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Intelligence Économique & Gouvernance

Innovation et digitalisation en Algérie ?

Le Global Innovation Index 2025 (GII 2025) publié par l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) en septembre 2025 place l’Algérie au 115ᵉ rang sur 139 pays, loin derrière ses voisins du Maghreb, le Maroc (57), la Tunisie (76) et l’Égypte (86).

Ce classement met en évidence de manière claire les faiblesses d’un système national encore peu tourné vers la recherche appliquée et la valorisation industrielle du savoir. Malgré une jeunesse hyper-motivée et une multitude d’universités, l’innovation algérienne reste quelque peu limitée et freinée.

Pourquoi cette faible performance ?

Il semblerait à première vue que les initiatives locales sont empêchées par la bureaucratie, le manque de financements ciblés et l’absence de passerelles fiables entre le monde académique et le monde de l’entreprise.

Le problème est autant plus structurel que culturel. La faible culture entrepreneuriale ambiante limite la créativité et l’innovation transformant le potentiel intellectuel en ressources sous-exploitées.

Il faut reconnaître aussi que les déviations comportementales dans l’acte d’entreprendre (corruption, clientélisme, népotisme, incompétence, médiocrité, etc.) jouent en défaveur de la création et de l’innovation et découragent ainsi toute initiative.

Les experts ont de tout temps rappelés que l’innovation ne naît pas de décisions politiques ponctuelles mais d’une stratégie durable, cohérente, fondée sur la liberté académique, la stabilité économique et une vision à long terme.

Le pays souffre de l’absence d’un capital-innovation issus du privé et repose plutôt sur des initiatives isolées, sans stratégie nationale claire ni partenariats internationaux solides. La nature publique des fonds injectés dans ce secteur ont induit des comportements non éthiques limitant l’efficacité de cet investissement. Le capital-risque devra nécessairement être en majorité issus du privé et non du public.

Notre modèle économique pourrait aussi être une cause qui reste à élucider et à approfondir. Nous sommes en effet à mi-chemin entre l’édification d’un état social et d’une économie libérée.

Que devrons-nous faire ?

Quel serait le bon choix ?

Des efforts profonds restent donc indispensables pour faire émerger un environnement favorable à la recherche, à la créativité et à la valorisation des savoirs.

À l’échelle mondiale enfin, l’innovation reste dominée en 2025 par la Suisse, la Suède, les États-Unis, la Corée du Sud et Singapour, tandis que la Chine fait une entrée remarquée dans le top 10.

Pour l’Algérie, ce classement agit comme un signal d’alerte. Seule une réforme profonde et durable de l’écosystème de l’innovation permettra de transformer son potentiel humain en moteur de développement.

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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France – Algérie : Est-ce que nos deux pays ont des destins liés ?

Je viens juste d’apprendre que le nouveau premier ministre français Sébastien Lecornu vient de démissionner quelques heures seulement après l’annonce de son nouveau gouvernement.

Que se passe-t-il en France ?

Pour ma part, et je ne le cache pas, le fait de savoir que le sieur Retailleau a finalement été reconduit de nouveau en tant que Ministre de l’intérieur m’a donné envie de vomir.

Que faut-il en penser ?

Paris n’est qu’à deux heures d’avion d’Alger !

La fin de la 5ème République approche-telle à grand pas ? Si c’est le cas, ce serait un évènement qui serait largement justifié.

Tous les radars des analystes sont dirigés en ce moment vers l’Élysée tout en se posant la pertinente question : Est-ce la fin du Macronisme ou de la Macronie ?

La météo Algérienne a toujours eu ses effets directs sur Paris et ce depuis juillet 1830 à ce jour. Et la réciproque demeure tout aussi vraie : Apparemment les destins de nos deux pays sont bien liés !

Je vous livre une synthèse courte, factuelle et directe, des points historiques avérés montrant qu’Alger (ou plutôt le gouvernorat d’Alger au moment de la colonisation) a pesé sur la politique française depuis juillet 1830 et que cette influence a perduré après l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Juillet 1830 – Conquête coloniale française d’Alger : L’expédition de 1830 marque le début d’une colonisation qui fait d’Alger un enjeu stratégique et politique pour Paris dès l’origine.

Traitement administratif particulier : Pendant plus d’un siècle l’Algérie (dont Alger) n’est pas un simple territoire d’outre-mer mais organisée comme partie intégrante de la France, ce qui ancre ses choix locaux dans la politique métropolitaine.

