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Intelligence Économique & Gouvernance

Qui a tort ? Et qui a raison ? Le dilemme du 21ème siècle !

Nous vivons dans un monde de fous. On ne sait plus à qui faire confiance et sur qui compter dans notre monde d’aujourd’hui. Faut-il faire confiance de manière systématique et naive aux gouvernements qui nous dirigent quand il s’agit de notre santé ? Et tout particulièrement que devrait être notre position concernant leurs recommandations en matière de santé publique ? Faut-il accepter de se faire vacciner ? Faudrait-il faire confiance au nouveau vaccin ou médicament qui sera trouvé dans quelques mois ?

La chloroquine est-elle finalement dangereuse dans le traitement du Covid-19 ? Faut-il croire l’Organisation Mondiale de la Santé quand elle déclare la dangerosité de ce médicament ? Faut-il croire les informations publiées par des supposées publications scientifiques quand au danger de la prescription de chloroquine ? Faut-il croire l’IHU de Marseille et son épidémiologiste Didier Raoult ? Qui croire ? Qui a raison ? Et qui a tort ? Un véritable dilemme. Nous sommes en plein délire informationnel !

Certains « complotistes » affirment même que ce sont les ondes électromagnétiques ou électriques qui seraient la cause de cette pandémie accusant de manière indirecte la 5G qui va bientôt pointer son nez. Qui dit vrai dans cette histoire ? Les gouvernements ? Les organisations internationales ? Les scientifiques ? Les religieux ? Les politiques ?

Notre monde est devenu vraiment compliqué et difficile à cerner ! Il est de plus en plus difficile de séparer la bonne graine de l’ivraie. Que faire pour s’en sortir ? Et comment se retrouver dans cet imbroglio inextricable ? Ne sommes-nous pas, en tant que citoyens, dans une une situation d’asymétrie d’information par rapport à ceux qui nous gouvernent ?

Je rappelle pour ceux qui ne le savent pas que l’asymétrie d’information est une notion qui a eté mise en avant par le prix nobel d’économie l’Américain George Akerlof dans son analyse du marché dans l’économie libérale. L’asymétrie d’information arrive lorsque des agents économiques (Acheteur/Vendeur – Client/Fournisseur – Employé/Employeur – Assureur/Assuré) ne disposent pas de la même qualité d’information lors d’une transaction (en cours ou ayant eu lieu). Autrement dit, le marché sera alors biaisé et donc appelé à disparaître à terme.

Nous autres citoyens, nous ne disposons pas de la même qualité d’informations concernant cette pandémie par rapport à ce que savent (ou ne savent pas peut-être) nos gouvernements ainsi que d’autres entités (économiques, internationales, diplomatiques ou scientifiques) supposées servir en priorité l’être humain dans le monde. Que peut-on faire alors dans cette situation ? Que peuvent faire nos politiques et nos gouvernements pour réduire notre inquiétude ? Et avant cela, peuvent-ils vraiment le faire ? Quelle est leur marge de manoeuvres ? Un pari bien difficile à tenir, je présume, mais la question reste entièrement posée.

Pour ma part, je dirais qu’il faut toujours rester serein et zen, notre monde est juste entrain de changer et que notre arme ultime ne peut-être que le bon sens. Du bon sens en quantité suffisante, une bonne dose de rationalité ainsi qu’un soupçon d’irrationalité et nous traverserons avec aisance cette zone de turbulence qui ne peut durer éternellement.

Je vous souhaite enfin, et à tous, un bon déconfinement ainsi qu’une excellente reprise de vos activités. Pour nos amis entrepreneurs, je vous conseille vivement de visionner la vidéo diffusée par Oussama Amar mettant en avant sa vision de la gestion de l’après Covid-19 et expliquant pourquoi cette crise est grave pour les entrepreneurs.

Coronavirus ou pas, la vie continuera d’exister, advienne que pourra …

(C) Labdi Abdeldjelil

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Stratégies individuelles Vs Stratégie collective

J’ai un projet personnel très lucratif qui n’a rien à voir avec le travail que je fais ou la fonction que j’occupe au sein des rouages de l’état. C’est cela le problème de l’Algérie d’aujourd’hui.

