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Intelligence Économique & Gouvernance

Le marché informel en Algérie : Est-ce une menace ou une opportunité ?

Une très délicate mais sérieuse question. J’aborde aujourd’hui la question du marché informel en Algérie et ses répercussions sur l’économie nationale. Une lecture rapide des choses met en avant l’idée très répandue et acceptée que le marché informel en Algérie est un véritable souci, un obstacle sérieux à l’émergence d’une véritable économie nationale. Question : Est-ce que c’est vraiment le cas ? Est-ce que c’est la réalité ? Je commence sérieusement à avoir des doutes sur cette façon de voir les choses. Et si le marché informel était la seule, l’unique et la véritable économie en Algérie ?

Le marché informel en Algérie est en effet un marché bien réel et il a pignon sur rue. Il répond à des besoins clairement exprimés avec des règles du jeux bien établies et qui ont la particularité de n’être jamais écrites et pourtant bien appliquées. Et si toute l’économie formelle de l’Algérie était tout simplement un leurre ? Avons-nous réellement une économie ? Si c’est le cas, comment décririez-vous notre système économique national ? Socialiste ? Libéral ? Entre les deux ? Aucun des deux ?

Lorsque vous avez besoin de devises étrangères, comment vous faites pour satisfaire cette demande ? Le marché informel bien sûr. Lorsque vous souhaitez acquérir un produit (de quelque nature que ce soit) mais qui est introuvable en Algérie dans les circuits commerciaux traditionnels, comment  que vous faites ? Le marché informel toujours.

Réfléchissez encore un instant et observez vos habitudes d’achat pour quantifier quelle est la part de l’économie formelle de celle du marché informel ? Le résultat est édifiant n’est-ce pas ? Conclusion : Le marché informel n’est aucunement un parasite de l’économie nationale et c’est tout à fait le contraire. Le marché informel peut être considéré comme un régulateur de l’économie nationale. La nature a horreur du vide et le marché informel aura toujours sa place tant qu’il n’y a pas de véritable économie.

Tenter d’éliminer le marché informel ou de le combattre sera toujours une entreprise à risque, impossible à mettre en pratique et à faire aboutir. Peut-on empêcher les rayons de soleil d’arriver jusqu’à nous ? Peut-on empêcher le soleil de se coucher à l’ouest ou de se lever à l’est ? Peut-on empêcher la pluie de mouiller nos rues et boulevards ? Non, bien sûr, ce sera toujours impossible. Pour le marché informel, c’est pareil et il se met en place de manière naturelle lorsqu’il y a un disfonctionnement de l’économie. Peut-on combattre les éléments de Dame Nature ? Bien sûr que non et la partie est perdue d’avance.

Je le conçois tout à fait, l’idée est en effet bien saugrenue et difficile à admettre. Mais je crois que l’on peut essayer et commencer à bâtir une véritable économie en puisant dans les ressources extraordinaires de notre économie informelle. Il faut le reconnaître, l’économie informelle recèle en son sein des talents extraordinaires dans tous les  domaines et qui, s’ils étaient au service de l’économie formelle, les choses changeraient de manière incroyable.

Comment que cela peut-il se produire ? Tout ce qu’il y a de simple et en un seul mot : INTÉGRATION.

La solution n’est pas dans la guerre contre l’économie informelle mais plutôt dans son intégration lente et progressive dans l’économie nationale. C’est la meilleure option.

(C) 2020 Labdi Abdeldjelil

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Start-up – Gaz de Schiste et prospérité économique

Je suis désolé de le dire comme cela de manière brutale et en tout début d’article, mais ni les Startups et ni le Gaz de Schiste ne rameneront de la prospérité à notre pays. Il ne faut pas se leurrer. Il est grand temps de se réveiller et de revenir à un discours plus sage, réaliste et serein quand à ce qu’il faut faire pour mettre notre pays sur les rails du progrès économique et de la prospérité.

Encore une fois, je le dis et le redis sans me lasser aucunement : On ne construit pas un pays avec du courant d’air. L’effort et la sueur seront toujours nécessaires et indispensables pour construire une nation forte et prospère et il n’y a aucune autre issue.