Mai 1958 – Crise d’Alger et putsch du 13 mai 1958 : Des événements déclenchés à Alger ont provoqué une crise nationale en France et conduit au retour au pouvoir de Charles de Gaulle, preuve directe qu’un mouvement algérois pouvait renverser l’équilibre politique à Paris et surtout la naissance de la 5ème République.

Avril 1961 – Putsch des généraux à Alger : Une tentative de coup d’état organisée en Algérie a failli entraîner la France au bord de la guerre civile. Encore une fois, des décisions et des actions prises à Alger ont déterminé la trajectoire de politique nationale.

Conséquence démographique et électorale (après 1962) : L’exode des pieds-noirs et rapatriés a réorienté des électorats et des réseaux politiques en métropole. Les populations liées à l’Algérie pèsent depuis lors dans certains équilibres électoraux et thématiques publiques.

Relations post-indépendance & Engagements politiques continus : Depuis 1975 et surtout depuis les années 2000, présidents et candidats français à l’élection présidentielle multiplient les visites, déclarations et gestes en direction de l’Algérie et des Algériens (Giscard, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron).

Ces actions, visites, excuses ou repentances partielles et tactiques, commissions de “mémoire et vérité”, montrent que la question algérienne reste un sujet de débat et de calcul politique aussi bien à Paris qu’à Alger.

En conclusion, je dirais que de la conquête de 1830 aux crises d’Alger de 1958 et de 1961, puis par la forte présence humaine, diplomatique et mémorielle post-1962, qu’Alger a toujours influencé de façon significative et répétée les décisions et discours politiques à Paris.

Après 1962 cet impact a changé de forme (diaspora, mémoire, sécurité, économie, visites présidentielles), mais il n’a pas totalement disparu. Les candidats et chefs d’État français continuent d’y être attentifs pour des raisons électorales, stratégiques et symboliques.

Que va-t-il se passer les prochains jours, semaines ou mois en France ?

La fin de la 5ème République ?

La fin du Macronisme ?

Nos yeux restent rivés vers le Nord de la Méditerranée !

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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Que faut-il penser de la situation actuelle au Maroc ?

Je rêve que les citoyens du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie puissent circuler librement d’un pays à l’autre sans passeport, une carte d’identité suffirait.

Lorsque cela se concrétisera, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que nous avons bien avancé dans le chemin vers l’épanouissement véritable de l’ensemble de nos peuples.

C’est un rêve, c’est vrai, cela restera un rêve, je le sais aussi, mais un rêve bien possible et réalisable si les « politiques » veulent bien se transformer et changer leur état d’esprit qui relève d’un autre âge.

Je n’aime pas la politique et les « politiciens » et veuillez m’en excuser.

Il est toujours triste de voir ses voisins vivre des situations difficiles et cela n’arrange personne que cela perdure et ce au vu des derniers événements survenus la fin du mois de septembre en cours au Maroc.

Souhaitons une issue favorable à nos voisins et ne perdons pas de vue que les violences n’ont jamais résolu les problèmes : C’est toujours la négociation qui doit prévaloir.

Il est dans le domaine du très probable que les États Unis d’Afrique du Nord (Maroc – Algérie & Tunisie réunis) pourraient avoir un brillant avenir si, si, si, si, si, si, si, …

Ne soyons pas Zoudj Bghal !

Élevons le niveau des deux côtés de la frontière.

Ne donnons pas raison à la France coloniale qui a eu l’idée diabolique de nommer les deux postes frontaliers entre l’Algérie et le Maroc « Zoudj Bghal », ce qui signifie en bon français deux mulets, un « Bghal » de chaque côté de la frontière.

Grave, n’est-ce pas !!!

Une déstabilisation du Maroc ne servirait nullement les intérêts de mon pays et une disparition de mon pays aura comme conséquence un terrible chaos sur toute l’Afrique du Nord (Maroc compris) avec en prime des répercussions dramatiques sur l’ensemble du Sud de l’Europe.

Un peu de sagesse, de discernement et d’intelligence SVP.

Est-ce que l’Italie va faire un jour la guerre à la France ?

Est-ce qu’il y a un risque qu’un jour une guerre éclate entre la Suisse et l’Allemagne ?

Quelle est la probabilité de survenance d’un conflit militaire entre la Norvège et la Suède ?

