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Intelligence Économique & Gouvernance

Une crise de valeurs en Algérie

Il n’y a aucune crise politique ou économique en Algérie et c’est une erreur de le croire. Peut-être sommes-nous en présence d’une crise de valeurs en Algérie ? 

En Algérie, nous avons plutôt une grave crise de valeurs. Une crise qui est à la fois aigüe et chronique puisqu’elle remonte au moins à une trentaine d’années, sinon plus.
Je dirais même que cette crise de valeurs a bien démarré à notre indépendance. Comment cela ? Je vais vous citer juste un cas concret pour illustrer mes propos.

À l’indépendance de notre pays et suite à sept longues années de lutte pour sa libération, les responsables de l’époque ont proposé à l’ensemble des veuves (femmes) de chahids tombés au champ l’honneur, des postes de femmes de ménage au sein de différentes administrations et institutions du pays. Une veuve de Chahid dont le mari a donné sa vie pour libérer son pays du joug colonial et vous lui offrez un poste de femme de ménage ? Est-ce raisonnable ? Est-ce juste ? Est-ce normal ?

C’est vrai que notre pays ne disposait pas à cette époque de ressources suffisantes pour donner plus. Mais quand même.  Est-ce que le tir a été rectifié plus tard lorsque les ressources financières de l’Algérie se sont améliorées ? Malheureusement non. Est-ce vous savez ce que cela veut dire être une femme de ménage exerçant dans un environnement de machos frustrés ? La réponse est évidente. Mais cela reste un acte qui signifie sans équivoque que les personnes qui ont pris ces décisions sont des irresponsables et des ingrats qui n’ont aucune valeur humaine de dignité ou de loyauté envers ses propres compatriotes morts dans les champs de bataille. Finalement, notre crise de valeurs remonte à loin dans le temps.

C’est quoi les valeurs d’un pays ou d’une nation ?

Un : L’honnêteté et la sincérité des responsables à tous les niveaux.

Deux : La solidarité et l’entraide entre les citoyens.

Trois : La générosité et l’humanisme.

Quatre : Le mérite revient toujours au meilleur d’entre-nous et non au plus mauvais.

Cinq : Les intérêts de la collectivité passent avant les intérêts personnels.

Six : Lorsque l’on exerce une responsabilité exécutive ou politique, nous n’avons pas le droit d’utiliser nos fonctions et postes pour exercer de l’influence afin de s’enrichir ou avoir des privilèges. C’est malsain.

Sept : Les biens de la collectivité sont au service de la collectivité et non au service des personnes qui exercent des fonctions de responsabilité.

Huit : Nul n’a le droit de puiser dans les fonds publics pour s’enrichir.

Neuf : La place d’un voleur doit être dans une prison et non dans un poste de responsabilité.

Et je pourrais continuer ainsi à énumérer une multitude d’autres valeurs qui nous font malheureusement défaut à ce jour et ce depuis longtemps.

C’est cela notre problème et ça n’a rien à  voir avec la politique ou l’économie. Nous avons aggravé notre cas en érigeant la médiocrité en système de gouvernance, et là où il y a une petite lumière qui brille, il faut vite l’éteindre. L’obscurité a toujours régné en maître chez-nous et c’est voulu.

Nous méritons ce qui nous arrive car chacun d’entre-nous a une part de responsabilité (même infime) dans le marasme qui est devenu le notre.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

 

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Who are you Mr Labdi Abdeldjelil ?

Who are you Mr Labdi Abdeldjelil ?

Dans l’un de mes derniers articles sur ce qu’il faut faire pour augmenter ses chances de décrocher un Job, j’ai vivement conseillé à nos jeunes amis de se faire connaître à travers la publication de contenus qui répondent à une question simple : Qui êtes-vous ?
Aujourd’hui, j’applique ce conseil à moi-même et je vais essayer de décrire un peu mieux qui est Mr Labdi Abdeldjelil.

Je ne suis pas psychiatre, ni psychothérapeute, ni psychologue et encore moins psychologue clinicien.
Je ne suis pas Coach Certifié d’Affaires ou de vie non plus.
Ma formation universitaire de base, c’est les mathématiques, et mes études ont été effectuées à l’Université d’Oran. Je n’étais pas un étudiant brillant, loin de là, puisque j’ai mis sept ans (sept 76 à juin 83) pour terminer une licence d’enseignement des mathématiques programmée pour quatre années.

Par contre, j’ai été très actif dans les domaines politiques et syndicalistes durant mes études universitaires pour lesquelles je n’étais pas du tout motivé. C’est ma profonde nature de contestataire non conformiste qui m’a poussé à rejoindre ces milieux. Cela a été une expérience humaine formidable que je ne risque pas d’oublier. Du volontariat durant mes vacances estudiantines et l’encadrement tout le reste de l’annee des grèves et manifestations des estudiants, ont été mes principales activités jusqu’au début de l’année 1978.

C’est le mois de février de cette même année que je rejoint le monde du travail, alors que je n’avais pas fini mes 20 ans. Une nouvelle expérience commença alors pour moi dans le monde de l’éducation et de l’enseignement. Une magnifique expérience qui va durer à ce jour mais de manière discontinue.

