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Intelligence Économique & Gouvernance

Gestion des ressources humaines en Algérie : Sommes-nous sur la bonne voie ?

La gestion des ressources humaines en Algérie est une thématique bien sensible, un véritable problème, une grande incompréhension aussi, ainsi qu’un immense malentendu.

Au risque de me tromper, je crois qu’en Algérie nous n’avons pas encore bien assimilé la question du capital humain et de la ressource humaine : Un potentiel bien immatériel, non maîtrisé et donc insaisissable.

Au contraire de ce qui est largement admis, l’humain est une ressource et un capital qui ne sont pas toujours renouvelables. Lorsque nous assimilerons cela, peut-être que nous avancerons quelque peu. À voir comment que nos cadres sont « remerciés » à leur sortie en retraite, nous comprenons une partie du problème.

Le sujet est très sensible et touche une large communauté nationale de cadres chargés de la gestion des ressources humaines en Algérie, hommes et femmes, qui devraient faire l’effort dans le futur pour se questionner en profondeur sur leur véritable mission et ce qui est attendu d’eux.

La gestion des ressources humaines en Algérie est plutôt identifiée comme étant un précieux outil au service du Top management pour « mettre au pas » et « discipliner » les employés de l’entreprise, et ce n’est nullement sa vocation première.

Trois acteurs principaux agissent au sein d’une entreprise. La première force est constituée des propriétaires de l’entreprise, des actionnaires et des dirigeants en poste. La deuxième force est formée par l’ensemble des employés et cadres. Et enfin, la réglementation et le droit du travail représentant la force publique constituera la troisième et dernière force agissante au sein de l’entreprise.

Trois acteurs principaux agissent donc au sein de l’entreprise : Les propriétaires, les employés et les pouvoirs publics.

Le travail principal du gestionnaire des ressources humaines est d’arbitrer intelligement entre ces trois acteurs et non servir uniquement les propriétaires de l’entreprise à travers le top management. C’est cela le grand malentendu de nos cadres faisant fonction de gestionnaire des ressources humaines en Algérie : Ils se trompent de cible.

Leur action doit servir simultanément les trois acteurs et non un seul. Les intérêts des employés, de l’entreprise et des pouvoirs publics peuvent être préservés simultanément et cela relève du domaine du possible. C’est une question de dosage, de balance, d’équilibre et finalement de médiation.

Je vais illustrer le disfonctionnement observé chez nous par deux situations vécues décrivant parfaitement ces incompréhensions et malentendus.

La première situation s’est déroulée en septembre 2018 au moment où je me préparait à donner une conférence à l’École Supérieure Algérienne des Affaires sur le bien-être au travail en Algérie, un sujet bien singulier pour l’époque.

J’ai choisi ce moment pour intégrer un groupe LinkedIn constitué exclusivement de cadres RH afin d’observer cette communauté et préparer correctement ma prestation sur le bien-être au travail en Algérie.

Quelle fût ma surprise, étonnement et choc lorsque j’ai pris connaissance d’une préoccupation diffusée par un cadre RH demandant à ses collègues de l’aiguiller sur une question particulière.

Ce cadre RH souhaitait que ces collègues lui proposent des artifices juridiques et réglementaires pour annuler et empêcher un cadre de son entreprise à obtenir sa mise à la retraite et plutôt le licencier.

Je rappelle que le cadre en question était en conflit avec sa Direction et souhaitais partir en retraite plutôt que de continuer à exercer dans l’entreprise. Ce cadre vérifiait bien entendu toutes les conditions pour faire valoir ses droits à la retraite.

Incroyable mais vrai !

Jusqu’où peut aller la méchanceté gratuite d’un responsable RH juste pour faire plaisir à son PDG et malmener injustement un cadre ?

Est-ce que ce responsable RH est dans son droit pour solliciter pareil « service » à ses collègues et agit-il correctement vis à vis de l’employé ?

Est-il normal d’empêcher un cadre de faire valoir ses droits à la retraite pour le licencier sans aucune indemnité ?

Ce responsable RH est-il normal au sens psychologique et humain des termes ?

La deuxième situation a été vécue en février 2025 par la découverte d’un document diffusé sur LinkedIn élaboré par un chef de département des ressources humaines et de la formation à Alger et intitulé : L’art de la guerre RH à l’Algérienne : Maîtriser la toxicité salariale avec Sun Tzu et la Loi 90-11.

Rien de moins que cela.

Pour s’imprégner quelque peu du contenu proposé, je vous invite à lire son premier paragraphe très révélateur :

« Mes chers DRH algériens, mes camarades de combat dans cette jungle impitoyable qu’est le monde de l’entreprise, attachez vos ceintures car aujourd’hui, on ne va pas parler de management à l’eau de rose.« 

« Non, mes amis, on va parler de guerre.« 

« Une guerre sournoise, intestine, menée par ces employés nuisibles qui, tel le ver dans le fruit, rongent l’intérieur de votre organisation, sapent le moral des troupes et menacent la prospérité de votre empire.« 

Aille !!! Aille !!! Et re-Aille !!!

Un langage percutant tout de même et qui ne laisse aucun doute quant aux intentions de son auteur.

Ce guide destiné aux directeurs des ressources humaines en Algérie pose un problème de fond. Il présente les salariés comme des adversaires (ou encore mieux des ennemis) qu’il faudrait contrôler, isoler et neutraliser.

Les mesures suggérées : Pression psychologique, surcharge de travail, rétention d’information, intimidation ou détournement des règles disciplinaires.

Ces pratiques qui ne relèvent pas d’un management sain peuvent installer un climat de peur, dégrader les relations de travail et exposer l’entreprise à des risques juridiques et sociaux.

Le droit du travail ne devrait jamais servir à contourner les protections des salariés. Le rôle d’un DRH n’est nullement de mener une guerre interne, mais de prévenir les conflits, faire respecter les règles et traiter chacun avec équité et dignité.

Un management efficace repose sur la transparence, le dialogue et la responsabilité.

Quelles leçons tirer de ses deux situations ?

Au début, j’avais des doutes mais maintenant je crois que nous pouvons avancer sans risque de nous tromper qu’en Algérie, le management est en règle générale toxique à l’exception de quelques rares cas.