Y a-t-il un risque d’escalade et de tension entre la Belgique et la Hollande ?

De grâce, SVP,  reveillons-nous et commençons à nous occuper de choses utiles pour nos peuples au lieu de se disputer et de se chamailler comme des bambins en manque d’affection.

P S : Je suis désolé pour ce coup de gueule, je devais le faire pour soulager ma peine.

Merci pour votre compréhension.

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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Pourquoi le projet de numérisation n’avance pas sereinement en Algérie ?

Appelons un chat, un chat, si nous souhaitons mieux comprendre notre environnement et bien avancer.

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (informatique, nouvelles technologies, intelligence artificielle, Big Data, etc. ) laissent des traces et cela n’arrange pas tout le monde.

Les agents véreux de l’administration voient d’un très mauvais œil tout ce qui se rapporte à la technologie et en particulier à l’informatique avec toute la transparence induite.

Les opérations de numérisation des procédures administratives faites dans différents secteurs ont limité très fortement l’intervention humaine et donc protégé contre toute intervention intempestive bloquante.

Moins il y a d’intervention de l’homme et plus c’est fonctionnel et fluide.

Ce discours, je l’ai déjà tenu au cours d’une conférence sur l’économie numérique au niveau du CIC/Alger le 22 mars 2022 et je n’ai malheureusement pas été bien entendu.

Al Hamdoulillah, aujourd’hui notre Président de la République Abdelmadjid Teboune vient de me renforcer dans mes convictions sur le numérique en Algérie dans sa rencontre avec la presse nationale le 26 septembre 2025.

Au cours de cette rencontre, le Président de la République a notamment déclaré que l’on ne peut plus continuer comme cela. La numérisation, soit elle se termine la fin de l’année 2025, soit il prendra des mesures radicales.

Il a ajouté que rien n’est compliqué pour la science et rien n’est compliqué pour l’humain quand il est honnête.

La numérisation demeure avant tout un combat contre l’argent sale qui continue de tuer la République à petit feu.

Celui qui veut demeurer respectable et respecté doit s’éloigner le plus possible de l’argent sale.

Ces propos très forts du premier magistrat du pays me réconfortent dans mes thèses sur l’avancée du numérique en Algérie.

Les secteurs où la numérisation patine en ce moment sont bien identifiés et reconnus de manière triviale :
➡️ Les Banques,
➡️ Les impôts,
➡️ Les Douanes,
➡️ Les Domaines,
➡️ Les administrations centrales,
➡️ Et toute entité à l’origine de la diffusion d’appels d’offres pour des marchés publics.

Là où il y a de l’argent public, il y a de la corruption et de la résistance à l’avancée du numérique.

Je vous invite à visionner la vidéo de la rencontre du Président de la République avec la presse tenue le 26 septembre 2025. La question de la numérisation a été évoquée à partir de la minute 36’52 jusqu’à la minute 42’50.

Rencontre du Président avec la presse nationale – 26 septembre 2025

En conclusion, je dirais que si nous souhaitons développer le numérique en Algérie, il faut encourager Algérie Poste à aller de l’avant et non la bloquer. Les pouvoirs publics doivent soutenir et assister Algérie Poste à remettre à jour le vieux dossier de la Banque Postale.

Je viens juste d’apprendre que Mme Chiraz Bechiri (issue du secteur bancaire) vient d’être nommée Directrice Générale d’Algérie Poste. La question qui vient immédiatement à l’esprit est la suivante :

Est-ce un bon choix que de désigner un cadre du secteur bancaire pour diriger Algérie Poste sachant le contentieux très récent entre Algérie Poste et le secteur des banques ?

L’avenir nous renseignera mieux que quiconque !

Pour donner enfin au numérique tout son essor, deux gros chantiers devraient être ouverts dans l’urgence :
👉 La réforme du système bancaire et monétaire,
👉 Une grande réforme fiscale visant en tout premier lieu, l’équité fiscale.

Je vous met enfin en lien, l’ensemble de mes articles sur cette lancinante question du numérique en Algérie.

Qu’est-ce qui freine l’avancée du numérique en Algérie ?

Algérie Poste : La première banque numérique en Algérie ?

Refonte du secteur financier en Algérie : Rêve ou réalité ?

Banque Postale : Un projet en hibernation

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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L’intelligence émotionnelle en toute simplicité !