Et s’il n’est pas résolu de manière définitive et dans l’immédiat, aucune issue ne sera possible pour l’amélioration des choses dans notre pays.

Pourquoi ?

Simple, assez trivial et cela concerne le rapport entre stratégies individuelles et stratégie collective. Lorsque j’exerce une responsabilité au sein des structures de l’état et qu’en même temps je suis entrain de réaliser un projet personnel lucratif, qu’est-ce qui se passe ? D’après vous, est-ce que je vais consacrer plus de temps à mon projet personnel ou plutôt à ma fonction dans les rouages de l’état ? Drôle de question, mais la réponse est, il faut le reconnaître, bien évidente !

Mes projets personnels sont bien sûr, et à mon sens, plus importants que le travail que je réalise au profit de la République et le choix est vite fait. Il n’y a aucun doute là-dessus, je vous l’assure. Mon projet personnel lucratif aura donc toute mon attention et ce malheureusement au détriment de ma fonction publique.

Waouh !!!

On vient de découvrir et d’inventer quelque chose de nouveau et d’inédit ? Un nouveau concept ? Pas du tout, cela existe déjà et les lois sont assez claires : On appelle cela le conflit d’intérêt tout bonnement. Lorsque vous gérez un projet personnel lucratif, vos intérêts personnels se trouvent être en contradiction avec ceux de l’état qui vous emploi.

Combien de nos responsables (à tous les niveaux et dans tous les secteurs) sont dans cette situation de conflit d’intérêt ?

Je vous laisse le soin de répondre sincèrement et honnêtement à cette question qui restera désormais ouverte.

La grande interrogation : Que faire pour réparer cette situation qui porte préjudice aux intérêts de la nation ?

Pour moi, il n’y a rien de plus simple. Il faut juste mettre à jour la législation relative aux conflits d’intérêts pour la rendre plus percutante et l’appliquer rigoureusement.

Votre avis sur la question ?

(C) Labdi Abdeldjelil

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Algérie – Maroc : Une escalade inutile

Les propos très contestés et contestables tenus récemment par le Consul Général du Maroc à Oran qualifiant l’Algérie de pays ennemi a vivement relancé la polémique stérile entre les deux pays voisins. Avec la gestion de l’actuelle pandémie du Covid-19, les choses vont être vraiment bien avancées maintenant dans les deux pays. On vient de regler un grand problème.

La bêtise humaine !!!

Finalement, force est de reconnaître que l’hostilité traditionnelle et historique entre les deux pays (pays étant pris au sens politique du terme et non en terme de population) est un excellent Business aussi bien au Maroc qu’en Algérie. Entre les peuples Marocains et Algériens, il n’y a aucun souci. Vous avez des doutes ? Faites un petit sondage au sein des deux communautés qui résident en Europe (France – Belgique et Hollande notamment) et vous aurez un aperçu révélateur. La situation est également identique aux Amériques, Canada, Québec et USA.

Nous (Algérie) avons des problèmes et des préoccupations, ils (Maroc) ont également les leurs et ce n’est pas de cette manière que nous gérons au mieux les intérêts de nos deux pays voisins si proches culturellement, historiquement et je dirais même génétiquement. Nous sommes tous les deux des indigènes ignorants qui n’arrivent même pas à subvenir aux besoins essentiels de leurs populations respectives.

Zoudj Beghal

Alors SVP, BASTA. Élevons le niveau des deux côtés de la frontière. Ne donnons pas raison à la France coloniale qui a eu l’idée diabolique de nommer les deux postes frontaliers entre l’Algérie et le Maroc de « Zoudj Beghal » (Traduction : Deux mulets). Un « Beghal » de chaque côté de la frontière. Grave !!!

L’escalade qui va suivre ne servira les intérêts de personne. On ne conduit pas une politique et on ne met pas en oeuvre une stratégie basée sur l’hostilité ou la haine : Ce n’est pas productif et cela mènera inéluctablement à l’impasse. L’Algérie et le Maroc ont en partage une culture et une histoire millénaires et auront inévitablement un avenir commun qu’il y a lieu de commencer à construire aujourd’hui au bénéfice de leurs citoyens respectifs.