L’art de la guerre RH à l’Algérienne est présenté comme une approche inspirée de Sun Tzu et de Machiavel.

Au-delà du titre, c’est surtout la vision du management qui dérange : Rapports de force, cynisme, méfiance et mise à l’écart de l’humain, présentés comme des leviers de performance.

Le plus inquiétant n’est peut-être même pas que de tels propos existent. C’est plutôt qu’ils puissent être publiés sur un réseau professionnel comme LinkedIn et susciter si peu de réactions.

Nous ne pouvons pas prétendre moderniser nos entreprises tout en continuant à tolérer des pratiques managériales héritées d’un autre âge.

Le management n’est pas un champ de bataille.

Les salariés ne sont pas des adversaires ou des ennemis à abattre.

Et la fonction RH n’a pas vocation à faire la guerre aux collaborateurs.

Il est temps de dépoussiérer nos pratiques, de remettre de l’éthique au cœur du management et de construire des entreprises où la performance ne se fait pas contre l’humain, mais avec lui.

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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Les fondamentaux de l’intelligence économique en Algérie ?

Apprendre en 2026 les fondamentaux de l’intelligence économique en Algérie n’est pas une perte de temps tout en sachant que chez nous aucune entreprise ne pratique de manière formelle cette discipline.

Voilà, c’est dit, c’est clair et précis.

À travers cet article, je souhaiterais vous convaincre que vous avez tout à gagner en intégrant la démarche d’intelligence économique dans votre boîte à outil et que ce n’est nullement une perte de temps d’investir dans cette démarche.

Mon argumentaire…

En premier, avec la démarche d’intelligence économique, vous n’inventez rien du tout, vous ne faites que transformer et développer ce que vous avez déjà, une compétence humaine bien cachée : Curiosité – Sens de l’observation – Esprit critique & Questionnement permanent.

Finalement, un problème bien posé est souvent un problème à demi résolu.

En second, la démarche d’intelligence économique est au fond une méthode de résolution de problèmes bien ancrée dans le cartésien et le bon sens.

C’est en réalité une méthode qui s’appuie sur l’ingénierie de l’information ou comment résoudre des problèmes grâce à une exploitation pertinente de l’information qui circule autour de nous.

Comment capter l’information utile à nos multiples entreprises ou projets ?

Où trouver l’information ?

Comment la collecter ?

Où trouver les bonnes sources d’informations ?

Comment organiser une veille ?

Comment analyser et évaluer les informations collectées ?

Comment évaluer les sources d’informations ?

Quelle doit être notre attitude face à l’information collectée à travers des sources humaines ?

Que faire avec l’information collectée ?

Comment organiser les informations afin de prendre les bonnes décisions ?

Voilà une pléiade de questions dont les réponses sont toutes dans la pratique de la démarche IE à travers ce qui est communément appelé l’ingénierie de l’information.

Bien entendu, cette démarche est utile au management, il n’y a aucun doute là-dessus et je l’ai utilisée durant plus d’une vingtaine d’années avec beaucoup de succès.

La nouveauté, c’est que nous pouvons utiliser cette démarche d’intelligences pour nos soucis privés et quotidiens aussi. La démarche d’intelligences est donc utile aussi bien pour les entreprises que pour les personnes.

Deux pratiques renforcent le déploiement d’une démarche d’intelligence économique : Les nouvelles technologies et la dimension humaine.

Pour les nouvelles technologies, le recours aux bases de données à créer selon les besoins, le Web et l’intelligence artificielle pour pouvoir accéder intelligement aux informations pertinentes qui vous faciliteront la prise de décision.

Ce que j’entends par dimension humaine serait de développer sa propre intelligence émotionnelle pour mieux se connaître et mieux connaître les autres. Après tout nous sommes des humains qui évoluent au sein d’être humains qu’il ne faut pas ignorer et s’approprier ainsi toute l’essence des sciences humaines et sociales.

L’humain est partout et dans toute chose, l’ignorer c’est se mettre sur une voie à risque et incertaine.

La démarche méthodologique ou le comment faire ?

Il est malheureux de constater que nos universités, écoles ou autres organismes impliqués dans la formation n’apprennent que rarement à nos étudiants une démarche méthologique de résolution de problèmes pour pouvoir affronter les difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans leur vie de tous les jours. Et pourtant les sciences universelles regorgent de moyens, d’outils et de méthodes permettant de traiter n’importe quelle situation.

Quand nos jeunes étudiants fraîchement diplômés affrontent une situation non prévue, difficile ou inconnue, c’est la panique générale et ils n’arrivent pas à trouver le bon bout pour démarrer un processus de résolution de problèmes.

Comment faire ?

Par quoi faut-il commencer ?

Qu’est-ce qui serait inteligent de faire d’abord ?

Ainsi qu’une multitude d’autres questions aussi pertinentes les unes que les autres. Et tout cela ce n’est rien d’autre qu’une démarche d’intelligence économique.

Pour ma part et dans le cadre de l’accompagnement pour la recherche d’emploi que je préconise, la démarche méthodologique prend une part importante de mon action en direction des candidats coachés. C’est la partie phare de mon action : Armer le candidat pour affronter son environnement de manière intelligente et efficace.

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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Pratiques et réformes bancaires en Algérie ?

En date du 29 juillet 2026 et dans le cadre des réformes bancaires en Algérie, la Banque d’Algérie, à travers une note de sa Direction générale du Crédit et de la Réglementation Bancaire, a demandé aux banques et établissements financiers de faciliter l’accès des ménages aux services bancaires afin de renforcer l’inclusion financière.

La note leur a également imposé de simplifier les démarches, de réduire les délais de traitement et d’améliorer la prise en charge des clients. Les mesures à prendre concernent l’ouverture de comptes, les moyens de paiement, les services monétiques, le financement et l’épargne, y compris les produits de la finance islamique.

Dans le cadre des nouvelles reformes bancaires en Algérie, les banques devront également diversifier leur offre, renforcer leur présence territoriale et développer les canaux numériques. La mise en œuvre de ces dispositions a été fixée au 30 septembre 2026, avec un suivi régulier des résultats.

