Intelligence Économique & Gouvernance

La malhonnêteté en entreprise : Une triple tumeur

Ne recherche pas les profits malhonnêtes, les profits malhonnêtes sont des pertes.
Hésiode

Une organisation qui approuve, encourage ou autorise l’utilisation de tactiques déloyales dans ses relations externes (avec des clients, actionnaires, fournisseurs, distributeurs, organismes de régulation, etc.) subira tout un ensemble de désagréments internes qui s’apparentent à des tumeurs.

Non seulement elles deviendront malignes – grossissant, se répandant et rongeant progressivement la santé et la vigueur de l’entreprise –, mais elles seront également difficiles à tracer et à identifier, avec les méthodes comptables traditionnelles, comme les véritables causes de la baisse de rentabilité constatée. Elles peuvent donc facilement engendrer la prise de mesures coûteuses et peu judicieuses, qui ne visent pas les véritables coupables du dysfonctionnement.

Trois caractéristiques sont connues pour miner la santé d’une entité commerciale :

– De mauvaises performances de la part des employés,
– Un roulement élevé du personnel,
– Des fraudes et méfaits fréquents de la part des employés.

Les coûts de chacun de ces facteurs peuvent s’avérer stupéfiants. Nous affirmons que les organisations dont la culture interne est contraire à l’éthique – les employés prenant part aux mauvaises conduites ou se contentant de les observer – sont victimes de ces trois caractéristiques.

Nous n’attribuons pas celles-ci à des infractions morales localisées ou peu fréquentes mais à une culture d’entreprise dominante qui laisse faire ou encourage les pratiques malhonnêtes. Les mauvaises performances sont probablement le plus grand saboteur de la rentabilité.

Texte inspiré et extrait du livre de Robert B. Cialdini « Pré-suasion »

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Économie et Entreprenariat par temps de Covid : Que faire ?

Force est de constater que les choses ne s’améliorent pas en ce moment. Le Coronavirus est toujours là plus de sept mois après sa première apparition en Algérie, avec en prime son lot de restrictions ayant mis à mal notre très fragile économie. Rassurez-vous, ce n’est pas le propre de notre pays, cela touche le monde entier. Aucun pays ni continent n’est épargné. Et ce n’est nullement une question d’argent ou de statut. Ce sont d’ailleurs plutôt les grandes puissances mondiales qui sont les plus touchées en ce moment.

Finalement, le problème c’est quoi ? Le principal problème est notre ignorance face à ce nouveau virus qui a infecté, mine de rien, plus de 33 millions de personnes à travers le monde et fait plus d’un million de décès. Rien qu’aux USA, plus de 7 millions d’américains ont été infectés par le virus et on recense plus de 200.000 morts dans ce grand pays industriel : La situation est donc bien dramatique.

L’inquiétude quant à la survenue d’une deuxième vague touche de plus en plus de personnes et particulièrement en Europe. Les gouvernements ont été tous chamboulés dans leurs démarches pour lutter contre le Coronavirus. Ils décident d’une chose aujourd’hui et font le contraire une semaine plus tard, un authentique bricolage à l’échelle planétaire. Personne à travers le monde n’est arrivé à une démarche claire et bien arrêtée quant aux mesures sanitaires les plus efficaces : Port obligatoire du masque ou pas ? Confinement total ou partiel ? Ouverture ou non des frontières ? Ouverture ou non des bars, restaurants ou lieux publics ? Ouverture ou non des écoles, crèches et autres établissements d’enseignement et de formation ?

Tous les pays, développés, puissances économiques mondiales ou pays pauvres, sont logés à la même enseigne et point de jaloux. L’élément commun déterminant à tous : L’ignorance. Tout le monde est dans le flou, ni vaccin et ni médicament faisant l’unanimité au sein des corps médicaux ou scientifiques ne pointent leurs nez, et la situation risque de durer encore de nombreux mois. Tout le génie de l’homme du 21ème siècle est mis à rude épreuve. L’immensité de son savoir scientifique et technologique n’a été pour le moment d’aucune utilité. Quand est-ce que tout cela va finir ? Personne ne le sait malheureusement !

Si l’on résume la situation actuelle, les mots suivants seraient appropriés pour décrire au mieux la situation que nous vivons : Incertitude – Ignorance – Inconnu – Instabilité et Chaos. Que pouvons-nous faire de mieux pour gérer cette situation inédite ? Ce qui est sûr, c’est que tout ce que nous faisions par le passé pour résoudre nos difficultés, problèmes et soucis semble aujourd’hui bien dépassé.

