Je ne perd pas de vue que nous sommes bien en Algérie, un pays qui se recherche encore, un pays qui se construit péniblement mais avec comme ambition de devenir un pays émergent. Les choses sont entrain de changer actuellement à travers le monde et l’Algérie n’y échappera pas et sera touchée si ce n’est déjà fait. Ce processus de changement est certes extrêmement long en Algérie, il lui arrive même de se bloquer, mais il ne s’arrêtera jamais et est irréversible. L’environnement des affaires change et il va falloir s’y adapter pour durer dans le temps.
La première question sera alors de savoir quand est-ce qu’un accompagnement d’une entreprise vers une meilleure gouvernance doit être préconisé et sous quelles conditions ?
La condition essentielle pour recommander un accompagnement est la prise de conscience du staff dirigeant quant à l’existence d’une réelle insatisfaction pour tout ce qui a trait au déroulement des activités au sein de l’entreprise. C’est cette insatisfaction ainsi que le mécontentement induit quant à la manière dont les choses se déroulent qui sont à la base de toute volonté ou besoin d’accompagnement.
Lorsque que l’on souhaite par exemple certifier son entreprise en qualité (norme ISO 9001 version 2015) pour pouvoir satisfaire à des conditions d’accès à des marchés, votre démarche ne sera pas efficiente si vous décidez de vous faire accompagner au seul regard de cet argument.
Décider de se faire accompagner pour avoir la certification ISO 9001 ne doit se faire que lorsque vous serez parfaitement convaicu que votre première urgence et priorité est d’améliorer d’abord la qualité de votre management. La satisfaction au critère d’accès à un marché particulier ne sera alors qu’un des nombreux résultats que vous obtiendrez à l’issue du processus mis en oeuvre. Et là vous pourrez alors conquérir ce nouveau marché dans d’excellentes conditions et en toute quiétude.
Ma communication avait pour but de démontrer à l’assistance que tout le monde peut s’approprier et faire sienne la démarche d’intelligence économique et que ce n’est nullement une science infuse ou mystérieuse.
Le terme « économique » dans la démarche d’intelligence a porté énormément de préjudice à cette magnifique discipline et est à l’origine de nombreuses confusions et amalgames.
J’ai précisé également que la démarche d’intelligences est aussi vieille qu’est notre monde et se base sur une compétence naturelle et ancestrale qui se retrouve chez tous les êtres humains : Savoir et apprendre pour améliorer son monde. Nous n’avons rien inventé jusqu’ici, il fallait juste rappeler que l’homme intelligent est capable de transformer en mieux son monde.
Les 20 minutes qui m’ont été accordées n’ont pas été suffisantes pour aborder d’autres thématiques et questionnements tout aussi importants :
Que peut faire une démarche d’Intelligences pour améliorer la gouvernance des entreprises et organisations ?
Comment mettre l’information au centre des préoccupations des chefs d’entreprise pour introduire de la qualité dans leur gouvernance ?
Prise de conscience de l’importance de la culture dans la généralisation de la mise en place de la démarche d’intelligences : Culture nationale et culture d’entreprise.
Comment puiser dans le génie créateur de notre peuple pour en tirer les enseignements utiles à l’économie et à la gouvernance institutionnelle et d’entreprise ?
Finalement, notre démarche d’intelligences est à inventer en puisant de nos richesses culturelles, sociales, linguistiques et j’en passe. Nos universités ont du pain sur la planche et il va falloir commencer par identifier quelles sont nos urgences.
Qu’est-ce qui est entrain de se produire en Algérie depuis le 22 février passé à ce jour ?
Des millions d’Algériens tout âge et strates sociales confondus sortent dans la rue pour exprimer calmement, sereinement, pacifiquement et dans une ambiance bonne enfant, leur désapprobation quant à la gestion du pays.
Toutes les régions d’Algérie sont touchées par cette nouvelle évolution des choses du Centre à l’Est et de l’Ouest au Sud. Il faut reconnaître que les jeunes ont été les principaux meneurs de cette agitation et les femmes se sont également fortement exprimées. Énormément de créativité et d’innovation ont été observées aussi bien dans les intonations des foules qu’au niveau des slogans affichés. C’est magnifique, grandiose et incroyable. Le peuple Algérien est bien vivant et il fait bien entendre sa voix.
