Intelligence Économique & Gouvernance

Impact de la démarche d’intelligence économique sur la gouvernance des entreprises et organisations

J’ai le plaisir de partager avec vous aujourd’hui, une synthèse de la conférence que j’ai animé le 09 Mars 2020 à l’École Supérieure de Comptabilité et de Finances de Constantine.

J’ai essayé de démontrer au cours de cette conférence que la démarche d’intelligence économique (IE) n’est pas une science occulte ou infuse difficilement accessible au commun des mortels. Bien au contraire, la démarche IE est une compétence humaine, naturelle et qui est présente chez tous les êtres humains normalement constitués. Il suffit juste d’en prendre conscience, de l’actionner et de la développer pour en faire un authentique mode opératoire de résolution de problèmes.

Pourquoi parle-t-on de résolution de problèmes lorsque l’on évoque l’intelligence économique ? Essayons de répondre à cette question à travers d’autres questions plus pertinentes. Quelle est la mission essentielle d’un être humain sur terre ? Que faisons-nous tous les jours et durant toute notre vie ? Résoudre des problèmes tout simplement, des problèmes de toutes natures et de toutes dimensions. L’homosapien que nous sommes sait et a toujours su le faire, sinon, il serait toujours confiné aujourd’hui dans sa caverne et dans le noir absolu. Les êtres humains ont, de manière naturelle, la capacité et les compétences pour résoudre les problèmes qu’ils affrontent durant leur vie. Toutefois, il y a ceux qui le font très bien et il y a malheureusement les autres, ceux qui le font très mal, qui vivent alors petitement et tristement.

Deux modes opératoires constituent le fondement de la démarche d’intelligence et qui peuvent être facilement actionnés et développés pour en faire un mode d’action privilégié. Le Processus Itératif de Collecte de l’Information (P.I.C.I) en premier et qui est à la base de toute l’ingénierie de l’information et de son traitement. Et enfin le Mode Opératoire de Résolution de Problèmes (M.O.R.P). Ces deux modes opératoires ont été passés en revue durant la conférence avec des exemples bien concrets tirés de mon parcours professionnel.

J’ai énormément insisté sur les fondamentaux de la démarche d’intelligence économique et en particulier sur la prise de conscience de son ignorance. Connaître son ignorance est la meilleure part de la connaissance (Proverbe Chinois). Il faut admettre que c’est bien l’ignorance qui est à la base de la connaissance et du savoir. Il faut juste s’en rendre compte et vous developperez ainsi votre expertise et savoir-faire pour devenir finalement humble et sage. Un esprit vif et curieux pour scruter son environnement et adopter le mode du questionnement permanent font également partie des fondements de l’IE. La démarche IE pourrait être décrite comme étant un art ou une science des questions. Adeptes de la questiologie, vous n’êtes pas très éloignés de la démarche d’intelligence économique.

Enfin, les nouvelles technologies de l’information et de la communication et en particulier les systèmes de gestion de bases de données n’ont pas été oubliées au cours de la conférence sur la démarche d’intelligence économique. J’ai essayé de convaincre l’assistance que souvent, avec des informations très accessibles et disponibles, nous pourrons, après traitement automatique, réaliser d’excellentes prestations en terme de gouvernance et de management.

(C) 2020 Labdi Abdeldjelil

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Il n’y aura pas de 3ème Guerre d’Algérie

Je suis désolé de vous l’annoncer comme cela et en tout début d’article. Il n’y aura pas de 3ème guerre en Algérie. Deux grandes guerres se sont déjà déroulées et c’est, je pense, largement suffisant pour nous. La première guerre d’Algérie a concerné le recouvrement de notre indépendance, lorsque notre peuple a combattu l’injustice de la France coloniale.

La deuxième guerre d’Algérie s’est déroulée les années 90 et a failli anéantir totalement notre jeune nation. Ce n’est nullement un hasard si cette periode sombre de notre histoire récente a été très justement nommée « La décennie noire » ou « La décennie rouge ». La couleur noire désigne l’émergence durant cette periode de véritables forces du mal, des forces sataniques, qui voulaient à tout prix détruire et réduire à néant notre pays. Cette décennie a été qualifiée également de rouge en raison du volume important de sang d’Algériens innocents qui a coulé durant cette période trouble.