Nous sommes donc à une semaine de la deadline fixée par la Banque d’Algérie et la question qui vient automatiquement à l’esprit est de savoir si le 01 octobre 2026, les choses vont réellement changer dans notre éco-système bancaire national.

Pour ma part, j’ai de gros doutes quant à la réactivité de nos banques car ce qui n’a pas été réalisé en vingt (20) ans ne pourrait l’être en deux (02) mois.

Commençons par expliquer d’où vient cette référence à ces vingt (20) années !

Grâce à un financement et une assistance technique de la Banque Mondiale la fin de l’année 2005, l’Algérie a mis en place deux systèmes pour améliorer la prestation de nos banques : Il s’agit des systèmes ARTS et ATCI. Ces deux systèmes entraient dans le cadre de nouvelles réformes bancaires en Algérie la fin de l’année 2005.

De quoi s’agit-il exactement ?

L’ARTS (Algeria Real Time Settlements) est le système de règlement brut en temps réel de la Banque d’Algérie mis en service le 8 février 2006. C’est un système automatisé de traitement en ligne des paiements de montants élevés ou urgents (montants de plus de un million de dinars algériens). Ce système concerne la Banque d’Algérie, les banques commerciales du pays, Algérie Poste et le Trésor public.

L’ATCI (Algérie Télé-compensation Interbancaire) est le système de compensation électronique des paiements de masse en Algérie. C’est une plateforme interbancaire automatisée qui permet d’échanger et de compenser à distance les instruments de paiement de masse (chèques, virements, effets de commerce, cartes bancaires).

Les échanges et la gestion technique sont assurés via le Centre de Pré-compensation Interbancaire (CPI). L’automatisation permet de traiter les virements le jour même et de raccourcir sensiblement les délais d’encaissement des chèques.

Est-ce que les choses se sont améliorées depuis ?

Je préfère vous laisser le soin d’apprécier vous-même la situation. Pour ma part, je vais vous raconter une situation que j’ai vécu moi-même lorsque j’ai ouvert un registre de commerce pour mes activités les années 2018 et 2019.

En tout début de l’année 2018, je me présente un jeudi matin à la CASNOS (La fameuse et illustre CASNOS) pour payer à l’avance mon du de l’année en cours. Un agent de la CASNOS me demande de revenir le samedi où il sera de permanence et pourra donc me faciliter la tâche tout en me conseillant d’avoir du cash pour payer ma première cotisation.

Je ne vous le cache pas, le fait de m’exiger du cash m’a mis en alerte et en défensive. J’ai décidé donc de me présenter le samedi pour faire la procédure tout en utilisant un chèque et non du cash. J’ai même proposé de payer grâce à un chèque CCP mais cela m’a été refusé. L’agent de la Casnos n’a vraiment pas apprécié mon insistance pour le paiement en chèque mais s’est toutefois exécuté. Donc pour moi, tout est rentré dans l’ordre avec la présentation de mon chèque de la CNEP Banque.

Quelle fût ma grande surprise lorsque six mois plus tard (je dis bien six mois), j’ai été saisi par la CASNOS pour me présenter à l’agence en urgence. Arrivé sur les lieux, on m’apprend que mon chèque (CNEP Banque) a été refusé par l’Agence BEA (où la CASNOS est domiciliée) pour des causes « techniques » : Un argument pas du tout convaincant.

Que faut-il faire alors lorsque mon chèque daté du début du mois de janvier 2018 m’a été retourné en fin du mois de juin 2018 ?

Rassuré quant à mes convictions, je décide d’émettre de nouveau un chèque pour payer ma prestation.

Quelle fût encore ma surprise lorsque la CASNOS m’appelle de nouveau, un mois plus tard, pour m’informer que mon chèque a été refusé de nouveau mais cette fois-ci par manque de provision alors que mon compte CNEP Banque était bien alimenté.

Finalement, j’ai du me résoudre à payer en cash avec en prime une pénalité de retard.

Pour ma part, il n’y avait aucun doute, c’est l’agent mécontent de la CASNOS qui aurait tout simplement appelé son « ami » chargé de la Télé-compensation au niveau de l’Agence BEA afin de bloquer mon chèque. C’était la seule explication qui m’était venue à l’esprit car il n’y avait aucune autre raison rationnelle qui aurait poussé la Banque BEA à bloquer mon chèque. Mais aussi, pourquoi avoir attendu six mois pour m’informer sur  cette situation ?

Comment que cela a été rendu possible ?

Je vous laisse donc le soin d’évaluer l’efficacité des systèmes ARTS et ATCI au moment des faits, et vous rappelle que nous étions en 2018 soit 13 ans de mise en œuvre du nouveau système.

Lorsque vous déposez un chèque dans votre agence bancaire, combien de temps s’écoule pour que votre compte soit alimenté ?

Théoriquement et selon les textes de la Banque d’Algérie, il s’agit au maximum d’un J+2 (Article 31 du règlement n°2005-06 du 15/12/2005).

Qu’en est-il dans la réalité quotidienne ?

Est-ce une question en rapport avec la qualité des machines, des équipements ou des plate-formes utilisés ?

Pour ma part, je ne le pense pas et c’est toujours le facteur humain qui est la cause de tout disfonctionnement observé :
المرو كحل الرأس
Le maure aux cheveux noirs

Tout est donc dans la moralisation de la fonction et de l’action publique.

Moraliser la fonction ou l’action publique signifie chercher à faire en sorte que l’exercice des responsabilités publiques repose davantage sur l’intégrité, l’éthique, la transparence et l’intérêt général.

Concrètement, cela implique de :
– Prévenir et combattre la corruption et les conflits d’intérêt,
– Éviter le favoritisme, le clientélisme et le népotisme,
– Garantir une utilisation des ressources publiques conforme à leur destination,
– Renforcer la transparence des décisions et des marchés publics,
– Responsabiliser les agents et responsables publics,
– Faire respecter les règles déontologiques et les obligations légales,
– Placer l’intérêt général avant les intérêts personnels ou particuliers.

Dans le langage de la gouvernance publique, il s’agit plutôt de mettre en place des règles, des contrôles et des comportements qui réduisent les risques de dérives et renforcent la confiance des citoyens.

Moraliser l’action publique, c’est donc faire en sorte que le pouvoir public soit exercé avec probité, responsabilité et dans l’intérêt général.