Comment interpréter cela alors ? Le plus important à retenir est que la majorité silencieuse, qui ne s’est pas exprimée depuis fort longtemps en Algérie, vient de le faire de manière magistrale. Les Algériens ont exprimé aussi bien l’amour qu’ils vouent à leur patrie ainsi que leur désapprobation quant à la gouvernance mise en place à ce jour tout en revendiquant un changement profond et radical.
L’idée de la fondation d’une 2ème République a même été entonné. Ce sont des messages très forts et très clairs destinés en priorité aux tenants actuels du pouvoir mais également à l’ensemble de la classe politique, opposition comprise. La majorité silencieuse vient de rappeler à tout ce monde que la souveraineté appartient exclusivement et désormais au peuple qu’il va falloir nécessairement séduire pour qu’il vous fasse confiance et vous autorise à gérer les affaires du pays.
La phase qui va suivre sera décisive pour mettre sur rail notre pays. Fonder avec succès une deuxième République sur de bonnes bases ne sera pas une chose aisée et demandera du temps et je dirais même beaucoup de temps. Un mandat de cinq ans (au minimum) sera nécessaire pour mettre en place les premiers jalons (oui je dis bien les premiers jalons) de cette nouvelle République. Il n’y a pas et il n’y aura pas de baguette magique qui va éliminer d’un seul coup tous nos soucis et les chantiers qui doivent être ouverts sont nombreux, multiples et variés.
La route sera longue, pénible, périlleuse, semée d’embûches mais pas impossible à emprunter. Elle nécessitera l’effort de tous les Algériens sans exclusion aucune. Tous les Algériens, résidents en Algérie, à l’étranger ou ayant la double ou triple nationalité doivent être sollicités pour contribuer à la fondation de cette nouvelle République. Même les étrangers, portant l’Algérie dans leurs coeurs et je sais qu’ils sont nombreux, doivent être sollicités pour l’effort qui sera entrepris. Toute aide est la bienvenue pour construire un pays fort, prospère, riche, ouvert sur le monde et où tous ses enfants se retrouveront.
Préparons-nous donc, dans le calme et la sérénité, à affronter avec sagesse cette nouvelle étape. Nous disposons de tous les ingrédients de la prospérité et de la richesse et nous sommes condamnés à réussir cette étape. Essayons de le faire au moins pour nos enfants.
Je dirais enfin Merci à tous les Algériens ainsi qu’à tous les amis de l’Algérie pour s’être exprimé pour un meilleur avenir pour notre pays.
Il n’y a aucune crise politique ou économique en Algérie et c’est une erreur de le croire. En Algérie, nous avons plutôt une grave crise de valeurs. Une crise qui est à la fois aigüe et chronique puisqu’elle remonte au moins à une trentaine d’années, sinon plus. Je dirais même que cette crise de valeurs a bien démarré à notre indépendance. Comment cela ? Je vais vous citer juste un cas concret pour illustrer mes propos.
À l’indépendance de notre pays et suite à sept longues années de lutte pour sa libération, les responsables de l’époque ont proposé à l’ensemble des veuves (femmes) de chahids tombés au champ l’honneur, des postes de femmes de ménage au sein de différentes administrations et institutions du pays. Une veuve de Chahid dont le mari a donné sa vie pour libérer son pays du joug colonial et vous lui offrez un poste de femme de ménage ? Est-ce raisonnable ? Est-ce juste ? Est-ce normal ?
C’est vrai que notre pays ne disposait pas à cette époque de ressources suffisantes pour donner plus. Mais quand même. Est-ce que le tir a été rectifié plus tard lorsque les ressources financières de l’Algérie se sont améliorées ? Malheureusement non. Est-ce vous savez ce que cela veut dire être une femme de ménage exerçant dans un environnement de machos frustrés ? La réponse est évidente. Mais cela reste un acte qui signifie sans équivoque que les personnes qui ont pris ces décisions sont des irresponsables et des ingrats qui n’ont aucune valeur humaine de dignité ou de loyauté envers ses propres compatriotes morts dans les champs de bataille. Finalement, notre crise de valeurs remonte à loin dans le temps.