Nous devons revoir radicalement notre façon d’aborder et de résoudre nos problèmes. Notre démarche doit être complètement revue. La pensée latérale, une démarche d’Intelligences, plus d’innovation et de créativité pourraient être appropriés pour dépasser nos contraintes et blocages. Repenser notre existence sur cette planète, revoir, redessiner et reconstuire nos modèles économiques, nos modèles sociaux, politiques et autres, tout remettre à plat en quelque sorte. Notre monde change et nous devons impérativement nous adapter, une question de survie.

Qu’est-ce que la pensée latérale ? Et à quoi elle pourrait être utile ?

Le concept de pensée latérale, on le doit à Edward de Bono. C’est un psychologue, médecin et spécialiste en sciences cognitives. Son concept de pensée latérale a été décrit la première fois en 1971 dans un ouvrage destiné au monde de l’entreprise et intitulé « Lateral Thinking for Management ». Il est également l’auteur de nombreux ouvrages dédiés à la créativité et à l’innovation au sein de l’entreprise.

Comment peut-on décrire le concept de pensée latérale appelée également imagination créatrice ?

La pensée latérale consiste à tenter de résoudre un problème grâce à des approches qui peuvent sembler non rationnelles, illogiques et souvent inhabituelles. C’est une méthode très efficace pour repenser un problème sous un  angle différent et en empruntant des chemins ignorés jusque-là.

Pratiquer la pensée latérale, c’est d’abord et avant tout une question de perception des choses. L’objectif est de rechercher différents points de vue et de générer de nouvelles idées. Il faut admettre d’abord que notre attention est souvent centrée sur la difficulté que nous éprouvons face à un problème. Mais, il serait plus pertinent de s’arrêter un instant et de diriger notre regard vers des aspects du problème qui ont été ignorés jusque-là. Il ne s’agit pas de générer immédiatement de nouvelles idées géniales mais juste de constater l’existence de zones qui n’ont pas encore été explorées.

Il faut donc se poser en permanence la question s’il s’agit vraiment de la seule façon d’envisager ou de résoudre notre problème ? Le défi consistera alors à accepter le fait que nous sommes régis par des habitudes et qu’une fois notre idée faite, il est généralement très difficile de s’en débarrasser.

Le but de la pensée latérale est de trouver de nouvelles options alors que toutes les possibilités semblent avoir été envisagées et réfléchir à de nouvelles possibilités. La pensée latérale est finalement un exercice qui permet de libérer notre esprit et d’envisager les choses sous une multitude d’angles afin de trouver l’issue à notre blocage, problème ou tout autre difficulté.

(C) Labdi Abdeldjelil

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C’est quoi un Patronat Citoyen ?

Le Patronat Citoyen est un Patronat engagé à construire son pays, à créer de la valeur ajoutée, de la richesse et de l’emploi et se sacrifier pour l’amour de la patrie.

Cette réponse n’est bien sûr pas de moi mais plutôt celle de Mr Djaoued Salim Allal Président de la FPC Numérique. La FPC Numérique, pour ceux qui ne le savent pas, c’est la Fédération du Patronat Citoyen de la branche d’Activités du Numérique relevant de l’organisation patronale Algérienne CAPC (Confédération Algérienne du Patronat Citoyen).

Qu’est-ce que c’est que cette nouvelle notion de Patronat Citoyen ?

Je vous rappelle que l’organisation patronale du FCE (Forum des Chefs d’Entreprise) a annoncé le Mercredi 22 Juillet 2020 le changement de sa dénomination qui devient désormais, Confédération Algérienne du Patronat Citoyen (CAPC). Le changement du nom de la structure patronale a été annoncé à l’issue de l’assemblée extraordinaire tenue le même jour à Alger. Dans une déclaration à une chaine de télévision, Mohamed Sami Agli, Président de l’organisation patronale, a indiqué que “ce changement s’inscrit dans le cadre d’une rupture radicale avec les anciennes orientations du FCE”.

Est-ce qu’il y a un lien entre la Responsabilité Sociale des Entreprises et le Patronat Citoyen ?

