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Intelligence Économique & Gouvernance

Un guide pour DRH en Algérie : Entre éthique, légalité et toxicité organisationnelle

Ce guide (à consulter en fin d’article), élaboré par un Chef de Département des Ressources Humaines et de la Formation à Alger, sous couvert de gestion des conflits et de maîtrise des problématiques RH, adopte une posture ouvertement belliqueuse et manipulatrice.

L’utilisation de la métaphore militaire pour parler du management des ressources humaines n’est pas anodine. Elle introduit une vision antagoniste des relations de travail, où les employés sont perçus comme des ennemis potentiels à neutraliser, plutôt que comme des collaborateurs à accompagner.

Un guide contraire à l’éthique et à la bienveillance managériale

Le document incite clairement à des pratiques de gestion qui relèvent d’une forme de manipulation et de harcèlement organisationnel. L’approche prônée repose sur la stigmatisation de certains profils d’employés, les assimilant à des nuisibles qu’il faut combattre par tous les moyens, y compris grâce à des méthodes coercitives et insidieuses.

L’emploi de stratégies de pression psychologique, comme l’isolement, la surcharge de travail ou la rétention d’information, est contraire aux principes de bienveillance et de respect de la dignité des travailleurs. Ces techniques relèvent davantage d’une volonté de briser les individus que de chercher une véritable amélioration du climat de travail.

Une instrumentalisation dangereuse du droit du travail algérien

Le guide joue sur les “zones grises” du droit du travail algérien pour justifier des méthodes de gestion agressives. Il encourage une lecture biaisée des articles de loi, non pas pour garantir un management juste et équitable, mais pour contourner les protections légales des salariés et exploiter certaines failles procédurales.

L’exemple du licenciement pour faute grave illustre bien cette tendance : Plutôt que de s’assurer d’un traitement objectif et équitable des cas de toxicité, le guide cherche à manipuler le système pour parvenir à une éviction systématique des employés ciblés.

De plus, l’utilisation de l’article 3 bis de la loi 90-11 sur le harcèlement moral est paradoxale. Alors que l’auteur du guide reconnaît que prouver ce type de harcèlement est difficile, il préconise lui-même des méthodes qui pourraient parfaitement être qualifiées de harcèlement institutionnel par un tribunal.

Un manuel de management toxique et pervers ?

Le contenu du guide ne relève pas d’une simple gestion stricte des ressources humaines, il décrit plutôt une méthodologie détaillée de harcèlement managérial. Plusieurs éléments le caractérisent comme un modèle de management toxique :

L’instauration d’un climat de peur : L’utilisation du blâme public, de la mise à pied préventive et des licenciements stratégiques vise avant tout à intimider l’ensemble des employés.

La manipulation psychologique : L’usure émotionnelle, l’isolement et la surcharge de travail sont des techniques classiquement utilisées dans les environnements de travail toxiques pour pousser un individu à la faute ou à la démission.

Le détournement des règles internes : Plutôt que d’appliquer le règlement intérieur de manière juste et équitable, le guide suggère de le modifier pour créer un arsenal disciplinaire à sens unique, destiné à neutraliser toute forme de contestation.

En ce sens, ce guide ne s’inscrit pas dans une logique d’amélioration de la gestion des conflits ou de la productivité, mais dans une approche hostile qui risque de générer du mal-être, du stress, voire des conflits sociaux graves.

Un guide potentiellement illégal et nuisible à la performance organisationnelle

Si ce guide se présente comme un manuel stratégique pour DRH, il dépasse largement le cadre d’une gestion saine et légale des ressources humaines. Il encourage des pratiques qui pourraient tomber sous le coup du harcèlement moral et des abus de pouvoir, exposant les entreprises qui l’appliqueraient à de lourdes sanctions juridiques et à une détérioration de leur climat de travail.

Plutôt que de s’inspirer de Sun Tzu pour mener une “guerre” interne contre certains salariés, une approche réellement stratégique du management consisterait à créer un environnement de travail où la toxicité est réduite par des pratiques transparentes, éthiques et respectueuses de la dignité humaine.

Un DRH efficace ne devrait pas être un stratège manipulateur, mais un médiateur capable d’identifier et de résoudre les conflits de manière constructive, en s’appuyant sur des principes de justice et d’équité.

Je conseille vivement enfin à lire le fabuleux livre de Lawrence Junior Peter intitulé « Le principe de Peter » si vous souhaitez mieux appréhender les questions RH dans le monde de l’entreprise.

