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Intelligence Économique & Gouvernance

Algérie Poste se conforme aux recommandations du GAFI

L’année 2026 semble être dédiée à la conformité de l’Algérie aux recommandations du GAFI. Tout le secteur financier et bancaire est concerné par cette mise à jour et Algérie Poste se retrouve donc en première ligne avec ses plus de vingt millions de comptes CCP.

Pour le moment, c’est le calme plat tout particulièrement au niveau des banques qui « travailleraient », selon certaines sources, en silence.

Est-ce vrai ?

J’ai des doutes !

La preuve ?

Je suis détenteur d’un compte bancaire commercial au sein d’une grande banque publique (que je ne citerais pas), je n’exerce aucune activité commerciale depuis au moins cinq années, aucun mouvement sur mon compte durant toute cette période et la banque ne s’est jamais inquiété de cela : Ni mail, ni appel téléphonique, rien, que dalle.

Mes doutes sont donc bien fondés. Ils sont peut-être entrain d’attendre à ce que mes derniers milliers de dinars soient siphonés en raison de leurs prétendus frais de gestion de compte. Qui sait ?

Pareil du côté d’Algérie Poste : Un silence assumé. Et pourtant la tâche qui attend Algérie Poste est colossale : Mettre en conformité aux recommandations du GAFI plus de vingt millions de clients. Un très gros chantier tout de même.

Algérie Poste a réalisé toutefois un travail (sans communication aucune) en mettant en ligne un formulaire que ses clients devraient renseigner obligatoirement à partir du 01 mars 2026, le fameux KYC (Know Your Customer – Connaître son client) sur sa plate-forme ECCP.

Le formulaire KYC est en ce moment le Trend de nombreux « influenceurs » nationaux sur les réseaux sociaux et tout particulièrement sur Facebook et Tiktok tentant d’occuper la place vide laissée par Algérie Poste.

Et là, je tiens à avertir sérieusement mes amis que seule Algérie Poste est habilitée à délivrer des informations fiables sur ce qu’il y a lieu de faire ou de ne pas faire.

Et il y a du boulot…

Commençons par débroussailler les choses en vulgarisant d’abord cette notion de conformité au GAFI et de mettre en avant quelques interrogations sur le contenu du formulaire KYC diffusé.

Qu’est-ce que le GAFI ?

Le financial action task force (FATF) ou groupe d’action financière (GAFI en français) est une organisation intergouvernementale créée en 1989 à l’initiative des sept pays les plus puissants du monde : Le G7.

Sa mission est d’élaborer des normes internationales pour lutter contre :
➡️ Le blanchiment de capitaux,
➡️ Le financement du terrorisme,
➡️ Et, plus récemment, le financement de la prolifération des armes de destruction massive.

Le GAFI publie ses célèbres 40 recommandations, qui servent de référence aux législations nationales en matière de conformité bancaire et financière.

En octobre 2025, l’Algérie a été maintenue sur la liste grise (surveillance renforcée) du GAFI en raison de lacunes persistantes dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Malgré des progrès et des réformes engagées depuis 2023, le pays doit continuer à renforcer son cadre juridique. L’Algérie s’est engagée à haut niveau à améliorer l’efficacité de son régime de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Et c’est ce qui explique toute cette agitation au sein des milieux financiers et bancaires Algériens aujourd’hui.

Qu’est-ce que le KYC pour le milieu bancaire et financier ?

Le KYC est un ensemble d’obligations réglementaires imposées aux banques pour identifier, vérifier et suivre leurs clients afin de prévenir le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la fraude.

Concrètement, le KYC repose sur trois piliers factuels et vérifiables :

Identification du client : La banque collecte des données d’identité fiables. Nom, date et lieu de naissance, adresse, documents officiels (pièce d’identité, statuts pour une entreprise).

Vérification et compréhension de la relation : Les informations sont contrôlées et la banque cherche à comprendre la finalité de la relation d’affaires (origine des fonds, activité économique, bénéficiaire effectif).

Surveillance continue : Les opérations sont suivies dans le temps afin de détecter des comportements atypiques ou à risque et, le cas échéant, effectuer des déclarations aux autorités compétentes.

Ces obligations découlent des standards internationaux définis par le Groupe d’action financière, repris ensuite dans les législations nationales et les règles prudentielles des superviseurs bancaires.

Les incompréhensions que vous risquez de rencontrer en renseignant votre notice KYC ?

Primo : Pourquoi la notice nous demande si nous sommes des résidents aux USA ou des assujettis fiscaux US ? Là, je vous assure, j’ai été plaqué, figé et paralysé à la lecture de ses mots. Algérie Poste nous doit des explications.

Est-ce tout simplement une application en Algérie de la Loi Américaine FATCA (Foreign Account Tax Compliance Act) sur l’évasion fiscale ?

Il s’agit d’une loi américaine adoptée en 2010 et son objectif est de lutter contre l’évasion fiscale des contribuables américains détenant des comptes financiers à l’étranger. Et la question qui mérite d’être posée serait de savoir si notre pays a signé un accord intergouvernemental avec les USA sur l’application de cette loi.