Commençons par deux choses essentielles et vitales à mettre en place en toute urgence :
1- la réhabilitation de la valeur du travail,
2- La production par nos propres moyens de ce que nous mettons sur nos tables pour se nourrir.

L’intelligence artificielle, la 5G et l’industrialisation 4.0 viendront le moment venu et il est malsain de mentir et d’induire en erreur l’opinion.

Je ne vous cache pas que quand  j’entends ou lit les nouveaux termes actuellement en vogue, « Entreprenariat » et « Start-up », j’ai un véritable sentiment de gêne et ce au vu de l’état dans lequel se trouve l’environnement des affaires dans notre pays. Ça sonne vraiment faux et c’est bien dommage. Lorsque l’on met de l’ignorance dans le même sac que la technologie, ça ne peut que mal se terminer.

Nous avons un retard énorme dans le domaine de la numérisation et il n’y a pas que cela. Appelons un chat, un chat. Les pouvoirs publics n’ont jamais eu pour saine intention de developper le numérique en Algérie et la raison est toute simple : Le numérique laisse des traces et ils n’aiment pas laisser de traces. C’est ce qui explique le grand retard constaté en matière de numérisation aussi bien au sein de l’administration fiscale qu’au sein des Banques ou encore des Douanes.

Ce nouveau discours restera pour longtemps encore uniquement au stade du discours tant qu’on ne réglera pas de manière claire, transparente et définitive la question de fond quand à l’option économique.

Question pertinente : Pouvez-vous me décrire le système économique actuellement en cours en Algérie ? Économie socialiste ? Économie libérale ? Entre les deux ? Aucune des deux ? Tout le problème est là.

(C) 2020 Labdi Abdeldjelil

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État d’esprit et culture du travail

On ne construit pas un pays fort, une nation moderne avec du courant d’air.

Cela a nécessairement un prix qu’il faut payer, cela demande du temps qu’il faut consacrer à cette tâche et cela nécessite des efforts à fournir. Répondre aux besoins de plus de quarante millions d’habitants répartis sur un vaste territoire de plus de deux millions de kilomètres carrés est un véritable défi qui ne peut aboutir qu’avec les efforts de tous.

Nous avons tous les ingrédients indispensables pour réussir ce challenge et nous ne manquons de rien à l’exception d’une seule et unique chose essentielle qui nous fait défaut : La culture du travail et de l’effort.

Après plus d’un demi siècle d’indépendance, la seule chose que nous avons bien développée c’est notre capacité à critiquer et à dénigrer les autres dans tout ce qu’ils font, de bon ou de mauvais. Nous avons perdu le sens de la mesure, nous ne savons  plus rien faire d’utile à notre communauté d’appartenance si ce n’est notre langue fourchue. Vous ne me croyez pas, vous avez des doutes sur ce que j’avance, alors un petit tour sur les réseaux sociaux, et en particulier Facebook, vous éclairera sur l’état de notre médiocrité étalée et mise en avant comme un trophée à la face du monde entier.

Sommes-nous conscients de l’état de délabrement dans lequel nous sommes ? Je ne le pense pas. Nous autres Algériens, sommes devenus un peuple de mendiants assis sur une montagne d’or et notre grand malheur, c’est que nous l’ignorons. Oui, nous ignorons que nous sommes assis tous sur des montagnes d’or et c’est cela notre grand drame. À quand notre réveil ? Que nous faut-il de plus pour notre prise de conscience ?

Il n’y a pas de solution miracle ou magique à nos soucis, il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais. Ce n’est que par le travail et l’effort que nous pouvons venir à bout de toutes nos difficultés : Il n’y a pas d’autres issues.

La récréation est terminée, retroussons nos manches et que chacun d’entre-nous fasse ce qu’il y a lieu de faire, ce qu’il doit nécessairement faire, ce qu’il est possible pour lui de faire pour contribuer à la construction d’un futur acceptable au profit de l’ensemble de notre communauté.

(C) 2020 Labdi Abdeldjelil

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La violence n’est pas une option viable !