Les années 1983 et 1984 ont été catastrophiques pour moi pour avoir été confronté frontalement à la médiocrité qui était déjà, à cette époque, bien installée chez nous et commençait à phagociter tous les strates de la société. C’est vers la fin de l’été 1984 que je décide alors de donner une nouvelle orientation à ma carrière professionnelle en rejoignant les rangs de l’armée de mon pays. Je reviendrai en detail dans les prochaines publications sur cette période charnière de ma vie professionnelle.

USTO/Oran – Mars 2018

L’enseignement, la formation et l’accompagnement des personnes ont été mes activités préférées durant les quarante années de ma vie professionnelle. J’adore être en interaction avec les autres et c’est pour cette raison et suite à ma mise à la retraite en juillet 2016, j’ai décidé de continuer à délivrer de la valeur en créant mon Agence de Conseil et d’Expertise en Management et Intelligence économique. Une véritable et magnifique addiction.

Mon contact avec le monde de l’économie, de l’entreprise et de la gouvernance est venu bien plus tard. C’est en 1992, suite à ma participation à la première Post Graduation Spécialisée en Management en Algérie (1992 – 1994), que j’ai commencé mon apprentissage avec ce monde. C’est également durant cette même période que j’ai commencé à mettre les premiers jalons de ma démarche personnelle d’intelligence économique que je viens de renommer à juste titre « La démarche d’intelligences » ou « Intelligences en action« .

Mon coeur de métier est l’analyse de données au service de la prise de décision. De part mes prédispositions pour les mathématiques, j’ai énormément développé l’algorithmique. Un recours inévitable aux TICS était également nécessaire et j’ai énormément investi dans le monde des bases de données.

Mon activité d’analyste m’a obligé de m’intéresser de très près à de nombreuses autres disciplines parmi lesquelles je mettrais tout en haut de la liste, la sociologie, la psychosociologie, la communication, la psychologie. L’économie (Macro et micro) était une discipline qu’il fallait bien appréhender également pour faire correctement mon travail. La psychologie positive, les Neurosciences ainsi que le développement personnel ont toujours pris une part importante dans mes centres d’intérêt.

Bouira – Janvier 2018

Donc beaucoup de lectures, des tonnes de lectures pour être plus précis, participation à de courtes formations aussi bien en Algérie qu’à l’étranger, participation à de nombreux séminaires sur de multiples thématiques et ce dans le seul but d’améliorer ma prestation en qualité d’analyste. C’est cela qui a fait que j’ai touché à de nombreuses disciplines mais avec un dénominateur commun permanent : Mon intérêt pour tout ce qui touche à l’humain et à ses disfonctionnements.

C’est bien cela qui justifie aujourd’hui que tous mes centres d’intérêts tournent autour de la dimension humaine de l’homme. J’ai beaucoup appris, je peux même dire que j’ai énormément appris. Mais, par rapport à ce qu’il y a à apprendre, j’en suis encore très loin, je reste donc et jusqu’à aujourd’hui, toujours en mode apprentissage permanent.

Il n’y pas d’âge pour apprendre et on reste toujours en mode apprentissage jusqu’à ce que mort s’en suive.


C’est ma devise préférée.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

 

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La démarche d’intelligence économique : Annonces et explications

Cela fait maintenant un peu plus de trois années que j’évoque dans mes publications, la démarche d’intelligence économique. J’ai animé également durant les années 2017, 2018 et 2019 de nombreuses conférences, workshops, formations gratuites et ateliers sur cette question et ce dans le but de partager au maximum cette démarche tellement pertinente, utile et pratique. Mascara, Oran, Alger, Bouira et Tipaza ont été les premières villes où je suis passé. Cette démarche permet de résoudre de nombreux problèmes liés aussi bien à notre vie professionnelle qu’à notre propre vie personnelle. Rien que cela !

Quels résultats aujourd’hui ? Je constate tristement et malheureusement l’existence de beaucoup de confusions, d’amalgames sur la compréhension du mode de fonctionnement de cette magnifique discipline que je pratique, de manière naturelle, automatique depuis au moins une bonne trentaine d’années. Le problème c’était moi. J’ai eu les plus grandes difficultés du monde à placer des mots sur une démarche que je pratique de manière naturelle. Oui, le problème c’était moi et vous avez le privilège aujourd’hui d’être les premiers à lire les premières explications vulgarisées quant à cette discipline.

La Démarche d’Intelligences (D.I – Intelligences en action) est une démarche personnelle, c’est mon domaine d’expertise, ma zone d’excellence, ma manière d’appréhender et de résoudre les problèmes, d’en poser de nouveaux pour tenter, un peu plus tard, de les résoudre. C’est également, ma démarche privilégiée pour gérer les relations humaines, les difficultés de la vie, les zones d’ombres et d’incertitudes. Je suis vraiment à l’aise dans ma démarche. Cela ne me fatigue pas, je le fais avec plaisir, satisfaction et conviction. Garder pour soi, un aussi magnifique outil, qui peut être d’une grande utilité pour beaucoup de personnes, tout à fait à leur portée, est impensable pour moi.

Quand je dis que c’est un outil qui est à la portée de tous, c’est bien de tout le monde qu’il s’agit. Vous n’êtes pas obligés d’être bardés de diplômes pour acquérir l’outil. Du bon sens, un peu de rationalité accompagnée d’un soupçon d’irrationalité sont les compétences requises pour acquérir l’outil. Oui, je dis bien un soupçon d’irrationalité.