Je serais ravi de vous l’offrir en guise de cadeau de bienvenue si vous vous abonnez à Ma Newsletter et voici le lien d’inscription :

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Lien de consultation du guide pour les DRH en Algérie :

Guide RH pour éliminer les salariés toxiques en Algérie

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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Pratiques d’intelligence économique en Algérie ?

Est-ce qu’il y a des entreprises en Algérie qui utilisent de manière formelle une démarche d’intelligence économique ?

Je tiens à préciser que, quand je parle de démarche formelle d’intelligence économique, je suppose que figurent en bonne place des structures chargées de l’intelligence économique dans les organigrammes des entreprises : Service – Bureau – Département ou Division Intelligence économique par exemple.

J’aimerais aussi clarifier dès le départ ma position en avançant que ma réponse à la question posée en début d’article est malheureusement négative et je suis désolé pour tous les efforts et énergies qui ont été dépensés de 2005 à ce jour pour introduire une démarche d’intelligence économique en Algérie.

Je n’ai pas compté les nombreux colloques, séminaires et assises avec, dans beaucoup de cas, une invitation d’orateurs et de participants étrangers où l’intelligence économique figurait en bonne place.

Pour moi, et je le précise une seconde fois, aucune entreprise en Algérie n’utilise aujourd’hui de manière formelle une démarche d’intelligence économique. Je souhaiterais d’ailleurs vivement l’intervention de personnes pour me contredire sur cette question et j’en serais très heureux pour mon pays.

Bien sûr, terminologiquement, je ne parle pas de veille, ni de veille stratégique ou encore moins de knowledge management mais bien d’intelligence économique dont, il est vrai, que la veille et le management des connaissances en sont des composantes non négligeables.

Je rappelle egalement qu’il y avait bien une Direction Générale pour l’Intelligence Economique – Etudes et Prospective (DGIEEP) créée  en mars 2008 au sein du Ministère de l’Industrie (et de la PME/PMI à l’époque) mais qui a été finalement dissoute en décembre 2021 et remplacée par la Direction Générale de la veille stratégique, des études et des systèmes d’information. Le terme « Intelligence économique » a donc bien disparu du lexique du Ministère de l’Industrie.

Je rappelle aussi que la première entité en Algérie à s’être lancée dans une formation en intelligence économique était l’Université de la Formation Continue à Alger en 2007 : C’était une Post-Graduation Spécialisée.

Et en soutien à l’effort de diffusion de la culture relative à cette nouvelle discipline, la DGIEEP publie en 2010, en collaboration avec le cabinet privé Veil Tech, un manuel de référence sur la formation en intelligence économique en Algérie.

En 2011, l’Institut Supérieur de Gestion et de Planification (ISGP) de Bordj El Kiffan/Alger (sous tutelle du Ministère des Finances) lance en collaboration avec le Ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, un Master en intelligence économique et management stratégique destiné aux entreprises.

En 2012, c’est au tour de l’Ecole Nationale Supérieure de Management (ENSM), toujours à Alger, de proposer un Master professionnel sur l’intelligence économique avec des experts nationaux et internationaux.

Enfin, et plus récemment, l’École Supérieure d’Économie d’Oran lance une première promotion de Master en intelligence économique et stratégies compétitives qui sortira cet été 2025.

Nous avons donc formé une multitude de cadres dans le domaine de l’intelligence économique depuis 2007 à ce jour et finalement pour quel résultat ?

Que sont devenus tous les cadres formés dans le domaine de l’intelligence économique ?

Est-ce qu’ils ont tous produit des mémoires de fin d’études ?

Où ont-ils effectué leur stages de terrain du moment qu’aucune entreprise ne pratique de manière formelle une démarche d’intelligence économique en Algérie ?

Quels ont été leurs thématiques de mémoires de fin d’études ?

C’est justement ces deux dernières préoccupations qui ont été portées à ma connaissance par un certain nombre d’étudiants qui éprouvent ou qui ont éprouvé des difficultés pour entamer et terminer leurs mémoires de fin d’études.

Est-il raisonnable de lancer des formations universitaires en intelligence économique alors qu’en Algérie aucune entreprise ne pratique cette démarche ?

Et que faudrait-il faire alors dans ce cas de figure ?