C’est quoi les valeurs d’un pays ou d’une nation ?
Un : L’honnêteté et la sincérité des responsables à tous les niveaux.
Deux : La solidarité et l’entraide entre les citoyens.
Trois : La générosité et l’humanisme.
Quatre : Le mérite revient toujours au meilleur d’entre-nous et non au plus mauvais.
Cinq : Les intérêts de la collectivité passent avant les intérêts personnels.
Six : Lorsque l’on exerce une responsabilité exécutive ou politique, nous n’avons pas le droit d’utiliser nos fonctions et postes pour exercer de l’influence afin de s’enrichir ou avoir des privilèges. C’est malsain.
Sept : Les biens de la collectivité sont au service de la collectivité et non au service des personnes qui exercent des fonctions de responsabilité.
Huit : Nul n’a le droit de puiser dans les fonds publics pour s’enrichir.
Neuf : La place d’un voleur doit être dans une prison et non dans un poste de responsabilité.
Et je pourrais continuer ainsi à énumérer une multitude d’autres valeurs qui nous font malheureusement défaut à ce jour et ce depuis longtemps.
C’est cela notre problème et ça n’a rien à voir avec la politique ou l’économie. Nous avons aggravé notre cas en érigeant la médiocrité en système de gouvernance, et là où il y a une petite lumière qui brille, il faut vite l’éteindre. L’obscurité a toujours régné en maître chez-nous et c’est voulu.
Nous méritons ce qui nous arrive car chacun d’entre-nous a une part de responsabilité (même infime) dans le marasme qui est devenu le notre.
Dans l’un de mes derniers articles sur ce qu’il faut faire pour augmenter ses chances de décrocher un Job, j’ai vivement conseillé à nos jeunes amis de se faire connaître à travers la publication de contenus qui répondent à une question simple : Qui êtes vous ? Aujourd’hui, j’applique ce conseil à moi-même et je vais essayer de décrire un peu mieux qui est Mr Labdi Abdeldjelil.
Je ne suis pas psychiatre, ni psychothérapeute, ni psychologue et encore moins psychologue clinicien. Je ne suis pas Coach Certifié d’Affaires ou de vie non plus. Ma formation universitaire de base, c’est les mathématiques, et mes études ont été effectuées à l’Université d’Oran. Je n’étais pas un étudiant brillant, loin de là, puisque j’ai mis sept ans (sept 76 à juin 83) pour terminer une licence d’enseignement des mathématiques programmée pour quatre années.
Par contre, j’ai été très actif dans les domaines politiques et syndicalistes durant mes études universitaires pour lesquelles je n’étais pas du tout motivé. C’est ma profonde nature de contestataire non conformiste qui m’a poussé à rejoindre ces milieux. Cela a été une expérience humaine formidable que je ne risque pas d’oublier. Du volontariat durant mes vacances estudiantines et l’encadrement tout le reste de l’annee des grèves et manifestations des estudiants, ont été mes principales activités jusqu’au début de l’année 1978.
C’est le mois de février de cette même année que je rejoint le monde du travail, alors que je n’avais pas fini mes 20 ans. Une nouvelle expérience commença alors pour moi dans le monde de l’éducation et de l’enseignement. Une magnifique expérience qui va durer à ce jour mais de manière discontinue.
Les années 1983 et 1984 ont été catastrophiques pour moi pour avoir été confronté frontalement à la médiocrité qui était déjà, à cette époque, bien installée chez nous et commençait à phagociter tous les strates de la société. C’est vers la fin de l’été 1984 que je décide alors de donner une nouvelle orientation à ma carrière professionnelle en rejoignant les rangs de l’armée de mon pays. Je reviendrai en detail dans les prochaines publications sur cette période charnière de ma vie professionnelle.
USTO/Oran – Mars 2018
L’enseignement, la formation et l’accompagnement des personnes ont été mes activités préférées durant les quarante années de ma vie professionnelle. J’adore être en interaction avec les autres et c’est pour cette raison et suite à ma mise à la retraite en juillet 2016, j’ai décidé de continuer à délivrer de la valeur en créant mon Agence de Conseil et d’Expertise en Management et Intelligence économique. Une véritable et magnifique addiction.