Les émotions sont des signaux brefs émis par le cerveau pour alerter d’un besoin non comblé. Elles diffèrent des sentiments, qui prolongent ces signaux dans le temps.

Il existe quatre émotions fondamentales : Joie – Colère – Peur & Tristesse. Leur fonction est de nous pousser à agir pour retrouver un état de bien-être.

La joie est l’émotion de connexion et de motivation. Elle survient quand on se sent épanoui, en progression, aligné avec soi. Elle indique que nos besoins sont comblés, notre environnement est favorable. Le sourire en est un déclencheur et même forcé, il stimule les hormones du bonheur (sérotonine, dopamine).

La colère signale une atteinte au respect de soi : Injustice, frustration, violation de nos limites. Elle révèle un besoin d’affirmation, de changement, de reconnaissance. Plutôt que blâmer, elle incite à prendre sa part de responsabilité et à poser des limites claires.

La peur est un mécanisme de protection. Elle naît face à l’incertitude, la nouveauté ou un danger perçu. Elle invite à anticiper, sécuriser, se préparer ou oser. Pourtant, 92% de nos peurs sont imaginaires. La peur reste utile si elle déclenche une réaction adaptée.

La tristesse marque une perte, une transition. Elle demande du temps pour digérer, faire le deuil, se réconforter et s’ouvrir à du renouveau. Elle pousse à ralentir pour mieux repartir.

Que faut-il retenir de tout cela ?

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises émotions, elles sont toutes utiles. Face à une émotion désagréable, écoutez-la, comprenez le message transmis, agissez, puis souriez. C’est ainsi que l’on avance avec l’intelligence émotionnelle.

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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Un avis extérieur est toujours utile !

Cher cadre, courez-vous toujours après le temps ?

Entre réunions, objectifs, obligations familiales et tentatives de souffler un peu, vous tenez bon. En apparence, tout roule. Mais en coulisse, une tension persiste. Difficulté à gérer le stress, manque de sens, doutes sur vos choix, sensation de tourner en rond. Vous vous demandez si vous exploitez vraiment votre potentiel.

Ce constat, beaucoup le partagent. Pourtant, rares sont ceux qui osent faire appel à un regard extérieur. Par peur d’être jugés, par réflexe d’autonomie, ou simplement par scepticisme.

Grave erreur !

Faire appel à un Accompagnement, ce n’est pas un aveu de faiblesse. C’est une démarche stratégique. Un regard extérieur vous aide à sortir la tête du guidon, à voir clair dans le flou. Il met en lumière ce que vous ne percevez plus : Vos ressources, vos limites, vos angles morts.

Il ne s’agit pas de vous donner des leçons, mais de vous fournir des outils concrets, adaptés à votre réalité. Pas des recettes génériques, mais des leviers personnalisés, alignés avec vos objectifs. L’accompagnement structuré s’appuie sur des méthodes éprouvées, issues du développement personnel, de la psychologie et des sciences du comportement.

Et surtout, il vous ouvre des perspectives neuves. Il casse les routines mentales, bouscule les certitudes, débloque ce qui freine. Il vous pousse à penser autrement, à agir autrement. Moins par contrainte que par choix.

Vous avez le niveau pour réussir seul. Mais pourquoi s’imposer ce parcours en solitaire quand un appui extérieur peut accélérer les prises de conscience, optimiser vos décisions, renforcer votre équilibre et votre efficacité ?

Un bon accompagnement, c’est un miroir clair, un outil de pilotage, un levier de transformation. C’est un investissement lucide dans votre bien-être, vos performances, votre futur.

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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Existe-t-il en Algérie des Cabinets de Conseils en intelligence économique ?

Lors de mes nombreux échanges autour de la question de l’intelligence économique en Algérie, une question récurente revient à chaque fois avec insistance : Mr Labdi, est-ce que vous connaissez des cabinets de conseil algériens qui proposent des prestations d’intelligence économique aux entreprises ?

Ma réponse est alors immédiate et tranchante : Je n’en connais pas car il n’y en a pas tout simplement, du moins à ma connaissance.

En réalité, la demande de prestations en matière d’IE est inexistante en Algérie. Pas de besoins manifestes en IE et donc pas de cabinets pour y répondre.

Le chemin est encore long et semé d’embûches pour le développement de l’IE en Algérie.