Pourquoi de l’irrationalité dans la démarche ? Une question simple pour éclaircir les choses : Notre monde est-il rationnel à 100% ? Bien sûr que non. Notre monde est bien non linéaire et discontinu, je dirais même chaotique. Nous vivons, et en particulier aujourd’hui, dans le chaos permanent.

Que devrions-nous faire alors ? Il va falloir tout simplement apprendre à évoluer, à peu près correctement, dans ce magnifique et sublime chaos. C’est tout. Comme je l’écris souvent, il faut faire de l’incertitude, de l’insécurité, de l’imprévisibilité, du doute et du non-savoir, vos compagnons et amis (et non ennemis) de tous les jours. C’est de cette manière et de cette manière seulement que nous pouvons gérer correctement notre chaos.

La publication d’aujourd’hui a été rédigée dans le seul but de faire une annonce des plus importantes pour la suite des événements.

Annonce :

J’ai décidé aujourd’hui jeudi 31 octobre 2019 de changer l’appellation de ma démarche personnelle de résolution de problèmes. Elle ne s’appellera plus « Démarche d’intelligence économique » mais tout simplement « Démarche d’intelligences », le mot intelligence étant mis au pluriel.

Pourquoi le pluriel pour le terme intelligence ? La raison est toute simple. Ma démarche déploie de nombreuses compétences dans plusieurs disciplines et que je vais essayer de clarifier dans mes prochaines publications.

Ce qu’il faut retenir de simple dans ma démarche : La Démarche d’Intelligences (D.I – Intelligences en action) recoure au déploiement des techniques utilisées dans l’ingénierie de la gestion de l’information (c’est mon domaine d’expertise) avec pour finalité, la résolution de tout type de problèmes.

Un dernier mot : L’être humain est une magnifique créature et celui qui l’a créé ne peut-être que plus sublime.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

 

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La langue française fait partie intégrante du patrimoine universel et n’est pas le monopole de la France

Pour s’en convaincre, il suffit de lister les romanciers et écrivains en langue française qui ont une certaine notoriété et se poser la question : Sont-ils tous de nationalité française ? La réponse est évidemment non. Un non irréfutable.

Pour ma part qui suis Algérien né et vivant en Algérie, je considère que la langue française est une conséquence de la période de la colonisation de mon pays par la France, mais demeurera un tribut de guerre. Je ne m’empêcherait nullement et jamais d’exploiter cette langue universelle classée à la cinquième place mondiale. La langue française n’est nullement la propriété de la France, elle est la propriété de celles et de ceux qui la pratiquent à travers le monde. Il faut commencer par comprendre cela d’abord.

Le français n’est pas la langue de la France coloniale ni des chrétiens ou autres « roumis », elle n’est pas la propriété de la France, elle fait partie intégrante du patrimoine culturel mondial et universel.

 Je tiens à préciser et à souligner que je suis musulman et j’ai un profond respect pour toutes les religions du monde. Je suis également un citoyen du monde et très ouvert à ce dernier. Voilà, c’est fait maintenant, cela évitera toute mauvaise interprétation ou perception erronée quant au contenu que je publie.

Je rappelle que ce contenu est adressé et destiné aussi bien à mes compatriotes en Algérie qu’à mes voisins immédiats Marocains et Tunisiens et à toute l’Afrique francophone.

Commençons par le constat terrible que je fais et en particulier auprès de nos jeunes amis qui ont toutes les difficultés pour retrouver leur chemin dans le monde chaotique d’aujourd’hui. Si l’on va continuer comme cela, nous allons tous devenir des illettrés bilingues ou trilingues. En Algérie, nos jeunes maîtrisent de moins en moins les langues et pourtant la langue demeurera pour longtemps encore, le meilleur moyen de communiquer avec ses semblables. Même la langue Arabe, supposée être notre langue nationale, n’est pas suffisamment maîtrisée. Alors pour le français ou l’anglais ainsi que d’autres langues étrangères,  la situation est encore plus dramatique.

Je le rappelle, je signe et je persiste. Pour réussir en Algérie aujourd’hui, il faut maîtriser au moins trois langues : Arabe (langue nationale) – Français et il faut ajouter une troisième de votre choix. Bien sûr, l’anglais serait le mieux placé mais pas que. Il reste l’espagnol, l’allemand, le turque, l’italien et j’en passe. À vous de faire un choix judicieux. Ne perdez pas de vue également que l’anglais n’est pas la première langue mondiale. L’anglais est classé à la troisième place après le Mandarin (Chine) et l’Espagnol. L’Arabe vient à la quatrième place suivi du Français à la cinquième.

Maintenant il faut clarifier ce que veut dire maîtriser une langue. Maîtriser une langue nécessite la présence nécessaire de deux compétences essentielles :
1- Savoir parler correctement la langue et comprendre tout ce que vous entendez dans cette même langue. C’est la compétence à l’oral.
2- Savoir rédiger correctement dans cette langue et savoir lire tout document rédigé dans cette même langue. C’est la compétence à l’écrit.

Question : qu’en est-il de vos compétences linguistiques en Arabe ? En Français ? Et en Anglais ou dans une autre langue étrangère ?
La réponse à cette question vous renseignera de manière précise sur ce que vous devez faire pour rectifier le tir, si vous souhaitez réussir.