Pour ma part, je dirais qu’il est tout à fait absurde de lancer de longues études universitaires en intelligence économique (deux ans et plus) et qu’il est encore moins pertinent de proposer des doctorats dans cette discipline.

Je sais, mon point de vue est radical et expéditif mais c’est vraiment ce que je pense.

La seule chose que je pourrais concevoir serait d’enseigner les fondamentaux de l’intelligence économique et l’enseigner à tout le monde, sans exception. Un module d’une cinquantaine d’heures sera largement suffisant pour commencer à diffuser une culture d’intelligence économique à tous : Étudiants toutes spécialités confondues, cadres, dirigeants d’entreprise et j’en passe.

Il faut enseigner dans une première phase les fondamentaux de la discipline et ensuite à chacun d’adapter cette démarche dans son domaine d’activité et d’expertise : Le temps fera la différence.

C’est ce que j’ai fait pour sept (07) promotions de cadres du Ministère de l’Industrie durant un séminaire de cinq jours que j’ai intitulé : La gestion opérationnelle de l’information dans la prise de décision. En gros, j’ai introduit tout simplement les fondamentaux de l’intelligence économique aux cadres du Ministère de l’industrie et c’est à eux maintenant de développer leur outil.

L’intelligence économique est une discipline qui ne peut être « académisée » car elle est basée essentiellement sur des pratiques quotidiennes très terre à terre et concrètes.

Trop de théorie nuit à la théorie et que vive le concret et le palpable.

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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Quel est l’avenir du cash en Algérie ?

Heureusement qu’il n’est pas interdit de rêver et cela est bien le cas en Algérie, du moins je l’espère.

Imaginons alors un instant que l’interdiction du paiement en cash dans un certain nombre de transactions (notamment immobilières) introduit dans la nouvelle loi de finances pour l’année 2025 sera effectif et bien réel pour cette année.

Quelles seraient alors les implications ?

Quel soulagement ! Plus de Chkara, moins de plastique, moins d’actions obscures, moins de corruption, moins de mauvaise influence et moins d’interventions dans les transactions économiques et commerciales et enfin plus de transparence. Il y aura alors comme première conséquence utile plus de recettes fiscales et donc un meilleur financement de l’action des pouvoirs publics. Les déviations comportementales dans l’économie regresseront inévitablement et tout le monde trouvera son compte.

Est-ce que ce sera vraiment le cas ?

Pour ma part, je ne le pense pas et je suis sincèrement désolé pour mon pessimisme.

L’ancien Premier Ministre Ahmed Ouyahia (aujourd’hui incarcéré) a tenté à trois reprises d’imposer le recours au chèque (après un certain niveau de montant) et cela sans succès. Le mécanisme juridique (loi) a été bien mis en place et en dernier recours, le gouvernement a reconnu son impossibilité à appliquer cette nouvelle réglementation relative au paiement cash.

Pourquoi ce retournement et à trois reprises ?

Les résistances au changement, bien sûr.

C’est quoi, cette histoire de résistance au changement ?

C’est tout simplement tous les adeptes de l’argent facile en Algérie : Ils sont nombreux, puissants et ils sont partout.

Est-ce que la situation a changé quelque peu depuis ?

Malheureusement non. Les maisons d’arrêt sont au complet mais rien n’a bougé chez nous. Les adeptes de l’argent facile sont toujours aussi nombreux et écument tous les secteurs. C’est une réalité qu’il faut accepter malheureusement et réfléchir sérieusement à comment il serait possible de la dépasser sans heurts ni violence. Les solutions sages existent et chaque problème aura sa solution pertinente.

Que va-t-il se passer durant les mois à venir quant à l’application de cette nouvelle loi ?

C’est le mauvais film de Maître Ouhayia qui sera rediffusé. L’actuel gouvernement annoncera lui aussi son incapacité à mettre en œuvre cette nouvelle réglementation et ce suite à des dysfonctionnements graves qui feront leur apparition dans la société Algérienne au cours des mois à venir.

Deux acteurs majeurs monteront en cadence pour demander au gouvernement de revoir sa décision : Le secteur immobilier (promoteurs immobiliers, agences immobilières, notaires en particuliers) et l’industrie automobile (tout particulièrement les concessionnaires automobile).

Notons toutefois que nous sommes presque à la fin du premier mois de l’année 2025 et aucun texte d’application de cette nouvelle réglementation n’a vu le jour.

Pourquoi cela et pourquoi ce retard ?

