutions. Certes, la solution ne sera pas toujours la meilleure, elle serait plutôt optimale et appelée donc à être améliorée. C’est ma vision du monde dans lequel nous vivons.

Trouver la bonne question à se poser et soyez sûr que vous êtes sur le chemin de résolution de votre « problème ». Ma Démarche d’Intelligences puise sa force dans l’art et la science des questions. C’est du questionnement permanent accompagné d’un esprit de curiosité très développé ainsi que d’un sens aigu de l’observation.

Le terme « Intelligences » est quant à lui mis au pluriel et ce n’est nullement un hasard. Ma Démarche d’Intelligences recoure à une multitude d’intelligences parmi lesquelles nous citerons l’intelligence économique, l’intelligence émotionnelle, l’intelligence sociale, l’intelligence humaine, l’intelligence collective ainsi que toutes les multiples intelligences découvertes par Howard Gardner en début des année 80 et qu’il nous à fait découvrir à travers son livre « Frames of mind » (États d’esprit).

Enfin, la cerise sur le gâteau : Le bon sens. Dès fois nous parlons de bon sens paysan (BSP), une notion très connue dans les milieux ruraux, provinciaux ou tout simplement paysans. Cette notion de bon sens est nommée dans Ma Démarche d’Intelligences, La règle des 3BSRI. Du bon sens, du bon sens et encore du bon sens (3BS – Trois fois Bon Sens). Un peu de rationalité (pour le R) accompagné d’un soupçon d’irrationalité (c’est pour le I).

Notre monde est-il rationnel ? Notre monde est-il irrationnel ? Je dirais ni l’un, ni l’autre, mais juste un peu des deux. Pour comprendre le monde dans lequel nous vivons, il est souvent nécessaire de faire appel à de la rationalité, mais pas toujours. Dans certains cas, c’est notre irrationalité qui est sollicitée pour nous faire découvrir certains aspects du côté mystérieux de notre monde. Place alors à de la spiritualité ainsi qu’à la découverte du monde invisible qui nous entoure. Ce monde invisible existe bel et bien sans qu’il ne nous soit possible de le voir ni de le palper.

Pourquoi toutes ces explications sur Ma Démarche d’Intelligences ?

C’est juste pour vous annoncer que durant l’année 2022, j’ai fait la magnifique expérience d’enseigner à distance (c’est à dire en ligne) ma démarche d’intelligences en mode One to One : Un formateur unique en face d’un candidat unique. C’était une formation personnalisée aux fondamentaux de la démarche d’intelligence économique.

En tout et pour tout, cela m’a pris six (06) séances en ligne de deux heures chacune pour cerner correctement la discipline. Deux rencontres supplémentaires ont été organisées en présentiel (deux heures en moyenne chacune) et qui ont permis ensuite à mieux ancrer mes candidats sur ces nouvelles notions et tout particulièrement sur le comment les mettre en pratique dans leur vie courante. Le seul inconvénient avec cette méthode de formation One to One, c’est qu’il ne sera pas possible de prendre plus de cinq (05) candidats simultanément.

Affaire à suivre…

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

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L’écoute, un outil infaillible du management

Écouter ses équipes, c’est leur donner de l’importance. Prendre le temps d’écouter l’autre, c’est donner du poids à sa parole et donc donner de l’importance à la personne que vous avez en face de vous. Écouter l’autre sans se mettre en avant, c’est lui montrer que nous ne savons pas tout, sur tout. Un peu d’humilité et de modestie ne vous tuera point.

En écoutant nos équipes, nous leur montrons que nous les considérons et que nous avons besoin d’elles. Elles y seront forcément très sensibles et reconnaissantes. Ce sera également une marque de respect et il y a de fortes chances qu’elles nous renvoient du respect.

Écouter activement l’autre c’est se mettre à sa fréquence pour capter tout ce qui va et ne va pas chez lui et prendre les mesures qu’il faut pour rectifier par la suite.

Durant toute ma carrière professionnelle, j’ai eu deux habitudes que je n’ai jamais abandonné. La première c’était de laisser toujours la porte de mon bureau ouverte. Je ne supportais pas que la porte de mon bureau soit fermée, une sorte de claustrophobie. Je préfère laisser ma porte ouverte afin de faciliter l’accès à mes collaborateurs qui peuvent me toucher à n’importe quel moment de la journée. On m’a souvent reproché cette « mauvaise habitude » et surtout quand « je montais en grade ». Un chef doit toujours être quelque peu mystérieux et moins accessible. C’est ce que l’on me disait souvent : Une vision vraiment rétrograde du management.