Malheureux et triste constat, notre société recèle en son sein un immense réservoir de violence et d’agressivité que nous devons absolument contenir au risque de ne plus faire partie du concert des nations civilisées de ce 21ème siècle. La tolérance, l’acceptation de l’autre qui pense différemment ou qui n’est pas issue de ma région, de mon village ou encore de ma tribu ne figurent malheureusement plus dans nos référents socio-culturels de base.

Après plus de 50 ans d’indépendance, nous avons encore des difficultés à vivre ensemble. Cette énergie négative nous fera beaucoup de mal et il va falloir l’évacuer en urgence, pacifiquement et avec intelligence si l’on souhaite avancer. Le monde n’est ni blanc ni noir mais bien multicolore avec des nuances de gris ainsi que des nuances de tout le reste des couleurs de l’arc-en-ciel : Prenons-en conscience.

Notre pays ne se situe pas dans une galaxie lointaine et isolée. L’Algérie se retrouve malgré elle connectée naturellement à l’Afrique, au monde Arabo-Musulman, à l’espace Euro-Méditerranéen ainsi qu’au reste du Monde. Personne parmi nous ne détient « La Vérité » et ce n’est qu’ensemble qu’on pourrait peut-être s’en rapprocher. Apprenons donc à faire la part des choses, il y va de notre intérêt. Avec deux millions trois cent quatre-vingt milles kilomètres carrés de superficie, il y a de la place pour tout le monde.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

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Mettre en place une cellule dédiée à l’intelligence économique ?

Oui, cela est possible et ce n’est nullement un luxe que vous ne pouvez vous permettre pour des raisons économiques ou financières. Mettre en place une Cellule Intelligence Économique (IE) n’est pas réservé uniquement aux grandes entreprises ou groupes industriels. Cela reste valable également pour les très petites entreprises ou PME.

Il est toujours possible d’adapter la Cellule IE à la taille de l’entreprise ainsi qu’à la nature de ses activités. Mettre en place une Cellule IE ne signifie nullement et nécessairement de nouveaux recrutements. On fait avec le potentiel humain existant et disponible. Un accompagnement personnalisé doublé d’une formation sur site suffirait. Pour ce qui est du nombre de cadres qu’il faut impliquer dans cette nouvelle fonction, il n’est pas nécessaire qu’ils soient nombreux. Il est toujours possible de démarrer le processus avec un seul cadre et monter en puissance au fur et à mesure.

En fait, tout dépend de la taille de l’entreprise, de la nature de ses activités ainsi que de ses ambitions. Tout repose sur un principe assez trivial : Démarrer simple, acquérir de l’expérience et introduire  des nouveautés par petites doses. C’est tout simplement du bon sens tel qu’expliqué dans Ma règle des 3BSRI. Tout reposera également sur les résultats de l’audit qui sera effectué au sein de votre entreprise.

L’accompagnateur effectuera un diagnostic et examen approfondi avec le Top Management en mode 3D et avec 360° d’angle de vision : Situation de l’entreprise sous toutes ses fonctions – Stratégie mise en oeuvre et objectifs attendus – Contraintes et difficultés – Ambitions etc.

Mettre en place une Cellule IE au sein de votre entreprise améliorera finalement votre visibilité, vous facilitera la détection des opportunités et des menaces et vous permettra une vision globale et pertinente de votre entreprise pour plus d’efficacité et ce dans un environnement de plus en plus mouvant, instable et incertain.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

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Intelligence économique et monde du renseignement

Quel lien peut-il y avoir entre l’intelligence économique en entreprise et le monde du renseignement ?

Un seul et unique lien de ressemblance pourrait exister. Le monde du renseignement et celui de l’intelligence économique ont en commun l’importance et la primauté de l’information dans tout processus d’action ou de décision.

L’intelligence économique est une discipline très méconnue en Algérie et qui se développe péniblement en France. L’intelligence économique (IE) est largement utilisée dans le reste de l’Europe, aux Etats Unis ainsi qu’en Asie où est elle dominante. L’IE a été d’abord victime de la terminologie utilisée pour la désigner. Le terme « Intelligence » emprunté à l’anglais et traduit dans cette langue désigne le monde du renseignement et de l’espionnage et c’est cela qui est à l’origine de la mauvaise presse dont elle fait l’objet.