Personnellement je l’ignore et les responsables de la CAPC devraient en principe nous éclairer un peu plus sur cette question. Une chose est toutefois certaine, l’Algérie a été classée en 2017 à la 124e position (sur 195) dans le classement mondial des économies en fonction de leur ouverture à la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) établi par l’institut de recherche Respeco, spécialisé dans la promotion de l’économie responsable.

Que faut-il en tirer comme conclusion ?

Je dirais tout simplement pour ma part que La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) désigne la prise en compte par les entreprises, sur une base volontaire, des enjeux, sociaux et éthiques dans leurs activités. Les activités des entreprises sont ici entendues au sens large : Activités économiques, interactions internes (salariés, dirigeants, actionnaires) et externes (fournisseurs, clients, autres).

Je rappelle enfin que l’organisation patronale FCE était dirigée par Mr Ali Haddad et que le changement d’appellation de l’organisation patronale de FCE en CAPC a pour finalité première de casser de manière définitive tout lien possible entre la nouvelle organisation patronale et Ali Haddad.

Est-ce que la mentalité de prédation et d’assistanat ayant prévalu auparavant au sein du FCE a-t-elle finalement disparu avec ce changement de dénomination ?

Personnellement, je n’en suis pas si sûr et le temps nous éclairera certainement mieux. Une chose est toutefois certaine, la mentalité d’assisté reste encore très présente au sein de la nouvelle organisation patronale. Les patrons de la CAPC espèrent et attendent énormément de soutien de la part des pouvoirs publics et tout particulièrement en ces temps durs d’après Covid-19. La commande publique restera pour longtemps encore un terrible enjeux pour la nouvelle organisation patronale sur ce plan et rien ne semble avoir changé entre FCE ou CAPC. Les propos tenus par Mr Sami Agli lors de son passage le 27 juillet 2020 à l’invité de la rédaction de la chaîne 3 sont à ce titre très révélateurs de l’état d’esprit régnant.

(C) Labdi Abdeldjelil

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Qui a tort ? Et qui a raison ? Le dilemme du 21ème siècle !

Nous vivons dans un monde de fous. On ne sait plus à qui faire confiance et sur qui compter dans notre monde d’aujourd’hui. Faut-il faire confiance de manière systématique et naive aux gouvernements qui nous dirigent quand il s’agit de notre santé ? Et tout particulièrement que devrait être notre position concernant leurs recommandations en matière de santé publique ? Faut-il accepter de se faire vacciner ? Faudrait-il faire confiance au nouveau vaccin ou médicament qui sera trouvé dans quelques mois ?

La chloroquine est-elle finalement dangereuse dans le traitement du Covid-19 ? Faut-il croire l’Organisation Mondiale de la Santé quand elle déclare la dangerosité de ce médicament ? Faut-il croire les informations publiées par des supposées publications scientifiques quand au danger de la prescription de chloroquine ? Faut-il croire l’IHU de Marseille et son épidémiologiste Didier Raoult ? Qui croire ? Qui a raison ? Et qui a tort ? Un véritable dilemme. Nous sommes en plein délire informationnel !

Certains « complotistes » affirment même que ce sont les ondes électromagnétiques ou électriques qui seraient la cause de cette pandémie accusant de manière indirecte la 5G qui va bientôt pointer son nez. Qui dit vrai dans cette histoire ? Les gouvernements ? Les organisations internationales ? Les scientifiques ? Les religieux ? Les politiques ?

Notre monde est devenu vraiment compliqué et difficile à cerner ! Il est de plus en plus difficile de séparer la bonne graine de l’ivraie. Que faire pour s’en sortir ? Et comment se retrouver dans cet imbroglio inextricable ? Ne sommes-nous pas, en tant que citoyens, dans une une situation d’asymétrie d’information par rapport à ceux qui nous gouvernent ?

Je rappelle pour ceux qui ne le savent pas que l’asymétrie d’information est une notion qui a eté mise en avant par le prix nobel d’économie l’Américain George Akerlof dans son analyse du marché dans l’économie libérale. L’asymétrie d’information arrive lorsque des agents économiques (Acheteur/Vendeur – Client/Fournisseur – Employé/Employeur – Assureur/Assuré) ne disposent pas de la même qualité d’information lors d’une transaction (en cours ou ayant eu lieu). Autrement dit, le marché sera alors biaisé et donc appelé à disparaître à terme.