Pour mes compatriotes en Algérie, je dirais qu’il faut maîtriser d’abord l’Arabe avant de passer à une autre langue. Votre deuxième langue à maîtriser sera le Français. Oui, je dis bien le Français et pas l’anglais. Pourquoi ? Simple comme Bonjour. Posez-vous une question très simple et vous retrouverez la réponse appropriée. Il y a combien de personnes autour de vous (dans votre quartier, dans votre village éloigné de la ville, dans votre Dechra ou Douar) qui maîtrisent le Français et peuvent donc vous apporter une aide (bénévole ou rémunérée) pour améliorer votre Français ?

Je vous laisse le soin de répondre à cette question. Posez-vous la même question pour les autres langues : Anglais – Espagnol – Allemand – Mandarin etc.
La comparaison est fulgurante : En Algérie, il est souvent très facile de trouver une personne qui peut vous apporter une aide pour améliorer votre Français. Ce n’est pas le cas des autres langues. Donc si vous êtes intelligents, il faut profiter de cette opportunité qui risque de disparaître dans les dix ou vingt ans à venir.

Bien sûr, il ne faut jamais oublier que l’on peut acquérir (et gratuitement) la maîtrise d’une langue grâce au Web. Il suffit d’avoir un PC, Smartphone ou Tablette, un casque, une connexion Internet et le tour est joué, tout cela Gratos. Il faut juste investir de votre temps et de votre attention.

Enfin, pour les adeptes partisans, acharnés et irréductibles de la langue Arabe, je voudrai vous rappeler certaines vérités, difficiles à admette, je le conçois, mais les accepter vous rendra d’énormes services.

1- L’Arabe n’est pas la langue de la majorité des musulmans dans le monde même si notre texte sacré (Le Coran) a été révélé et rédigé en Arabe.
2- Les Arabes ne sont pas tous musulmans .
3- Les Arabes sont une minorité par rapport à l’écrasante majorité des musulmans dans le monde.

Alors SVP, arrêtez de nous polluer l’esprit avec votre discours qui dit que l’Arabe est une langue sacrée.

Je vous rappelle que chaque langue dans le monde peut être considérée comme sacrée pour les populations qui la pratiquent lorsqu’ils estiment et mettent en avant leur réflexe identitaire au-dessus de tout.

L’Arabe est et reste donc une langue reconnue universellement mais, avec à côté, de nombreuses autres langues.

Soyons humbles, sages et modestes SVP.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

 

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Peut-on examiner la question du bien-être au travail en Algérie ?

Je partage, avec vous aujourd’hui, quelques idées qui ont été développées au cours de mon intervention, le 29 septembre 2018 à l’École Supérieure Algérienne des Affaires (ESAA), dans le cadre d’un Forum sur le Droit Social en Algérie.

L’objectif premier de mon intervention était d’essayer de répondre à la question de savoir s’il était possible et raisonnable, dans l’Algérie d’aujourd’hui, d’évoquer la question du bien-être au travail et en même temps de réfléchir à cette problématique oh combien vitale, aussi bien pour l’entreprise que pour les employés.

Ma position est claire et sans équivoque sur cette problématique. La question du bien-être au travail doit être évoquée et prise en charge sérieusement aussi bien par le Top Management que par les cadres, salariés, employés et travailleurs et ce n’est aucunement un luxe. Il y a beaucoup de choses que l’on pourrait faire et sans que cela ne soit onéreux.

Toutefois, il est nécessaire aussi bien pour le Top Management que pour les cadres des entreprises de changer d’attitude, de se remettre en cause en matière de stratégie et de style de Management, de changer d’angle d’attaque et de vision. Certaines fonctions de l’entreprise doivent également être revues et corrigées et je pense en particulier à la fonction Ressources Humaines. Les RH doivent être à l’avant garde de l’introduction du bien-être en entreprise.

L’entreprise souhaite avoir des employés en bonne santé, qui s’absentent le moins possible pour finalement donner le meilleur d’eux-mêmes à son profit. Les employés souhaitent quant à eux être reconnus par leur employeur, rémunérés à leur juste valeur, évoluer dans un environnement sain, transparent et motivant, concilier vie privée et vie professionnelle. C’est dans ce contexte qu’interviennent les RH pour concilier les deux visions.

Par ailleurs, il faut bien comprendre et admettre que lorsqu’une contestation quelconque ou grève éclate au sein d’un secteur ou d’une entreprise, cela est tout simplement la preuve matérielle et irréfutable de l’échec du Management et pas autre chose. Donc la question du Management devra être examinée avec minutie.

La question du bien-être dans le monde professionnel peut être auditée sous trois angles. Le premier est le Top Management détenteur du pouvoir au sein de l’entreprise et qui a la possibilité de changer les choses. Le deuxième angle est celui de l’employé. Ce dernier n’est pas totalement démuni pour agir afin d’améliorer son propre bien-être, même s’il ne détient pas beaucoup de pouvoir au sein de l’entreprise. Je reviendrai en détail dans un autre article sur ce qu’il y a lieu de faire pour chacune des parties.

Les pouvoirs publics seront le troisième angle sur lequel on peut examiner la question du bien-être en entreprise. Les quelques chiffres qui suivent montrent sans équivoque que le mal-être coûte de l’argent au contribuable et cela devient alors une question de santé publique .