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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Opération numérisation en Algérie

Aujourd’hui je voudrais évoquer avec vous un sujet d’une extrême sensibilité et il s’agit de l’opération de numérisation en Algérie.

On observe actuellement dans notre pays un engouement général et sans limite pour la numérisation et les nouvelles technologies avec une insistance particulière pour l’intelligence artificielle.

Notre Président de la République n’a cessé depuis son premier mandat à inciter les institutions de la République à opter pour les nouvelles technologies.

Tenant compte des fortes résistances au changement, ce n’est que cinq (5) années plus tard que les premiers résultats commence à voir le jour.

Mais, ATTENTION ⚠️ ATTENTION ⚠️ & ATTENTION ⚠️.

Les nouvelles technologies sont une belle création de l’esprit humain et leur utilisation ne peut se faire que pour les bonnes et justes causes : Mettre en place une meilleure gouvernance des institutions, une rapidité d’exécution des fonctions et tâches, une facilité d’accès à l’information ainsi qu’une assistance à la prise de décision.

ATTENTION ⚠️ ATTENTION ⚠️ & ATTENTION ⚠️

Il n’est pas admis de recourir aux nouvelles technologies pour voler ou détourner de l’argent public, frauder, corrompre, bloquer, empêcher, faire du mal, fausser les prévisions des autorités ou tout autres actions maléfiques.

Le mélange « Esprit tordu – Ignorance & Technologies » est un mélange explosif et détonant, et donc il faut faire ATTENTION ⚠️ ATTENTION ⚠️ & ATTENTION ⚠️.

La condition première et indispensable est l’organisation avant toute opération de numérisation.

Si vous démarrez un processus de numérisation dans un environnement désorganisé, votre échec sera inévitable. Toute entreprise de digitalisation doit d’abord mieux organiser les procédures de travail existantes, manuellement, avant de les automatiser. Éviter à tout prix de « numériser la désorganisation » et vous préserverez vos ressources.

Le numérique est une formidable source de progrès, mais comme tout outil puissant, il peut devenir un instrument déviant lorsqu’il est entre de mauvaises mains échappant alors aux principes de transparence, de responsabilité et de gouvernance.

La menace n’est pas toujours facilement détectable. Elle peut prendre la forme d’un compte suspendu, d’un accès bloqué, d’une donnée exploitée sans consentement, d’un algorithme qui décide ce que nous pouvons voir ou d’une information stratégique qui tombe entre de mauvaises mains.

Une entreprise dépendante d’une plateforme, d’un cloud, d’un système de paiement ou d’une infrastructure numérique peut voir sa capacité d’action brutalement réduite ou carrément empêchée. Un accès supprimé ou une décision algorithmique peut suffire à perturber son activité.

Celui qui contrôle l’information, les accès ou les infrastructures possède un pouvoir immense sur la capacité d’une organisation à agir et à décider et devra nécessairement faire l’objet en amont d’un contrôle strict.

La question fondamentale devient alors : Qui contrôle les données, les infrastructures et les algorithmes qui structurent notre vie économique ?

Ne subissons pas le numérique, maîtrisons-le.

Cela suppose nécessairement de développer notre culture numérique, de protéger nos données, de diversifier nos dépendances technologiques et d’exiger davantage de transparence à ceux qui détiennent ces nouveaux pouvoirs.

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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Classement PISA 2025 Algérie ?

Je l’admet dès le départ, cette question recèle en elle une forte dose d’incertitude : Classement PISA 2025 Algérie.

Qu’est-ce que le classement PISA ?

Le classement PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves) est une évaluation internationale menée par l’OCDE, Organisation de Coopération et de Développement Économiques (voir brève synthèse en fin d’article).

Ce classement mesure, chez les élèves de 15 ans, leur niveau en mathématiques, compréhension de l’écrit (lecture) et sciences, ainsi que leur capacité à mobiliser leurs connaissances dans des situations concrètes.

Le classement PISA permet aussi de comparer les performances des systèmes éducatifs de nombreux pays et économies participantes.

Les résultats officiels du classement PISA 2025 viennent d’être publiés par l’OCDE le 8 septembre 2026. Cette évaluation a porté sur plus de 760 000 élèves de 15 ans dans 91 pays et économies.

L’OCDE a commencé à diffuser les classements PISA, une fois tous les trois ans, à partir de l’année 2000. L’Algérie n’a participé qu’à un seul classement (celui de 2015) et s’est classée 69ème sur 72 pays : Un score très peu reluisant mais une participation quand même.

Je rappelle que nous devons cette participation à ce classement de 2015 grâce à la clairvoyance d’une ministre de l’éducation visionnaire : Mme Nouria Benghabrit.

Mme Nouria Benghabrit a été Ministre de l’Éducation nationale de mai 2014 à mars 2019. Son mandat a été marqué par sa volonté de moderniser l’école algérienne, notamment à travers des réformes pédagogiques et organisationnelles. Elle s’est malheureusement retrouvée au centre de nombreuses controverses et polémiques sur des questions linguistiques (place de l’Arabe, du Français, de l’Amazigh et de la Darija dans le système éducatif algérien) mais aussi sur les réformes scolaires à entreprendre.

Il faut souligner que les résultats des performances Algériennes de 2015 ne permettent absolument pas de dire quel serait le niveau actuel de l’Algérie en 2026. L’absence de participation algérienne aux éditions suivantes du PISA à ce jour empêche donc une comparaison directe récente.

Il y a toutefois un enseignement beaucoup plus important qu’il faut retenir. Le classement PISA ne mesure pas simplement la capacité à mémoriser un programme. L’OCDE cherche à mesurer ce que les élèves savent faire avec leurs connaissances : Comprendre, appliquer, raisonner et résoudre des problèmes.

C’est pourquoi les résultats de 2015 devraient être analysés en Algérie en tant qu’indicateurs clés de l’état de la ressource humaine et pas uniquement comme un classement scolaire.

Un pays qui veut améliorer sa compétitivité doit transformer son système éducatif et passer d’un système principalement centré sur la transmission des connaissances vers un système davantage orienté vers les compétences : Raisonnement – Innovation & Capacité à exploiter intelligement l’information.