Nous autres citoyens, nous ne disposons pas de la même qualité d’informations concernant cette pandémie par rapport à ce que savent (ou ne savent pas peut-être) nos gouvernements ainsi que d’autres entités (économiques, internationales, diplomatiques ou scientifiques) supposées servir en priorité l’être humain dans le monde. Que peut-on faire alors dans cette situation ? Que peuvent faire nos politiques et nos gouvernements pour réduire notre inquiétude ? Et avant cela, peuvent-ils vraiment le faire ? Quelle est leur marge de manoeuvres ? Un pari bien difficile à tenir, je présume, mais la question reste entièrement posée.

Pour ma part, je dirais qu’il faut toujours rester serein et zen, notre monde est juste entrain de changer et que notre arme ultime ne peut-être que le bon sens. Du bon sens en quantité suffisante, une bonne dose de rationalité ainsi qu’un soupçon d’irrationalité et nous traverserons avec aisance cette zone de turbulence qui ne peut durer éternellement.

Je vous souhaite enfin, et à tous, un bon déconfinement ainsi qu’une excellente reprise de vos activités. Pour nos amis entrepreneurs, je vous conseille vivement de visionner la vidéo diffusée par Oussama Amar mettant en avant sa vision de la gestion de l’après Covid-19 et expliquant pourquoi cette crise est grave pour les entrepreneurs.

Coronavirus ou pas, la vie continuera d’exister, advienne que pourra …

(C) Labdi Abdeldjelil

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Stratégies individuelles Vs Stratégie collective

J’ai un projet personnel très lucratif qui n’a rien à voir avec le travail que je fais ou la fonction que j’occupe au sein des rouages de l’état. C’est cela le problème de l’Algérie d’aujourd’hui.

Et s’il n’est pas résolu de manière définitive et dans l’immédiat, aucune issue ne sera possible pour l’amélioration des choses dans notre pays.

Pourquoi ?

Simple, assez trivial et cela concerne le rapport entre stratégies individuelles et stratégie collective. Lorsque j’exerce une responsabilité au sein des structures de l’état et qu’en même temps je suis entrain de réaliser un projet personnel lucratif, qu’est-ce qui se passe ? D’après vous, est-ce que je vais consacrer plus de temps à mon projet personnel ou plutôt à ma fonction dans les rouages de l’état ? Drôle de question, mais la réponse est, il faut le reconnaître, bien évidente !

Mes projets personnels sont bien sûr, et à mon sens, plus importants que le travail que je réalise au profit de la République et le choix est vite fait. Il n’y a aucun doute là-dessus, je vous l’assure. Mon projet personnel lucratif aura donc toute mon attention et ce malheureusement au détriment de ma fonction publique.

Waouh !!!

On vient de découvrir et d’inventer quelque chose de nouveau et d’inédit ? Un nouveau concept ? Pas du tout, cela existe déjà et les lois sont assez claires : On appelle cela le conflit d’intérêt tout bonnement. Lorsque vous gérez un projet personnel lucratif, vos intérêts personnels se trouvent être en contradiction avec ceux de l’état qui vous emploi.

Combien de nos responsables (à tous les niveaux et dans tous les secteurs) sont dans cette situation de conflit d’intérêt ?

Je vous laisse le soin de répondre sincèrement et honnêtement à cette question qui restera désormais ouverte.

La grande interrogation : Que faire pour réparer cette situation qui porte préjudice aux intérêts de la nation ?

Pour moi, il n’y a rien de plus simple. Il faut juste mettre à jour la législation relative aux conflits d’intérêts pour la rendre plus percutante et l’appliquer rigoureusement.

Votre avis sur la question ?

(C) Labdi Abdeldjelil

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Algérie – Maroc : Une escalade inutile

Les propos très contestés et contestables tenus récemment par le Consul Général du Maroc à Oran qualifiant l’Algérie de pays ennemi a vivement relancé la polémique stérile entre les deux pays voisins. Avec la gestion de l’actuelle pandémie du Covid-19, les choses vont être vraiment bien avancées maintenant dans les deux pays. On vient de regler un grand problème.

La bêtise humaine !!!

Finalement, force est de reconnaître que l’hostilité traditionnelle et historique entre les deux pays (pays étant pris au sens politique du terme et non en terme de population) est un excellent Business aussi bien au Maroc qu’en Algérie. Entre les peuples Marocains et Algériens, il n’y a aucun souci. Vous avez des doutes ? Faites un petit sondage au sein des deux communautés qui résident en Europe (France – Belgique et Hollande notamment) et vous aurez un aperçu révélateur. La situation est également identique aux Amériques, Canada, Québec et USA.