Le premier poste de dépense de la CNAS (Caisse Nationale des Assurances Sociales) concerne le remboursement des médicaments dont le coût est passé de 20 milliards de DA en 2000 à plus de 226 milliards de DA en 2018.

Parmi les médicaments remboursés par la CNAS, 54% concernent le diabète et l’hypertension artérielle. Ces deux pathologies sont très présentes dans les milieux professionnels et ce sans oublier le reste des affections (AVC – Infarctus du myocarde – Dépression et Burnout). Cette situation a comme première conséquence une inquiétude bien justifiée des responsables de la CNAS quant à son équilibre financier.

Je préciserai également que le bien-être au travail n’a aucune frontière spatio-temporelle et n’est pas l’apanage des seuls grands de ce monde. Idem pour la mal-vie au sein de l’entreprise qui est devenue bien universelle. La question du bien-être en entreprise est une question qui demeure toujours ouverte, personne de par le monde n’a encore trouvé la parade idéale pour concilier les intérêts de l’entreprise avec ceux des employés et qui prétend le contraire est un affabulateur. Chaque entreprise est un cas particulier et chaque employé est également un cas unique dans sa constitution. Des pistes ont été trouvées, imaginées et sont en cours d’expérimentation et de validation.

Je dirais enfin et en guise de conclusion, que la dimension humaine de l’entreprise est au cœur de la problématique du bien-être et devra nécessairement s’exprimer à travers un Management bienveillant ou Soft Management .

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

 

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Un message d’espoir

Cet article est un vibrant et sincère hommage aux Algériens qui continuent encore de travailler aujourd’hui et ce dans un pays qui ne valorise pas toujours l’effort, le sérieux et la compétence de ses citoyens.

Normalement, l’Algérie est un pays qui devait disparaître il y a bien longtemps et la décennie noire était largement suffisante pour le faire de manière définitive. Eh bien non. L’Algérie est toujours bien vivante et n’a pas disparu après tout ce qu’on lui a fait comme mal et tout le mal qu’on continue à lui faire encore aujourd’hui.

Pourquoi ?

La réponse est toute simple. Il existe encore aujourd’hui une race d’Algériens un peu spéciale et particulière. Leur singularité c’est de travailler, de travailler et encore travailler. Ils sont souvent mal payés et travaillent dans des conditions pénibles et déplorables et le hic dans tout cela : Cette situation ne les dérange nullement et ils continuent à faire leur boulot avec une immense motivation qu’ils gardent toujours présente dans leur esprit.

Ils n’attendent rien de personne mais c’est bien grâce à eux que notre pays est toujours debout aujourd’hui. Regardez autour de vous, vous allez en reconnaître quelques uns. Ils ne sont pas nombreux mais ils sont dans tous les métiers et secteurs, de la voirie à la médecine nucléaire. Ce sont des femmes et des hommes, des jeunes et des moins jeunes et leurs cœurs sont bien vivants et battent de manière forte et régulière. Malgré leur nombre réduit, ils arrivent à influencer le cours des choses.

D’où ils tirent leur force ? Qu’est-ce qui les motivent ? Pourquoi ils ne sont pas démoralisés avec toute cette ambiance morose ?

Nos sociologues ont du pain sur la planche. La thématique est intéressante et mérite d’être creusée en profondeur pour tenter de trouver des réponses aux questions posées.

Ce contenu a été publié une première fois le 04 juillet 2017, la veille de la célébration de la fête de l’Indépendance.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

 

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Algérie Poste : La première banque numérique en Algérie ?

Je voudrais à travers cet article féliciter de manière forte l’équipe IT d’Algérie Poste pour leur réussite dans le lancement du service de notification par SMS de tout mouvement de votre compte CCP et ce en temps réel. Oui Monsieur (ou Madame), je dis bien en temps réel : Une véritable performance. Algérie Poste doit être l’une des rares institutions financières en Algérie qui offre ce genre de services. Encore une fois Bravo pour toute l’équipe.

Certes, Algérie Poste a raté le lancement de sa nouvelle carte Dahabia. Mais il n’est jamais trop tard pour rectifier le tir et avancer dans la maîtrise des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les NTICS sont l’avenir de ce pays et elles renforceront sans nul doute la transparence dans les transactions financières et nous débarrasseront de manière définitive de la « chkara » et de tout sac plastique noir et nauséabond. Cela permettra également une meilleure collecte de l’impôt et plus d’équité fiscale tant souhaitée.

Je rappelle pour ceux qui ne le savent pas, que Algérie Poste c’est presque 20 millions de titulaires de comptes CCP (la moitié de la population) et plus de 3600 Bureaux de Poste répartis sur 48 wilaya. Quelle institution financière en Algérie peut se prévaloir d’un tel maillage ? Aucune. Et c’est pour cette raison que les efforts entrepris en matière de transformation digitale au sein d’Algérie poste doivent être poursuivis, maintenus, encouragés et appuyés de manière forte par les pouvoirs publics : L’effet sur le citoyen Lambda est immédiat et hautement bénéfique pour la restauration de la crédibilité de nos institutions financières en ces moments de disette.

Qu’est-ce qu’il y a lieu de faire alors pour qu’Algérie Poste devienne une banque postale en ligne ?