Une déstabilisation du Maroc ne servirait nullement les intérêts de mon pays et une disparition de mon pays aura comme conséquence un terrible chaos sur toute l’Afrique du Nord (Maroc compris) avec en prime des répercussions dramatiques sur l’ensemble du Sud de l’Europe. Un peu de sagesse, de discernement et d’intelligence SVP.

Est-ce que l’Italie va faire un jour la guerre à la France ? Est-ce qu’il y a un risque qu’un jour une guerre éclate entre la Suisse et l’Allemagne ? Quelle est la probabilité de survenance d’un conflit militaire entre la Norvège et la Suède ? Y a-t-il un risque d’escalade et de tension entre la Belgique et la Hollande ? De grâce, SVP,  reveillons-nous et commençons à nous occuper de choses utiles pour nos deux peuples au lieu de se disputer et de se chamailler comme deux bambins en manque d’affection.

PS : Je suis désolé pour ce coup de gueule en plein confinement et en plein Ramadhan. Je devais le faire pour soulager ma peine. Merci pour votre compréhension.

(C) Labdi Abdeldjelil

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Covid-19 : Les leçons à tirer

Qu’est-ce qu’on aurait souhaité faire pour mieux gérer la crise sanitaire en Algérie mais que nous n’avons pas été en mesure de faire ?

Pourquoi nous n’avons pu le faire ?

Qu’est-ce qui nous a empêché de le faire ?

Qu’est-ce qu’on devrait faire aujourd’hui pour que demain, si une situation similaire se reproduit, on pourrait mieux agir pour préserver la santé de nos citoyens et de nos soignants ?

Pourquoi nous ne pouvons tester plus de personnes au Coronavirus ?

Que faut-il faire pour avoir plus de tests ?

Pourquoi nous n’avons qu’un seul Institut Pasteur et uniquement à Alger ?

Que faudrait-il faire pour avoir au moins 5 ou 6 instituts répartis sur l’ensemble du territoire en Algérie ?

Pourquoi nous n’avons pas suffisamment de masques de protection ?

Que devrait-on faire pour en avoir suffisamment dans le futur ?

Ces deux dernières questions sont à poser pour tous les équipements nécessaires de protection et de santé.

Quels sont les médicaments que nous devrions nécessairement produire en Algérie ?

Est-ce que certains établissements ou institutions sont dans l’obligation d’avoir un plan ORSEC ou Plan pour gérer  les pandémies ou épidémies sanitaires ?

Si c’est le cas, quelle est la fréquence des mises à jour de ces plans et qu’en est-il de l’organisation de simulations réelles ?

Que prévoit la loi en Algérie sur ces questions ?

Voilà un échantillon non exhaustif de questions qu’il faut se poser aujourd’hui pour tenter par la suite d’apporter des éléments de réponses pertinents.

La démarche d’intelligence économique peut être définie comme étant l’art et la science des questions.

(C) Labdi Abdeldjelil

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Réduisons notre train de vie, il y va de notre survie future !

 

Nous sommes entrain de vivre aujourd’hui au-dessus de nos moyens et on ne peut continuer ainsi : Nous allons à notre perte car nous consommons beaucoup plus que ce que nous produisons. Les cours du pétrole sont actuellement en baisse constante et l’économie mondiale entre en récession certaine et durable.

La propagation du virus Corona a obligé l’ensemble des pays de la planète au confinement et donc à l’arrêt total de leurs économies réelles : Du jamais vu auparavant dans toute l’histoire de l’humanité. Les industries du monde entier commencent à s’arrêter petit à petit et une à une. L’injection de ressources financières importantes dans l’economie ne réglera aucun problème et les finances ne peuvent remplacer l’économie réelle.

Le grand souci c’est que nous ne savons pas combien de temps durera le confinement et nous ignorons donc quand est-ce que nous allons tenter de remettre en route notre économie réelle. Une mauvaise nouvelle (encore une), les chinois sortent en ce moment de leur confinement et tentent avec de grandes difficultés pour faire démarrer leur tissus industriel. Ce n’est pas aussi simple et évident que cela. Les personnes sont toujours en convalescence et le risque de rechute est toujours là et bien réel.

La mondialisation de l’économie est devenue un véritable frein au redémarrage de l’économie réelle après un arrêt et tout le monde dépend de tout le monde.