Nous (Algérie) avons des problèmes et des préoccupations, ils (Maroc) ont également les leurs et ce n’est pas de cette manière que nous gérons au mieux les intérêts de nos deux pays voisins si proches culturellement, historiquement et je dirais même génétiquement. Nous sommes tous les deux des indigènes ignorants qui n’arrivent même pas à subvenir aux besoins essentiels de leurs populations respectives.

Zoudj Beghal

Alors SVP, BASTA. Élevons le niveau des deux côtés de la frontière. Ne donnons pas raison à la France coloniale qui a eu l’idée diabolique de nommer les deux postes frontaliers entre l’Algérie et le Maroc de « Zoudj Beghal » (Traduction : Deux mulets). Un « Beghal » de chaque côté de la frontière. Grave !!!

L’escalade qui va suivre ne servira les intérêts de personne. On ne conduit pas une politique et on ne met pas en oeuvre une stratégie basée sur l’hostilité ou la haine : Ce n’est pas productif et cela mènera inéluctablement à l’impasse. L’Algérie et le Maroc ont en partage une culture et une histoire millénaires et auront inévitablement un avenir commun qu’il y a lieu de commencer à construire aujourd’hui au bénéfice de leurs citoyens respectifs.

Une déstabilisation du Maroc ne servirait nullement les intérêts de mon pays et une disparition de mon pays aura comme conséquence un terrible chaos sur toute l’Afrique du Nord (Maroc compris) avec en prime des répercussions dramatiques sur l’ensemble du Sud de l’Europe. Un peu de sagesse, de discernement et d’intelligence SVP.

Est-ce que l’Italie va faire un jour la guerre à la France ? Est-ce qu’il y a un risque qu’un jour une guerre éclate entre la Suisse et l’Allemagne ? Quelle est la probabilité de survenance d’un conflit militaire entre la Norvège et la Suède ? Y a-t-il un risque d’escalade et de tension entre la Belgique et la Hollande ? De grâce, SVP,  reveillons-nous et commençons à nous occuper de choses utiles pour nos deux peuples au lieu de se disputer et de se chamailler comme deux bambins en manque d’affection.

PS : Je suis désolé pour ce coup de gueule en plein confinement et en plein Ramadhan. Je devais le faire pour soulager ma peine. Merci pour votre compréhension.

(C) Labdi Abdeldjelil

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Covid-19 : Les leçons à tirer

Qu’est-ce qu’on aurait souhaité faire pour mieux gérer la crise sanitaire en Algérie mais que nous n’avons pas été en mesure de faire ?

Pourquoi nous n’avons pu le faire ?

Qu’est-ce qui nous a empêché de le faire ?

Qu’est-ce qu’on devrait faire aujourd’hui pour que demain, si une situation similaire se reproduit, on pourrait mieux agir pour préserver la santé de nos citoyens et de nos soignants ?

Pourquoi nous ne pouvons tester plus de personnes au Coronavirus ?

Que faut-il faire pour avoir plus de tests ?

Pourquoi nous n’avons qu’un seul Institut Pasteur et uniquement à Alger ?

Que faudrait-il faire pour avoir au moins 5 ou 6 instituts répartis sur l’ensemble du territoire en Algérie ?

Pourquoi nous n’avons pas suffisamment de masques de protection ?

Que devrait-on faire pour en avoir suffisamment dans le futur ?

Ces deux dernières questions sont à poser pour tous les équipements nécessaires de protection et de santé.

Quels sont les médicaments que nous devrions nécessairement produire en Algérie ?

Est-ce que certains établissements ou institutions sont dans l’obligation d’avoir un plan ORSEC ou Plan pour gérer  les pandémies ou épidémies sanitaires ?

Si c’est le cas, quelle est la fréquence des mises à jour de ces plans et qu’en est-il de l’organisation de simulations réelles ?

Que prévoit la loi en Algérie sur ces questions ?

Voilà un échantillon non exhaustif de questions qu’il faut se poser aujourd’hui pour tenter par la suite d’apporter des éléments de réponses pertinents.

La démarche d’intelligence économique peut être définie comme étant l’art et la science des questions.