Il n’y a pas plus simple que cela. Permettre à Algérie Poste d’effectuer des virements de compte à compte tout simplement. Moins de chaines humaines dans les bureaux de poste, se préparer au E-Commerce et E-payement avec toute la sécurité des transactions financières ainsi qu’un accès rapide pour le citoyen Lambda à ses sous.

Techniquement, il n’y a aucun problème qui empêche cela. La seule contrainte existante est notre ministère des Finances et à travers lui l’ABEF (association des banques) qui interdisent à Algérie Poste de devenir une véritable banque en la bloquant sur la question des virements de comptes à compte. Voilà c’est tout simplement cela. Nos banques empêchent Algérie Poste d’avancer dans sa transformation digitale.
C’est triste et malheureux à la fois. Un arbitrage intelligent du Premier ministre serait salutaire et lèverait sans nul doute cette contrainte pour aider Algérie Poste à faire sa mue digitale.

Ce contenu a été publié une première fois en juillet 2017. Le compte à compte est opérationnel avec la carte Dhahabia sur DAB mais pas encore au niveau des Agences Postales. Pourquoi cela ? Mystère.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

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Le digital et les métiers du numérique ont-ils un avenir en Algérie ?

Je tiens en premier à rassurer mes lecteurs pour leur dire que ma réponse est évidemment et inévitablement oui, un grand oui. C’est la dialectique de la vie. Toute chose est appelée (et souvent condamnée) à évoluer favorablement.

Toutefois, il ne faut pas se leurrer et mettre la charrue avant les bœufs. La première contrainte est d’ordre juridique et réglementaire et concerne la promulgation de la loi sur le E-Commerce (et E-payement). Cette loi devait normalement passer avant la fin de l’année 2016 (oui je dis bien l’année 2016 écoulée) et déjà six mois de retard. Avec la nouvelle Assemblée Populaire Nationale (APN) qui vient juste d’être installée, il faut prévoir (dans le cas le plus favorable) que sa promulgation ne pourrait intervenir avant la session d’automne 2017. 

Conclusion : Pour les E-Marketeurs nationaux, il va falloir patienter énormément. La culture « Allah Ghaleb » (Traduction : C’est Dieu Tout Puissant qui commande toutes les destinées) est bien ancrée et intégrée chez nous.

La deuxième contrainte a trait au fait que notre pays développe (depuis fort longtemps) une allergie aiguë à tout ce qui a trait aux nouvelles technologies. Le numérique laisse des traces et nous n’aimons pas laisser de traces. Vive l’économie informelle où l’on ne paye aucun impôt.

Il s’agit en fait d’une très grosse contrainte et les différents responsables qui ont exercé au niveau du Département Ministériel en charge des TICS n’ont pu faire grand-chose. Les résistances à l’essor des nouvelles technologies en Algérie sont très fortes. La preuve, le Ministère délégué au numérique nouvellement créé ne figure plus dans l’organigramme du nouveau gouvernement. Lecture : Le numérique n’est pas une priorité pour le gouvernement. Tout le reste n’est que discours.

Enfin, la troisième contrainte a trait aux conditions quant à l’accès à l’internet et à sa fiabilité en matière de débit et de continuité du service. A cette mauvaise prestation de fourniture d’accès à Internet, il y a lieu d’ajouter que les derniers examens du BAC sont une bonne illustration de l’image que ce fait l’autorité quant à Internet et la preuve que nous ne maitrisons pas encore suffisamment cette technologie rendue, à tord, responsable de dérives comportementales.

Les pouvoirs publics ont neanmoins envisagé et mis en œuvre des solutions pour régler de manière définitive la question du débit et de la continuité du service Internet. Pour ce qui concerne l’Internet grand public, il sera définitivement résolu avec l’entrée en activité du câble sous marin Oran-Valence et Alger-Valence via Oran, un projet qui enregistre toutefois beaucoup de retard quant à son exécution.

Une autre solution, qui concerne cette fois-ci les professionnels, est envisagée avec la mise en orbite d’un satellite de télécommunication qui va bientôt fournir de la bande passante. Avec ce projet, l’Algérie va rattraper un immense retard en matière de diversification de sources d’accès à Internet. Toutefois cette source d’accès à Internet ne sera pas à la portée du grand public et sera chère. Elle est, à l’origine, plutôt destinée aux professionnels.

En conclusion, je dirais que de gros efforts sont actuellement entrepris par les pouvoirs publics (avec beaucoup de retard en matière d’exécution assortis d’une communication bien insuffisante) pour démocratiser l’accès à l’Internet grand public. Lorsque tous ces projets aboutiront, cela permettra certainement une croissance exponentielle des métiers du numériques.

Notre pays est en train de faire sa transformation digitale à très petit pas, douloureusement et péniblement mais ça avance quand même. « Allah Ghaleb ».

Ce contenu a été publié une première fois en juillet 2017. Le projet de fibre optique ORVAL reliant l’Algérie à l’Espagne n’est toujours pas entré en fonction et la régularité ainsi que la qualité du débit Internet ne s’est pas du tout amélioré. Il va falloir encore patienter pour avoir des jours meilleurs.

Allah Ghaleb.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

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Protectionnisme et économie de marché : Mise au point

Dans leurs analyses de la situation économique en Algérie, de nombreuses entités (sites électroniques spécialisés et Union Européenne notamment) ne se privent nullement de critiquer notre pays en mettant en avant son protectionnisme exagéré, les obstacles au commerce et à l’investissement ainsi que l’absence d’avancées de notre pays dans ses négociations d’adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce.