El Bendir, comme on dit chez nous, autrement dit le tambour en bon français. Les résistants sont en train de chauffer leur Bendir et sont à la manœuvre pour préparer toutes les conditions idoines pour faire émerger la revendication afin de stopper immédiatement la nouvelle réglementation relative au cash.

Quelles seraient alors les marges de manœuvre du gouvernement pour gérer cette situation ?

Je vous laisse le soin de le faire en commentaires en nous partageant vos avis et suggestions les plus appropriées.

(C) 2025 Labdi Abdeldjelil

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L’intelligence économique Marocaine en action sur Tiktok sur fond de mandarines

Ces trois derniers jours, j’ai été quelque peu surpris par la diffusion sur Tiktok de nombreuses vidéos avertissant les citoyens Algériens que leur mandarines sont impropres à la consommation et pouvant nuire à leur santé allant jusqu’au décès et ce en raison de la présence de vers nuisibles dans ces fruits.

Bizarre tout cela quand même !

Après recherche et investigations sur le Net, il ressort ce qui suit :

Les dernières inondations survenues en Espagne ont eu un impact significatif sur la culture des agrumes dans ce pays et en particulier sur les mandarines et les clémentines.

Ces événements climatiques extrêmes ont causé des dégâts considérables sur les vergers, entraînant une réduction de la production et des pertes économiques pour les agriculteurs. En conséquence, l’exportation de mandarines et de clémentines en France a été affectée.

La baisse de la production espagnole a conduit à une diminution des volumes disponibles pour l’exportation, ce qui a entraîné une augmentation des prix et une pénurie sur le marché français.

Les importateurs français cherchent désormais des alternatives, notamment auprès du Maroc et de l’Algérie pour compenser cette pénurie.

Concernant la production d’agrumes,
la situation au Maroc est favorable. Ce pays a connu une production stable et même légèrement en hausse cette année pour les agrumes. Les vergers marocains, moins touchés par les inondations, continuent de fournir des quantités suffisantes pour répondre à la demande internationale, y compris celle de la France.

En Algérie, la situation de la culture des agrumes est également positive.
Pour la saison agricole 2023-2024, la production d’agrumes a atteint plus de 18 millions de quintaux, soit environ 1,8 million de tonnes

Cette performance est supérieure aux attentes et représente une augmentation par rapport aux saisons précédentes. Les wilayas du sud, comme El Oued, El Menia et Ouargla, ont joué un rôle crucial dans cette croissance.

Les superficies dédiées à la production d’agrumes augmentent régulièrement, avec une expansion de 5 000 hectares par an. Les efforts des agriculteurs et le soutien du gouvernement, notamment par des subventions et des mesures incitatives, ont contribué à cette réussite.

Est-ce que l’Algérie exporte ses agrumes ?

Oui, l’Algérie exporte ses agrumes en Europe, y compris en France. Depuis fin 2019, environ 90 tonnes d’agrumes ont été exportées vers la France, principalement des variétés précoces comme la Thompson, la Washington et la Clémentine.

Les produits agricoles algériens sont demandés dans toute l’Europe en raison de leur qualité et de leur variété. L’Algérie continue d’explorer de nouvelles opportunités pour augmenter ses exportations agricoles vers l’Europe, malgré quelques défis logistiques et réglementaires.

Conclusion

Apparemment, le Maroc est très bien outillé et conseillé en matière d’intelligence économique (et de guerre économique) pour monopoliser à lui seul la satisfaction en agrumes de toute l’Europe avec comme leitmotiv : Tous les moyens sont bons pour bloquer son voisin de l’Est.

Une démarche d’intelligence bien économique et de désinformation est en ce moment en marche sur Tiktok et il faut s’en préserver. Le marché européen et mondial des agrumes est, quant à lui, largement vaste pour satisfaire tous les producteurs Nord-Africains et même ceux de Jaffa en Israël.

(C) 2024 Labdi Abdeldjelil

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L’affaire Boualem Sansal : Que faut-il en penser ?

De nombreuses et multiples voix, françaises notamment, se sont mis en selle sur leurs grands chevaux pour affronter et combattre la « mauvaise Algérie », la « méchante Algérie », l’Algérie dictatoriale et anti-démocratique, l’Algérie vivant dans le siècle dernier, l’Algérie du moyen âge (الجاهلية) et tout cela pour défendre une personne qui n’est en réalité pas du tout Algérien.