L’IE n’est pas une activité illégale et ne recourt nullement à des outils clandestins ou illégaux. Bien au contraire, son activité doit s’inscrire dans un cadre strictement légal et éthique.

Le renseignement use de moyens « illégaux » et non conventionnels tout le contraire de l’IE qui, elle, doit être éthique, légale et déontologique. La transparence et la communication ne sont pas le propre des services de renseignement, ils ne savent pas le faire. Tout au contraire, l’IE doit communiquer, échanger et partager les informations.

Une démarche IE ne doit jamais s’inspirer d’une logique SR (Service de Renseignement) construite autour de concepts issus de la doctrine militaire : Guerre – Ennemi – Conflit – Mise hors d’état de nuire – Neutralisation – Menace et j’en passe. Lorsque la démarche d’IE s’inspire de ces concepts, les déviations et les dérives ne manqueront pas d’apparaître au grand jour pour finalement fragiliser encore plus l’entreprise et la rendre très vulnérable.

La dynamique IE doit s’inscrire sur un tout autre registre complètement différent. Celui du partage, de l’échange et de la connaissance de l’autre pour mieux coopérer et monter des partenariats fructueux. Le but premier de l’IE n’est pas d’éliminer l’autre ou de le détruire, mais plutôt d’examiner, comment il serait possible de transformer son concurrent en authentique partenaire. L’IE protège certes, et c’est une de ses fonctions essentielles, mais sans pour autant « détruire » l’autre. Voilà brièvement résumées quelques différences entre IE et Renseignement.

Pour revenir enfin à la notion de Business Intelligence (BI) et la situer par rapport à l’IE, il est communément admis dans la littérature francophone que la BI désigne l’ensemble des ressources de l’informatique décisionnelle. L’informatique décisionnelle comprend les systèmes d’information en général, les ERP et CRM et toute autre application BI.

On peut même inclure l’analyse prédictive à travers l’analyse de données et le Social Médias Listening, tirés tous des outils du Big Data et de l’IA. Donc, la BI c’est de l’informatique pure, un savoir-faire technique très pointu et très précis.

Dans l’intelligence économique, on est dans un tout autre registre, celui de la démarche, de l’état d’esprit, de la vision globale et de la méthodologie de résolution des problèmes liés au monde de l’entreprise.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

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Les activités de conseil aux entreprises en Algérie

Le recours aux Experts ne fait pas partie de la culture de nos entreprises. Et pourtant cette façon de faire ne peut-être que profitable aux intérêts de l’entreprise qui n’est pas censée tout savoir. Un regard externe et non impliqué directement dans la gestion est toujours utile et permet de voir les choses autrement.

Est-il raisonnable pour une entreprise de tout savoir, et sur tout ? Moi en tout cas, je ne le pense pas. Dans beaucoup de cas, l’entreprise a besoin, un moment donné, d’une expertise qu’elle n’utilisera pas toujours et c’est dans ces situations que nous faisons appel à une aide extérieure. Pour le reste des activités, il serait en effet pertinent, pour les entreprises, de développer en interne leurs propres compétences et savoir-faire.

La gouvernance des entreprises et organisations n’a jamais été et ne sera jamais une science exacte. La gouvernance est plutôt une science expérimentale. Expérimentons alors et apprenons de nos erreurs.

Pourquoi nos entreprises (publiques et privées) ne font pas appel à des intervenants extérieurs pour améliorer leur gouvernance, les assister dans toute démarche de transformation de quelque nature que ce soit ou tout simplement pour fructifier leur chiffre d’affaires ?

Et pourquoi, lorsqu’ils le font, c’est souvent des cabinets étrangers qui sont sollicités, Européens, Français tout particulièrement ou anglo-saxons quelques fois ? Ces derniers sont-ils mieux placés dans la connaissance de notre pays et du marché algerien pour mieux agir ? Sont-ils détenteurs d’un potentiel d’Expertise que nous n’avons pas et que nous ne pouvons acquérir ?