Mon contact avec le monde de l’économie, de l’entreprise et de la gouvernance est venu bien plus tard. C’est en 1992, suite à ma participation à la première Post Graduation Spécialisée en Management en Algérie (1992 – 1994), que j’ai commencé mon apprentissage avec ce monde. C’est également durant cette même période que j’ai commencé à mettre les premiers jalons de ma démarche personnelle d’intelligence économique que je viens de renommer à juste titre La démarche d’Intelligences ou « Intelligences en action« .
Mon coeur de métier est l’analyse de données au service de la prise de décision. De part mes prédispositions pour les mathématiques, j’ai énormément développé l’algorithmique. Un recours inévitable aux TICS était également nécessaire et j’ai énormément investi dans le monde des bases de données.
Mon activité d’analyste m’a obligé de m’intéresser de très près à de nombreuses autres disciplines parmi lesquelles je mettrais tout en haut de la liste, la sociologie, la psychosociologie, la communication, la psychologie. L’économie (Macro et micro) était une discipline qu’il fallait bien appréhender également pour faire correctement mon travail. La psychologie positive, les Neurosciences ainsi que le développement personnel ont toujours pris une part importante dans mes centres d’intérêt.
Bouira – Janvier 2018
Donc beaucoup de lectures, des tonnes de lectures pour être plus précis, participation à de courtes formations aussi bien en Algérie qu’à l’étranger, participation à de nombreux séminaires sur de multiples thématiques et ce dans le seul but d’améliorer ma prestation en qualité d’analyste. C’est cela qui a fait que j’ai touché à de nombreuses disciplines mais avec un dénominateur commun permanent : Mon intérêt pour tout ce qui touche à l’humain et à ses disfonctionnements.
C’est bien cela qui justifie aujourd’hui que tous mes centres d’intérêts tournent autour de la dimension humaine de l’homme. J’ai beaucoup appris, je peux même dire que j’ai énormément appris. Mais, par rapport à ce qu’il y a à apprendre, j’en suis encore très loin, je reste donc et jusqu’à aujourd’hui, toujours en mode apprentissage permanent.
Il n’y pas d’âge pour apprendre et on reste toujours en mode apprentissage jusqu’à ce que mort s’en suive.
Cela fait maintenant un peu plus de trois années que j’évoque dans mes publications, la démarche d’intelligence économique. J’ai animé également durant les années 2017, 2018 et 2019 de nombreuses conférences, workshops, formations gratuites et ateliers sur cette question et ce dans le but de partager au maximum cette démarche tellement pertinente, utile et pratique. Mascara, Oran, Alger, Bouira et Tipaza ont été les premières villes où je suis passé. Cette démarche permet de résoudre de nombreux problèmes liés aussi bien à notre vie professionnelle qu’à notre propre vie personnelle. Rien que cela !
Quels résultats aujourd’hui ? Je constate tristement et malheureusement l’existence de beaucoup de confusions, d’amalgames sur la compréhension du mode de fonctionnement de cette magnifique discipline que je pratique, de manière naturelle, automatique depuis au moins une bonne trentaine d’années. Le problème c’était moi. J’ai eu les plus grandes difficultés du monde à placer des mots sur une démarche que je pratique de manière naturelle. Oui, le problème c’était moi et vous avez le privilège aujourd’hui d’être les premiers à lire les premières explications vulgarisées quant à cette discipline.
La Démarche d’Intelligences (D.I – Intelligences en action) est une démarche personnelle, c’est mon domaine d’expertise, ma zone d’excellence, ma manière d’appréhender et de résoudre les problèmes, d’en poser de nouveaux pour tenter, un peu plus tard, de les résoudre. C’est également, ma démarche privilégiée pour gérer les relations humaines, les difficultés de la vie, les zones d’ombres et d’incertitudes. Je suis vraiment à l’aise dans ma démarche. Cela ne me fatigue pas, je le fais avec plaisir, satisfaction et conviction. Garder pour soi, un aussi magnifique outil, qui peut être d’une grande utilité pour beaucoup de personnes, tout à fait à leur portée, est impensable pour moi.