Pour un pays comme le notre, quels sont les enjeux qui nous attendent les semaines et mois à venir ? Deux besoins essentiels se feront sentir au plus au point et s’accentueront dans le temps : Les besoins nationaux en terme de santé publique et les besoins alimentaires.

Quelles seront nos marges de manoeuvres dans ces deux secteurs pour les mois à venir ? Je suis convaincu que nous pouvons faire beaucoup dans ces deux domaines, il faut juste prendre les bonnes décisions maintenant et tout de suite. Un listing précis et exhaustif de ce que nous pouvons faire doit être établi en urgence que ce soit sur les plans de la production de médicaments et des équipements de santé ainsi que dans le domaine de l’agroalimentaire ou de l’agriculture en général. Qu’est-ce qui nous sera encore possible de faire nous-mêmes ?

En matière d’importation, nous devons tout de suite arrêter de manière définitive toute importation de produits alimentaires. La facture d’importation alimentaire doit être réduite à zéro dollars US. Apprenons à consommer uniquement ce que nous produisons en Algérie. Cela nous obligera à nous réveiller et remédier à nos insuffisances.

Plus de bananes ou autres fruits exotiques ni de fleurs à importer. Plus de farine de qualité supérieure. Faisons du pain avec notre propre blé dur et nous disposons du nombre suffisant de minoteries nécessaires. Pas d’importation de poudre de lait ni de viandes rouges ou blanches. Soyons raisonnable et ne vivons pas au-dessus de nos moyens. Nous sommes en train de consommer notre propre capital.

L’état devra également réduire son train de vie en rationalisant ses dépenses. Chaque centime doit être bien pensé, réfléchi et dépensé, il y va de notre survie future.

Nous disposons chez nous de ressources humaines et de compétences de qualité et il est grand temps d’aller les rechercher et leur offrir l’opportunité d’étaler au grand jour leur immense potentiel de créativité. Il faut impérativement faire barrage à la médiocrité et à l’incompétence à tous les niveaux de décision. L’heure du bricolage et de l’amateurisme est révolue et passons immédiatement au mode de l’intelligence.

Personne ne nous aidera et nous ne devons compter que sur nos propres moyens : Désolé de vous le dire ainsi mais toute la planète est dans la m…

(C) Labdi Abdeldjelil

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Coronavirus et crise sanitaire : Que faire ? Et quelle attitude avoir ?

Nous traversons en ce moment une situation inédite jamais vécue auparavant et il faut bien le souligner. Depuis son indépendance en juillet 1962 à ce jour, notre pays n’a jamais vécu une crise sanitaire d’une telle ampleur. Selon les officiels de la santé publique, l’Algérie a recensé au 22 Mars 2020, 201 cas avérés de personnes atteintes de Coronavirus ainsi que le décès de 17 personnes.

À l’international, les statistiques de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus font état, à la date du 22 mars 2020, des situations suivantes :

Monde : 318 209 cas – 13 664 Décès
Chine :      81 008 cas –   3 255 Décès
Italie :       53 578 cas  –   4 825 Décès
France :    14 459 cas –      562 Décès
Espagne : 28 572 cas –  1 720 Décès.

Que faut-il en penser si nous comparons ces données à la situation vécue en Algérie ? À première vue et comme première conclusion très simpliste et hâtive, la situation en Algérie n’est pas très alarmante et il n’y a pas lieu de s’en inquiéter. C’est justement la première erreur à ne jamais faire.

C’est vrai, la situation en Algérie n’est pas dramatique, mais elle risque de se détériorer à n’importe quel moment et les cas Italien et Espagnol sont à méditer. Nous avons encore la chance d’être au début d’un processus et si nous prenons les bonnes décisions maintenant, nous pouvons contenir sérieusement cette épidémie. La solution est tout simplement dans le confinement qu’il faut appliquer scrupuleusement.

Essayons d’examiner maintenant et objectivement la question de savoir si les données communiquées par l’autorité publique sont conformes ou non à la réalité de ce qui se passe sur le terrain. La réponse objective à cette question est toute simple : Ces données ne peuvent refléter la réalité pour au moins une raison et cela sans remettre en cause la sincérité de l’autorité.