Ne l’oublions pas, Boualem Sansal est d’abord et avant tout un ressortissant Marocain originaire du Rif. Ce sont ses parents ou grands parents qui ont fui la répression Marocaine et la misère pour se réfugier en Algérie.

L’Algérie a toujours été généreuse avec tout le monde et pas uniquement avec ses enfants. De ce fait, Boualem Sansal étant né en Algérie de parents Marocains a tout de même obtenu la nationalité Algérienne comme beaucoup de ses compatriotes du Rif. Il a profité à fond du système Algérien allant jusqu’à ses études aux USA payées en totalité par l’Algérie.

Il faut noter que l’écrasante majorité des Marocains qui émigrent en Algérie viennent du Rif et s’établissent tout particulièrement dans l’ouest Algérien. C’est d’ailleurs pour cette raison que les berbères Marocains du Rif sont nommés par nos amis de l’ouest Algérien « El Kbaïl », les Kabyles (extrait du mot tribus). Nos berbères Algériens sont quant à eux plutôt nommés « Zouaoua », cela pour faire juste la différence.

Donc, notre ami Boualem et au vu de son âge et de sa santé fragile est actuellement en prison en Algérie pour répondre à des actes d’accusation très graves : Trahison, intelligence avec l’étranger, atteinte à la souveraineté nationale et à l’intégrité territoriale et j’en passe. L’issue de son procès ne lui sera que fatale, inévitablement.

Question : Quel intérêt peut avoir l’Algérie à condamner à perpétuité ou à mort une personne qui a trahi un pays qui n’est en réalité pas le sien ?

Pour ma part, je considère que la déchéance de la nationalité Algérienne à Boualem Sansal serait la meilleure des condamnations que l’on pourrait lui infliger accompagnée de son expulsion vers son nouveau pays d’adoption en l’occurrence la France.

Cette suggestion me rappelle une scène de notre merveilleux film sur la révolution Algérienne, « L’opium et le baton », où un grand et vieil acteur dit à un jeune maquisard de l’ALN qui était sur le point de tuer un harki : Mon fils, évite de salir tes mains avec le sang des traîtres.

(C) 2024 Labdi Abdeldjelil

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Refonte du secteur financier en Algérie : Rêve ou réalité ?

Je pense que la modernisation de notre écosystème financier passera inévitablement par les développements que fera Algérie Poste dans l’avenir et ce pour une raison trés simple : Très bientôt 25 millions de comptes CCP, plus de 4200 Bureaux de Poste et presque 2000 Distributeurs Automatiques de Billets (DAB) répartis sur l’ensemble du territoire national.

Quelle est l’institution financière en Algérie qui peut prétendre à une telle envergure ?

Aucune !

Je le dis et je le redis en persistant et en signant, ce ne seront pas nos Banques (publiques ou privées) qui feront la refonte du secteur financier en Algérie. Seule Algérie Poste pourra le faire et il suffira juste de lui donner les moyens de sa politique.

Commençons par l’essentiel : Réalisons en toute urgence le « vieux » projet très poussiéreux de la Banque Postale.

Il ne faut pas se leurrer, en Algérie, les Banques (publiques et privées) et à leur tête l’ABEF s’opposent énergiquement, et depuis toujours, au développement d’Algérie Poste. Ils ne veulent pas qu’Algérie Poste devienne une banque.

Pourquoi ?

Je connais parfaitement la réponse à cette question et je vous laisse le soin de le découvrir tout seul.

Je vous invite enfin à prendre connaissance du contenu de l’article ci-dessous que j’ai rédigé il y a sept (07) années sur cette question qui reste toujours d’actualité.

Algérie Poste : La première banque numérique en Algérie ?

(C) 2024 Labdi Abdeldjelil

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La corruption dans les pays émergents

La corruption, telle une ombre insidieuse, se glisse dans les interstices des pays du Tiers-Monde et des économies émergentes. Elle opère en silence, sapant les fondements de la démocratie et de la transparence. Dans cet article, nous explorerons son modus operandi, les mécanismes qui la propulsent et quelques règles pour la contenir.

L’absence de transparence et de démocratie

La corruption prospère là où la lumière ne pénètre pas. Dans les couloirs sombres des administrations, elle se nourrit de l’opacité et de l’absence de reddition de comptes. Les décisions prises à huis clos, les contrats attribués sans appel d’offres, tout cela crée un terreau fertile pour la corruption. Les citoyens, privés d’informations cruciales, sont laissés dans l’ignorance, impuissants face à ce fléau.