Quand je dis que c’est un outil qui est à la portée de tous, c’est bien de tout le monde qu’il s’agit. Vous n’êtes pas obligés d’être bardés de diplômes pour acquérir l’outil. Du bon sens, un peu de rationalité accompagnée d’un soupçon d’irrationalité sont les compétences requises pour acquérir l’outil. Oui, je dis bien un soupçon d’irrationalité.
Pourquoi de l’irrationalité dans la démarche ? Une question simple pour éclaircir les choses : Notre monde est-il rationnel à 100% ? Bien sûr que non. Notre monde est bien non linéaire et discontinu, je dirais même chaotique. Nous vivons, et en particulier aujourd’hui, dans le chaos permanent.
Que devrions-nous faire alors ? Il va falloir tout simplement apprendre à évoluer, à peu près correctement, dans ce magnifique et sublime chaos. C’est tout. Comme je l’écris souvent, il faut faire de l’incertitude, de l’insécurité, de l’imprévisibilité, du doute et du non-savoir, vos compagnons et amis (et non ennemis) de tous les jours. C’est de cette manière et de cette manière seulement que nous pouvons gérer correctement notre chaos.
La publication d’aujourd’hui a été rédigée dans le seul but de faire une annonce des plus importantes pour la suite des événements.
Annonce :
J’ai décidé aujourd’hui jeudi 31 octobre 2019 de changer l’appellation de ma démarche personnelle de résolution de problèmes. Elle ne s’appellera plus « Démarche d’intelligence économique » mais tout simplement « Démarche d’intelligences », le mot intelligence étant mis au pluriel.
Pourquoi le pluriel pour le terme intelligence ? La raison est toute simple. Ma démarche déploie de nombreuses compétences dans plusieurs disciplines et que je vais essayer de clarifier dans mes prochaines publications.
Ce qu’il faut retenir de simple dans ma démarche : La Démarche d’Intelligences (D.I – Intelligences en action) recoure au déploiement des techniques utilisées dans l’ingénierie de la gestion de l’information (c’est mon domaine d’expertise) avec pour finalité, la résolution de tout type de problèmes.
Un dernier mot : L’être humain est une magnifique créature et celui qui l’a créé ne peut-être que plus sublime.
Pour s’en convaincre, il suffit de lister les romanciers et écrivains en langue française qui ont une certaine notoriété et se poser la question : Sont-ils tous de nationalité française ? La réponse est évidemment non. Un non irréfutable.
Pour ma part qui suis Algérien né et vivant en Algérie, je considère que la langue française est une conséquence de la période de la colonisation de mon pays par la France, mais demeurera un tribut de guerre. Je ne m’empêcherait nullement et jamais d’exploiter cette langue universelle classée à la cinquième place mondiale. La langue française n’est nullement la propriété de la France, elle est la propriété de celles et de ceux qui la pratiquent à travers le monde. Il faut commencer par comprendre cela d’abord.
Le français n’est pas la langue de la France coloniale ni des chrétiens ou autres « roumis », elle n’est pas la propriété de la France, elle fait partie intégrante du patrimoine culturel mondial et universel.
Je tiens à préciser et à souligner que je suis musulman et j’ai un profond respect pour toutes les religions du monde. Je suis également un citoyen du monde et très ouvert à ce dernier. Voilà, c’est fait maintenant, cela évitera toute mauvaise interprétation ou perception erronée quant au contenu que je publie.
Je rappelle que ce contenu est adressé et destiné aussi bien à mes compatriotes en Algérie qu’à mes voisins immédiats Marocains et Tunisiens et à toute l’Afrique francophone.
Commençons par le constat terrible que je fais et en particulier auprès de nos jeunes amis qui ont toutes les difficultés pour retrouver leur chemin dans le monde chaotique d’aujourd’hui. Si l’on va continuer comme cela, nous allons tous devenir des illettrés bilingues ou trilingues. En Algérie, nos jeunes maîtrisent de moins en moins les langues et pourtant la langue demeurera pour longtemps encore, le meilleur moyen de communiquer avec ses semblables. Même la langue Arabe, supposée être notre langue nationale, n’est pas suffisamment maîtrisée. Alors pour le français ou l’anglais ainsi que d’autres langues étrangères, la situation est encore plus dramatique.