Secundo : Que signifie une personne politiquement ou publiquement exposée (PPE) ? Et qui décide qu’on soit ou non une PPE ?

Dans le cadre du Groupe d’action financière, une personne politiquement exposée (PEP) est une personne qui exerce ou a exercé une fonction publique importante, et qui présente, à ce titre, un risque accru de corruption ou de détournement de fonds publics.

Selon les Recommandations 12 et 22 du GAFI, une PEP inclut notamment :
– Chefs d’État ou de gouvernement,
– Ministres et hauts responsables politiques,
– Parlementaires,
– Hauts magistrats,
– Dirigeants d’entreprises publiques,
– Officiers supérieurs des forces armées,
– Dirigeants de partis politiques importants.

Sont également concernés les membres proches de la famille et les personnes connues pour être étroitement associées à une PEP.

Conséquence bancaire : Ces profils font l’objet de mesures de vigilance renforcées (Enhanced Due Diligence), notamment sur l’origine des fonds et la surveillance des transactions.

Voilà, je finis donc cet article de vulgarisation et de sensibilisation autour des recommandations du GAFI et ses retombées sur nous autres citoyens sur une note optimiste en espérant avoir suffisamment aiguillé notre fleuron du numérique, Algérie Poste, une entité publique qui fait tant pour améliorer notre quotidien.

Bravo 👍 donc à Algérie Poste et souhaitons-lui de nombreuses réussites et succès.

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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Pourquoi l’intelligence économique est inexistante en Algérie ?

L’objet de cet article est d’examiner pourquoi l’intelligence économique est inexistante en Algérie aujourd’hui.

L’intelligence économique (IE) a été adoptée officiellement en décembre 2006 par le Gouvernement Algérien et c’est donc presque une vingtaine d’années qui se sont déjà passées.

Qu’en est-il aujourd’hui des pratiques d’intelligence économique mises en œuvre au sein de nos entreprises ?

Il est triste de constater que le bilan n’est malheureusement pas glorieux. Très rares (sinon inexistantes) sont les entreprises qui utilisent aujourd’hui de manière formelle une démarche d’intelligence économique dans leurs processus. Même la Direction Générale censée promouvoir l’IE dans le secteur de l’Industrie à été dissoute au moment où son ancien responsable avait en charge le Ministère de l’industrie.

Si l’intelligence économique est inexistante aujourd’hui en Algérie, que faut-il en penser ?

Il faut tout simplement s’en remettre à la raison et accepter le fait que l’introduction de l’intelligence économique en Algérie est un échec total et bien consommé.

Après presque une vingtaine d’années d’existence, l’intelligence économique en Algérie reste une discipline très peu connue aussi bien par nos universitaires que par le monde de l’entreprise.

C’est vrai que l’engagement institutionnel en faveur de l’intelligence économique n’a jamais été présent et rassurant.

Quelles sont les autorités qui évoquaient dans leur discour officiel les bienfaits de l’intelligence économique ?

Aucune, il n’y en a pas malheureusement.

Il y a ensuite un véritable problème de formation en IE. En effet, le peu de formations existantes en Algérie sont inspirées du modèle français d’intelligence économique et sont donc en inadéquation totale avec les besoins réels de l’entreprise algérienne. Les personnes acquièrent des formations théoriques, loin de l’action concrète sur le terrain, d’où l’absence d’efficacité.

Même les rares étudiants qui font des Master ou Doctorat en IE trouvent des difficultés pour faire avancer leur mémoires de fins d’études ou de thèse et ce faute de la disponibilité d’un encadrement de qualité.

Ensuite, le peu d’entreprises Algériennes qui ont tenté d’adopter l’IE comme outil de développement et de compétitivité, sont souvent influencées par les pratiques françaises de l’IE, se concentrant davantage sur des aspects de sécurité et de protection de l’information ou de l’entreprise alors que nos véritables enjeux sont ailleurs. C’est ce qui explique en partie pourquoi l’intelligence économique est inexistante en Algérie aujourd’hui.

Notre pays ne doit pas être dans une logique de protection et de sécurité pour construire son avenir. Nous manquons de tout et avons besoin de beaucoup de choses. Donc, notre pays doit se trouver une vocation de bâtisseur où l’ouverture aux autres serait inévitable pour acquérir savoir et savoir-faire. Nous serons quelques peu vulnérables dans notre posture d’ouverture aux autres et c’est tout à fait normal dans cette phase de notre croissance.

Nos grands axes d’effort sont bien identifiés et délimités : Infrastructures de base, sécurité alimentaire et ses implications dans le monde agricole, poursuite des réalisations en matière de sécurité hydrique, satisfaction de nos besoins en médicaments, amélioration de notre mode de gouvernance.

Nos gros chantiers le sont aussi : Amélioration des performances de notre système d’enseignement et d’éducation, santé publique, justice, équité fiscale, réforme financière et bancaire.

Voilà donc ce qui nous attends si nous souhaitons rejoindre dans un proche avenir le Club des pays émergents.

Quelques références utiles que vous pouvez consulter :

Pratiques d’intelligence économique en Algérie

Est-ce qu’il existe des cabinets de conseil privés en intelligence économique en Algérie ?