L’Algérie ne dispose tout simplement pas du nombre suffisant de kits pour faire un maximum de tests. L’Institut Pasteur d’Alger est la seule structure équipée en Algérie pour faire un nombre limité de tests par jour (moins d’une centaine par jour) pour une population estimée à plus de 40 millions d’habitants répartis sur un vaste territoire de plus de deux millions de kilomètres carrés. Je dirais donc en conclusion, que les chiffres communiqués par l’autorité publique n’ont pas pour vocation de reflèter la réalité du terrain et qu’ils ne sont communiqués qu’à titre indicatif.

L’objectif de la communication de ces données est de convaincre nos compatriotes quant à l’évolution dans le temps de la situation sanitaire et des tendances observées. La sincérité de l’autorité ne peut donc être remise en cause et ce sera la deuxième erreur à éviter à tout prix de faire. Remettre en cause et avoir des doutes quant à la sincérité de l’autorité est improductif, inutile et peut même être à l’origine d’une sape de la cohésion sociale en raison de l’inquiétude et de la panique qui se developeront au sein de l’opinion et qu’il faut absolument éviter en ce moment de crise. Une grande cohésion sociale est nécessaire et indispensable pour faire aboutir ensemble le combat contre cette pandémie : Nous n’avons pas le choix.

Toutefois, rien ne nous empêche de réaliser en parallèle, sans complaisance aucune, un audit approfondi du secteur de la santé publique (ainsi que d’autres secteurs également et pourquoi pas) et arrêter une feuille de route sur le moyen et le long terme pour remédier à nos faiblesses.

Cette crise sanitaire peut être perçue comme une magnifique opportunité qui s’offre à nous pour nous remettre en cause et refonder notre nation sur de nouvelles bases.

La panique et la précipitation seront des ennemis à combattre avec sagesse et philosophie. Le monde est entrain de changer et nous n’avons pas d’autres choix que de nous y adapter grâce à notre intelligence collective.

(C) 2020 Labdi Abdeldjelil

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Crise sanitaire du Coronavirus : Menace ou opportunité ?

Est-ce une menace pour l’Algérie ou plutôt une réelle opportunité à saisir peut-être, mais dans l’urgence ? Je suis même tenté d’affirmer que la crise sanitaire que nous traversons actuellement est une chance inouïe offerte à l’Algérie afin d’élaborer une bonne stratégie pour construire dans les 10 ou 20 ans à venir une nation forte et prospère. Nous avons tous les ingrédients de la réussite et il nous manque juste le bon état d’esprit qui la mettra en oeuvre et la concrétisera.

Explications :

Commençons notre analyse par quelques pertinentes questions. Est-il possible de faire quoique ce soit en ce moment pour s’en sortir à moindre frais et atténuer les effets de cette crise sanitaire ? Combien de temps va durer cette crise ? Quels sont les impacts sur notre vie de tous les jours ? Quels impacts sur l’économie Algérienne ? Sur les entreprises et sur l’emploi ?

Quel impact sur la santé des Algériens ? Quel sera le bilan humain ? Pourquoi nous n’avons pas suffisamment de masques et de gel hydroalcolique pour nous protéger ? Pourquoi notre pays ne dispose pas du nombre de test suffisant pour le Coronavirus ? Pourquoi nous n’avons pas suffisamment de lits d’hôpitaux et de respirateurs pour pouvoir prendre en charge une éventuelle croissance exceptionnelle de la demande ?

L’ensemble de ces questions (et la liste n’est pas exhaustive) demeurera malheureusement sans réponses convaincantes et il ne faut pas se voiler la face. Nous ne savons rien et nous n’avons aucune idée sur le comment que les choses vont se dérouler demain, dans une semaine ou dans un mois. Nous sommes dans le noir total, complet et nous naviguons à vue. Les pouvoirs publics gèrent au quotidien et font du mieux qu’ils peuvent.

Personne n’a été préparé pour affronter une situation aussi incertaine que celle que nous vivons aujourd’hui : C’est le chaos au quotidien. Oui, il s’agit bien de gestion du chaos. Notre pays vient juste de sortir d’une situation dramatique très incertaine ayant duré un peu plus d’une année et nous ne sommes qu’au début d’un processus de reconstruction qui n’a pas encore bien démarré.