Ma deuxième habitude c’était toujours de dire bonjour à l’ensemble de mes collaborateurs (femmes et hommes) avec une bonne poignée de main ferme en début de chaque journée. Ce contact physique quotidien, les yeux dans les yeux, renforce énormément les liens et vous rapproche de vos équipes. Donc, chaque matin, j’ai en direct la météo de mon équipe. Je sais qui est frais et dispo et qui ne l’est pas. Une bonne manière de sonder les esprits pour savoir si aujourd’hui on peut compter sur sa team. Il n’y a rien de plus simple, de pratique et d’opérationnel. Vous perdez une demi-heure ou même une heure complète s’il le faut et vous avez quotidiennement la température de votre espace professionnel.

Lors de mes contacts avec mes collaborateurs, j’ai toujours en permanence à l’esprit trois questions auxquelles je dois trouver des réponses.

Question 1 : Est-ce que mes collaborateurs sont à l’aise dans le travail qu’ils font ?

Question 2 : Est-ce que mes collaborateurs ont tout ce qu’il faut comme outils de travail ?

Question 3 : Est-ce que mes collaborateurs savent faire correctement leur travail ?

Pour cette dernière question et lorsque la réponse est négative, mon intervention est immédiate pour combler les lacunes de mes cadres et de ce que j’attends d’eux. Je pourrais renouveler plusieurs fois cette intervention et si le constat négatif n’évolue pas, cela signifie tout simplement que mon cadre n’est pas à sa place et qu’il va falloir lui trouver une nouvelle fonction qui lui convienne. C’est toujours après une bonne discussion franche et directe qu’on trouve une solution qui arrange tout le monde.

Voilà, c’était un petit retour d’expérience en matière d’écoute de son personnel lorsque l’on veut réussir son Soft Management ou son Management Bienveillant où l’humain a toute son importance.

Merci 😊

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

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Sans confiance, il n’y a pas de management

La confiance est un prérequis au management. Sans confiance, il sera presque impossible de diriger et d’animer convenablement des équipes. En effet, est-il possible de confier des missions à des personnes en qui nous n’avons aucune confiance ? Ce ne sera pas possible bien sûr ! Comment résoudre alors ce dilemme ?

Il faut retenir que la confiance c’est donc d’abord et avant tout un choix librement décidé que nous devons assumer pleinement. Pour réussir et atteindre nos objectifs, nous devrons impérativement faire confiance même quand il s’agit de personnes que nous ne connaissons pas parfaitement : La confiance d’abord, le contrôle ensuite, n’inversons pas les choses.

Une fois que la décision de faire confiance est prise, nous pourrons alors commencer par déléguer de petites tâches à nos collaborateurs. Il est évident que chaque succès obtenu et chaque objectif atteint viendra renforcer la confiance décidée. Nous pourrons alors déléguer des tâches beaucoup plus importantes, ce qui ne manquera pas de renforcer encore plus la relation de confiance.

La confiance est donc le point de départ pour engager les équipes. Elle permettra à nos collaborateurs de sentir qu’ils sont importants, qu’ils ont bien quelque chose à apporter à l’entreprise et que nous comptons sur eux pour le faire. La confiance permet aussi d’essayer de nouvelles actions, de nouvelles façons de faire, de tenter quelque chose d’inédit. Les collaborateurs n’auront alors plus peur de le faire, ce qui permettra d’être productif et d’innover en toute confiance.

Prenons la décision de faire confiance et parlons-en à nos équipes. Incitons-les à avancer par eux-mêmes et soutenons-les dans leurs démarches. Ne sanctionnons pas à tout va et à la moindre erreur, bien au contraire. Des encouragements et de la reconnaissance montreront notre confiance et permettront d’accroître la motivation de nos collaborateurs.

Dites-moi en commentaires ce que vous en pensez !

Merci 😊.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

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Prendre soin de soi est un acte managérial d’importance

Partons d’un principe très simple. Si vous ne prenez pas soin de vous, personne ne le fera à votre place. Ensuite, si vous ne prenez pas soin de vous, comment voulez-vous prendre soin de votre entreprise, de vos collaborateurs, de vos clients ou de vos partenaires ?