Pourquoi se former en intelligence économique est utile ?

Est-ce si compliqué de faire de la veille en Algérie ?

Intelligence économique en Algérie

Les enjeux de la numérisation en Algérie

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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Les gens honnêtes ont-ils un avenir ?

Les gens honnêtes ont-ils un avenir ? 

J’ai souvent des doutes quant à la réponse à donner à cette question et j’ai vraiment envie de répondre non en raison de l’état de délabrement dans lequel notre société se trouve en ce moment.

J’ai souvent de sérieux doutes quant à la pertinence de l’éducation que j’ai transmise à mes enfants depuis leur jeune âge, une éducation construite autour des valeurs du travail bien fait, de l’honnêteté, de la droiture et de la vertu.

Est-ce une bonne chose que d’apprendre à ses enfants ces valeurs dans une société qui a perdu les siennes ?

Regardons autour de nous pour avoir une idée de l’état de délitement dans lequel nous sommes aujourd’hui en termes de valeurs.

Ces doutes m’envahissent quotidiennement, mais heureusement, je reviens toujours à la raison et aux valeurs qui m’ont été transmises à moi aussi par mes propres parents.

Ne nous méprenons jamais sur cette douloureuse question. Oui – Oui et encore un Oui ferme et absolu ! Les gens honnêtes ont un avenir et une place importante dans la société. L’honnêteté est une vertu essentielle dans les relations humaines, car elle permet de construire des relations de confiance et de respect mutuel.

Bien sûr, il peut y avoir des moments où l’honnêteté peut sembler difficile ou coûteuse, mais cela ne signifie pas que les gens honnêtes ne peuvent pas réussir ou prospérer dans la vie. En fait, être honnête peut être un avantage dans de nombreuses situations, car cela peut permettre de gagner la confiance des autres et de construire des relations saine et solides.

Il est vrai que la société peut parfois sembler favoriser ceux qui sont prêts à prendre des raccourcis, à tricher ou à mentir pour atteindre leurs objectifs, mais à long terme, ces comportements peuvent souvent avoir des conséquences négatives : Le Karma bien sûr et on ne récolte que ce que l’on sème. Faites du bien autour de vous et vous aurez du bien. Faites du mal et vous le payerez cher. Le Karma est une Loi universelle qui a toujours agi depuis la nuit des temps, elle est intraitable et imperturbable.

C’est vrai que les personnes honnêtes peuvent parfois avoir besoin de travailler plus dur pour réussir, mais leur intégrité et leur fiabilité leur ouvriront des portes non accessibles aux autres.

En fin de compte, il est important de se rappeler que l’honnêteté est une valeur fondamentale et sûre qui contribue à la stabilité et à la cohésion de la société. Les gens honnêtes peuvent très certainement réussir et prospérer dans la vie tout en préservant leur intégrité et en agissant avec éthique et respect. Il n’y a aucun doute là-dessus, l’honnêteté ne peut mener qu’au succès.

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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Et si la veille devenait un réflexe de gouvernance ?

Et si la veille devenait un réflexe de gouvernance ?

Dans un monde qui bouge vite, très vite, l’entreprise algérienne ne peut plus se contenter de suivre, elle doit anticiper. La veille, lorsqu’elle est bien intégrée, devient un véritable levier de performance, de décision stratégique et de résilience.

Mais comment la rendre naturelle, fluide, vivante dans nos organisations ?

Avant de parler de plateformes ou de logiciels, parlons état d’esprit. Une culture de la veille, c’est un climat où chacun, du cadre au technicien, comprend l’intérêt de capter des signaux faibles, de croiser les informations, de partager ses observations. Pour cela, il faut raconter une autre histoire de la veille, non pas comme une tâche supplémentaire, mais comme un réflexe professionnel qui simplifie la prise de décision.

Pas besoin d’attendre une “Stratégie nationale de la veille” pour agir. Une cellule agile, quelques outils simples, un processus clair : Cela suffit pour lancer une dynamique. L’important, c’est de créer des premiers résultats, de les valoriser, et de donner envie aux autres services de s’en inspirer.

Les formations classiques, descendantes, théoriques ?

Peu d’impact. Ce qu’il faut, ce sont des ateliers immersifs, des mises en situation concrètes, où l’on expérimente la veille sur des cas concrets et réels de l’entreprise. Là, les esprits s’ouvrent, les automatismes s’installent. La formation doit faire vivre la veille, pas juste en parler.

Chaque entreprise a ses curieux, ses explorateurs, ses connecteurs. Ce sont eux, souvent sans le savoir, qui pratiquent déjà la veille. Donnons-leur de la visibilité. Écoutons-les. Encourageons les essais, les prototypes, les tests. Une culture de la veille se construit par la confiance, pas par le contrôle.

La veille n’est pas un gadget. Elle est au cœur d’une gouvernance moderne, capable d’éclairer les décisions, d’anticiper les ruptures, de détecter les opportunités. Pour cela, elle doit être portée par la direction, soutenue et ancrée dans la stratégie.

En guise de conclusion, je dirais que la veille n’est pas un luxe, c’est une nécessité.