Une nouvelle participation de l’Algérie aux classements PISA — ou à une évaluation internationale comparable — serait donc extrêmement utile pour mesurer l’évolution réelle de la ressource humaine en Algérie.

Pour le classement PISA 2025, il faut noter la participation de seulement neuf (09) pays Arabes et trois (03) pays Africains sur un total de quatre vingt et onze (91) pays ou économies :

Émirats Arabes Unis :     Rang 38 sur 91
Iles Maurice :                    Rang 47
Qatar :                                Rang 51
Arabie Saoudite :             Rang 65
Jordanie :                           Rang 69
Liban :                                Rang 78
Palestine :                          Rang 82
Maroc :                               Rang 83
Kurdistan Irakien :          Rang 86
Zambie :                             Rang 88
Kenya :                                Rang 89
Rwanda :                            Rang 91.

Le haut du classement (Top 10) est quant à lui très révélateur :

1 – Chine
2 – Singapour
3 – Macao (Chine)
4 – Taipei (Chine)
5 – Japon
6 – Estonie
7 – Corée du Sud
8 – Royaume-Uni
9 – Canada
10 – Nouvelle-Zélande.

Je rappelle enfin pour mes lecteurs que l’OCDE est une organisation internationale créée en 1961. Elle produit des analyses, statistiques et recommandations sur l’économie, l’éducation, la fiscalité, la gouvernance, l’emploi et les politiques publiques.

Son objectif principal est d’aider les gouvernements à améliorer leurs politiques économiques et sociales et à favoriser une croissance durable et inclusive.

L’OCDE compte actuellement 38 pays membres et son siège est à Paris/France. Elle compte :
25 pays Européens,
04 pays d’Amérique latine,
02 pays asiatiques (Japon & Corée du Sud),
01 seul pays musulman (Turquie),
Les USA et le Canada sont membres de l’OCDE,
Israël est membre de l’OCDE,
Aucun pays Arabe,
Aucun pays Africain.

À noter que l’Algérie n’est pas membre de l’OCDE mais l’OCDE mène quand même des travaux de coopération avec plusieurs pays non membres.

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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Le démarchage téléphonique en Algérie

Je souhaiterais à travers cet article inviter mes lecteurs à réfléchir à une situation que je viens de vivre cet été ayant un rapport avec le démarchage téléphonique en Algérie.

Cette préoccupation a un lien direct avec la nouvelle activité de Crowdfunding en Algérie et la protection des données personnelles.

Je précise d’emblée que je suis un investisseur inscrit officiellement sur la plate-forme Yinvesti et ayant déjà participé à une levée de fonds au profit d’un porteur de projet.

Quelle fût ma surprise quand durant le mois de Juillet passé j’ai été démarché téléphoniquement par un commercial d’un porteur de projet inscrit actuellement sur la plate-forme Yinvesti ayant tenté de me convaincre d’investir à leur profit en achetant des actions. Ce cadre a utilisé mon téléphone personnel enregistré sur la plate-forme Yinvesti et qui a été mis à sa disposition par un des cadres de cette structure.

Je précise aussi que l’appel téléphonique a eu lieu à un moment inapproprié entre 13h et 15h en pleine canicule.

Je me suis juste retenu, mais cela m’a vraiment irrité. J’ai en effet horreur d’être appelé (en plein été) au moment de ma sieste quotidienne. Je rappelle que j’ai 68 ans et en retraite depuis une dizaine d’année.

Je crois qu’il est grand temps de réglementer le démarchage téléphonique en Algérie sinon carrément l’interdire et interroger à chaque fois les clients s’ils sont d’accord à être appelés par téléphone pour des raisons commerciales.

Les français l’ont déjà fait cette année.

En effet, depuis le 11 août 2026, la France a profondément changé les règles du démarchage téléphonique.

Le principe est désormais simple :
Un professionnel ne peut plus appeler un particulier à des fins commerciales sans avoir obtenu auparavant son consentement explicite. Auparavant, le démarchage était autorisé par défaut, sauf opposition du consommateur. Désormais, il est interdit par défaut.

Les deux principales exceptions

Un appel commercial reste possible si le consommateur a expressément consenti à être démarché. Si l’appel concerne un contrat déjà en cours, notamment pour proposer une amélioration directement liée à ce contrat. Le consentement doit être préalable, clair et explicite. Le professionnel doit donc être en mesure de démontrer qu’il dispose de ce consentement.

Je tiens à rappeler que j’ai bien questionné le commercial sur le comment il a pu obtenir mon téléphone personnel et sa réponse a été claire et nette : C’est un cadre de Yinvesti qui lui a communiqué mon numéro de téléphone personnel.

À ce stade, je n’ai rien fait et suis donc demeuré en stand-by. J’ai encaissé le coup et resté sur mes surprises et interrogations.

Une quinzaine de jours plus tard, le mois suivant, je suis démarché de nouveau mais cette fois-ci c’est le CEO et fondateur du projet lui-même qui est venu à la rescousse pour me convaincre d’investir à son profit en achetant des actions. Il est revenu une deuxième fois et toujours pour les mêmes raisons quelques jours plus tard. Bien entendu, j’ai essayé d’être courtois en évitant une réaction maladroite de ma part.

Mais, cette fois-ci, les choses ont changé et c’était le démarchage téléphonique de trop.

J’ai décidé donc de saisir officiellement la plate-forme Yinvesti pour m’enquérir sur le fait s’il était normal qu’un cadre de Yinvesti puisse communiquer mon numéro de téléphone personnel à un porteur de projet en lice pour une levée de fond.

Je rappelle que j’ai en effet voté pour ce porteur de projet à titre d’encouragement (il s’agissait d’une bonne intention de ma part) mais que je n’avais encore acheté aucune action et donc qu’il n’y avait aucun engagement ferme de ma part dans ce projet : Juste un vote en sa faveur, une bonne intention et c’est tout.

La réponse officielle de Yinvesti est venue une semaine plus tard et voici sa teneur :

Conformément à notre politique de confidentialité et à nos conditions d’utilisation (conformes à la loi 25-11 relative à la protection des données personnelles), les coordonnées peuvent être transmises aux porteurs de projets dans des cas précis : Lorsqu’un utilisateur manifeste un intérêt pour leur projet en votant, en effectuant un investissement ou en initiant une démarche d’investissement.