Allant dans le même sens, une autre question que l’on pourrait se poser aussi serait : Est-ce qu’il y a en Algérie des entreprises qui recourent de manière formelle à une démarche d’intelligence économique ?

La réponse est également négative dans ce cas de figure et aucune entreprise en Algérie ne fonctionne avec une démarche formelle d’intelligence économique en consacrant une structure organique dédiée à l’intelligence économique.

Dans un écrit récent, j’ai essayé de répondre avec de nombreux détails à cette question. Si vous n’avez pas encore consulté cet article, je vous invite à le faire dans le lien ci-dessous :

Pratiques d’intelligence économique en Algérie

Pour remédier à tout cela, notre première urgence sera le modèle économique en cours en Algérie et qu’il faut revoir en profondeur.

Sommes-nous encore socialistes ou allons-nous vers une économie de marché ?

La chose qui est sûre est que les autorités Algériennes insistent toujours aujourd’hui sur le caractère social de l’état algérien et donc l’ambiguïté demeurera encore pour de nombreuses années. Analysez le contenu du discours officiel tenu par les plus hautes autorités du pays si vous n’êtes pas convaincu.

Et je précise et insiste sur le fait que je ne souhaite nullement que l’état Algérien se désengage totalement des questions sociales. Non, bien sûr. Ce que je demande c’est juste de maintenir l’action de l’état en faveur des personnes vulnérables mais de revoir la méthode d’intervention.

L’état Algérien subventionne de nombreux produits et services en direction de tous les Algériens et c’est cela qui n’est pas normal et sain. L’état devrait plutôt cibler de manière précise uniquement les personnes vulnérables. Cela peut être possible en recourant de manière intelligente aux nombreux outils technologiques.

Quelle est la part du privé (national et étranger) dans l’économie algérienne ?

L’état est le plus grand et (presque) l’unique investisseur en Algérie et cela est en soi un souci. Trop d’argent public circule dans l’écosystème Algérien et c’est donc un terrain favorable à la corruption.

Je signale aussi une autre bizarrerie économique Algérienne : Notre économie est financée exclusivement sur fonds propres et la part du crédit à l’économie est quasi-nul. L’Algérie refuse de s’endetter pour financer ses projets en raison d’une douloureuse expérience vécue les années 90 avec le FMI et la Banque Mondiale.

Nous tenons beaucoup à notre souveraineté en matière de « décisions stratégiques » mais est-ce que cela n’est pas plutôt une manière d’éviter une ingérence dans nos affaires, surtout lorsque nous faisons mal les choses et sommes alors dans des postures difficiles à défendre. N’oublions pas que notre pays a toujours développé une gouvernance basée sur la rente sur la base des recettes issues des hydrocarbures.

Quelle est la part de l’économie Algérienne dans l’économie mondiale ?

À l’exception des hydrocarbures, notre contribution à l’économie mondiale est presque inexistante. Cela est également une préoccupation d’une tout autre nature. L’économie Algérienne n’est malheureusement pas bien intégrée à l’économie mondiale. Notre seule contribution à l’économie mondiale reste les hydrocarbures et tout particulièrement le gaz.

Est-ce qu’il existe des domaines que nous pouvons développer en Algérie pour mieux nous insérer dans l’économie mondiale ?

Oui bien évidemment ! Agriculture, pêche et tout particulièrement l’agriculture saharienne – Tourisme – Énergies renouvelables (Solaire – Éolien – Hydrogène) – Fer et phosphates – Industries en général, industrie pharmaceutique en particulier et industries de transformation etc.

Je sais et je le sais ! Le contenu présenté à travers cet article peut être qualifié de négatif et non encourageant et je le comprends. Il faut admettre toutefois que c’est cela notre réalité qu’il faut commencer par accepter telle qu’elle est pour essayer ensuite d’améliorer ce qui pourrait l’être.

Soyons donc réalistes, nous avons énormément d’atouts et il faudra savoir les combiner intelligemment pour améliorer sensiblement notre gouvernance et avancer.

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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La primauté de l’intérieur sur l’extérieur

Je le précise d’entrée de jeux, cet article ne traite nullement de questions politiques liées à notre guerre d’indépendance contre l’occupant français.

Durant notre guerre de libération, nos vaillants combattants, évoquant la situation des maquis, ont en effet, fait de ce slogan une stratégie très largement discutée lors du Congrès de la Soumam.