À l’heure où l’incertitude est la seule certitude, cultiver une intelligence collective, ouverte sur le monde, devient vital.

En Algérie comme ailleurs, c’est possible, à condition d’y croire et surtout de commencer.

Tu veux amorcer cette dynamique dans ton entreprise ?

Je peux t’aider.

On en parle ?

Prends rendez-vous immédiatement !

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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Utilité d’une démarche d’intelligence économique ?

Pourquoi l’idée de profiter d’une formation à la démarche d’intelligence économique ne séduit ni les jeunes cadres ni les entreprises ?

Essayons de convaincre tout ce beau monde de l’utilité d’avoir une bonne démarche d’intelligence économique à son actif.

Que signifie en réalité le fait de détenir ou d’avoir une démarche d’intelligence économique ?

C’est tout simple !

Avoir une démarche d’intelligence économique c’est savoir comment utiliser l’information pour résoudre ses problèmes ?

Rien que cela !

Et cette compétence, vous l’aviez déjà durant votre enfance et tous les êtres humains l’ont de manière innée et naturelle.

Je vous raconte une histoire pour illustrer tout cela.

En juillet 2012, je suis affecté au Ministère de la Poste et des Télécommunications en tant que conseiller du Ministre chargé de la protection du patrimoine. Le Ministre de l’époque, un grand Monsieur, était Feu Benhamadi que Dieu ait son âme.

Je ne suis pas un cadre du secteur des Télécom bien sûr, je suis un fonctionnaire de la Défense Nationale détaché auprès de cette institution. Un corps étranger quoi ! De ce fait, la greffe va être difficile et je le savais dès le départ.

Pour faire correctement mon boulot, je devais accéder à de l’information utile et ce n’était pas facile ni évident. Tous les responsables du Ministère se sont donné le mot : Un boycott total, aucune information ne me sera partagée aussi bien par le Ministre, son Secrétaire Général ou les Directeurs centraux. Rien.

Par contre, j’étais toujours bien reçu dans les bureaux par les différents responsables à tout les niveaux (Thé, café, gâteaux, pistaches et amandes salées étaient toujours présentes et le sourire en bonus), une hypocrisie bien entretenue mais aucune informations ne circulait, rien, que dalle.

Selon leur perception des choses, les cadres ne voulaient pas partager avec moi des informations que je pourrais éventuellement utiliser contre eux : La confiance régnait…

Je savais tout cela bien entendu et rien ne m’avait surpris.

Que fallait-il faire alors ?

Dans mes pratiques managériales, et à chaque fois que j’atterris dans une nouvelle responsabilité, d’habitude j’adopte toujours une posture d’observation d’au moins trois mois, dès fois plus et parfois un peu moins, chaque situation étant particulière.

Je ne gère que les urgences. Je suis donc en mode observation attentive, curieuse et totale sans aucun présupposé, ni préjugé ou quoique ce soit d’autre.

Ne pas avoir de stratégie est finalement une stratégie dans beaucoup de cas.

Wait And See !

En tant que conseiller du ministre, je recevais quotidiennement une copie de la revue de presse destinée au Ministre. C’était un condensé de tous les articles parus sur la presse nationale (ou étrangère) et qui concernait le secteur. Même les avis d’appels d’offres émis par les différentes structures relevant du secteur y figuraient.

Un gros livre tous les jours avec au moins une bonne quarantaine ou cinquantaine de pages que je feuilletais.

En commençant à lire ces revues de presse quotidienne, je me suis toujours posé la question de la pertinence de la diffusion d’un tel document au Ministre et à ses adjoints et conseillers.

Est-il commode de lire sérieusement chaque matin quarante ou cinquante pages ?

Et avons-nous toujours le temps pour le faire ?

N’y a-t-il pas quelque chose de plus urgent à lire que des appels d’offres d’Algérie Poste, d’Algérie Télécom ou de Mobilis ?

Pour mon cas c’était différent, je m’ennuyais à mourir car considéré par mon milieu professionnel comme un lépreux ou un pestiféré, un infréquentable quoi. Donc, j’avais du temps à perdre et je ne m’empêchais pas de lire cette revue de presse quotidienne.

La question qui m’a taraudé l’esprit était la pertinence de la publication de tous ces appels d’offres.

À quoi pourraient servir les appels d’offres pour un Ministre ou un responsable important du Ministère ?

Je me suis même dit qu’il était vraiment débile de photocopier tous ces appels d’offres pour les inclure dans la revue de presse.

Le temps m’a finalement appris l’opposé de ce que je pensais alors et contrairement à toute attente, ce seront les appels d’offres qui vont me sortir de mon isolement et m’ouvrir grandes toutes les portes du Ministère de la Poste et des Télécommunications.

Je poursuis donc…

Je vous rappelle que ma formation de base c’est les mathématiques. Je ne suis pas un grand mathématicien reconnu à l’international mais j’ai bien assimilé les bases lors de mon cursus de licence de mathématiques à l’université d’Oran. J’étais surtout un passionné de l’algorithmique que j’utilisais en parallèle à l’informatique pour mettre en place des procédures élaborées de résolution de problèmes.