Dans ce cadre, les porteurs de projets concernés ont pu obtenir vos coordonnées afin de vous contacter directement au sujet des projets avec lesquels vous avez interagi.

La réponse de Yinvesti me confirme qu’effectivement les coordonnées peuvent être transmises aux porteurs de projets lorsqu’un utilisateur manifeste un intérêt pour leur projet en votant, en effectuant un investissement ou en initiant une démarche d’investissement.

Et tout le problème est là justement.

Je peux parfaitement comprendre et accepter le fait que lorsque j’achète des actions d’un porteur de projet, je suis donc sur la voie pour devenir un éventuel actionnaire de son entreprise et donc il pourrait accéder à mon téléphone personnel, mais seulement à l’issue de la levée de fond. Je pourrais aussi être tout simplement sollicité pour donner mon accord (ou non) pour la transmission de mon téléphone personnel avant la fin de la levée de fond.

Je précise qu’une levée de fond n’est pas toujours assurée d’arriver à son terme et d’être finalisée selon les conditions de Yinvesti et de la COSOB.

Mais lorsque je ne fais que voter pour le porteur de projet, mon niveau d’engagement reste clairement insuffisant et le porteur de projet ne peut donc accéder à mon téléphone personnel sauf dans le cas où je donne mon accord.

Compte tenu de ce qui précède, je souhaiterais que Yinvesti revienne sur sa décision de communiquer automatiquement nos téléphones personnels aux porteurs de projets et de prendre le soin de nous consulter d’abord. Ce serait vraiment une belle décision éthique.

Merci 😊 d’être allé jusqu’au bout de l’article.

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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Bilinguisme, état civil et bureaucratie en Algérie

Plus de soixante ans après son indépendance, notre pays n’a pas encore réglé définitivement le problème de la langue que devraient utiliser tous les Algériens et cela ne manquera pas d’accentuer la bureaucratie en Algérie.

Nous demeurons aujourd’hui encore un pays bilingue (Arabe et Français) et peut-être même un pays trilingue avec l’Amazigh ou pire encore quadrilingue avec l’avancée de la langue anglaise chez nous.

Admettons quand même que plus un peuple connaît de langues et mieux c’est pour lui. C’est ce que l’on dit, en théorie bien sûr, mais la réalité est tout autre.

Les faits et les explications…

La première conséquence qui risque de nous créer encore des problèmes dans le futur concerne bien évidemment notre état civil qui est devenu malgré lui un état civil bilingue (arabe et français). Je crois même que l’Algérie est un des rares pays à travers le monde à disposer d’un état civil bilingue et je vous assure que cela ne rassure nullement quant à l’efficacité de notre administration.

J’ai vécu récemment une expérience personnelle qui, j’en suis certain, aura des répercussions négatives sur mes enfants.

Je vous explique tout cela…

Je tiens à préciser que j’ai la nationalité Algérienne d’origine sur une multitude de générations, de mes parents, grands-parents et arrières grands-parents aussi bien du côté de mon père que celui de ma mère.

J’ai fait également une carrière militaire de 32 années dans l’Armée Nationale Populaire jusqu’à ma mise à la retraite. Seuls les Algériens justifiant de la nationalité Algérienne peuvent postuler pour une carrière au sein de la Défense Nationale Algérienne. Je disposais donc d’un passeport dûment établi ainsi que d’une carte nationale d’identité (CNI).

À un moment donné, ma CNI a expiré et il fallait la changer. Normalement, si nous étions dans un pays « normal », les choses seraient tout à fait simples et je n’ai pas à prouver de nouveau que je suis de nationalité algérienne pour me faire établir une nouvelle carte nationale d’identité car j’en avais déjà une, mais chez nous, c’est un peu plus compliqué.

Pourquoi ?

L’Algérie passe aux nouvelles technologies et à la numérisation et la nouvelle carte nationale d’identité est biométrique et sécurisée. Lorsque vous présentez un dossier d’établissement d’une nouvelle CNI, le certificat de nationalité figure en bonne place.

Qu’est-ce que cela signifie ?

L’administration ne reconnaît plus votre nationalité (antérieure) et vous devez prouver de nouveau votre nationalité algérienne, et le problème est là : Une perception bureaucratique des choses. Vous devriez donc présenter un acte d’état civil (Naissance ou décès) de votre père et de votre grand-père en plus du votre. Et attention !!! L’écriture des noms patronymiques doit être obligatoirement identique dans les deux langues, arabe et français, et c’est encore une perception bureaucratique des choses.

Malheureusement, cela n’a pas été le cas pour moi pour ce qui concerne l’écriture en arabe de mon nom patronymique. Je rappelle que nos états civils étaient rédigés à l’origine en français (administration coloniale) aussi bien pour moi que pour mon père et mon grand-père. Le seul souci à eu lieu lors de la transcription en arabe par l’administration de notre nom patronymique. Le nom patronymique de mon père et de mon grand-père étaient identiques et seul le mien était quelque peu différent : Il manquait un « alif », juste un malheureux « alif ».

La solution ?

L’administration algérienne a prévu heureusement cette situation et permet donc aux personnes qui ont un état civil d’origine en français de rectifier à leur convenance leur transcription en arabe et cela sur simple demande au service d’état civil de naissance et c’est ce que j’ai fait.

C’est donc suite à cette rectification de l’écriture en arabe de mon nom patronymique que j’ai pu me faire établir un nouveau certificat de nationalité algérienne et donc une nouvelle CNI ainsi qu’un nouveau passeport.

Le drame dans cette histoire est que mes enfants n’ont plus le même nom patronymique en arabe que moi. Seul le nom patronymique en français reste le même. J’ai informé mes enfants sur cette nouvelle situation qui risque de leur poser problème un peu plus tard et je leur ai suggéré de rectifier l’écriture de leur nom patronymique en arabe. Malheureusement, cette option créera une autre situation problématique, leurs diplômes universitaires devraient être rectifiés eux aussi : Un souci majeur de plus. Mes enfants ont décidé de ne rien faire pour le moment de peur des freins bureaucratiques de notre administration.

Pourquoi je vous raconte tout cela ?