Les forces du mal ont-elles réussi dans leurs oeuvres destructrices ? Bien sûr que non et l’Algérie est toujours debout ! Ces forces du mal, ces forces sataniques, sont-elles encore présentes aujourd’hui en Algérie ? Bien sûr que oui et malheureusement une fois encore oui ! La menace est toujours là et les forces maléfiques n’attendent que le moment propice pour étendre le plus possible la flamme du désespoir, de la détresse, de la discorde et tenter de réduire à néant notre jeune nation.

Vont-elles réussir cette fois-ci ? Pour ma part je ne le pense pas, car les choses ont tout simplement changé. Qu’est-ce qui a vraiment changé aujourd’hui ? Je crois que le Hirak qui dure et résiste depuis maintenant une année est la donnée qui a changé les choses. Que faut-il retenir de ce Hirak ? Les Algériens, et dans leur immense majorité, veulent un changement radical dans leur pays. Ils le font savoir avec grande intelligence et avec le sourire. Silmiya (sans violence) est également une caractéristique significative de ce Hirak et qui est à prendre sérieusement en considération.

Les Algériens exigent un changement radical des choses dans leur pays mais sans violence aucune. Les Algériens aspirent à vivre mieux, ils veulent accéder à la prospérité, à la justice et à la paix. Les forces du mal ont donc du pain sur la planche ! C’est tant pis pour eux et tant mieux pour nous.

Que faut-il faire alors maintenant pour éviter que le pire n’arrive chez nous ? Que faut-il faire pour « combattre » les forces sataniques du mal ?

La solution parfaite pour « combattre » les forces sataniques du mal est juste de ne rien faire, de les ignorer et d’éviter de tomber dans leurs pièges. Vous allez ainsi économiser votre énergie pour la consacrer à autre chose de plus utile, de positif et de plus constructif. Personne ne doit s’opposer à personne et personne ne doit faire la guerre à personne. Combattre le mal par un autre mal n’est pas la solution et il y a mieux à faire.

S’il y a des personnes qui veulent encore essayer de mettre ce pays à feu et à sang, qu’ils soient des hommes avec un grand H et qu’ils le fassent. D’autres ont essayé avant eux et avec les armes. Ont-ils réussi ? Bien sûr que non. Pourquoi n’ont-ils pas réussi leur coup ? Que vous le croyez ou non, que vous l’acceptiez ou pas, ce pays est protégé par des puissances supérieures qui nous dépassent tous.

Tirez les leçons et les enseignements sur ce qui est entrain de se dérouler actuellement et en particulier pour les anciens responsables et décideurs qui ont trahi leur pays. Où sont-ils aujourd’hui ?

Chacun d’entre-nous peut et doit balayer devant sa porte et dans sa cour : Ce sera la meilleure contribution que nous pouvons offrir à notre nation. Chacun d’entre-nous peut réfléchir et décider de ce qu’il peut faire de positif et de concret pour son pays : C’est cela la bonne riposte aux forces du mal.

(C) 2020 Labdi Abdeldjelil

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Quels sont les critères pour réussir en Algérie ?

Peut-on réussir en Algérie lorsque l’on est sérieux, compétent dans son domaine et honnête ? La réussite étant prise au sens le plus large du terme.

Quelle question ? Une drôle de question plutôt ? Cet article ne vas pas essayer de répondre directement et objectivement à cette question. Nous allons plutôt tenter d’examiner toutes les conséquences induites pour chaque type de réponse (positive ou négative) à cette question et chacun d’entre-nous tirera, à sa guise, les conclusions qu’il faut.

Et si la réponse était tout simplement négative ? C’est à dire que vous ne réussirez jamais en Algérie avec votre seul sérieux, compétence et honnêteté. Que vous faut-il de plus alors pour reussir ? Et quelles conséquences peut-on en tirer pour le futur de notre pays ?

Je dirais que c’est grave, extrêmement grave de ne pas réussir dans son propre pays car vous êtes honnête, sérieux et compétent ! Est-ce que cela veut dire que pour réussir en Algérie, il faut tricher, mentir, détourner, dilapider, induire en erreur, faire mal les choses, faire tout de travers ? C’est encore plus dramatique que grave et il y a lieu de s’inquiéter sérieusement pour la suite. Qu’adviendra -t-il de notre malheureux pays dans dix ou vingt ans ? Est-il possible d’envisager une autre tournure pour les choses et inverser la vapeur ? Que devrait-on faire en particulier ? Est-il possible de sortir de ce cercle infernal et entrevoir une lueur d’issue de sortie ?