J’ai également à ma disposition et portée les rudiments de base pour pratiquer une informatique utile et pratique. J’adore les bases de données que j’ai pratiqué depuis les années 90 : Dbase III Plus d’Ashton-Tate avec Clipper pour passer ensuite à Microsoft Access et enfin au poids lourd Oracle.

Je me suis même initié à la programmation sous Dbase pour mettre en place mes propres programmes : Quand on aime, on n’hésite pas à investir grand pour soi-même. J’étais en quelque sorte un informaticien non diplômé capable de s’affranchir des services de « techniciens » rompus au métier mais inflexibles et durs à la détente.

Voilà donc pour mon profil : Un matheux rompu à l’analyse de données et aux vertus des TIC (technologies de l’information et de la communication).

Mon profil très cartésien et rationnel d’analyste ne m’a jamais empêché de recourir depuis ma tendre jeunesse aux vertus de l’intuition et du monde invisible.

Lorsque je suis confronté à des situations problématiques, j’ai toujours fait appel à l’autre monde qui nous entoure pour me suggérer des solutions viables auxquelles nous ne pensons pas toujours.

J’avais en effet beaucoup de peine à me faire sortir de l’isolement dans lequel on m’a confiné et il me fallait une ouverture pour sortir du piège.

J’ai donc fait ma demande au monde invisible, bien sûr, le monde de l’au-delà.

Je sais, je sais et encore je sais, ce n’est pas toujours rationnel tout cela, ni cartésien non plus. Mais je vous poserais une seule question : Notre monde, comment qu’il est ? Rationnel ou irrationnel ? Je vous laisse le soin de trouver seuls les réponses à ces questions.

Pour ma part, je suis un rationnel et cartésien mais qui croit en l’existence d’un monde parallèle, invisible, irrationel autour de nous, et qui nous complète.

La demande faite, il ne faut maintenant qu’attendre les messages et signaux de l’au-delà. Ça peut tomber n’importe quel moment. Généralement c’est souvent le matin immédiatement après le reveil que ça  arrive, sinon tous les moments sont bons : Au cours d’une marche ou promenade, lors d’une douche ou d’un bain, une méditation, une prière, lors de rêves, etc.

Trois mois ont suffi pour me sortir de ma léthargie.

Eurêka !!!!!!

J’ai trouvé 👍

Finalement, je suis bel et bien un abruti de première classe. La solution à mon isolement était là sous mes yeux et je ne l’ai pas vue : Les appels d’offres du secteur de la Poste et des Télécom.

Oui, bien sûr. Moi qui pensais que c’était de la débilité que de diffuser des appels d’offres dans la revue de presse destinée au Ministre.

Pourquoi alors ne pas organiser méthodiquement ces appels d’offres sous la forme d’une base de données Access ?

Et c’est ce que j’ai fait.

Access était à l’époque l’outil adéquat. Il fallait juste créer une Base de Données pour rassembler tous les appels d’offres de l’année 2012 et commencer la saisie des données.

J’ai eu de la chance, et je dirais même beaucoup de chance. J’avais à ma disposition une assistante très intelligente et bien organisée. Toutes les revues de presse étaient bien archivées par date et par mois par mon assistante et comble de tout, c’était une Dame qui était à l’aise avec l’outil informatique.

Je rappelle que lorsque j’étais Conseiller du Ministre, je n’avais aucun personnel à ma disposition : Juste moi et mon Assistante. Mais comme dit l’adage, une poignée d’abeilles vaut mieux qu’une nuée de mouches.

Et à partir de cet instant a démarré le processus de saisie de données avec mon assistante. Le travail a duré trois autres mois pour se terminer finalement la moitié du mois de décembre 2012.

La Base de données était donc prête à être analysée et c’est ce que j’ai fait.

Le miracle s’est bien produit et je vous liste les principales informations tirées de la Base de données « Appels d’offres – Poste & Télécom – Année 2012 ».

Concernant l’entreprise Algérie Télécom, la base de données m’a fait ressortir que durant l’année 2012, plus de 80% des marchés publics pour la pose de la fibre optique ont été attribués à une seule société. Cette société n’était même pas une SPA connue (c’était une ETCE, un établissement tout corps d’état bien banal). Elle a installé de la fibre optique sur l’ensemble du territoire national : À l’ouest du pays, au Centre, à l’Est, au Sud et à l’extrême Sud.

Il est à préciser que le volume total des marchés obtenus s’élevait à des milliards de dinars : Un gros budget quoi !

Renversant, tout de même !

Pour Algérie Poste (AP), la base de données m’a fait ressortir que tous les appels d’offres diffusés par AP durant l’année 2012 ont eu pour source unique la Direction Générale. Je rappelle qu’Algérie Poste dispose d’une multitude de Directions de Wilaya et de quelques Directions Régionales et toutes ces dernières n’ont émis aucun appel d’offre, zéro diffusion donc durant une année complète.

Autrement dit, si la Commune de Boukais à Béchar (distante de plus de 1200 km d’Alger) souhaitait réaliser un nouveau bureau de poste, ce n’est pas la Direction d’AP de Béchar qui lance l’appel d’offre de réalisation mais plutôt la DG.

Est-ce normal ?