La contestation citoyenne est toujours bien là, présente et réelle. Notre seule source de revenu est en ce moment sérieusement mise à rude épreuve avec, de nouveau, une chute brutale des prix du baril de pétrole. Qu’allons-nous faire pour satisfaire aux besoins de plus de 40 millions d’habitants dans l’avenir ? Il ne faut pas se leurrer, il n’y a pas de baguette magique et il y aura des séquelles.

Deux modes de gestion sont préconisés. En premier, la gestion quotidienne avec toutes ses insuffisances. On y peut rien, on fait ce que l’on peut et les choix d’options d’actions ne seront pas toujours possible. Prions pour que les autres nations développées puissent trouver la bonne parade à cette crise sanitaire et daignent nous renvoyer l’ascenseur. C’est tout ce que nous méritons.

Le deuxième mode de gestion, celui qui sauvera les générations futures, doit être enclenché maintenant et tout de suite. Nous avons toutes les ressources humaines et compétences pour élaborer une bonne stratégie pour les 10 ou 20 ans à venir avec pour finalité :
– La sécurité alimentaire : Nous devons produire par nos propres moyens tout ce que nous mettons dans nos assiettes.
– Améliorer sensiblement la qualité de la santé publique
– Améliorer sensiblement la qualité de l’enseignement et de l’éducation.
– Bonnes pratiques judiciaires
– Équité fiscale
– Liberté d’expression et démocratie
– Liberté d’entreprise.

Et tous ces objectifs ne peuvent être atteints si nous n’arrivons pas à faire travailler correctement nos concitoyens. Désolé de vous le dire de manière aussi gauche et brutale. Nos concitoyens ne travaillent pas suffisamment ni assez, ils trichent souvent et en général, ils ne sont que très rarement encouragés à travailler. La revalorisation du travail et sa réhabilitation sont une urgence vitale pour notre pays. Un peuple qui ne travaille pas ne peut avoir d’avenir et nous avons tous une responsabilité dans cette situation et pas uniquement les gestionnaires.

Pour élaborer une stratégie efficiente, il faut prendre comme hypothèse de travail le fait que nous ne disposons d’aucun revenu provenant du pétrole. Ce sera la meilleure manière pour envisager toutes les options imaginables et possibles. L’exercice sera difficile mais les résultats obtenus seront certainement prometteurs. Que pouvons-nous faire si nous n’avons aucune goutte de pétrole ? Ce sera la question primordiale et essentielle à se poser pour élaborer une bonne feuille de route pour les 5, 10 et 20 ans à venir.

Il faut commencer dès maintenant à apprendre à réfléchir sur le moyen et long terme. La gestion au quotidien, le travail de pompier pour éteindre les incendies n’est pas une option viable. Apprenons à planifier, à mesurer et à quantifier nos besoins dans tous les domaines. Apprenons à anticiper les événements au lieu de les subir. Nous ne serons pas efficaces du premier coup, cela est certain, mais la maîtrise viendra avec le temps et l’apprentissage.

Nous n’avons pas le choix, mettons-nous au travail maintenant et tout de suite sinon nous serons phagocytés par d’autres et disparaîtrons alors à jamais.

(C) Labdi Abdeldjelil

 

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Impact de la démarche d’intelligence économique sur la gouvernance des entreprises et organisations

J’ai le plaisir de partager avec vous aujourd’hui, une synthèse de la conférence que j’ai animé le 09 Mars 2020 à l’École Supérieure de Comptabilité et de Finances de Constantine.

J’ai essayé de démontrer au cours de cette conférence que la démarche d’intelligence économique (IE) n’est pas une science occulte ou infuse difficilement accessible au commun des mortels. Bien au contraire, la démarche IE est une compétence humaine, naturelle et qui est présente chez tous les êtres humains normalement constitués. Il suffit juste d’en prendre conscience, de l’actionner et de la développer pour en faire un authentique mode opératoire de résolution de problèmes.