Examinons maintenant la situation dans le cas où la réponse à notre fameuse question du jour est positive. C’est à dire que lorsque l’on est sérieux, compétent dans son domaine et honnête, on ne peut qu’inévitablement et certainement réussir. Alors dans ce cas de figure, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que nous évoluons tout simplement dans un pays normal ayant des règles universellement admises.

Il faut bien entendu s’en réjouir et il n’y a aucune raison valable pour s’inquiéter pour son avenir.

(C) 2020 Labdi Abdeldjelil

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Le marché informel en Algérie : Est-ce une menace ou une opportunité ?

Une très délicate mais sérieuse question. J’aborde aujourd’hui la question du marché informel en Algérie et ses répercussions sur l’économie nationale. Une lecture rapide des choses met en avant l’idée très répandue et acceptée que le marché informel en Algérie est un véritable souci, un obstacle sérieux à l’émergence d’une véritable économie nationale. Question : Est-ce que c’est vraiment le cas ? Est-ce que c’est la réalité ? Je commence sérieusement à avoir des doutes sur cette façon de voir les choses. Et si le marché informel était la seule, l’unique et la véritable économie en Algérie ?

Le marché informel en Algérie est en effet un marché bien réel et il a pignon sur rue. Il répond à des besoins clairement exprimés avec des règles du jeux bien établies et qui ont la particularité de n’être jamais écrites et pourtant bien appliquées. Et si toute l’économie formelle de l’Algérie était tout simplement un leurre ? Avons-nous réellement une économie ? Si c’est le cas, comment décririez-vous notre système économique national ? Socialiste ? Libéral ? Entre les deux ? Aucun des deux ?

Lorsque vous avez besoin de devises étrangères, comment vous faites pour satisfaire cette demande ? Le marché informel bien sûr. Lorsque vous souhaitez acquérir un produit (de quelque nature que ce soit) mais qui est introuvable en Algérie dans les circuits commerciaux traditionnels, comment  que vous faites ? Le marché informel toujours.

Réfléchissez encore un instant et observez vos habitudes d’achat pour quantifier quelle est la part de l’économie formelle de celle du marché informel ? Le résultat est édifiant n’est-ce pas ? Conclusion : Le marché informel n’est aucunement un parasite de l’économie nationale et c’est tout à fait le contraire. Le marché informel peut être considéré comme un régulateur de l’économie nationale. La nature a horreur du vide et le marché informel aura toujours sa place tant qu’il n’y a pas de véritable économie.

Tenter d’éliminer le marché informel ou de le combattre sera toujours une entreprise à risque, impossible à mettre en pratique et à faire aboutir. Peut-on empêcher les rayons de soleil d’arriver jusqu’à nous ? Peut-on empêcher le soleil de se coucher à l’ouest ou de se lever à l’est ? Peut-on empêcher la pluie de mouiller nos rues et boulevards ? Non, bien sûr, ce sera toujours impossible. Pour le marché informel, c’est pareil et il se met en place de manière naturelle lorsqu’il y a un disfonctionnement de l’économie. Peut-on combattre les éléments de Dame Nature ? Bien sûr que non et la partie est perdue d’avance.

Je le conçois tout à fait, l’idée est en effet bien saugrenue et difficile à admettre. Mais je crois que l’on peut essayer et commencer à bâtir une véritable économie en puisant dans les ressources extraordinaires de notre économie informelle. Il faut le reconnaître, l’économie informelle recèle en son sein des talents extraordinaires dans tous les  domaines et qui, s’ils étaient au service de l’économie formelle, les choses changeraient de manière incroyable.

Comment que cela peut-il se produire ? Tout ce qu’il y a de simple et en un seul mot : INTÉGRATION.

La solution n’est pas dans la guerre contre l’économie informelle mais plutôt dans son intégration lente et progressive dans l’économie nationale. C’est la meilleure option.

(C) 2020 Labdi Abdeldjelil

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Start-up – Gaz de Schiste et prospérité économique

Je suis désolé de le dire comme cela de manière brutale et en tout début d’article, mais ni les Startups et ni le Gaz de Schiste ne rameneront de la prospérité à notre pays. Il ne faut pas se leurrer. Il est grand temps de se réveiller et de revenir à un discours plus sage, réaliste et serein quand à ce qu’il faut faire pour mettre notre pays sur les rails du progrès économique et de la prospérité.