Je m’arrête juste là, je ne dirais pas plus pour éviter de toucher à la susceptibilité des uns et des autres.

En conclusion, et sans sortir de mon bureau, ni en « espionnant » qui que ce soit, la base de données m’a permis d’accéder à des informations capitales et stratégiques pour ce qui concerne la gestion des marchés publics de l’ensemble du secteur de la Poste et des Télécom durant toute une année.

Incroyable non ?

Voilà l’utilité d’une démarche d’intelligence économique pour accéder à des informations qui étaient cachées mais retrouvées à partir d’informations ouvertes portées à la connaissance de tout le monde. Il m’a fallu juste organiser méthodiquement des informations ouvertes et accessibles à tous.

Qu’est-ce que j’allais faire avec ces informations ?

À qui vais-je transmettre ces nouvelles informations ?

Finalement, j’ai décidé de n’informer ni le Ministre ni son SG sur les conclusions auxquelles je suis arrivé.

J’ai juste décidé de porter à la connaissance des premiers responsables d’Algérie Télécom et d’Algérie Poste les résultats auxquels je suis parvenu mais sans préciser le comment je suis parvenu à le faire. Personne ne savait que j’avais en ma possession une base de données de suivi des marchés publics de tout le secteur de la Poste et des Télécom.

J’ai donc appelé par téléphone les deux responsables pour les informer.

J’ai demandé au PDG d’Algérie Télécom de me transmettre une fiche technique sur l’entreprise qui a obtenu 80% des marchés de pose de la fibre optique durant l’année 2012 et c’est le seul sujet que j’ai discuté avec lui.

Et j’ai demandé au DG d’Algérie Poste pourquoi il n’autorisait pas ses structures de Wilaya à diffuser directement leurs appels d’offre.

La seule chose que je pourrais vous dire c’est que ces deux brefs appels téléphoniques ont été ressentis comme l’effet d’un très fort séisme ou tsunami. Tout a changé pour moi ensuite en rapport avec mon isolement au sein du Ministère de la Poste et des Télécom et ce en l’espace de quelques jours.

Ce n’est que 48 heures après mes deux coups de téléphone que je me suis rendu compte de l’immense effet produit par mon action.

C’est le Ministre en personne qui a demandé à me voir personnellement et porter à ma connaissance un certain nombre d’informations que je ne pourrais vous livrer. Mais je tiens à préciser que le Ministre n’a aucunement évoqué les informations que j’ai transmis à ses deux collaborateurs.

Toujours est-il qu’à partir de cette date, toutes les structures du Département Ministériel ont été instruites officiellement pour me transmettre toutes les informations en leur possession qui pourraient éventuellement m’intéresser.

Même le Ministre (que Dieu ait son âme) et son Secrétaire Général se sont mis de la partie. Et ce n’est qu’à partir de cet instant que l’information commençait à circuler convenablement et normalement.

Ma voiture de fonction (déglinguée) m’a même été remplacée par une autre plus récente et finalement tout a changé pour moi avec la fin de mon isolement. J’ai été invité quelques temps après à visiter solennellement les sièges d’Algérie Télécom et d’Algérie Poste avec tous les honneurs requis.

Je précise enfin que je ne suis pas resté longtemps dans ce secteur après ces faits. Le mois de janvier 2013, et sur ma demande, j’ai été affecté à une autre responsabilité. Mon séjour au sein du secteur de la Poste et des Télécom n’a finalement duré que six mois, mais six mois bien remplis.

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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Économie comportementale, nudge et prise de décision

Faut-il se fier à ses intuitions ?

Comment remédier aux biais cognitifs qui nous égarent alors que nous n’en avons même pas conscience ?

Qu’est-ce qu’il y a lieu de faire pour prendre une bonne décision ?

Ou plutôt, que faire pour éviter de prendre de mauvaises décisions ?

Et là quand je parle de prise de décision, cela concerne tout le monde.

Nous sommes tous concernés par cette problématique : Citoyens ordinaires, Décideurs, Responsables à tous les niveaux, Chefs d’entreprises, Parlementaires, Syndicalistes, Opposition et j’en passe.

Nous sommes tous embarqués sur le même navire et s’il coule, nous périrons tous sans exception.

Personne n’est épargné, la bonne décision nous servira tous et la mauvaise décision nous ruinera tous également.

Pourquoi cette thématique ?

Je viens juste de finir la lecture d’un merveilleux livre écrit par Olivier Sibony dont le titre, que j’ai emprunté pour cet article, est bien évocateur : Vous allez commettre une terrible erreur !

Et je souhaiterais vous livrer en exclusivité mes ressentis, histoire de vous inciter et encourager à reprendre vos livres en main.

L’objet de ce livre est de nous sensibiliser à la prise de la bonne décision, aussi bien dans notre vie professionnelle que personnelle.

Ce que je retiens de ce livre ?

Finalement, mon vocabulaire s’est enrichi de deux nouveaux mots : Économie comportementale et Nudge (terme anglo-saxon signifiant coup de pouce).

Qu’est-ce que l’économie comportementale ?