Vous n’êtes pas que manager dans votre vie. Vous avez une famille, un conjoint, des enfants, des amis. Tout ce beau monde ne doit pas disparaître avec l’acte de management.

N’oubliez jamais de prendre soin de vous. Avec le métier de manager, il peut vite devenir difficile de trouver un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie privée, une situation qu’il faut vite prendre en charge.

La première des choses à faire est d’apprendre à dire non pour éviter d’en faire trop à chaque fois. Cela est valable pour tout le monde avec lequel vous êtes en rapport : Famille, conjoint, enfants, amis, collaborateurs, partenaires, clients, etc.

Nous pouvons aussi être happés par les différents projets que nous développons et oublier de faire des pauses. Il faut savoir prendre des temps de récupération pour soi afin de renouveler son énergie vitale. De temps à autre, nous pourrions par exemple nous couper de notre téléphone et de notre ordinateur, cela ne peut que nous faire du bien et nous donner l’occasion de nous reposer.

N’oublions pas également que notre sommeil, notre alimentation ou encore notre activité physique ont un véritable impact sur nos capacités ainsi que sur notre vitalité. Un temps de sommeil suffisant, une alimentation équilibrée et saine ainsi qu’un minimum d’activité physique (une marche régulière et quotidienne de 30 minutes suffirait) sont le minimum requis pour une hygiène de vie acceptable.

Si vous méditez de temps en temps, ce serait encore mieux et cela ne peut que vous faire du bien. Que signifie méditer ? C’est un bien gros mot n’est-ce pas ! Je vous rassure tout de suite, vous ne risquez pas de perdre votre religion et devenir Bouddhiste, ça n’a rien à voir. Méditer, c’est tout simplement prendre le temps de rencontrer soi-même pendant quelques instants grâce aux bienfaits de la respiration.

C’est juste un rendez-vous avec soi. Pendant une séance de médiation, nous ne réfléchissons à rien, nous n’analysons rien. Nous ne faisons que respirer et écouter notre propre corps. Rien d’autre. Juste quelques minutes où nous arrêtons tout et nous nous connectons avec nous-mêmes. Vous ne pouvez imaginer le bien que cela fait. Juste quelques instants et vous faites le plein d’énergie.

La respiration recommandée dans la méditation est bien sûr la respiration abdominale : Inspirer par le nez et expirer par la bouche, rien de sorcier et les bébés le font magnifiquement bien. C’est la meilleure manière de gérer votre stress et de renforcer votre résilience ainsi que votre endurance.

Voilà, c’était quelques petits conseils pour nos amis managers espérant qu’ils leur seront utiles. N’oubliez pas de me faire part, en commentaires, de vos astuces et petites idées personnelles pour améliorer votre qualité de vie. Merci 😊.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

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Quelle est la différence entre le leadership et le management ?

Même si le management et le leadership sont des notions qui sont proches, il existe néanmoins quelques différences. La principale distinction entre les deux repose sur le fait que le management est le résultat d’une action qui est extérieure à vous alors que le leadership est une compétence interne et bien à soi.

Vous êtes devenu manager grâce à la décision d’une autorité qui est extérieure à vous : Direction d’entreprise, conseil d’administration ou tout autre entité détenrice de pouvoir qui vous désigne en tant que manager. Être manager est donc un statut octroyé par une entité extérieure alors qu’un leader anime et guide ses équipes grâce à son propre talent d’orateur et celui de meneur d’hommes.

Être leader n’est pas une fonction ou un titre officiel mais un ensemble d’attitudes et de compétences humaines. Contrairement au management, il est possible d’exercer son leadership indépendamment de sa position hiérarchique. De plus, le leadership peut s’apprendre, se développer et devenir à la portée de tous, alors que le statut de manager ne peut l’être que grâce à l’intervention de sa hiérarchie.

Enfin et en guise de conclusion, nous dirons qu’il est vivement souhaité que le management et le leadership soient utilisés simultanément. Le manager doit développer son leadership pour mettre en dynamique plus facilement ses équipes et réussir. Le leader, quant à lui, doit apprendre les techniques de management pour créer une vraie cohésion d’équipe.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

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Le management par le bon sens

J’ai souvent été sollicité pour encadrer des formations sur des méthodes de management un peu particulières sur demande de responsables de formation ou de DRH d’entreprises et parmi lesquelles, je citerais :
▪︎ La méthode Agile,
▪︎ La méthode Kaizen,
▪︎ La théorie des contraintes,
▪︎ La Lean Management,
▪︎ La Méthode Six Sigma,
▪︎ Et j’en passe.