Je le rappelle, je signe et je persiste. Pour réussir en Algérie aujourd’hui, il faut maîtriser au moins trois langues : Arabe (langue nationale) – Français et il faut ajouter une troisième de votre choix. Bien sûr, l’anglais serait le mieux placé mais pas que. Il reste l’espagnol, l’allemand, le turque, l’italien et j’en passe. À vous de faire un choix judicieux. Ne perdez pas de vue également que l’anglais n’est pas la première langue mondiale. L’anglais est classé à la troisième place après le Mandarin (Chine) et l’Espagnol. L’Arabe vient à la quatrième place suivi du Français à la cinquième.
Maintenant il faut clarifier ce que veut dire maîtriser une langue. Maîtriser une langue nécessite la présence nécessaire de deux compétences essentielles : 1- Savoir parler correctement la langue et comprendre tout ce que vous entendez dans cette même langue. C’est la compétence à l’oral. 2- Savoir rédiger correctement dans cette langue et savoir lire tout document rédigé dans cette même langue. C’est la compétence à l’écrit.
Question : qu’en est-il de vos compétences linguistiques en Arabe ? En Français ? Et en Anglais ou dans une autre langue étrangère ? La réponse à cette question vous renseignera de manière précise sur ce que vous devez faire pour rectifier le tir, si vous souhaitez réussir.
Pour mes compatriotes en Algérie, je dirais qu’il faut maîtriser d’abord l’Arabe avant de passer à une autre langue. Votre deuxième langue à maîtriser sera le Français. Oui, je dis bien le Français et pas l’anglais. Pourquoi ? Simple comme Bonjour. Posez-vous une question très simple et vous retrouverez la réponse appropriée. Il y a combien de personnes autour de vous (dans votre quartier, dans votre village éloigné de la ville, dans votre Dechra ou Douar) qui maîtrisent le Français et peuvent donc vous apporter une aide (bénévole ou rémunérée) pour améliorer votre Français ?
Je vous laisse le soin de répondre à cette question. Posez-vous la même question pour les autres langues : Anglais – Espagnol – Allemand – Mandarin etc. La comparaison est fulgurante : En Algérie, il est souvent très facile de trouver une personne qui peut vous apporter une aide pour améliorer votre Français. Ce n’est pas le cas des autres langues. Donc si vous êtes intelligents, il faut profiter de cette opportunité qui risque de disparaître dans les dix ou vingt ans à venir.
Bien sûr, il ne faut jamais oublier que l’on peut acquérir (et gratuitement) la maîtrise d’une langue grâce au Web. Il suffit d’avoir un PC, Smartphone ou Tablette, un casque, une connexion Internet et le tour est joué, tout cela Gratos. Il faut juste investir de votre temps et de votre attention.
Enfin, pour les adeptes partisans, acharnés et irréductibles de la langue Arabe, je voudrai vous rappeler certaines vérités, difficiles à admette, je le conçois, mais les accepter vous rendra d’énormes services.
1- L’Arabe n’est pas la langue de la majorité des musulmans dans le monde même si notre texte sacré (Le Coran) a été révélé et rédigé en Arabe. 2- Les Arabes ne sont pas tous musulmans . 3- Les Arabes sont une minorité par rapport à l’écrasante majorité des musulmans dans le monde.
Alors SVP, arrêtez de nous polluer l’esprit avec votre discours qui dit que l’Arabe est une langue sacrée.
Je vous rappelle que chaque langue dans le monde peut être considérée comme sacrée pour les populations qui la pratiquent lorsqu’ils estiment et mettent en avant leur réflexe identitaire au-dessus de tout.
L’Arabe est et reste donc une langue reconnue universellement mais, avec à côté, de nombreuses autres langues.
Je partage, avec vous aujourd’hui, quelques idées qui ont été développées au cours de mon intervention, le 29 septembre 2018 à l’École Supérieure Algérienne des Affaires (ESAA), dans le cadre d’un Forum sur le Droit Social en Algérie.
L’objectif premier de mon intervention était d’essayer de répondre à la question de savoir s’il était possible et raisonnable, dans l’Algérie d’aujourd’hui, d’évoquer la question du bien-être au travail et en même temps de réfléchir à cette problématique oh combien vitale, aussi bien pour l’entreprise que pour les employés.