Encore une fois, je le dis et le redis sans me lasser aucunement : On ne construit pas un pays avec du courant d’air. L’effort et la sueur seront toujours nécessaires et indispensables pour construire une nation forte et prospère et il n’y a aucune autre issue.

Commençons par deux choses essentielles et vitales à mettre en place en toute urgence :
1- la réhabilitation de la valeur du travail,
2- La production par nos propres moyens de ce que nous mettons sur nos tables pour se nourrir.

L’intelligence artificielle, la 5G et l’industrialisation 4.0 viendront le moment venu et il est malsain de mentir et d’induire en erreur l’opinion.

Je ne vous cache pas que quand  j’entends ou lit les nouveaux termes actuellement en vogue, « Entreprenariat » et « Start-up », j’ai un véritable sentiment de gêne et ce au vu de l’état dans lequel se trouve l’environnement des affaires dans notre pays. Ça sonne vraiment faux et c’est bien dommage. Lorsque l’on met de l’ignorance dans le même sac que la technologie, ça ne peut que mal se terminer.

Nous avons un retard énorme dans le domaine de la numérisation et il n’y a pas que cela. Appelons un chat, un chat. Les pouvoirs publics n’ont jamais eu pour saine intention de developper le numérique en Algérie et la raison est toute simple : Le numérique laisse des traces et ils n’aiment pas laisser de traces. C’est ce qui explique le grand retard constaté en matière de numérisation aussi bien au sein de l’administration fiscale qu’au sein des Banques ou encore des Douanes.

Ce nouveau discours restera pour longtemps encore uniquement au stade du discours tant qu’on ne réglera pas de manière claire, transparente et définitive la question de fond quand à l’option économique.

Question pertinente : Pouvez-vous me décrire le système économique actuellement en cours en Algérie ? Économie socialiste ? Économie libérale ? Entre les deux ? Aucune des deux ? Tout le problème est là.

(C) 2020 Labdi Abdeldjelil

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État d’esprit et culture du travail

On ne construit pas un pays fort, une nation moderne avec du courant d’air.

Cela a nécessairement un prix qu’il faut payer, cela demande du temps qu’il faut consacrer à cette tâche et cela nécessite des efforts à fournir. Répondre aux besoins de plus de quarante millions d’habitants répartis sur un vaste territoire de plus de deux millions de kilomètres carrés est un véritable défi qui ne peut aboutir qu’avec les efforts de tous.

Nous avons tous les ingrédients indispensables pour réussir ce challenge et nous ne manquons de rien à l’exception d’une seule et unique chose essentielle qui nous fait défaut : La culture du travail et de l’effort.

Après plus d’un demi siècle d’indépendance, la seule chose que nous avons bien développée c’est notre capacité à critiquer et à dénigrer les autres dans tout ce qu’ils font, de bon ou de mauvais. Nous avons perdu le sens de la mesure, nous ne savons  plus rien faire d’utile à notre communauté d’appartenance si ce n’est notre langue fourchue. Vous ne me croyez pas, vous avez des doutes sur ce que j’avance, alors un petit tour sur les réseaux sociaux, et en particulier Facebook, vous éclairera sur l’état de notre médiocrité étalée et mise en avant comme un trophée à la face du monde entier.

Sommes-nous conscients de l’état de délabrement dans lequel nous sommes ? Je ne le pense pas. Nous autres Algériens, sommes devenus un peuple de mendiants assis sur une montagne d’or et notre grand malheur, c’est que nous l’ignorons. Oui, nous ignorons que nous sommes assis tous sur des montagnes d’or et c’est cela notre grand drame. À quand notre réveil ? Que nous faut-il de plus pour notre prise de conscience ?

Il n’y a pas de solution miracle ou magique à nos soucis, il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais. Ce n’est que par le travail et l’effort que nous pouvons venir à bout de toutes nos difficultés : Il n’y a pas d’autres issues.

La récréation est terminée, retroussons nos manches et que chacun d’entre-nous fasse ce qu’il y a lieu de faire, ce qu’il doit nécessairement faire, ce qu’il est possible pour lui de faire pour contribuer à la construction d’un futur acceptable au profit de l’ensemble de notre communauté.