Il est également et malheureusement constaté que cet état d’esprit se retrouve fortement chez nos pouvoirs publics et décideurs. Pourquoi alors tout ce manque de confiance en notre génie national ? Pourtant, beaucoup de nos compatriotes, purs produits de l’école nationale, émergent bien et réussissent mieux chez les autres et pas chez eux : Pourquoi cela ?

Dès fois, on aurait envie de penser que nos entreprises et institutions disposent d’un potentiel incroyable, qu’elles n’ont nullement besoin d’assistance et peuvent se débrouiller toutes seules sans aucune aide devant toutes les situations. Est-ce vraiment le cas ? Je ne le pense pas.

Il faut admettre enfin que la nature de l’environnement des affaires dans notre pays ainsi que l’existence de pratiques non éthiques en matière de business peuvent expliquer (en partie) cette question.

Que faudrait il faire alors pour changer cet état de fait ? Le débat est ouvert.

Le conseil en Algérie est un nouveau métier qui est entrain de se chercher encore et beaucoup de personnes reconverties en consultant ne disposent pas toujours d’une expertise avérée pour exercer ce métier. Cela est en effet, une réalité qu’il faut accepter.

Même la législation nationale a besoin d’être re-visitée pour encourager et encadrer les activités indépendantes de consulting. Les associations professionnelles de consultants quant à elles ne sont pas suffisamment impliquées pour faire évoluer les choses dans la bonne direction et les stratégies individuelles et personnelles de quelques bonnes volontés ont pris le dessus sur l’intérêt général.

Quelles compétences acquérir alors pour faire du conseil correctement ?
Pour ma part, j’estime, qu’en plus de savoir-faires techniques précis que nous pouvons acquérir à travers des formations, certifications et diplômes, il est nécessaire d’avoir certaines compétences, qualités ou savoir-être que seule l’expérience vécue pourrait enseigner : C’est ce que j’appelle les Soft Skills, compétences humaines ou encore compétences fines.

Quelques exemples de compétences souhaitées pour ce métier :
– Capacité d’écoute, 
– Réactivité par rapport à l’environnement,
– Esprit de curiosité,
– Avoir une démarche d’audit éprouvée,
– Sensibilité accrue à la dimension humaine dans nos rapports professionnels,
– Démarche pertinente de résolution de problèmes, de collecte et d’analyse de l’information.

Cette liste de compétences n’est bien sûr pas exhaustive et elle devrait être enrichie par les professionnels avérés du Consulting. Commençons d’abord par prendre conscience de notre ignorance, remettons-nous en cause et ce sera un premier pas pour sortir de cette situation qui porte préjudice à nos entreprises et permettra sûrement d’améliorer la qualité de leur gouvernance.

Si une entreprise décide d’engager un consultant, comment peut-elle mesurer l’efficacité de celui-ci objectivement ?

Une question pertinente mais dont la réponse n’est pas aussi évidente. Je pense que la meilleure façon de faire avant de choisir un bon consultant ou conseiller est de demander conseil auprès de son réseau de relations qui pourraient éventuellement vous orienter sur la bonne personne, à condition bien sûr que vos contacts soient objectifs et disposent de l’information recherchée car ce n’est pas souvent le cas.

Lorsque l’on a déjà un nom de consultant suggéré par son réseau, il faudrait prendre le soin de recueillir les avis de ses anciens clients qui ont déjà eu à bénéficier de son expertise. Ce sera alors un excellent indicateur pour que vous puissiez prendre votre décision.

Finalement, qu’est-ce qu’un bon consultant ou conseiller ?
Lorsque les conseils prodigués par le consultant donnent de bons résultats à l’entreprise, cela veut dire que le consultant est bon. L’évaluation des consultants se mesure aisément et ce grâce à la pertinence des conseils fournis à l’entreprise et également au diagnostic établi. Le consultant agit comme un médecin qui examine un patient. Il établi, après examen, un diagnostic et propose une prescription médicale : Le consultant c’est pareil.