Ce problème n’est pas uniquement le mien malheureusement et énormément de citoyens vivent des situations pareilles qui s’aggravent dans les cas nottament d’héritage suite aux décès de parents, ayant droit ou alliés.

Cet article est donc une bouteille à la mer lancée en direction de nos ministère de l’intérieur et de la justice pour prévoir dans le futur des procédures simplifiées pour résoudre les litiges qui peuvent survenir.

Je suggère enfin que l’administration n’oblige plus les citoyens à présenter une écriture identique dans les deux langues des noms patronymiques lorsque les registres d’état civil sont à l’origine rédigés en français : L’écriture latine pourrait donc suffir. Ce serait vraiment une avancée majeure en terme de simplification des choses administratives et de lutte contre la bureaucratie.

Je rappelle enfin à ceux qui ne le savent pas, que c’est l’administration qui a transcrit en arabe de manière unilatérale nos noms patronymiques et notre avis n’a jamais été requis ni sollicité, et c’est donc à cette administration de nous trouver une issue salutaire à nos soucis.

Merci.

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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Comment que devra être le Manager de demain ?

Le monde d’aujourd’hui est instable et incertain et ces deux tendances ont de très fortes chances de s’accentuer dans le futur et même dans le futur proche ou très proche.

Quelles sont alors les qualités ou plutôt quels sont les soft skills que devront nécessairement développer et entretenir les managers de demain pour pouvoir évoluer à l’aise dans ce nouvel éco-système ?

1️⃣ Une vision globale et à long terme pour voir venir les choses. N’attendez pas qu’un drame arrive pour pouvoir changer les routines toxiques et improductives. La démarche d’intelligence économique est une option sérieuse à s’approprier pour en faire un outil précieux afin d’avoir de la visibilité pour nos entreprises. Il sera alors nécessaire de scruter en permanence l’environnement pour détecter les signaux faibles annonciateurs de grands bouleversements qui impacteront à coup sûr l’entreprise. Le décès récent d’une jeune maman médecin résidente durant sa garde doit nous inciter à repenser et revoir notre style de management.

2️⃣ Le Manager de demain devra être un diffuseur de valeurs universelles à travers de fortes capacités d’influence et de mobilisation pour générer de l’engagement. Et pour cela, il doit être capable d’abord d’écouter les autres avec bienveillance, générosité, ouverture d’esprit, confiance et sensibilité. La première démarche du manager sera de s’occuper d’abord et en priorité de sa propre harmonie avant toute initiative envers les autres. Il devra nécessairement aligner sa pensée avec ce qu’il dit et ce qu’il fait sinon tout effort sera vain et n’aboutira à aucun résultat.

3️⃣  La modestie, l’humilité et la simplicité sont des valeurs essentielles pour développer son charisme et générer de l’engagement autour de soi et de ses projets. Dédramatiser les situations difficiles sera le choix stratégique. Pourquoi faire compliqué quand on a la possibilité de faire simple. Il faut être simple, pragmatique, réaliste, constructif et positif et savoir prendre rapidement des décisions afin d’agir pour réussir et ne surtout pas subir les événements.

4️⃣ Apprendre à gérer son temps. Le temps sera de plus en plus précieux et rare demain, beaucoup plus qu’aujourd’hui. Le manager devra être en mesure de concilier vie privée et vie professionnelle que ce soit pour lui ou pour ses collaborateurs. Cette revendication de séparation des deux vies prend de l’ampleur et aura pour conséquence le changement de la nature du travail et des formes de collaboration de demain. Le travail indépendant, à distance et collaboratif est en croissance à travers le monde et il est nécessaire de l’intégrer dans sa nouvelle vision de l’eco-système en cours d’installation et d’évolution qui sera durable.

5️⃣ Apprendre enfin à gérer l’information dont le volume ne cesse de croître et sa vitesse de diffusion de plus en plus rapide. Comment se retrouver alors dans cette overdose d’informations et comment séparer les bonnes graines de l’ivraie ?  Cette thématique fera l’objet d’un article qui lui sera dédié exclusivement.

Voilà quelques qualités que doivent nécessairement avoir nos futurs managers et cette liste n’est nullement exhaustive.

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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Trafic de drogue en Algérie

Le trafic de drogue en Algérie a commencé à prendre une ampleur inquiétante à partir des années 2010, 2011, 2012 et 2013. Bien sûr, il n’y avait, dès le début, aucun doute quant à l’origine du problème qui était bien identifié.

Tout le canabis (hachich) qui circulait à l’époque en Algérie provenait d’un seul pays : Le Maroc.

Ce n’est que bien plus tard, que le trafic de drogue s’est diversifié avec l’entrée fracassante des drogues dures, la cocaïne en l’occurrence, et qui nous venait cette fois-ci de lointains pays d’Amérique Latine.

C’est donc vers le début de l’année 2013 que les pouvoirs publics ont tiré la sonnette d’alarme. Le trafic de drogue venait de franchir une limite inacceptable : 200 Tonnes de Canabis saisies en Algérie en une seule année, du jamais vu.

Quelle serait alors la quantité de drogue qui est passée en travers des filets des services en charge de la lutte contre le trafic de drogue ? Il fallait donc trouver à tout prix une issue à ce phénomène.

Quelles étaient les informations en notre possession sur ce phénomène ? En réalité, bien peu. Et comment réduire à sa plus simple expression ce danger pour la santé de nos concitoyens ?

أضعف الإيمان !

Une démarche d’intelligence économique !

Il fallait donc commencer par collecter de l’information utile afin d’être éclairé sur les mesures à prendre pour endiguer le phénomène. Nous avons donc commencé par les informations disponibles et accessibles immédiatement à savoir les circonstances ayant abouti à des saisies de drogues. Et c’est ainsi qu’une première base de donnée a vu le jour pour mieux connaître ce phénomène.

La base de donnée de suivi des saisies de drogue était constituée des champs suivants :
▪︎ Date de saisie de drogue
▪︎ Quantité saisie
▪︎ Lieu de saisie
▪︎ Par qui ?
▪︎ Circonstances des saisies
▪︎ Nombre de personnes interpellées

La base données était des plus simples mais avec un champs clé : Circonstances des saisies.