(C) Labdi Abdeldjelil

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Réduisons notre train de vie, il y va de notre survie future !

 

Nous sommes entrain de vivre aujourd’hui au-dessus de nos moyens et on ne peut continuer ainsi : Nous allons à notre perte car nous consommons beaucoup plus que ce que nous produisons. Les cours du pétrole sont actuellement en baisse constante et l’économie mondiale entre en récession certaine et durable.

La propagation du virus Corona a obligé l’ensemble des pays de la planète au confinement et donc à l’arrêt total de leurs économies réelles : Du jamais vu auparavant dans toute l’histoire de l’humanité. Les industries du monde entier commencent à s’arrêter petit à petit et une à une. L’injection de ressources financières importantes dans l’economie ne réglera aucun problème et les finances ne peuvent remplacer l’économie réelle.

Le grand souci c’est que nous ne savons pas combien de temps durera le confinement et nous ignorons donc quand est-ce que nous allons tenter de remettre en route notre économie réelle. Une mauvaise nouvelle (encore une), les chinois sortent en ce moment de leur confinement et tentent avec de grandes difficultés pour faire démarrer leur tissus industriel. Ce n’est pas aussi simple et évident que cela. Les personnes sont toujours en convalescence et le risque de rechute est toujours là et bien réel.

La mondialisation de l’économie est devenue un véritable frein au redémarrage de l’économie réelle après un arrêt et tout le monde dépend de tout le monde.

Pour un pays comme le notre, quels sont les enjeux qui nous attendent les semaines et mois à venir ? Deux besoins essentiels se feront sentir au plus au point et s’accentueront dans le temps : Les besoins nationaux en terme de santé publique et les besoins alimentaires.

Quelles seront nos marges de manoeuvres dans ces deux secteurs pour les mois à venir ? Je suis convaincu que nous pouvons faire beaucoup dans ces deux domaines, il faut juste prendre les bonnes décisions maintenant et tout de suite. Un listing précis et exhaustif de ce que nous pouvons faire doit être établi en urgence que ce soit sur les plans de la production de médicaments et des équipements de santé ainsi que dans le domaine de l’agroalimentaire ou de l’agriculture en général. Qu’est-ce qui nous sera encore possible de faire nous-mêmes ?

En matière d’importation, nous devons tout de suite arrêter de manière définitive toute importation de produits alimentaires. La facture d’importation alimentaire doit être réduite à zéro dollars US. Apprenons à consommer uniquement ce que nous produisons en Algérie. Cela nous obligera à nous réveiller et remédier à nos insuffisances.

Plus de bananes ou autres fruits exotiques ni de fleurs à importer. Plus de farine de qualité supérieure. Faisons du pain avec notre propre blé dur et nous disposons du nombre suffisant de minoteries nécessaires. Pas d’importation de poudre de lait ni de viandes rouges ou blanches. Soyons raisonnable et ne vivons pas au-dessus de nos moyens. Nous sommes en train de consommer notre propre capital.

L’état devra également réduire son train de vie en rationalisant ses dépenses. Chaque centime doit être bien pensé, réfléchi et dépensé, il y va de notre survie future.

Nous disposons chez nous de ressources humaines et de compétences de qualité et il est grand temps d’aller les rechercher et leur offrir l’opportunité d’étaler au grand jour leur immense potentiel de créativité. Il faut impérativement faire barrage à la médiocrité et à l’incompétence à tous les niveaux de décision. L’heure du bricolage et de l’amateurisme est révolue et passons immédiatement au mode de l’intelligence.

Personne ne nous aidera et nous ne devons compter que sur nos propres moyens : Désolé de vous le dire ainsi mais toute la planète est dans la m…

(C) Labdi Abdeldjelil

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Coronavirus et crise sanitaire : Que faire ? Et quelle attitude avoir ?

Nous traversons en ce moment une situation inédite jamais vécue auparavant et il faut bien le souligner. Depuis son indépendance en juillet 1962 à ce jour, notre pays n’a jamais vécu une crise sanitaire d’une telle ampleur. Selon les officiels de la santé publique, l’Algérie a recensé au 22 Mars 2020, 201 cas avérés de personnes atteintes de Coronavirus ainsi que le décès de 17 personnes.