Ma position est claire et sans équivoque sur cette problématique. La question du bien-être au travail doit être évoquée et prise en charge sérieusement aussi bien par le Top Management que par les cadres, salariés, employés et travailleurs et ce n’est aucunement un luxe. Il y a beaucoup de choses que l’on pourrait faire et sans que cela ne soit onéreux.
Toutefois, il est nécessaire aussi bien pour le Top Management que pour les cadres des entreprises de changer d’attitude, de se remettre en cause en matière de stratégie et de style de Management, de changer d’angle d’attaque et de vision. Certaines fonctions de l’entreprise doivent également être revues et corrigées et je pense en particulier à la fonction Ressources Humaines. Les RH doivent être à l’avant garde de l’introduction du bien-être en entreprise.
L’entreprise souhaite avoir des employés en bonne santé, qui s’absentent le moins possible pour finalement donner le meilleur d’eux-mêmes à son profit. Les employés souhaitent quant à eux être reconnus par leur employeur, rémunérés à leur juste valeur, évoluer dans un environnement sain, transparent et motivant, concilier vie privée et vie professionnelle. C’est dans ce contexte qu’interviennent les RH pour concilier les deux visions.
Par ailleurs, il faut bien comprendre et admettre que lorsqu’une contestation quelconque ou grève éclate au sein d’un secteur ou d’une entreprise, cela est tout simplement la preuve matérielle et irréfutable de l’échec du Management et pas autre chose. Donc la question du Management devra être examinée avec minutie.
La question du bien-être dans le monde professionnel peut être auditée sous trois angles. Le premier est le Top Management détenteur du pouvoir au sein de l’entreprise et qui a la possibilité de changer les choses. Le deuxième angle est celui de l’employé. Ce dernier n’est pas totalement démuni pour agir afin d’améliorer son propre bien-être, même s’il ne détient pas beaucoup de pouvoir au sein de l’entreprise. Je reviendrai en détail dans un autre article sur ce qu’il y a lieu de faire pour chacune des parties.
Les pouvoirs publics seront le troisième angle sur lequel on peut examiner la question du bien-être en entreprise. Les quelques chiffres qui suivent montrent sans équivoque que le mal-être coûte de l’argent au contribuable et cela devient alors une question de santé publique .
Le premier poste de dépense de la CNAS (Caisse Nationale des Assurances Sociales) concerne le remboursement des médicaments dont le coût est passé de 20 milliards de DA en 2000 à plus de 226 milliards de DA en 2018.
Parmi les médicaments remboursés par la CNAS, 54% concernent le diabète et l’hypertension artérielle. Ces deux pathologies sont très présentes dans les milieux professionnels et ce sans oublier le reste des affections (AVC – Infarctus du myocarde – Dépression et Burnout). Cette situation a comme première conséquence une inquiétude bien justifiée des responsables de la CNAS quant à son équilibre financier.
Je préciserai également que le bien-être au travail n’a aucune frontière spatio-temporelle et n’est pas l’apanage des seuls grands de ce monde. Idem pour la mal-vie au sein de l’entreprise qui est devenue bien universelle. La question du bien-être en entreprise est une question qui demeure toujours ouverte, personne de par le monde n’a encore trouvé la parade idéale pour concilier les intérêts de l’entreprise avec ceux des employés et qui prétend le contraire est un affabulateur. Chaque entreprise est un cas particulier et chaque employé est également un cas unique dans sa constitution. Des pistes ont été trouvées, imaginées et sont en cours d’expérimentation et de validation.
Je dirais enfin et en guise de conclusion, que la dimension humaine de l’entreprise est au cœur de la problématique du bien-être et devra nécessairement s’exprimer à travers un Management bienveillant ou Soft Management .
Cet article est un vibrant et sincère hommage aux Algériens qui continuent encore de travailler aujourd’hui et ce dans un pays qui ne valorise pas toujours l’effort, le sérieux et la compétence de ses citoyens.
Normalement, l’Algérie est un pays qui devait disparaître il y a bien longtemps et la décennie noire était largement suffisante pour le faire de manière définitive. Eh bien non. L’Algérie est toujours bien vivante et n’a pas disparu après tout ce qu’on lui a fait comme mal et tout le mal qu’on continue à lui faire encore aujourd’hui.
Pourquoi ?