Ce champs nous donnera la possibilité d’avoir une première évaluation de l’opération de saisie et sur le temps, il nous fournira une appréciation précise sur la qualité du travail effectué par les organes chargés de la lutte contre le trafic de drogue, et c’était déjà pas mal pour un début : Évaluer l’action des services en charge de la lutte contre le trafic de drogue.

Pour ce champs particulier (circonstances des saisies de drogue), il fallait préciser si les saisies de drogues effectuées étaient :
👉 Le résultat d’investigations et/ou de renseignement,
👉 Des saisies fortuites ou des découvertes accidentelles,
👉 Des rejets par mer,
👉 Des dénonciation de citoyens ou de concurrents.

En faisant le décompte par période, par wilaya et par service en charge de la lutte contre la drogue, il était possible d’arriver à une bonne évaluation de l’efficacité des actions entreprises par les services en charge de la lutte contre le trafic de drogue.

Cette base de données nous a été très utile l’année 2014 où il a été constaté une baisse substantielle des quantités de drogue saisies durant cette année et qui sont passées de 200 à 100 Tonnes de Canabis saisies : Soit une baisse considerable de 50%.

La grande question qui s’est posée alors était de savoir qu’est-ce qui pourrait justifier cette baisse substantielle de Canabis saisi :

➡️ Est-ce un résultat heureux des  activités des services en charge de la lutte contre le trafic de drogue qui ont réussi à empêcher les trafiquants de drogue de distribuer leur poison ?
➡️ Est-ce une réduction des incursions de nos voisins de l’ouest en direction de notre pays ?
➡️ Ou tout simplement une autre raison ?

Il faut préciser que les médias locaux se sont mis eux également à l’analyse de cette soudaine baisse de saisie de drogue en mettant en avant (sans preuve ni argumentaire sérieux) qu’elle était le résultat de l’efficacité de nos services en charge de la lutte contre le trafic de drogue. Chaque journaliste mettait en avant le service de sa préférence et c’est cela qui a attiré notre attention.

L’interrogation de la base de donnée de suivi des activités de saisies de drogues nous a été d’une grande aide pour nous éclairer et les requêtes lancées ont fait ressortir un fait inattendu :

Sur les onze mois analysés de l’année 2014 (de janvier à novembre 2014), seul un seul mois a été identifié comme un mois où les services en charge de la lutte contre le trafic de drogue ont été efficaces. Un seul mois sur onze où nos services de lutte contre le trafic de drogue ont fait correctement leur travail : Un bilan finalement très peu reluisant.

Une note d’attention a bien entendu été diffusée à l’ensemble des organes en charge de lutte contre le trafic de drogue pour leur faire part de leur très mauvais bilan d’activités.

En réponse à cette diffusion, nous avons pu constater que le dernier mois de l’année 2014 (décembre) a été fructueux et tous les services ont essayé, pour se rattraper, d’améliorer leurs prestations : Une preuve que la note d’attention a porté ses fruits.

Voilà donc un cas bien concret sur une manière d’évaluer l’efficacité de services en charge d’une mission particulière et ce à partir d’informations très banales et accessibles au commun des mortels.

Lorsque nous mettons en place une démarche d’intelligence économique, il n’est pas nécessaire d’essayer d’accéder à des informations « grises » ou encore de tenter de collecter des informations de manière intrusive, illégale ou non réglementaire, le risque de poursuites judiciaires n’étant jamais très loin.

L’intelligence économique a pour vocation première de collecter uniquement de l’information ouverte, disponible, accessible et cela reste largement suffisant.

Tout votre génie devra être déployé pour identifier avec précision les ressources d’informations disponibles et utiles pour vos besoins de gestion. Nous n’inventons rien, nous ne faisons que transformer ce qui existe déjà et tout est accessible pour celui qui sait bien observer et poser les bonnes questions autour de lui.

(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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L’intelligence économique est une compétence humaine

À travers une démarche très personnelle, j’ai essayé quelque peu d’humaniser la démarche d’intelligence économique (IE) en la sortant du carcan purement technique pour l’ancrer dans la résolution de problèmes au quotidien.

Je rappelle à juste titre que l’intelligence économique est d’abord et avant tout une compétence humaine.

Beaucoup de mes amis académiciens et universitaires ont attiré mon attention sur le fait que la description de ma démarche d’intelligence économique (collecte, traitement, décision) ressemble fortement au cycle de l’intelligence décrit par Harold Dwight Lasswell dans les années 1950 et repris ensuite dans l’intelligence stratégique moderne.

Je rappelle que le cycle de l’intelligence attribué à Harold Dwight Lasswell s’inscrivait dans sa vision des sciences politiques : Produire et organiser l’information utile à la décision publique de manière rationnelle.

Même si Lasswell n’a pas formalisé un schéma unique aussi standardisé que les modèles contemporains, son approche permettait de décrire un cycle structuré en plusieurs étapes :
👉 Identification du problème,
👉 Collecte de l’information,
👉 Analyse et interprétation,
👉 Élaboration des options,
👉 Prise de décision,
👉 Évaluation et rétroaction.

Sur un autre plan, ma démarche d’intelligence économique s’inspire aussi de l’idée d’ignorance productive très chère à Socrate : Reconnaître ce qu’on ne sait pas déclenche la recherche de l’information.

L’ignorance productive de Socrate peut-être résumée par l’expression « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien » et désigne non pas une absence totale de connaissances, mais la conscience de ses propres limites intellectuelles.

C’est une démarche philosophique où la reconnaissance de son non-savoir devient le moteur de la recherche de la vérité, contrairement à la certitude arrogante qui bloque tout éventuel apprentissage et enseignement.

La démarche d’intelligence économique fonctionne exactement de la même manière : Transformer l’ignorance en avantage stratégique.

Dans l’univers étrange et fascinant de la décision humaine, l’information brute ne vaut presque rien. Ce qui crée de la valeur, c’est la question posée.

Une bonne question agit comme un télescope couplé à un GPS. Elle révèle des galaxies (d’informations) invisibles autrement et nous indique le chemin pour y arriver. C’est probablement la compétence la plus sous-estimée dans la gouvernance moderne.

Vous voulez en savoir un peu plus sur cette discipline, prenez contact directement avec moi.

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(C) 2026 Labdi Abdeldjelil

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