Pourquoi parle-t-on de résolution de problèmes lorsque l’on évoque l’intelligence économique ? Essayons de répondre à cette question à travers d’autres questions plus pertinentes. Quelle est la mission essentielle d’un être humain sur terre ? Que faisons-nous tous les jours et durant toute notre vie ? Résoudre des problèmes tout simplement, des problèmes de toutes natures et de toutes dimensions. L’homosapien que nous sommes sait et a toujours su le faire, sinon, il serait toujours confiné aujourd’hui dans sa caverne et dans le noir absolu. Les êtres humains ont, de manière naturelle, la capacité et les compétences pour résoudre les problèmes qu’ils affrontent durant leur vie. Toutefois, il y a ceux qui le font très bien et il y a malheureusement les autres, ceux qui le font très mal, qui vivent alors petitement et tristement.

Deux modes opératoires constituent le fondement de la démarche d’intelligence et qui peuvent être facilement actionnés et développés pour en faire un mode d’action privilégié. Le Processus Itératif de Collecte de l’Information (P.I.C.I) en premier et qui est à la base de toute l’ingénierie de l’information et de son traitement. Et enfin le Mode Opératoire de Résolution de Problèmes (M.O.R.P). Ces deux modes opératoires ont été passés en revue durant la conférence avec des exemples bien concrets tirés de mon parcours professionnel.

J’ai énormément insisté sur les fondamentaux de la démarche d’intelligence économique et en particulier sur la prise de conscience de son ignorance. Connaître son ignorance est la meilleure part de la connaissance (Proverbe Chinois). Il faut admettre que c’est bien l’ignorance qui est à la base de la connaissance et du savoir. Il faut juste s’en rendre compte et vous developperez ainsi votre expertise et savoir-faire pour devenir finalement humble et sage. Un esprit vif et curieux pour scruter son environnement et adopter le mode du questionnement permanent font également partie des fondements de l’IE. La démarche IE pourrait être décrite comme étant un art ou une science des questions. Adeptes de la questiologie, vous n’êtes pas très éloignés de la démarche d’intelligence économique.

Enfin, les nouvelles technologies de l’information et de la communication et en particulier les systèmes de gestion de bases de données n’ont pas été oubliées au cours de la conférence sur la démarche d’intelligence économique. J’ai essayé de convaincre l’assistance que souvent, avec des informations très accessibles et disponibles, nous pourrons, après traitement automatique, réaliser d’excellentes prestations en terme de gouvernance et de management.

(C) 2020 Labdi Abdeldjelil

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Il n’y aura pas de 3ème Guerre d’Algérie

Je suis désolé de vous l’annoncer comme cela et en tout début d’article. Il n’y aura pas de 3ème guerre en Algérie. Deux grandes guerres se sont déjà déroulées et c’est, je pense, largement suffisant pour nous. La première guerre d’Algérie a concerné le recouvrement de notre indépendance, lorsque notre peuple a combattu l’injustice de la France coloniale.

La deuxième guerre d’Algérie s’est déroulée les années 90 et a failli anéantir totalement notre jeune nation. Ce n’est nullement un hasard si cette periode sombre de notre histoire récente a été très justement nommée « La décennie noire » ou « La décennie rouge ». La couleur noire désigne l’émergence durant cette periode de véritables forces du mal, des forces sataniques, qui voulaient à tout prix détruire et réduire à néant notre pays. Cette décennie a été qualifiée également de rouge en raison du volume important de sang d’Algériens innocents qui a coulé durant cette période trouble.

Les forces du mal ont-elles réussi dans leurs oeuvres destructrices ? Bien sûr que non et l’Algérie est toujours debout ! Ces forces du mal, ces forces sataniques, sont-elles encore présentes aujourd’hui en Algérie ? Bien sûr que oui et malheureusement une fois encore oui ! La menace est toujours là et les forces maléfiques n’attendent que le moment propice pour étendre le plus possible la flamme du désespoir, de la détresse, de la discorde et tenter de réduire à néant notre jeune nation.

Vont-elles réussir cette fois-ci ? Pour ma part je ne le pense pas, car les choses ont tout simplement changé. Qu’est-ce qui a vraiment changé aujourd’hui ? Je crois que le Hirak qui dure et résiste depuis maintenant une année est la donnée qui a changé les choses. Que faut-il retenir de ce Hirak ? Les Algériens, et dans leur immense majorité, veulent un changement radical dans leur pays. Ils le font savoir avec grande intelligence et avec le sourire. Silmiya (sans violence) est également une caractéristique significative de ce Hirak et qui est à prendre sérieusement en considération.