(C) 2020 Labdi Abdeldjelil

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La violence n’est pas une option viable !

Malheureux et triste constat, notre société recèle en son sein un immense réservoir de violence et d’agressivité que nous devons absolument contenir au risque de ne plus faire partie du concert des nations civilisées de ce 21ème siècle. La tolérance, l’acceptation de l’autre qui pense différemment ou qui n’est pas issue de ma région, de mon village ou encore de ma tribu ne figurent malheureusement plus dans nos référents socio-culturels de base.

Après plus de 50 ans d’indépendance, nous avons encore des difficultés à vivre ensemble. Cette énergie négative nous fera beaucoup de mal et il va falloir l’évacuer en urgence, pacifiquement et avec intelligence si l’on souhaite avancer. Le monde n’est ni blanc ni noir mais bien multicolore avec des nuances de gris ainsi que des nuances de tout le reste des couleurs de l’arc-en-ciel : Prenons-en conscience.

Notre pays ne se situe pas dans une galaxie lointaine et isolée. L’Algérie se retrouve malgré elle connectée naturellement à l’Afrique, au monde Arabo-Musulman, à l’espace Euro-Méditerranéen ainsi qu’au reste du Monde. Personne parmi nous ne détient « La Vérité » et ce n’est qu’ensemble qu’on pourrait peut-être s’en rapprocher. Apprenons donc à faire la part des choses, il y va de notre intérêt. Avec deux millions trois cent quatre-vingt milles kilomètres carrés de superficie, il y a de la place pour tout le monde.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

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Peut-on mettre en place une cellule dédiée à l’intelligence économique au sein d’une PME ou TPE ?

Oui, cela est possible et ce n’est nullement un luxe que vous ne pouvez vous permettre pour des raisons économiques ou financières. Mettre en place une Cellule Intelligence Économique (IE) n’est pas réservé uniquement aux grandes entreprises ou groupes industriels. Cela reste valable également pour les très petites entreprises ou PME.

Il est toujours possible d’adapter la Cellule IE à la taille de l’entreprise ainsi qu’à la nature de ses activités. Mettre en place une Cellule IE ne signifie nullement et nécessairement de nouveaux recrutements. On fait avec le potentiel humain existant et disponible. Un accompagnement personnalisé doublé d’une formation sur site suffirait. Pour ce qui est du nombre de cadres qu’il faut impliquer dans cette nouvelle fonction, il n’est pas nécessaire qu’ils soient nombreux. Il est toujours possible de démarrer le processus avec un seul cadre et monter en puissance au fur et à mesure.

En fait, tout dépend de la taille de l’entreprise, de la nature de ses activités ainsi que de ses ambitions. Tout repose sur un principe assez trivial : Démarrer simple, acquérir de l’expérience et introduire  des nouveautés par petites doses. Tout reposera également sur les résultats de l’audit qui sera effectué au sein de votre entreprise.

L’accompagnateur effectuera un diagnostic et examen approfondi avec le Top Management en mode 3D et avec 360° d’angle de vision : Situation de l’entreprise sous toutes ses fonctions – Stratégie mise en oeuvre et objectifs attendus – Contraintes et difficultés – Ambitions etc.

Mettre en place une Cellule IE au sein de votre entreprise améliorera finalement votre visibilité, vous facilitera la détection des opportunités et des menaces et vous permettra une vision globale et pertinente de votre entreprise pour plus d’efficacité et ce dans un environnement de plus en plus mouvant, instable et incertain.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

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Intelligence économique et monde du renseignement

Quel lien peut-il y avoir entre l’intelligence économique en entreprise et le monde du renseignement ?

Un seul et unique lien de ressemblance pourrait exister. Le monde du renseignement et celui de l’intelligence économique ont en commun l’importance et la primauté de l’information dans tout processus d’action ou de décision.

L’intelligence économique est une discipline très méconnue en Algérie et qui se développe péniblement en France. L’intelligence économique (IE) est largement utilisée dans le reste de l’Europe, aux Etats Unis ainsi qu’en Asie où est elle dominante. L’IE a été d’abord victime de la terminologie utilisée pour la désigner. Le terme « Intelligence » emprunté à l’anglais et traduit dans cette langue désigne le monde du renseignement et de l’espionnage et c’est cela qui est à l’origine de la mauvaise presse dont elle fait l’objet.