L’économie comportementale est un domaine de recherche en économie qui étudie comment les personnes prennent des décisions dans des situations économiques, en reconnaissant que nous ne sommes pas toujours parfaitement rationnels contrairement au modèle économique classique appelé homo-économicus.

L’économie comportementale s’appuie sur la psychologie, les sciences sociales et des expériences réelles ou en laboratoire pour comprendre pourquoi nos choix peuvent être influencés par nos émotions, nos biais cognitifs et notre contexte social.

Et qu’est-ce que le Nudge alors ?

Le nudge, c’est un petit coup de pouce pour aider les gens à faire un bon choix, sans les obliger et sans les punir.

Imagine une cantine dans une école primaire. Si les fruits sont placés à hauteur des yeux et les bonbons tout en bas, beaucoup d’enfants choisiront les fruits.

Personne ne leur a interdit les bonbons (qui contiennent trop de sucres et donc pas bons pour la santé), mais la façon de présenter les choses les aide à mieux choisir : Ça, c’est un nudge.

En économie comportementale, le nudge sert à orienter doucement les décisions en tenant compte du fait que les humains ne réfléchissent pas toujours longtemps. On agit souvent par habitude, par facilité ou parce que quelque chose attire notre attention.

Le nudge ne force pas. Il guide, comme un panneau discret sur la route.

Quel est l’intérêt de cette nouvelle discipline entre économie comportementale et nudge ?

Les événements récents en Algérie prouvent que nous sommes en plein dedans.

Notre passage à la nouvelle année 2026 à été vraiment laborieux, houleux et inquiétant cette fois-ci. Nous avons démarré la nouvelle année avec un débrayage très actif du monde du transport menaçant sérieusement la stabilité de notre pays.

Le monde du transport a manifesté ouvertement sa désapprobation suite à une augmentation (pas du tout attendue) des prix des carburants ainsi que par le côté éminemment répressif du nouveau code de la route devant être appliqué durant l’année 2026.

Pourquoi l’augmentation des prix des carburants n’a pas été débattue lors des discussions sur le projet de Loi Finance pour l’année 2026 ?

Pourquoi ne pas avoir tenu compte, quelques jours plus tôt, du contenu du discours du Président de République annonçant son choix décidé et assumé pour la préservation du pouvoir d’achat des citoyens (signifiant donc qu’il n’y aura pas d’augmentation des prix cette année) et décider le 01 janvier 2026 d’une augmentation ?

Pourquoi le Ministre de l’intérieur n’a pas tenu compte des nombreuses interpellations des parlementaires qui ont mis en avant le côté hyper-repressif du nouveau code de la route ?

Voilà donc de nombreuses interrogations qui montrent que la problématique de la décision est vraiment directement liée à la bonne gouvernance du pays.

J’ai bien sûr évité de parler de deux autres secteurs concernés par cette problématique de la décision et qui risquent eux aussi de déraper en 2026 si rien n’est fait. Je parle en particulier du commerce (intérieur et surtout extérieur) et des finances (tout particulièrement les banques et la Banque d’Algérie).

Nous avons apparemment encore du chemin à parcourir pour mettre en pratique une bonne gouvernance et cela n’est pas du tout impossible. C’est une question de volonté politique qui, en théorie, est tout à fait présente et réelle chez nous.

En attendant, continuons de lire et d’apprendre pour nous enrichir.

Le prochain livre sur ma liste de lecture est justement « Nudge » de Richard Thaler l’inventeur du concept qui porte le même nom et Prix Nobel d’Économie l’année 2017.

Je vous tiendrais donc informés, c’est promis…

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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La richesse ?

La forme de richesse la plus élevée est la capacité de se réveiller chaque matin et de dire : Je peux faire ce que je veux aujourd’hui.

Les gens veulent devenir plus riches pour être plus heureux.

Le bonheur est un sujet compliqué car chacun est différent. Mais s’il existe un dénominateur commun au bonheur, un carburant universel de joie, c’est que les gens veulent contrôler leur vie.

La capacité de faire ce que vous voulez, quand vous voulez, avec qui vous voulez, aussi longtemps que vous le voulez, n’a pas de prix. C’est le dividende le plus élevé que l’argent verse.

Le dénominateur commun le plus puissant du bonheur est simple.

Le psychologue Américain Angus Campbell a résumé la situation comme suit :

Avoir un fort sentiment de contrôle sur sa vie est un indicateur plus fiable de sentiments positifs de bien-être que n’importe quelle condition objective de vie que nous avons considérée.

Plus que votre salaire. Plus que la taille de votre maison. Plus que le prestige de votre travail. Le contrôle de faire ce que vous voulez, quand vous le voulez, avec les personnes que vous voulez, est la variable de style de vie la plus large qui rend les gens heureux.

La plus grande valeur intrinsèque de l’argent, et cela ne peut être surestimé, est sa capacité à vous donner le contrôle de votre temps.

Pour obtenir, petit à petit, un niveau d’indépendance et d’autonomie provenant d’actifs non dépensés qui vous donnent un meilleur contrôle sur ce que vous pouvez faire et quand vous pouvez le faire.

Un petit montant de richesse signifie la possibilité de prendre quelques jours de congé lorsque vous êtes malade sans vous ruiner. Acquérir cette capacité est énorme si vous ne l’avez pas.