À l’international, les statistiques de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus font état, à la date du 22 mars 2020, des situations suivantes :

Monde : 318 209 cas – 13 664 Décès
Chine :      81 008 cas –   3 255 Décès
Italie :       53 578 cas  –   4 825 Décès
France :    14 459 cas –      562 Décès
Espagne : 28 572 cas –  1 720 Décès.

Que faut-il en penser si nous comparons ces données à la situation vécue en Algérie ? À première vue et comme première conclusion très simpliste et hâtive, la situation en Algérie n’est pas très alarmante et il n’y a pas lieu de s’en inquiéter. C’est justement la première erreur à ne jamais faire.

C’est vrai, la situation en Algérie n’est pas dramatique, mais elle risque de se détériorer à n’importe quel moment et les cas Italien et Espagnol sont à méditer. Nous avons encore la chance d’être au début d’un processus et si nous prenons les bonnes décisions maintenant, nous pouvons contenir sérieusement cette épidémie. La solution est tout simplement dans le confinement qu’il faut appliquer scrupuleusement.

Essayons d’examiner maintenant et objectivement la question de savoir si les données communiquées par l’autorité publique sont conformes ou non à la réalité de ce qui se passe sur le terrain. La réponse objective à cette question est toute simple : Ces données ne peuvent refléter la réalité pour au moins une raison et cela sans remettre en cause la sincérité de l’autorité.

L’Algérie ne dispose tout simplement pas du nombre suffisant de kits pour faire un maximum de tests. L’Institut Pasteur d’Alger est la seule structure équipée en Algérie pour faire un nombre limité de tests par jour (moins d’une centaine par jour) pour une population estimée à plus de 40 millions d’habitants répartis sur un vaste territoire de plus de deux millions de kilomètres carrés. Je dirais donc en conclusion, que les chiffres communiqués par l’autorité publique n’ont pas pour vocation de reflèter la réalité du terrain et qu’ils ne sont communiqués qu’à titre indicatif.

L’objectif de la communication de ces données est de convaincre nos compatriotes quant à l’évolution dans le temps de la situation sanitaire et des tendances observées. La sincérité de l’autorité ne peut donc être remise en cause et ce sera la deuxième erreur à éviter à tout prix de faire. Remettre en cause et avoir des doutes quant à la sincérité de l’autorité est improductif, inutile et peut même être à l’origine d’une sape de la cohésion sociale en raison de l’inquiétude et de la panique qui se developeront au sein de l’opinion et qu’il faut absolument éviter en ce moment de crise. Une grande cohésion sociale est nécessaire et indispensable pour faire aboutir ensemble le combat contre cette pandémie : Nous n’avons pas le choix.

Toutefois, rien ne nous empêche de réaliser en parallèle, sans complaisance aucune, un audit approfondi du secteur de la santé publique (ainsi que d’autres secteurs également et pourquoi pas) et arrêter une feuille de route sur le moyen et le long terme pour remédier à nos faiblesses.

Cette crise sanitaire peut être perçue comme une magnifique opportunité qui s’offre à nous pour nous remettre en cause et refonder notre nation sur de nouvelles bases.

La panique et la précipitation seront des ennemis à combattre avec sagesse et philosophie. Le monde est entrain de changer et nous n’avons pas d’autres choix que de nous y adapter grâce à notre intelligence collective.

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Crise sanitaire du Coronavirus : Menace ou opportunité ?

Est-ce une menace pour l’Algérie ou plutôt une réelle opportunité à saisir peut-être, mais dans l’urgence ? Je suis même tenté d’affirmer que la crise sanitaire que nous traversons actuellement est une chance inouïe offerte à l’Algérie afin d’élaborer une bonne stratégie pour construire dans les 10 ou 20 ans à venir une nation forte et prospère. Nous avons tous les ingrédients de la réussite et il nous manque juste le bon état d’esprit qui la mettra en oeuvre et la concrétisera.

Explications :

Commençons notre analyse par quelques pertinentes questions. Est-il possible de faire quoique ce soit en ce moment pour s’en sortir à moindre frais et atténuer les effets de cette crise sanitaire ? Combien de temps va durer cette crise ? Quels sont les impacts sur notre vie de tous les jours ? Quels impacts sur l’économie Algérienne ? Sur les entreprises et sur l’emploi ?