L’IE n’est pas une activité illégale et ne recourt nullement à des outils clandestins ou illégaux. Bien au contraire, son activité doit s’inscrire dans un cadre strictement légal et éthique.

Le renseignement use de moyens « illégaux » et non conventionnels tout le contraire de l’IE qui, elle, doit être éthique, légale et déontologique. La transparence et la communication ne sont pas le propre des services de renseignement, ils ne savent pas le faire. Tout au contraire, l’IE doit communiquer, échanger et partager les informations.

Une démarche IE ne doit jamais s’inspirer d’une logique SR (Service de Renseignement) construite autour de concepts issus de la doctrine militaire : Guerre – Ennemi – Conflit – Mise hors d’état de nuire – Neutralisation – Menace et j’en passe. Lorsque la démarche d’IE s’inspire de ces concepts, les déviations et les dérives ne manqueront pas d’apparaître au grand jour pour finalement fragiliser encore plus l’entreprise et la rendre très vulnérable.

La dynamique IE doit s’inscrire sur un tout autre registre complètement différent. Celui du partage, de l’échange et de la connaissance de l’autre pour mieux coopérer et monter des partenariats fructueux. Le but premier de l’IE n’est pas d’éliminer l’autre ou de le détruire, mais plutôt d’examiner, comment il serait possible de transformer son concurrent en authentique partenaire. L’IE protège certes, et c’est une de ses fonctions essentielles, mais sans pour autant « détruire » l’autre. Voilà brièvement résumées quelques différences entre IE et Renseignement.

Pour revenir enfin à la notion de Business Intelligence (BI) et la situer par rapport à l’IE, il est communément admis dans la littérature francophone que la BI désigne l’ensemble des ressources de l’informatique décisionnelle. L’informatique décisionnelle comprend les systèmes d’information en général, les ERP et CRM et toute autre application BI.

On peut même inclure l’analyse prédictive à travers l’analyse de données et le Social Médias Listening, tirés tous des outils du Big Data et de l’IA. Donc, la BI c’est de l’informatique pure, un savoir-faire technique très pointu et très précis.

Dans l’intelligence économique, on est dans un tout autre registre, celui de la démarche, de l’état d’esprit, de la vision globale et de la méthodologie de résolution des problèmes liés au monde de l’entreprise.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

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Les activités de conseil aux entreprises en Algérie

Le recours aux Experts ne fait pas partie de la culture de nos entreprises. Et pourtant cette façon de faire ne peut-être que profitable aux intérêts de l’entreprise qui n’est pas censée tout savoir. Un regard externe et non impliqué directement dans la gestion est toujours utile et permet de voir les choses autrement.

Est-il raisonnable pour une entreprise de tout savoir, et sur tout ? Moi en tout cas, je ne le pense pas. Dans beaucoup de cas, l’entreprise a besoin, un moment donné, d’une expertise qu’elle n’utilisera pas toujours et c’est dans ces situations que nous faisons appel à une aide extérieure. Pour le reste des activités, il serait en effet pertinent, pour les entreprises, de développer en interne leurs propres compétences et savoir-faire.

La gouvernance des entreprises et organisations n’a jamais été et ne sera jamais une science exacte. La gouvernance est plutôt une science expérimentale. Expérimentons alors et apprenons de nos erreurs.

Pourquoi nos entreprises (publiques et privées) ne font pas appel à des intervenants extérieurs pour améliorer leur gouvernance, les assister dans toute démarche de transformation de quelque nature que ce soit ou tout simplement pour fructifier leur chiffre d’affaires ?

Et pourquoi, lorsqu’ils le font, c’est souvent des cabinets étrangers qui sont sollicités, Européens, Français tout particulièrement ou anglo-saxons quelques fois ? Ces derniers sont-ils mieux placés dans la connaissance de notre pays et du marché algerien pour mieux agir ? Sont-ils détenteurs d’un potentiel d’Expertise que nous n’avons pas et que nous ne pouvons acquérir ?

Il est également et malheureusement constaté que cet état d’esprit se retrouve fortement chez nos pouvoirs publics et décideurs. Pourquoi alors tout ce manque de confiance en notre génie national ? Pourtant, beaucoup de nos compatriotes, purs produits de l’école nationale, émergent bien et réussissent mieux chez les autres et pas chez eux : Pourquoi cela ?