Les Algériens exigent un changement radical des choses dans leur pays mais sans violence aucune. Les Algériens aspirent à vivre mieux, ils veulent accéder à la prospérité, à la justice et à la paix. Les forces du mal ont donc du pain sur la planche ! C’est tant pis pour eux et tant mieux pour nous.

Que faut-il faire alors maintenant pour éviter que le pire n’arrive chez nous ? Que faut-il faire pour « combattre » les forces sataniques du mal ?

La solution parfaite pour « combattre » les forces sataniques du mal est juste de ne rien faire, de les ignorer et d’éviter de tomber dans leurs pièges. Vous allez ainsi économiser votre énergie pour la consacrer à autre chose de plus utile, de positif et de plus constructif. Personne ne doit s’opposer à personne et personne ne doit faire la guerre à personne. Combattre le mal par un autre mal n’est pas la solution et il y a mieux à faire.

S’il y a des personnes qui veulent encore essayer de mettre ce pays à feu et à sang, qu’ils soient des hommes avec un grand H et qu’ils le fassent. D’autres ont essayé avant eux et avec les armes. Ont-ils réussi ? Bien sûr que non. Pourquoi n’ont-ils pas réussi leur coup ? Que vous le croyez ou non, que vous l’acceptiez ou pas, ce pays est protégé par des puissances supérieures qui nous dépassent tous.

Tirez les leçons et les enseignements sur ce qui est entrain de se dérouler actuellement et en particulier pour les anciens responsables et décideurs qui ont trahi leur pays. Où sont-ils aujourd’hui ?

Chacun d’entre-nous peut et doit balayer devant sa porte et dans sa cour : Ce sera la meilleure contribution que nous pouvons offrir à notre nation. Chacun d’entre-nous peut réfléchir et décider de ce qu’il peut faire de positif et de concret pour son pays : C’est cela la bonne riposte aux forces du mal.

(C) 2020 Labdi Abdeldjelil

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Quels sont les critères pour réussir en Algérie ?

Peut-on réussir en Algérie lorsque l’on est sérieux, compétent dans son domaine et honnête ? La réussite étant prise au sens le plus large du terme.

Quelle question ? Une drôle de question plutôt ? Cet article ne vas pas essayer de répondre directement et objectivement à cette question. Nous allons plutôt tenter d’examiner toutes les conséquences induites pour chaque type de réponse (positive ou négative) à cette question et chacun d’entre-nous tirera, à sa guise, les conclusions qu’il faut.

Et si la réponse était tout simplement négative ? C’est à dire que vous ne réussirez jamais en Algérie avec votre seul sérieux, compétence et honnêteté. Que vous faut-il de plus alors pour reussir ? Et quelles conséquences peut-on en tirer pour le futur de notre pays ?

Je dirais que c’est grave, extrêmement grave de ne pas réussir dans son propre pays car vous êtes honnête, sérieux et compétent ! Est-ce que cela veut dire que pour réussir en Algérie, il faut tricher, mentir, détourner, dilapider, induire en erreur, faire mal les choses, faire tout de travers ? C’est encore plus dramatique que grave et il y a lieu de s’inquiéter sérieusement pour la suite. Qu’adviendra -t-il de notre malheureux pays dans dix ou vingt ans ? Est-il possible d’envisager une autre tournure pour les choses et inverser la vapeur ? Que devrait-on faire en particulier ? Est-il possible de sortir de ce cercle infernal et entrevoir une lueur d’issue de sortie ?

Examinons maintenant la situation dans le cas où la réponse à notre fameuse question du jour est positive. C’est à dire que lorsque l’on est sérieux, compétent dans son domaine et honnête, on ne peut qu’inévitablement et certainement réussir. Alors dans ce cas de figure, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que nous évoluons tout simplement dans un pays normal ayant des règles universellement admises.

Il faut bien entendu s’en réjouir et il n’y a aucune raison valable pour s’inquiéter pour son avenir.

(C) 2020 Labdi Abdeldjelil

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