Je pourrais en citer encore plusieurs autres démarches ou méthodes aussi géniales les unes que les autres, mais arrêtons-nous là. Les auteurs de livres sur la gestion d’entreprise et le management sont très prolifiques et nous assistons tous les jours à l’émergence de nouvelles méthodes et de nouveaux concepts.

Qu’en est-il de leur efficacité ? Et l’effet de mode alors ?

Tout est discutable bien sûr. Si je prends le Lean Management par exemple, c’est une méthode de gestion inventée par le célèbre constructeur automobile Japonais Toyota. Cette méthode reste valable dans le domaine industriel mais peut-on l’appliquer au secteur de la santé publique, c’est à dire dans les hôpitaux et structures de santé ?

Je ne le pense pas. Il n’y a qu’à voir le monde de la santé en France aujourd’hui où on a essayé d’introduire de la rentabilité au sein des hôpitaux grâce au Lean Management. Résultat des courses : Une situation des plus catastrophique au sein du personnel soignant. Ces derniers se désengagent de plus en plus des métiers de la santé, malaises, débrayages, grèves, suicides, burnout, démissions et reconversions, décrivent on ne peut mieux la situation qui prévaut actuellement dans le secteur.

Le Lean Management évacue la dimension humaine dans ses processus, ce qui est dramatique pour un hôpital. Le même résultat mitigé a été observé dans la gestion des Call Center et des Grandes Surfaces et tout particulièrement pour les métiers de téléconseillers et de caissière. Un mode de gestion qui ignore l’humain est inévitablement condamné à échouer. Et puis, n’oublions jamais que ce ne sont pas les Professeurs qui font l’économie mais plutôt les entrepreneurs et ces derniers écrivent très peu malheureusement.

Pour ma part et tout particulièrement pour un pays comme le notre, ces méthodes de gestion trop sophistiquées ne peuvent être efficaces et rendre service. Toutes les méthodes de management décrites dans les manuels de gestion partent d’un postulat non explicite mais essentiel : Nous sommes supposés évoluer dans un environnement d’économie libérale. Est-ce notre cas ?

Je ne le pense pas ! Nous avons un modèle économique hybride qu’il est difficile de décrire ou de nommer. Nous avons été socialistes à notre indépendance et avons pris conscience de la non pertinence de ce modèle la fin des années 80. Des réformes économiques ont été décidées le début des années 90 pour démarrer notre transition vers une économie de marché. Qu’en est-il aujourd’hui plus de trente ans après ? Nous sommes toujours dans la transition qui dure et perdure. Comment voulez-vous alors introduire de l’agilité ou une théorie des contraintes dans vos processus de gestion ?

Autre question pertinente : Est-ce qu’il y a en Algérie un véritable « marché » qui régule et sanctionne les entreprises défaillantes ? Oui et non n’est-ce pas ! La situation n’est pas encore bien claire pour le moment et les pouvoirs publics interviennent trop souvent et directement dans la gestion des entreprises, ce qui n’est pas du tout leur rôle.

Que faire alors dans cet imbroglio économique ?

Le bon sens, du bon sens et encore du bon sens : C’est ma démarche, inspirée d’un vécu Algérien imprégné de notre culture paysanne. Ce bon sens est renforcé et complété par une démarche d’intelligence économique dont les maîtres mots sont l’information, l’esprit de curiosité, l’observation, le questionnement permanent. Je n’oublie jamais d’intégrer de la dimension humaine dans tous mes processus, actions et décisions. Nous sommes des êtres humains et le demeurerons longtemps encore.

Enfin, la technologie ou plutôt ce qui est souvent appelé les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication). Pour être précis, je dirais plutôt bases de données, data, analyse de données, intelligence artificielle, numérisation ou digitalisation seront les gages de réussite pour le futur.

Qui détient l’information, détient le pouvoir, un vieil adage qui reste toujours d’actualité.

Merci pour votre attention 😊.

(C) 2022 Labdi Abdeldjelil

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