Dès fois, on aurait envie de penser que nos entreprises et institutions disposent d’un potentiel incroyable, qu’elles n’ont nullement besoin d’assistance et peuvent se débrouiller toutes seules sans aucune aide devant toutes les situations. Est-ce vraiment le cas ? Je ne le pense pas.

Il faut admettre enfin que la nature de l’environnement des affaires dans notre pays ainsi que l’existence de pratiques non éthiques en matière de business peuvent expliquer (en partie) cette question.

Que faudrait il faire alors pour changer cet état de fait ? Le débat est ouvert.

Le conseil en Algérie est un nouveau métier qui est entrain de se chercher encore et beaucoup de personnes reconverties en consultant ne disposent pas toujours d’une expertise avérée pour exercer ce métier. Cela est en effet, une réalité qu’il faut accepter.

Même la législation nationale a besoin d’être re-visitée pour encourager et encadrer les activités indépendantes de consulting. Les associations professionnelles de consultants quant à elles ne sont pas suffisamment impliquées pour faire évoluer les choses dans la bonne direction et les stratégies individuelles et personnelles de quelques bonnes volontés ont pris le dessus sur l’intérêt général.

Quelles compétences acquérir alors pour faire du conseil correctement ?
Pour ma part, j’estime, qu’en plus de savoir-faires techniques précis que nous pouvons acquérir à travers des formations, certifications et diplômes, il est nécessaire d’avoir certaines compétences, qualités ou savoir-être que seule l’expérience vécue pourrait enseigner : C’est ce que j’appelle les Soft Skills, compétences humaines ou encore compétences fines.

Quelques exemples de compétences souhaitées pour ce métier :
– Capacité d’écoute, 
– Réactivité par rapport à l’environnement,
– Esprit de curiosité,
– Avoir une démarche d’audit éprouvée,
– Sensibilité accrue à la dimension humaine dans nos rapports professionnels,
– Démarche pertinente de résolution de problèmes, de collecte et d’analyse de l’information.

Cette liste de compétences n’est bien sûr pas exhaustive et elle devrait être enrichie par les professionnels avérés du Consulting. Commençons d’abord par prendre conscience de notre ignorance, remettons-nous en cause et ce sera un premier pas pour sortir de cette situation qui porte préjudice à nos entreprises et permettra sûrement d’améliorer la qualité de leur gouvernance.

Si une entreprise décide d’engager un consultant, comment peut-elle mesurer l’efficacité de celui-ci objectivement ?

Une question pertinente mais dont la réponse n’est pas aussi évidente. Je pense que la meilleure façon de faire avant de choisir un bon consultant ou conseiller est de demander conseil auprès de son réseau de relations qui pourraient éventuellement vous orienter sur la bonne personne, à condition bien sûr que vos contacts soient objectifs et disposent de l’information recherchée car ce n’est pas souvent le cas.

Lorsque l’on a déjà un nom de consultant suggéré par son réseau, il faudrait prendre le soin de recueillir les avis de ses anciens clients qui ont déjà eu à bénéficier de son expertise. Ce sera alors un excellent indicateur pour que vous puissiez prendre votre décision.

Finalement, qu’est-ce qu’un bon consultant ou conseiller ?
Lorsque les conseils prodigués par le consultant donnent de bons résultats à l’entreprise, cela veut dire que le consultant est bon. L’évaluation des consultants se mesure aisément et ce grâce à la pertinence des conseils fournis à l’entreprise et également au diagnostic établi. Le consultant agit comme un médecin qui examine un patient. Il établi, après examen, un diagnostic et propose une prescription médicale : Le consultant c’est pareil.

Le professionnalisme doit être de rigueur pour faire évoluer ce métier et les « Faux Consultants » ou les « Mauvais Consultants » seront éliminés de manière automatique et naturelle. Le copinage, favoritisme, clientélisme et autres pratiques non éthiques vont continuer à exister encore pendant quelques années mais jamais de manière définitive.

Un dernier conseil à nos amis qui ont investi le métier de consultant : Je leur dirais qu’il faut toujours continuer à aller vers les entreprises pour offrir ses services de Conseil. La mission sera rude, pénible et incertaine mais nous n’avons malheureusement pas d’autres choix. Mettre en avant ses compétences et savoir-faire, argumenter, convaincre et persuader sans omettre de s’armer d’un trésor de patience.

(C) 2019 Labdi Abdeldjelil

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