Le contenu de l’article d’aujourd’hui, a pour objet quant à lui, plutôt un autre type de révolution tout aussi importante. Il s’agit en fait de révolution personnelle où il est question de volonté et d’actions visant l’amélioration de sa qualité de vie.

Dans le cas où votre vie ne vous satisfait pas et que vous souhaitez apporter des changements dans votre existence, n’oubliez jamais que la primauté de vos actions doit être dirigée vers l’intérieur et non vers l’extérieur. Aucun résultat palpable ne pourrait être obtenu si vous tentez d’agir sur votre environnement extérieur : De la pure perte et du gaspillage certain d’énergie. Tous vos efforts doivent être dirigés plutôt vers l’intérieur.

Les solutions à vos problèmes et préoccupations ne sont pas à chercher chez les autres, c’est-à-dire à l’extérieur de vous. Prenez conscience que tout est en vous, que vous disposez de tout ce qu’il faut, agissez en conséquence et vous verrez par vous-même les résultats obtenus.

Dans leur « évaluation de la situation » beaucoup de mes amis justifient leur absence de motivation et leur inaction en mettant en avant le fait que leur environnement extérieur est loin d’être parfait et favorable, que cet environnement ne reflète pas du tout vers quoi ils veulent tendre et estiment à tord qu’il leur est néfaste quelque part. Prenez acte que nous sommes dans ce cas dans une posture de victimisation et non dans une posture de responsabilité.

Cette évaluation mal construite dès le départ prend comme hypothèse de base erronée, le fait que les solutions à nos soucis sont à rechercher en dehors de nous. Ils auront donc du mal à obtenir des résultats probants s’ils tentent d’agir sur l’extérieur pour la simple raison qu’ils n’ont aucun moyen de contrôle sur cet environnement. 

La seule entité ou personne sur laquelle il est possible d’agir ne peut être que soi-même. Pour plus d’efficacité, il faut donc focaliser et diriger toute notre énergie sur nous-mêmes si nous souhaitons obtenir des résultats palpables et commençons alors par le bon bout : Qui sommes-nous ?

Connais-toi toi-même et tu connaîtra le monde !

Se connaître soi-même, c’est en quelque sorte mettre de l’ordre dans ses affaires personnelles, faire du rangement et du ménage aussi bien dans sa maison que dans son jardin intérieurs : Commencez par éliminer les « mauvaises herbes » tout en semant quelques « bonnes graines ». 

Cette tâche sera encore plus salutaire si cela n’a pas été fait depuis une longue période. La clarté et la netteté des lieux vous indiquera votre chemin vers le bonheur. La finalité de toute action humaine ne peut-être que de réaliser son propre bien-être. Soyez donc à l’écoute de vous-même, de votre corps, de vos émotions, de vos besoins et de vos désirs.

Plongez aux fins fond de vous-mêmes, découvrez et explorez votre magnifique monde intérieur. Faites votre introspection, posez les bonnes questions et allez au fond des choses. Arrêtez de vous mentir et soyez honnêtes avec vous-mêmes, vous avez tout à y gagner. Votre vulnérabilité ne devrait pas vous faire peur ni être une contrainte, bien au contraire, en l’acceptant bravement, vous ne serez que plus forts et vous accéderez ainsi à votre force intérieure.

Très bonne exploration…

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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Le monde de la prédation et du mépris !

Le monde d’aujourd’hui peut être qualifié sans risque de se tromper comme étant le monde de la prédation et du mepris.

Cinq chefs d’états africains sont conviés (ou plutôt convoqués) à la maison blanche au cours de ce mois de juillet 2025. Une photo souvenir a même été prise au sein du bureau oval, une photo très significative, un message au reste du monde.

Qui est assis ?

Et qui est debout ?

Je pense que cette photo restera ancrée durablement dans notre esprit et dans l’histoire de l’humanité pour au moins deux raisons.

La première serait cette mise en avant (ou plutôt mise en scène) du mandat d’un président américain unique et original pour avoir écorché durablement et négativement l’image de son propre pays et indirectement celui du monde occidental tout entier.

Avec cette photo, une grande vérité est révélée au monde. L’Amérique n’est plus le pays révé des libertés, elle est devenue plutôt le représentant mondial de la prédation et du mépris de l’autre.

N’oublions surtout pas l’image similaire très récente de ce même chef d’état en visite (de prédation) dans trois pays du Golfe et où plus de 4 000 milliards de dollars ont été « collectés ».