Un peu plus signifie attendre qu’un bon emploi se présente après avoir été licencié, plutôt que d’avoir à accepter le premier que vous trouvez. Cela peut changer la vie.

Six mois de dépenses d’urgence, c’est ne pas avoir peur de son patron, car on sait que l’on ne sera pas ruiné si l’on doit s’absenter pour trouver un nouvel emploi.

Plus encore, cela signifie la possibilité d’accepter un emploi moins bien payé mais avec des horaires flexibles. Peut-être un avec un trajet plus court. Ou être capable de faire face à une urgence médicale sans avoir à vous soucier de la façon dont vous allez la payer.

Ensuite, vous pouvez prendre votre retraite quand vous le souhaitez, plutôt que lorsque vous en avez besoin.

Utiliser votre argent pour gagner du temps et des options présente un avantage en matière de style de vie avec lequel peu de produits de luxe peuvent rivaliser.

(C) 2022 Morgan Housel

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Banque d’Algérie : Nouvelles règles strictes pour le droit de change

En application des dispositions de l’instruction n° 05-2025 du 17 juillet 2025 relative au droit de change pour voyage à l’étranger, la présente note a pour objet de préciser les modalités de mise en œuvre des conditions d’octroi dudit droit.

Il est ainsi rappelé aux banques la nécessité d’observer rigoureusement les prescriptions de l’instruction n°05-2025, notamment celles de son article 10 et d’appliquer systématiquement les dispositions législatives et réglementaires en vigueur à l’effet de s’assurer que les capacités financières du bénéficiaire effectif lui permettent de s’acquitter du montant afférent à l’opération pour son propre compte et/ou au profit des personnes apparentées, telles que définies dans l’instruction n°05-2025 sus visée.

Dans ce cadre, l’octroi de ce droit de change est désormais subordonné à la détention par le demandeur, d’un compte bancaire ouvert auprès de la banque domiciliataire. Les banques doivent, à ce titre, mettre en œuvre l’ensemble des mesures de vigilance prévues par les textes en vigueur, notamment celles relatives à la connaissance du client, à la vérification de l’identité et à l’évaluation de la cohérence des opérations avec le profil du titulaire.

Le règlement de la contrevaleur en dinars du montant en devises doit être effectué exclusivement par des moyens scripturaux émis par les banques, tels que la carte CIB, le chèque bancaire ou tout autre instrument scriptural autorisé. Les paiements en espèces ne sont plus admis.

Par ailleurs, les banques doivent aviser les bénéficiaires ayant séjourné à l’étranger pour une durée effective inférieure à sept (07) jours, qu’ils doivent restituer le montant du droit de change perçu, sous peine de s’exposer à la perte du droit de change pour une durée de cinq (05) années, sans préjudice de poursuites judiciaires.

Les mesures visées ci-dessus visent à sécuriser les conditions d’octroi de ce droit, à assurer son utilisation par les seuls bénéficiaires effectifs et à garantir le bon déroulement de l’opération, à même d’offrir davantage de confort et de sécurité pour le citoyen.

Aussi, les banques sont invitées à prendre, sans délai, les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre des dispositions de la présente.

La présente note prend effet à compter de la date de sa signature.

Ce sont les termes de la note aux banques portant le N° 01/DGIG/2025 du 15 décembre 2025, rédigée et signée par le Directeur Général de l’Inspection Générale de la Banque d’Algérie.

Traduction et interprétation

À travers cette note très explicite, les autorités financières algériennes serrent les vis pour accéder à l’allocation touristique.

Le but recherché ?

Limiter le nombre de citoyens qui vont bénéficier de cette allocation.

Pourquoi ?

Officieusement, c’est l’existence de tentatives de fraudes avérées qui sont à l’origine de ces mesures.

Les non-dits ?

Est-ce que les réserves de changes se sont contractées ces derniers temps entraînant ainsi ces mesures ?

Et si c’est le cas, que faudrait-il faire ?

Il ne faut pas vivre au-dessus de ces moyens et revenir à un mode de gestion plus prudent : Annuler de manière temporaire l’octroi de l’allocation touristique jusqu’à nouvel ordre.

Est-ce qu’il faut alors revenir à l’allocation de 100 Euros ?

La réponse est négative bien sur et ce pour préserver la dignité des Algériens.

Tu n’as pas les moyens, tu restes chez toi.

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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La brutalité ?

Le bâton, la matraque, la répression, la soumission, la pression, la peur, l’injonction ne sont pas d’excellentes stratégies pour résoudre des problèmes ou prendre en charge des préoccupations.

Il y a mieux !

Par exemple nous pouvons utiliser les méthodes ou procédés suivants :

👉 Formation,
👉 Éducation,
👉 Sensibilisation,
👉 Vulgarisation,
👉 Contrôle,
👉 Prévention,
👉 Initiation,
👉 Encouragement
👉Etc.

Cette liste n’est pas exhaustive et je suis convaincu qu’il existe encore d’autres méthodes light ou douces, des Soft Skills quoi : Des comportements humains et fins.

La brutalité n’a jamais résolu des problèmes.

Jamais…

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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