La réponse est toute simple. Il existe encore aujourd’hui une race d’Algériens un peu spéciale et particulière. Leur singularité c’est de travailler, de travailler et encore travailler. Ils sont souvent mal payés et travaillent dans des conditions pénibles et déplorables et le hic dans tout cela : Cette situation ne les dérange nullement et ils continuent à faire leur boulot avec une immense motivation qu’ils gardent toujours présente dans leur esprit.
Ils n’attendent rien de personne mais c’est bien grâce à eux que notre pays est toujours debout aujourd’hui. Regardez autour de vous, vous allez en reconnaître quelques uns. Ils ne sont pas nombreux mais ils sont dans tous les métiers et secteurs, de la voirie à la médecine nucléaire. Ce sont des femmes et des hommes, des jeunes et des moins jeunes et leurs cœurs sont bien vivants et battent de manière forte et régulière. Malgré leur nombre réduit, ils arrivent à influencer le cours des choses.
D’où ils tirent leur force ? Qu’est-ce qui les motivent ? Pourquoi ils ne sont pas démoralisés avec toute cette ambiance morose ?
Nos sociologues ont du pain sur la planche. La thématique est intéressante et mérite d’être creusée en profondeur pour tenter de trouver des réponses aux questions posées.
Ce contenu a été publié une première fois le 04 juillet 2017, la veille de la célébration de la fête de l’Indépendance.
Je voudrais à travers cet article féliciter de manière forte l’équipe IT d’Algérie Poste pour leur réussite dans le lancement du service de notification par SMS de tout mouvement de votre compte CCP et ce en temps réel. Oui Monsieur (ou Madame), je dis bien en temps réel : Une véritable performance. Algérie Poste doit être l’une des rares institutions financières en Algérie qui offre ce genre de services. Encore une fois Bravo pour toute l’équipe.
Certes, Algérie Poste a raté le lancement de sa nouvelle carte Dahabia. Mais il n’est jamais trop tard pour rectifier le tir et avancer dans la maîtrise des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les NTICS sont l’avenir de ce pays et elles renforceront sans nul doute la transparence dans les transactions financières et nous débarrasseront de manière définitive de la « chkara » et de tout sac plastique noir et nauséabond. Cela permettra également une meilleure collecte de l’impôt et plus d’équité fiscale tant souhaitée.
Je rappelle pour ceux qui ne le savent pas, que Algérie Poste c’est presque 20 millions de titulaires de comptes CCP (la moitié de la population) et plus de 3600 Bureaux de Poste répartis sur 48 wilaya. Quelle institution financière en Algérie peut se prévaloir d’un tel maillage ? Aucune. Et c’est pour cette raison que les efforts entrepris en matière de transformation digitale au sein d’Algérie poste doivent être poursuivis, maintenus, encouragés et appuyés de manière forte par les pouvoirs publics : L’effet sur le citoyen Lambda est immédiat et hautement bénéfique pour la restauration de la crédibilité de nos institutions financières en ces moments de disette.
Qu’est-ce qu’il y a lieu de faire alors pour qu’Algérie Poste devienne une banque postale en ligne ?
Il n’y a pas plus simple que cela. Permettre à Algérie Poste d’effectuer des virements de compte à compte tout simplement. Moins de chaines humaines dans les bureaux de poste, se préparer au E-Commerce et E-payement avec toute la sécurité des transactions financières ainsi qu’un accès rapide pour le citoyen Lambda à ses sous.
Techniquement, il n’y a aucun problème qui empêche cela. La seule contrainte existante est notre ministère des Finances et à travers lui l’ABEF (association des banques) qui interdisent à Algérie Poste de devenir une véritable banque en la bloquant sur la question des virements de comptes à compte. Voilà c’est tout simplement cela. Nos banques empêchent Algérie Poste d’avancer dans sa transformation digitale. C’est triste et malheureux à la fois. Un arbitrage intelligent du Premier ministre serait salutaire et lèverait sans nul doute cette contrainte pour aider Algérie Poste à faire sa mue digitale.
Ce contenu a été publié une première fois en juillet 2017. Le compte à compte est opérationnel avec la carte Dhahabia sur DAB mais pas encore au niveau des Agences Postales. Pourquoi cela ? Mystère.