La désorganisation et le chaos administratif

La corruption se love dans les failles du système. Les processus administratifs chaotiques, les labyrinthes bureaucratiques, tout cela facilite son infiltration. Les pots-de-vin deviennent des raccourcis pour contourner les dédales administratifs. Les fonctionnaires corrompus, tels des funambules, jonglent entre les règles et les exceptions pour leur propre bénéfice.

Les effets dévastateurs

La corruption n’est pas qu’un simple détournement de fonds. Elle a des conséquences profondes. Elle entrave le développement économique en décourageant les investissements. Elle creuse les inégalités, privant les plus vulnérables d’accès aux services essentiels. Elle mine la confiance des citoyens envers leurs institutions, sapant ainsi les fondements de la démocratie.

Comment lutter contre la corruption ?

⚠️ Transparence totale
Ouvrons les portes et les fenêtres de nos administrations. Publions les décisions, les contrats, les budgets. La transparence est notre bouclier contre la corruption.

⚠️ Éducation et sensibilisation
Informons les citoyens sur les méfaits de la corruption. La connaissance est notre arme la plus puissante.

⚠️ Renforcement des institutions
Des institutions solides sont un rempart contre la corruption. Investissons dans la formation des fonctionnaires, renforçons les mécanismes de contrôle.

⚠️ Tolérance Zéro
Traquons les corrupteurs et les corrompus sans relâche. La tolérance zéro est notre mantra.

En conclusion, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que la corruption est un ennemi silencieux, mais nous pouvons le vaincre. Ensemble, éclairons les coins sombres, redonnons la parole aux citoyens et bâtissons des sociétés plus justes et transparentes.

(C) 2024 Labdi Abdeldjelil

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Fraude au BAC et coupure de l’Internet

Est-ce que c’est l’outil Internet qui est responsable de la fraude aux examens du BAC en Algérie ?

Couper Internet durant les épreuves du BAC pour réduire les fraudes peut-il être considéré comme une solution pertinente pour endiguer le phénomène ?

N’est-ce pas plutôt une solution facile mais dont les conséquences sont désastreuses aussi bien sur le plan économique que sur l’image que nous donnons de notre pays au Monde ?

Couper Internet durant une heure (ou quelques heures) pendant quelques jours abouti aux conséquences suivantes :

➡️ Les entreprises travaillant avec l’outil Internet sont doublement pénalisées : Pertes financières et atteinte à leur image.

➡️ Notre pays est perçu comme étant un pays autoritaire et imperméable aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.

➡️ Je ne pense pas que cette méthode radicale et brutale soit une solution pour prendre en charge le phénomène de la fraude.

➡️ Grande frustration, insatisfaction et mécontentement constatés auprès des citoyens entraînant chez eux une mauvaise perception aussi bien des pouvoirs publics que des entités chargées de développer les nouvelles technologies.

Pour ma part, je pense que le mal est beaucoup plus profond qu’il n’y parrait et que la fraude ne se limite pas uniquement au BAC.

👉 On fraude le fisc,

👉 On fraude les services de la sécurité sociale,

👉 On use du faux et de l’usage du faux auprès de l’administration pour bénéficier de certaines prestations sociales ou autres,

👉 On bricole nos compteurs pour réduire notre facture d’électricité, de gaz ou d’eau,

👉 On falsifie nos titres et diplômes pour occuper des postes et des fonctions pour lesquels nous n’avons aucune compétence,

👉 Même la Zakat n’est pas épargnée par le phénomène de la fraude et on essaie de ruser avec le Bon Dieu pour tenter de réduire quelque peu le montant dû,

👉 Et bien d’autres comportements déviants et contraires à la morale, à l’éthique et à la déontologie.

La fraude est donc bien un phénomène social et sa prise en charge doit être beaucoup plus élaborée qu’une simple coupure de câbles.

Quelles sont alors les solutions que nous devons apporter à notre société pour la faire revenir à la normalité ?

Le débat est ouvert.

P.S : Il faut tout de même admettre que cette coupure subie et non désirée de l’Internet présente au moins un avantage : C’est une déconnexion forcée mais bien utile à notre addiction maladive aux réseaux sociaux ainsi qu’à notre santé mentale. Profitons alors de ces moments pour revenir à la lecture de livres, pratique bien plus agréable et utile.