C’est en lisant différents articles sur la question que j’ai estimé nécessaire de faire une mise au point et clarifier certains aspects que j’estime importants dans l’intérêt de mon pays.

En premier, l’Algérie n’a aucun intérêt à aller vers un accord avec l’OMC (du moins pour le moment) et pour la simple raison que nous ne sommes pas encore prêt (ni préparés et ni suffisamment formés) pour placer de manière intelligente nos produits (en dehors des hydrocarbures) sur les marchés extérieurs . Un accord avec l’OMC signifierait tout simplement l’arrêt immédiat de notre outil de production national ainsi que la cession d’activité d’une multitude d’entreprises publiques et privées avec toutes ses retombées sociales.

Déjà nous ne produisons pas grand chose. Et même en ce qui concerne ce que nous produisons, il est à parfaire en matière de qualité, de fiabilité et de coût. Améliorons notre produit national, fidélisons nos clients nationaux et la seconde étape viendra toute seule.

Qu’est-ce que nous pouvons placer comme produits Algériens sur les marchés extérieurs ?

Essentiellement et en priorité des produits agricoles bruts ou transformés. Notre pays retrouvera ainsi sa vocation agricole d’antan et renforcera également sa sécurité alimentaire. L’Algérie est un pays à vocation agricole par excellence. De grandes superficies de terres qui ne demandent qu’à être travaillées, de l’eau en abondance, il suffit de la chercher là où elle est et enfin du Soleil toute l’année.

Éventuellement du tourisme sous certaines conditions. L’Algérien n’est pas toujours très accueillant vis à vis des touristes étrangers contrairement à nos voisins Marocains et Tunisiens. Il s’agit d’un problème lié à l’acceptation par la société de la culture du tourisme. Il y a lieu alors de réfléchir à ce qu’il y a lieu de faire pour changer les mentalités et ce n’est guerre facile. Concernant les services, ils restent malheureusement encore à reconstruire et parfaire.
Pour les produits manufacturés ou industriels, il ne faut pas se leurrer, la route est encore longue.

En conclusion, je dirais que si nous avons fait beaucoup de mécontents et bien tant pis. Si pour satisfaire à leurs doléances, il faut se suicider et bien nous ne sommes pas d’accord. Le Gouvernement Algérien a bien raison de continuer à freiner la maladie de l’importation tout azimut dans son plan d’action. L’Europe a déjà siphonné toutes nos réserves en devises et l’accord d’Association entre l’Algérie et l’UE a été très en faveur de cette dernière. Nous nous sommes malheureusement beaucoup éloignés du partenariat « Gagnant/Gagnant » qui était supposé régir nos relations avec l’UE.

Ce contenu a été publié une première fois en juin 2017.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

 

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La gouvernance en Algérie : Quelques pistes de réflexion

Cet article dresse un constat sur quelques problématiques dont souffre l’économie en Algérie. Il apporte également des pistes de réflexion, voir des solutions que certains preneurs de décisions pourraient appliquer ou du moins, s’en inspirer. En voici quelques axes:

Projets financés et pilotés par les pouvoirs publics  :

La question primordiale a trait aux modalités pratiques d’octroi de marchés aux opérateurs (privés et publics).

Quels sont les critères qui ont prévalu jusqu’à l’heure actuelle ? Comment favoriser les entreprises qualifiées et performantes ayant les moyens de réalisation en rapport avec les projets envisagés ?

Est soulevé dans ce chapitre le problème des déviations en matière d’octroi de marchés (phénomène de la corruption – pots de vin – trafic d’influence etc.). En d’autres termes comment ouvrir le marché et laisser la libre concurrence faire son entrée ? Cela ne relève pas de l’impossible mais est bien dans le domaine du réalisable pour peu qu’il y est une réelle volonté des pouvoirs publics à le faire.

L’autre volet est de savoir comment et dans quelle mesure nous pouvons favoriser les entreprises locales (privées ou publiques) pour les faire bénéficier de projets à réaliser sans que cela n’entrave le bon déroulement des différents programmes projetés. L’impact de cette action ne sera que bénéfique sur l’état d’esprit des populations en général et renforcera la crédibilité de l’état et la confiance des citoyens envers leur République. Durant ces dernières années, l’image de l’état a pris un sérieux coup en raison des comportements déviants de certains de nos responsables.

Quelles solutions pour quels besoins en Algérie?

Nos besoins sont immenses. En matière de développement et avec tout ce qui a été entrepris, nous accusons toujours un retard dans les domaines suivants :
– Réalisation de logements,
– Réseaux de distribution en eau potable,
– Réseaux d’assainissement (évacuation et traitement des eaux usées),
– Hygiène publique (voirie),
– Santé publique – Déficit en matière de couverture médicale (encadrement – infrastructure et matériel médical spécialisé),
– Protection de l’environnement,
– Infrastructures touristiques,
– État de délabrement avancé de nos quartiers (État des rues – Éclairage public etc.).