Le professionnalisme doit être de rigueur pour faire évoluer ce métier et les « Faux Consultants » ou les « Mauvais Consultants » seront éliminés de manière automatique et naturelle. Le copinage, favoritisme, clientélisme et autres pratiques non éthiques vont continuer à exister encore pendant quelques années mais jamais de manière définitive.

Un dernier conseil à nos amis qui ont investi le métier de consultant : Je leur dirais qu’il faut toujours continuer à aller vers les entreprises pour offrir ses services de Conseil. La mission sera rude, pénible et incertaine mais nous n’avons malheureusement pas d’autres choix. Mettre en avant ses compétences et savoir-faire, argumenter, convaincre et persuader sans omettre de s’armer d’un trésor de patience.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

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Que signifie accompagner des entreprises vers une meilleure gouvernance ?

Je ne perd pas de vue que nous sommes bien en Algérie, un pays qui se recherche encore, un pays qui se construit péniblement mais avec comme ambition de devenir un pays émergent. Les choses sont entrain de changer actuellement à travers le monde et l’Algérie n’y échappera pas et sera touchée si ce n’est déjà fait. Ce processus de changement est certes extrêmement long en Algérie, il lui arrive même de se bloquer, mais il ne s’arrêtera jamais et est irréversible. L’environnement des affaires change et il va falloir s’y adapter pour durer dans le temps.

La première question sera alors de savoir quand est-ce qu’un accompagnement d’une entreprise vers une meilleure gouvernance doit être préconisé et sous quelles conditions ? 

La condition essentielle pour recommander un accompagnement est la prise de conscience du staff dirigeant quant à l’existence d’une réelle insatisfaction pour tout ce qui a trait au déroulement des activités au sein de l’entreprise. C’est cette insatisfaction ainsi que le mécontentement induit quant à la manière dont les choses se déroulent qui sont à la base de toute volonté ou besoin d’accompagnement.

Lorsque que l’on souhaite par exemple certifier son entreprise en qualité (norme ISO 9001 version 2015) pour pouvoir satisfaire à des conditions d’accès à des marchés, votre démarche ne sera pas efficiente si vous décidez de vous faire accompagner au seul regard de cet argument.

Décider de se faire accompagner pour avoir la certification ISO 9001 ne doit se faire que lorsque vous serez parfaitement convaicu que votre première urgence et priorité est d’améliorer d’abord la qualité de votre management. La satisfaction au critère d’accès à un marché particulier ne sera alors qu’un des nombreux résultats que vous obtiendrez à l’issue du processus mis en oeuvre. Et là vous pourrez alors conquérir ce nouveau marché dans d’excellentes conditions et en toute quiétude.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

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1er Colloque International Annuel sur la Veille Stratégique et l’Intelligence Économique à Alger

Je partage aujourd’hui avec vous, le contenu de la communication que j’ai donnée le 19 novembre 2019, lors du 1er Colloque International Annuel sur la Veille Stratégique et l’Intelligence Économique, tenu les 19 et 20 novembre 2019 à l’ESHRA/Ain Benian sous l’égide du Ministère de l’Industrie et des Mines.

Ma communication avait pour but de démontrer à l’assistance que tout le monde peut s’approprier et faire sienne la démarche d’intelligence économique et que ce n’est nullement une science infuse ou mystérieuse.

Le terme « économique » dans la démarche d’intelligence a porté énormément de préjudice à cette magnifique discipline et est à l’origine de nombreuses confusions et amalgames.

J’ai précisé également que la démarche d’intelligences est aussi vieille qu’est notre monde et se base sur une compétence naturelle et ancestrale qui se retrouve chez tous les êtres humains : Savoir et apprendre pour améliorer son monde. Nous n’avons rien inventé jusqu’ici, il fallait juste rappeler que l’homme intelligent est capable de transformer en mieux son monde.

Les 20 minutes qui m’ont été accordées n’ont pas été suffisantes pour aborder d’autres thématiques et questionnements tout aussi importants :

Que peut faire une démarche d’Intelligences pour améliorer la  gouvernance des entreprises et organisations ?