(C) 2024 Labdi Abdeldjelil

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Est-ce que les Algériens pratiquent le quiet quitting ?

Commençons d’abord par savoir ce que c’est que ce terme de quiet quitting.

Encore un anglicisme à élucider.

Pauvre de moi qui n’a jamais fait d’études de langue anglaise.

Le quiet quitting, traduit en français par démission silencieuse, est un terme qui se rapporte au comportement d’un collaborateur qui se contente de faire le strict minimum au travail.

Ce phénomène s’est popularisé sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, et reflète une tendance où les employés, surtout les jeunes, choisissent de ne pas s’engager au-delà des exigences de base de leur poste.

Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises ne répondent plus aux besoins des salariés en termes de formation, de rémunération ou d’évolution de carrière. 

En pratique, cela signifie que les employés respectent leurs horaires de travail sans accepter de tâches supplémentaires, ne répondent pas aux sollicitations en dehors de leurs heures de travail, et ne cherchent pas à se surpasser ou à prendre des responsabilités qui ne font pas partie de leurs attributions contractuelles.

Ce comportement peut être motivé par un désir d’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, ou comme une réaction à un manque de reconnaissance au travail ou à un sentiment de mal-être.

Le quiet quitting est souvent vu comme une réponse à une charge de travail excessive ou à un environnement de travail stressant, et il est particulièrement répandu parmi les jeunes générations qui valorisent l’équilibre entre travail et vie personnelle.

👉 Qu’en est-il de cette pratique en Algérie ?

Pour ne rien vous cacher, je pense, et à juste titre, que ce terme doit être né chez nous car pratiqué par une grande majorité de nos compatriotes. Nous avons l’impression chez nous que tout le monde est en mode quiet-quitting puisque personne n’a envie de faire correctement son travail ni de faire des efforts pour s’améliorer.

❗Vous avez des doutes ?

❗Regardez autour de vous !

Il n’y a que les supérettes, les fast-food et les boulangeries qui fonctionnent à plein régime.

Je me rappelle, il y a quelques temps, une dizaine d’années environ, des échanges ont eu lieu au sein des enseignants (pas tous heureusement) et qui se passaient le mot d’orde suivant : Du moment que nous sommes mals payés, travaillons juste en fonction du salaire que nous percevons. L’évaluation qui a été faite à l’époque c’était de travailler seulement pendant la première moitié du mois, c’est-à-dire quinze jours, au lieu des trente du mois. Le reste du temps se fera en mode quiet-quitting, autrement dit, aucun effort ne sera fourni.

Je vous assure que cette histoire est des plus authentiques.

➡️ Grave non ?

➡️ Est-ce que cela se fait encore aujourd’hui ?

➡️ Est-ce qu’il y a des secteurs en Algérie adeptes du mode quiet-quitting ?

Si vous avez des informations sur des secteurs particuliers, je suis preneur et partagez-les nous SVP histoire de sonder la situation actuelle.

Merci 👍

(C) 2024 Labdi Abdeldjelil

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Polémique sur les réseaux sociaux

Je tiens à informer mes lecteurs que je viens de supprimer ce jour dimanche 12 mai 2024, les deux articles ayant généré une forte polémique autour d’une communication de la plate-forme de paiement en ligne SlickPay sur la signature d’une convention avec l’Algérienne Des Eaux.

L’objectif premier de ses articles était de sensibiliser autour de l’état de la communication au sein de nos entreprises.

Malheureusement, la publication de ses deux articles a quelque peu dérapé et sorti de son contexte.

La suppression de ces deux articles vise à mettre définitivement un terme à tout dérapage futur tout en sauvegardant mes intérêts ainsi que ceux de SlickPay et de ses employés.

Mr Mounir Ammari DG de SlickPay a été informé ce matin de la décision que j’ai prise de manière unilatérale et sans contre-partie aucune.

Je ne veux surtout pas être à l’origine de l’échec d’une quelconque entreprise créatrice d’emploi.

Je crois, qu’en Algérie nous ne sommes pas encore prêts à accepter cordialement l’avis de l’autre. C’est triste de constater cela, mais espérons que cela viendra un jour.

Je tiens à vous rassurer tout de même que je continuerais à publier sur des sujets qui fâcheront peut-être encore (j’en suis désolé à l’avance) et vous aurez certainement un réel plaisir à me lire.

(C) 2024 Labdi Abdeldjelil

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