En matière d’enseignement, l’Université Algérienne est coupée des réalités et n’a aucun contact avec son propre environnement. Elle dispense des formations universitaires qui ne répondent pas toujours aux besoins. Quel peut être l’intérêt d’enseigner le génie mécanique dans une région qui n’a pas d’industrie automobile et n’en aura pas dans l’avenir ? Des cursus de formation dans les domaines de l’agriculture saharienne, des études de vétérinaires spécialisées, études de médecine ciblées sur des pathologies récurrentes seraient beaucoup plus appropriées et rendront un grand service à la nation. Il y a lieu d’adapter et de conformer les cursus de formation avec les spécificités et demandes propres à chaque région du pays.

En matière de développement, les véritables secteurs à encourager sont ceux de l’agriculture, du tourisme, de l’artisanat ainsi que ceux des services.
Le développement et l’encouragement de l’investissement dans le secteur de l’agriculture permettra à notre pays à réaliser au moins son autosuffisance alimentaire, et il en a les moyens : Eau abondante, il suffit juste de la chercher là où elle est – Grandes superficies de terres qui ne demandent qu’à être mises en valeur et à être fertilisées – du soleil 12 mois sur 12 – du vent en abondance dans certaines régions où l’on pourrait installer des éoliennes – Un potentiel géothermique extraordinaire non exploité et j’en passe.

N’en déplaise à certains, l’Algérie ne deviendra jamais un pays industriel : Ce n’est pas sa vocation ni d’ailleurs son intérêt. Nous avons peut être un avenir dans le domaine minier avec la mise en exploitation (et pourquoi pas vente ou partenariat) de nos nombreuses ressources minières qui participeront certainement au développement avec toutes les conséquences économiques et sociales qui en découleront.

La problématique de l’emploi :

L’emploi est un problème national (ou plutôt mondial) et son évolution est liée directement à l’état de l’économie du pays et de l’économie mondiale. L’État n’a pas les moyens ni la possibilité de créer des emplois et encore moins de les décréter. Les dispositifs d’aide mis en place (Emploi jeunes – ANSEJ – CPE etc.) sont une fausse solution face à un vrai problème.
Il ne faut pas se leurrer, ces dispositifs n’ont qu’un effet d’atténuation et ce dans le cas où ils sont vraiment orientés vers les personnes qui en ont le plus besoin : Est-ce toujours le cas ?

L’État est entrain de dépenser un argent fou mais pour quels résultats ? La relance de l’emploi passe inévitablement par le développement d’une véritable économie, le retour à la croissance et il n y a aucune autre issue.

Les pouvoirs publics ont deux fonctions de régulation importantes par le biais desquelles ils gèrent l’économie et peuvent agir :
– Le taux d’intérêt bancaire,
– La fiscalité.
Grâce à ses deux leviers fondamentaux de l’économie, l’État peut encourager ou décourager un secteur d’activité en fonction de ses besoins et objectifs recherchés. Pour ce qui est des régions du Sud, l’agriculture, le tourisme et l’artisanat sont des créneaux créateurs d’emploi et de richesse. Ils doivent être encouragés grâce à un accès facile aux crédits en faveur de potentiels investisseurs ainsi que de la mise en œuvre d’une fiscalité équitable et attrayante : Nous n’avons pas le choix.

Préservation de l’ordre public et gestion de la contestation sociale :

La préservation de l’ordre public et de la sécurité sont des préoccupations essentielles des pouvoirs publics et particulièrement ces dernières années où il est observé une croissance des revendications par les citoyens qui n’hésitent plus à exprimer leur ras le bol face à l’inertie des pouvoirs publics quant à la prise en charge de leurs préoccupations.
La contestation sociale a pris des proportions telles qu’elle est devenue un véritable problème de sécurité nationale dans la mesure où les actes de violence prennent des proportions inquiétantes (Destruction d’édifices publics – Incendies – Routes bloquées – Atteintes aux biens et aux personnes etc.).

Le travail à mener dans l’avenir doit être axé essentiellement sur un arsenal d’outils permettant la prévention de ces conflits et les gérer avant leur survenance. Quant une contestation explose, c’est l’échec consommé des pouvoirs publics qui est mis en évidence.
Empruntant le terme au jargon économique, il y a lieu de réfléchir à la mise en place d’un véritable tableau de bord social qui permettra de voir venir la contestation et la prendre en charge avant sa manifestation.

Un immense travail de collecte de données devra être entamé afin d’analyser les mouvements sociaux et de prendre les décisions appropriées. Les données doivent bien sûr être objectives, pertinentes, rationnelles et mesurables. Les outils technologiques sont bien disponibles et Big Data et IA feront magnifiquement l’affaire. Telle est résumée l’action que doivent entreprendre les différents démembrements de l’État et des pouvoirs publics.

Je dirais enfin en guise de conclusion que notre pays dispose de tous les ingrédients de la réussite, du progrès et de la croissance économique. Un vaste territoire, plus de 40 millions d’habitants dont la majorité ne sont pas handicapés physiques ou mentaux, des besoins énormes ainsi qu’un pouvoir d’achat bien réel. De l’eau en abondance et du soleil toute l’année. Des matières premières abondantes, diverses et variées, des terres qui ne demandent qu’à être travaillées.

Qu’est-ce qui nous manque ?

Je pense, un peu de bonne gouvernance avec des hommes sincères et authentiques qui la conduisent.

Cet article a été publié une première fois en juin 2017 et reste malheureusement d’une brûlante actualité.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

 

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