Quels messages véhiculent ces deux événements ?

Tout simplement et malheureusement la prédation et le mépris de l’occident quant au reste du monde, sans exclusion aucune.

Autrement dit :

وَلَن تَرْضَىٰ عَنكَ ٱلْيَهُودُ وَلَا ٱلنَّصَارَىٰ حَتَّىٰ تَتَّبِعَ مِلَّتَهُمْ

Le message est bien reçu !

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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Réveillez-vous, vous êtes en vie !

Un de mes contacts m’a posé récemment une question surprenante mais combien pertinente et je vous la reproduis.

Pourquoi Mr Labdi vous avez choisi la thématique de la réussite et du succès en Algérie alors que nous « nageons » en pleine incertitude et désarroi ?

C’est en effet une question de fond et je confirme qu’elle est même au cœur de toute ma démarche depuis de  nombreuses années.

Je suis parti, au début de ma quête, d’un constat très simple mais accepté difficilement et péniblement. Ce constat n’est pas du tout évident pour tous et il l’a été encore plus pour moi. Néanmoins, une fois accepté, votre vie prend une autre direction, bien salvatrice et salutaire.

C’est quoi ce mystérieux constat ?

« Nous sommes des ignorants et notre drame, c’est que nous l’ignorons »

Ce n’est qu’en prenant conscience de sa propre ignorance, que nous pourrons démarrer un long processus de réhabilitation pour donner du sens à notre vie et accéder au bonheur enfoui. Nous avons perdu nos valeurs et là je parle des valeurs universellement admises par l’ensemble de l’humanité. Notre addiction aux médias modernes et réseaux sociaux nous a dérouté et fait perdre le sens des réalités.

Nous nous sommes accrochés à des illusions et avons complètement oublié les petites choses simples que nous offre la vie. Nous voulons à tout prix (y compris au péril de notre propre santé), régler des problèmes sur lesquels nous n’avons aucun contrôle.

Notre « guerre » est perdue d’avance, je vous l’assure. 

Que peut faire un « très petit ou même minuscule ou microscopique » être humain face à l’immensité de l’univers ? 

Rien. Peine perdue d’avance.

Que faire alors ? 

Commençons par bien accepter et intégrer deux choses essentielles :

1️⃣ Nous sommes bien des mortels et lorsque vous vous endormez le soir (le sommeil peut être considéré comme une mort qui dure quelques heures), vous n’êtes jamais certains que vous allez vous réveiller le lendemain. Si vous avez des doutes quant à votre mortalité inévitable, il va falloir réviser radicalement votre vision des choses et voir le monde autrement.

2️⃣ Puisque nous sommes tous mortels et qu’à un moment donné (que nous ignorons tous), nous allons « remettre le tablier », pourquoi alors se compliquer l’existence ?

À chaque fois que vous vous réveillerez le matin et que vous respirez encore, remerciez profondément et intensément Allah, l’Univers, le Bon Dieu ou le Cosmos (nommez-le à votre guise) pour vous avoir maintenu en vie. Vérifiez aussi que vos proches et ceux que vous aimez sont eux aussi en vie.

N’est-ce pas merveilleux de pouvoir encore vivre avec ceux que l’on adore. Alors pourquoi vous ne profitez pas pleinement de ce cadeau du ciel ? Vivez à fond vos moments présents et ne vous inquiétez nullement de ce qui va se dérouler demain ou dans les jours qui suivent. Le moment venu, vous ferez ce qu’il y a lieu de faire. Profitez à fond aujourd’hui, ici et maintenant des secondes et des minutes qui s’écoulent car elles ne s’arrêteront jamais de s’écouler. Regardez autour de vous la vie qui rayonne, prenez une profonde respiration et reconnectez-vous à la vie qui est la votre.

Pourquoi vous encombrer du passé (qui s’est déjà produit) et sur lequel vous n’avez aucune emprise. Le passé n’existe tout simplement pas. Tout est dans votre esprit sous forme de mémoire ou d’imagination. Au lieu de vivre constamment dans votre esprit, vivez pleinement ce qui vous arrive aujourd’hui, ici et maintenant.

Tout le reste n’est qu’illusions.

Votre futur, votre avenir, c’est dans le moment présent que vous le construirez, pas à pas, petit à petit mais jamais dans les illusions de votre esprit.

Réveillez-vous, vous êtes en vie !

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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