Comment mettre l’information au centre des préoccupations des chefs d’entreprise pour introduire de la qualité dans leur gouvernance ?

Prise de conscience de l’importance de la culture dans la généralisation de la mise en place de la démarche d’intelligences : Culture nationale et culture d’entreprise.

Comment puiser dans le génie créateur de notre peuple pour en tirer les enseignements utiles à l’économie et à la gouvernance institutionnelle et d’entreprise ?

Finalement, notre démarche d’intelligences est à inventer en puisant de nos richesses culturelles, sociales, linguistiques et j’en passe. Nos universités ont du pain sur la planche et il va falloir commencer par identifier quelles sont nos urgences.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

 

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2ème République : L’art et la manière

Qu’est-ce qui est entrain de se produire en Algérie depuis le 22 février passé à ce jour ?

Des millions d’Algériens tout âge et strates sociales confondus sortent dans la rue pour exprimer calmement, sereinement, pacifiquement et dans une ambiance bonne enfant, leur désapprobation quant à la gestion du pays.

Toutes les régions d’Algérie sont touchées par cette nouvelle évolution des choses du Centre à l’Est et de l’Ouest au Sud. Il faut reconnaître que les jeunes ont été les principaux meneurs de cette agitation et les femmes se sont également fortement exprimées. Énormément de créativité et d’innovation ont été observées aussi bien dans les intonations des foules qu’au niveau des slogans affichés. C’est magnifique, grandiose et incroyable. Le peuple Algérien est bien vivant et il fait bien entendre sa voix.



Comment interpréter cela alors ? Le plus important à retenir est que la majorité silencieuse, qui ne s’est pas exprimée depuis fort longtemps en Algérie, vient de le faire de manière magistrale. Les Algériens ont exprimé aussi bien l’amour qu’ils vouent à leur patrie ainsi que leur désapprobation quant à la gouvernance mise en place à ce jour tout en revendiquant un changement profond et radical.

L’idée de la fondation d’une 2ème République a même été entonné. Ce sont des messages très forts et très clairs destinés en priorité aux tenants actuels du pouvoir mais également à l’ensemble de la classe politique, opposition comprise. La majorité silencieuse vient de rappeler à tout ce monde que la souveraineté appartient exclusivement et désormais au peuple qu’il va falloir nécessairement séduire pour qu’il vous fasse confiance et vous autorise à gérer les affaires du pays.

La phase qui va suivre sera décisive pour mettre sur rail notre pays. Fonder avec succès une deuxième République sur de bonnes bases ne sera pas une chose aisée et demandera du temps et je dirais même beaucoup de temps. Un mandat de cinq ans (au minimum) sera nécessaire pour mettre en place les premiers jalons (oui je dis bien les premiers jalons) de cette nouvelle République. Il n’y a pas et il n’y aura pas de baguette magique qui va éliminer d’un seul coup tous nos soucis et les chantiers qui doivent être ouverts sont nombreux, multiples et variés.

La route sera longue, pénible, périlleuse, semée d’embûches mais pas impossible à emprunter. Elle nécessitera l’effort de tous les Algériens sans exclusion aucune. Tous les Algériens, résidents en Algérie, à l’étranger ou ayant la double ou triple nationalité doivent être sollicités pour contribuer à la fondation de cette nouvelle République. Même les étrangers, portant l’Algérie dans leurs coeurs et je sais qu’ils sont nombreux, doivent être sollicités pour l’effort qui sera entrepris. Toute aide est la bienvenue pour construire un pays fort, prospère, riche, ouvert sur le monde et où tous ses enfants se retrouveront.

Préparons-nous donc, dans le calme et la sérénité, à affronter avec sagesse cette nouvelle étape. Nous disposons de tous les ingrédients de la prospérité et de la richesse et nous sommes condamnés à réussir cette étape. Essayons de le faire au moins pour nos enfants.

Je dirais enfin Merci à tous les Algériens ainsi qu’à tous les amis de l’Algérie pour s’être exprimé pour un meilleur avenir pour notre pays.

Ce contenu a été déjà publié une première fois sur Algérie Focus le 24 mars 2019

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

 

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