Quel impact sur la santé des Algériens ? Quel sera le bilan humain ? Pourquoi nous n’avons pas suffisamment de masques et de gel hydroalcolique pour nous protéger ? Pourquoi notre pays ne dispose pas du nombre de test suffisant pour le Coronavirus ? Pourquoi nous n’avons pas suffisamment de lits d’hôpitaux et de respirateurs pour pouvoir prendre en charge une éventuelle croissance exceptionnelle de la demande ?

L’ensemble de ces questions (et la liste n’est pas exhaustive) demeurera malheureusement sans réponses convaincantes et il ne faut pas se voiler la face. Nous ne savons rien et nous n’avons aucune idée sur le comment que les choses vont se dérouler demain, dans une semaine ou dans un mois. Nous sommes dans le noir total, complet et nous naviguons à vue. Les pouvoirs publics gèrent au quotidien et font du mieux qu’ils peuvent.

Personne n’a été préparé pour affronter une situation aussi incertaine que celle que nous vivons aujourd’hui : C’est le chaos au quotidien. Oui, il s’agit bien de gestion du chaos. Notre pays vient juste de sortir d’une situation dramatique très incertaine ayant duré un peu plus d’une année et nous ne sommes qu’au début d’un processus de reconstruction qui n’a pas encore bien démarré.

La contestation citoyenne est toujours bien là, présente et réelle. Notre seule source de revenu est en ce moment sérieusement mise à rude épreuve avec, de nouveau, une chute brutale des prix du baril de pétrole. Qu’allons-nous faire pour satisfaire aux besoins de plus de 40 millions d’habitants dans l’avenir ? Il ne faut pas se leurrer, il n’y a pas de baguette magique et il y aura des séquelles.

Deux modes de gestion sont préconisés. En premier, la gestion quotidienne avec toutes ses insuffisances. On y peut rien, on fait ce que l’on peut et les choix d’options d’actions ne seront pas toujours possible. Prions pour que les autres nations développées puissent trouver la bonne parade à cette crise sanitaire et daignent nous renvoyer l’ascenseur. C’est tout ce que nous méritons.

Le deuxième mode de gestion, celui qui sauvera les générations futures, doit être enclenché maintenant et tout de suite. Nous avons toutes les ressources humaines et compétences pour élaborer une bonne stratégie pour les 10 ou 20 ans à venir avec pour finalité :
– La sécurité alimentaire : Nous devons produire par nos propres moyens tout ce que nous mettons dans nos assiettes.
– Améliorer sensiblement la qualité de la santé publique
– Améliorer sensiblement la qualité de l’enseignement et de l’éducation.
– Bonnes pratiques judiciaires
– Équité fiscale
– Liberté d’expression et démocratie
– Liberté d’entreprise.

Et tous ces objectifs ne peuvent être atteints si nous n’arrivons pas à faire travailler correctement nos concitoyens. Désolé de vous le dire de manière aussi gauche et brutale. Nos concitoyens ne travaillent pas suffisamment ni assez, ils trichent souvent et en général, ils ne sont que très rarement encouragés à travailler. La revalorisation du travail et sa réhabilitation sont une urgence vitale pour notre pays. Un peuple qui ne travaille pas ne peut avoir d’avenir et nous avons tous une responsabilité dans cette situation et pas uniquement les gestionnaires.

Pour élaborer une stratégie efficiente, il faut prendre comme hypothèse de travail le fait que nous ne disposons d’aucun revenu provenant du pétrole. Ce sera la meilleure manière pour envisager toutes les options imaginables et possibles. L’exercice sera difficile mais les résultats obtenus seront certainement prometteurs. Que pouvons-nous faire si nous n’avons aucune goutte de pétrole ? Ce sera la question primordiale et essentielle à se poser pour élaborer une bonne feuille de route pour les 5, 10 et 20 ans à venir.

Il faut commencer dès maintenant à apprendre à réfléchir sur le moyen et long terme. La gestion au quotidien, le travail de pompier pour éteindre les incendies n’est pas une option viable. Apprenons à planifier, à mesurer et à quantifier nos besoins dans tous les domaines. Apprenons à anticiper les événements au lieu de les subir. Nous ne serons pas efficaces du premier coup, cela est certain, mais la maîtrise viendra avec le temps et l’apprentissage.

Nous n’avons pas le choix, mettons-nous au travail maintenant et tout de suite sinon nous serons phagocytés par d’autres et disparaîtrons alors à jamais.

(C) Labdi Abdeldjelil

 

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